Archives quotidiennes : 29-avril-2014

La vie par la porte des yeux

Anonyme, "Fillette dans un landau", fin XIXe, Musée suisse de l'Appareil photographique de Vevey.

Fillette dans un landau. 

On peut avoir une peau ferme, flasque, un teint cireux,un corps brisé, il reste toujours quelque chose de mystérieux: les yeux. Le reste est brisé par la mort… Mais il y a cette lumière toujours étrange et qui semble avoir un point d’éternité. Ça reste un mystère lancinant.

Pour les athées, Dieu n’existe pas. Pour les croyants, Dieu existe. Mais quelque soit la « vision » des deux, rien ne prouve qu’il existe ou n’existe pas.

Je pense que « dieu » a laissé des traces dans les yeux de ceux qui passent. Un éclat de miroir…

L’oeil est un message que peut  savent lire, trop peu attardés à ces deux points lumineux plantés parfois dans un corps trop grand.

Si l’oeil  est le miroir de l’âme, l’âme est le miroir de quoi?

L’oeil est le « un » du reste de l’Univers. Le fragment de la source: la lumière.

L’oeil de l’enfant: que la lumière soit! Un commencement du monde…

Je ne crois en rien. Je regarde. Je ne crois en rien. Le corps est une maison avec deux portes. L’une pour entrer, l’autre pour sortir. Ainsi va la « connaissance ». Les limites de la « connaissance » se perdent la l’orgueil.

Autant le dire: ma vie est un échec total. Je n’arrive plus à voir les gens, les choses, les créatures étranges, les bulles de lumière dans le ciel, les miroirs des flaques d’eau qui sont comme d’infimes yeux enfermés dans l’eau à travers les analyses.  Je n’arrive plus à voir tout ce qui vit comme des « créatures » fixes, arrêtées. Non. Je vois tout en vibrations.

Étrange.

J’y suis arrivé, je crois, par la méthode des deux portes: en n’enfermant rien. Le « savoir » est une maison fermée, morte. Connaître est une source vivace. Saisir une idée, une religion, un concept, c’est l’enfermer.

J’ai trop regardé de papillons…

Ils volent en couleurs et semblent ne pas avoir de plan de vol. Comme la vie… Les plans ne servent qu’à créer des boîtes.

Il en est qui arrêtent de boire, il en est qui arrêtent de trop manger, il en est qui arrêtent de fumer et il en est qui ferment les portes. Alors, on risque en regardant ces épouvantails à moineaux, de ne pas se nourrir par le mouvement constant de la Vie qui change.

Je dois être mentalement malade: j’aime les chiens, j’aime les lombrics, j’aime l’ardeur des truites, les repousses aux printemps, les petits cailloux, les ruisselets, les fleuves, les rivières, les moustiques, les brins d’herbe séchés, les petits oiseaux-Mozart, nager, marcher, rire, et tout…

Et même une certaine forme de pauvreté. Je n’ai pas dit de misère…

Je n’ai jamais voulu de carrière et j’ai réussi à ne pas en avoir.

Je me suis dit – en me rappelant de tous les ténors de ma classe  qui rêvaient de devenir « quelqu’un » était une une sorte de schéma social, sans plus. Et je les voyais souffrir à s’acharner à devenir les meilleurs pour devenir les meilleurs robots des sociétés modelés à l’avoir.

J’ignore pourquoi… Je me fiais à mon instinct. Simplement. J’ai bien vu que les humains étaient répertoriés et classés en étages « sociaux ». La valeur d’un humain était réglée à la valeur de ce qu’il pouvait apporter à  quelque chose et non à quelqu’un.

Ce classement en a détruit plusieurs. Et ça continue… Argent, idées, intelligence. Oui, mais cela vous sert-il? Ça continue… Les gens s’enferment dans des carrières, deviennent tout fripés du corps, avec des yeux fatigués, le cerveau surchauffé, le corps brisé.

La foi  « spirituelle » a été trafiquée. La foi dans les systèmes humains a remplacé bien des religions.

C’est la grande culture du « quelqu’un ».

Pourquoi se fatiguer, se tuer, et mourir pour devenir « quelqu’un »? Il n’y a pas d’étages dans la vie, ni de « supérieurs » ni « d’inférieurs ». L’oiseau vole, le vers s’enfouit sous terre.

Où est donc cette jeune fille photographiée il y a plus de cent ans?

Je me suis dit que tout le monde est une photo qui roule à la vitesse des bobines de films.

Quand le mécanismes s’arrête, fini le cinéma!

Avec nos yeux, qui sait si nous ne sommes pas venus « ici » pour filmer un peu cette vie?

Gaëtan Pelletier

mars 2012

La mouche noire comme retombée économique

Les retombées économiques

Je n’ai jamais rien compris à la grande mode actuelle du secouage de l’économie par l’astuce des  « retombées  économiques ».

Les gouvernements fournissent de l’argent à un organisateur /ou des/d’une activité pour qu’il reçoive des « retombées économiques ».  On paye quelqu’un pour que les autres « quelqu’un »  dépensent plus ».

Les  québécois seraient  endettés à 148% de leur pouvoir d’achat…

Si on faisait une étude sur le nombre de bouffons adhérant à la création de richesse par subvention et en faire un annuaire téléphonique, on pourrait tuer un mafioso en le tabassant lors d’un interrogatoire. Pas les nouveaux, les anciens…

Je parle des interrogatoires, pas des mafiosi…

Tous les petits villages du Québec ont adhéré à ce concept comme le jujube du petit administrateur qui fini par comprendre quand faisant tourner l’argent en rond, on finissait par le gonfler jusqu’au réel.

2+2= 5

La piscine

Une version contemporaine de l’alchimie

À l’instar des alchimistes qui cherchaient à transmuter des éléments de base en or, certains économistes keynésiens tentent de convertir des dépenses en revenus. Aujourd’hui, le calcul des retombées économiques est aux yeux de certains économistes ingénus ce que la pierre philosophale était à l’alchimiste. La seule différence entre l’alchimie et le calcul des retombées économiques est que la première est généralement reconnue comme n’étant rien de plus qu’une vaste fumisterie, tandis que la seconde est encore perçue comme une approche fiable et rigoureuse qui semble jouir d’une notoriété et d’une reconnaissance mondiale. (Elgrably, p. 116)

Et la façon dont fonctionne cette « approche fiable et rigoureuse » est plutôt simple. Imaginez un projet de construction de piscine publique d’une valeur de 100 000 $. Les deux tiers de la somme serviront aux salaires, tandis que le reste servira à l’achat de matériaux. Première étape: nier la dépense pour la transformer en revenus – 75 000 $ iront aux travailleurs, 25 000 $, aux fournisseurs. « Ainsi, les amateurs de retombées économiques ne diront plus que la piscine coûte 100 000 $, mais plutôt qu’elle génère directement et indirectement des revenus de 100 000 $. »

Mais là ne s’arrête pas la supercherie. Il faut après tout créer des retombées. Entre en jeu l’« effet induit ». Comme le projet de piscine va générer des revenus directs et indirects de 100 000 $ aux travailleurs et fournisseurs qui vont participer à sa construction, ces derniers vont ensuite dépenser leur paie de diverses façons. Après impôts, il faut donc s’attendre à ce qu’ils « se procurent des biens et services pour une valeur de 70 000 $, une somme que la méthode des retombées économiques va s’empresser de travestir en un revenu équivalent pour les commerçants. »

Ces commerçants, on s’en doute, vont à leur tour dépenser leurs sous, générant ainsi autant de nouveaux revenus qui vont s’ajouter à la rentabilité de notre piscine. « En additionnant tous les revenus gagnés, nos calculs indiqueront que la dépense initiale de 100 000 $ génère des retombées économiques de 330 000 $ et nous en concluons joyeusement que la construction de la piscine est rentable. » Québécois libre, Gilles Guénette

La F1 et les hyophiles : le festival du cochon de Sainte-Perpétue, Qc


En vous inscrivant au Club des hyophiles, vous devenez officiellement un ami du cochon. Environ dix fois par année, nous vous ferons parvenir nos découvertes sur le cochon et nous vous tiendrons au fait des dernières actualités du Festival du cochon. Soyez les premiers à recevoir des renseignements sur le Festival, tels que la nouvelle programmation, les concours et les tirages!

En tant qu’hyophile, si vous mettez la main sur de l’information intéressante concernant le cochon, n’hésitez pas à nous l’envoyer à info@festivalducochon.com.

Devenez hyophile!

* Hyophile (ami du cochon) : Du grec « hyo », qui signifie « porc », et « philos », qui signifie « ami ».

P.S. Pour les retombées économiques, tout le monde sourit. Avec la roue indiquant le mouvement circulatoire.

Bernie 2009 : retour de la F1

Selon le dernier scénario envisagé, c’est Ecclestone lui-même qui agirait à titre de promoteur de la course. Les gouvernements lui verseraient une aide financière de 75 millions. Martin Croteau

C’est un peu cochon de blackmailler les gouvernements, sachant bien qu’ils ont calculé toutes les retombées économiques d’un tel événement ainsi que les « commodités »  politiques… Aux olympiques de la politique, lancers des os aux petits caniches citoyens est une discipline établie. Mais ce sont ceux qui lancent qui ont les médailles…

Si on comptait toute  les gueules qui bavent pour avoir leur « retombée économique », tous ces vertueux magiciens auraient besoin d’une bavette de bébé pour les bubulles de boubouches qui leur coulent entre les lèvres.

Les guerres des points A et des points B : déplacement

Les fonds publics que l’État investit dans des festivals, s’il les laissait dans les poches des contribuables, entraîneraient autant de retombées économiques. Ils entraîneraient une activité économique répondant davantage aux attentes des principaux intéressés, parce que fondée sur une demande réelle. Lorsque l’État subventionne un festival, il ne crée pas de la richesse, il ne fait que déplacer de l’argent d’un secteur à un autre – tout en prenant bien soin d’en retenir un peu au passage. Lorsqu’on dit que la tenue de tel ou tel événement occasionne des retombées économiques de tant de milliers de dollars, il faut simplement lire que les promoteurs de tel ou tel événement ont réussi à convaincre l’État de diriger des fonds publics vers eux.Québécois libre, Gilles Guénette

Le chapeau vient de sortir du lapin

Moi qui croyais au génie des économistes, je suis en morceaux. Je pense sérieusement à réclamer de l’aide psychologique à l’État. Comme les inondés de la Montérégie qui recevaient de l’aide de l’état sous forme de support psychologique. Ils ont besoin de l’armée, on veut leur envoyer des psychologues.

Un pro-retombée-économique, c’est un gros pataud ballonné  qui veut refaire les pyramides de Gizeh avant de crever. Un fanpharaon …

Bref, étant donné que le peuple est pauvre, selon la logique, il faut qu’il dépense plus pour   créer plus de richesses.

Ben là, je viens de tomber sur mes hémorroïdes.

Das solution : la Teslamobile

Le programme ACI ouvre des débouchés sans précédent aux entreprises canadiennes, comme Héroux Devtek, de Dorval, qui peuvent se tailler une place dans les chaînes mondiales qui approvisionneront les secteurs de l’aérospatiale et de la défense au cours des 40 années à venir.

Au lieu d’investir pas loin de 30 milliards de dollars, il suffirait d’implanter des installations d’énergie propre en créant des centres de conditionnements physiques à travers tout le Canada.

Le projet UAP : Usines à pédales

Outil : bicyclettes stationnaires

Énergie: humaine

Chaque bicyclette étant munie d’une dynamo, le pédaleur serait payé en Kilowatt heure.

On pourrait créer des modèles personnalisé tels qu’un mini F-35 qui pourrait voler virtuellement en pédalant.

Et pour les jeunes : une dynamo sur les planches à roulettes.

L’été? Ajout d’un compteur sur les bicyclettes avec boîte de points  « Road Miles ».

Vous riez?

1)      Disparition de l’obésité, ou du moins dégraissement de la masse canadienne

2)      Éradication,  ou du moins amoindrissement des facteurs des dangers de problèmes cardiaques

3)      And many others : diabète, mauvaise alimentation, humeur défectueuse, vieillissement prématuré,

4)      • Amélioration de la fonction cardio vasculaire
• Amélioration de la respiration
• Diminution du mauvais cholestérol (LDL)
• Augmentation du bon cholestérol (HDL)
• Diminution du risque d’infarctus du myocarde
• Effet stimulant sur le mental
• Perte de poids par augmentation de la consommation d’énergie (à apport calorique égal)
• Diminution du risque d’ostéoporose
• Diminution de la pression artérielle
• Amélioration de l’équilibre glycémique

TOUTES les maladies transmuées en ÉLECTRICITÉ.

C’est pas beau?

Je nommerais ce projet le CHUM 2.0

Le Centre Humanitaire Unique Mondial.

P.S : Chut! Ne le dites à personne. J’ai pensé à tout. Lors de relations sexuelles, les partenaires pourraient être munis de sensors qui emmagasineraient l’énergie dépensée.

Ah! Je vous vois sourciller…

«  Voyons, l’auteur! Un piston, c’est droit? »

Bien sûr! Il faut utiliser le principe du moteur à piston qui transforme le va et vient du piston en mouvements circulaires.

L’automobile n’a pas évolué : c’est la Ford T avec siège chauffant, lecteur CD, air climatisé…

( Note : Finalement, le cheval faisait la même chose, mais il produisait du compost. En plus, le prix du foin n’était pas à la pompe. )

La bicyclette stationnaire 2.0

Pour ceux qui tiennent absolument à garder et à se gargariser du principe du chapeau avalé par le lapin, il reste la vieille méthode vue d’un angle différent :

Les brûlots de Saint-Bruno-de-Kamouraska

Pas beaucoup d’information sur Wiki. La légende dit que le village fut nommé Saint-Brûlot à cause de l’abondance des moustiques en été.

Le brûlot est un insecte carnivore. C’est une sorte de piranhas en format Mp3… Mais dans l’air.

Pour revenir à notre sujet, les retombées économiques, les 560 habitants de Saint-Bruno viennent dans les villes d’alentour pour se procurer des tapettes à mouches, des onguents, de l’alcool à friction, des moustiquaires, des trucs à la citronnade, etc.

C’est donc dire que le brûlot est une retombée économique pour Rivière-du-Loup.

C’est moche…

C’est là la preuve que les retombées économiques ne sont pas des créations d’emplois et de richesse, mais de simples déplacements coûteux. Il faut investir pour aller chercher ailleurs ce qu’on n’a pas chez-soi.

En ce sens, la seule possibilité pour Saint-Brûlot serait de créer une usine en demandant des subventions aux gouvernements.

Le petit village pourrait créer quelque 20 emplois de gens qui ne vivraient pas à Saint-Brûlot étant donné le malaise causé par les moustiques.

Néanmoins, en créant un musée du brûlot, on pourrait attirer certains visiteurs qui ne lésineraient pas sur l’huile, les bouteilles d’eau, l’essence, etc.

Je vous conseillerais d’y aller à bicyclette.

Vous n’avez pas idée de la vitesse que vous allez prendre pour quitter le village – surtout en juin – avec un essaim de ces vampires volants et la côte qui descend vers le fleuve Saint-Laurent, vous allez gagner énormément de points « Road Miles ».

On parle souvent de l’effet papillon :

« Un simple battement d’ailes d’un papillon peut-il déclencher une tornade à l’autre bout du monde ? » De toutes petites bêtes peuvent créer des catastrophes énormes comme par exemple tornade, ouragan, tsunami et enfin tremblement de terre.

Pour le brûlot, c’est de l’électricité.

( Traduction : Il y aura bien un chinois pour acheter le village et l’usine. Ça fait longtemps  qu’il a compris que les retombées économiques ce n’est qu’un déplacement de la richesse)