Archives quotidiennes : 26-avril-2014

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Test d’observation: trouvez le chat

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L’AUMÔNE AU GRAND CANYON

La Terre est bleue comme une orange

Éluard

Aumône :  Ce qu’on donne aux pauvres pour les soulager.

La source même du problème – le crédit trop facile – est fallacieusement considérée comme sa solution. Les gouvernements tiennent absolument à faire quelque chose, et ils ont décidé de tenter futilement de prolonger le boom artificiel des dernières années. Ce faisant, ils ne font que continuer de creuser plus profondément le trou dans lequel nous nous trouvons. Le réajustement nécessaire n’en sera que plus prolongé et dévastateur pour plus de gens. Le gouvernement américain continue de creuser son trou financier Martin Masse

Le clavier d’ordinateur : une mitraillette à zéros

Il y a quelques années, au Canada, on parlait de la dette nationale de 600 milliards de dollars canadiens,  et cela nous provoquait  des crampes au ventre. Aujourd’hui, les chiffres roulent au point tel point que le clavier de l’ordinateur est devenu utile dans sa fonction «mitraillette»  :  on appuie sur un chiffre,  ensuite sur le 0, et on garde la touche  enfoncée pendant quelques secondes. Ça  donne une idée du gouffre  financier dans lequel les peuples de la Terre  s’enfoncent.

Un Grand Canyon économique, créé  par le monde souterrain de la finance, dans une vaste entreprise d’escroquerie souterraine.

Quand on perd un fichier électronique, on dit qu’il s’en va dans le cyberespace.

L’argent a été créé dans le cyberespace et a été avalé dans le cyberespace. Sauf que ceux qui l’ont créé ont eu le temps de transformer ce «produit» abstrait en réalités dans leur portefeuille.

Le vaisseau Terre coulé par une torpille  à cravate

Depuis que les télescopes peuvent être propulsés dans l’espace,  on peut, de visu,  observer ce petit ballon bleu que l’on nomme maintenant «vaisseau».

Certes, un vaisseau ! Depuis des décennies, la camarilla  à cravate – détentrice de sommes colossales, participative au financement des politiciens – que trop souvent – a  varlopé les comptes des petits épargnants.

Plus besoin de bas de nylon ou d’arme pour braquer une banque. Faites partie d’un club sélect, vendez du crédit, et envoyez la mallette de vos gains dans un paradis fiscal via transferts électroniques.

Cette torpille à «tête chercheuse» est en train de faire basculer la Terre dans le cyberespace.

En prenant soin d’acheter su solide avant…

La calculette : nous sommes tous millionnaires…sans le savoir.

Prenons le plan de relance aux États-Unis.

700 milliards de dollars.

Ajoutons 500 milliards de donné.

On en arrive à 1200 milliards de dollars.

La planète compte 6,7 milliards d’habitants. Si on prend seulement les 700 milliards de dollars américains et qu’on les divise par les 6,7 milliards de personnes qui vivent sur terre, cela équivaudrait à 104  dollars par habitant « . (Merci à Michel Simonet d’avoir rectifié cette erreur. J’avais écrit 104 millions. )
L’argent va à ceux qui perdent notre argent en spéculation et il ne reste plus rien pour les êtres humains, commentait un abonné d’Agoravox.

Dans un article intitulé L’assouplissement quantitatif, François Marginean nous flanque devant les yeux une image qui vaut…1000 milliards de dollars.

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Le petit bonhomme à gauche, c’est vous. La palette est en billets de 100 $.

Le pauvre à la rescousse du Grand Canyon

On  a soulagé les petits  portefeuilles des citoyens moyens  avec une voracité de lion qui n’a pas mangé depuis des  mois. Pour vous donner une idée des proportions azimutées,  voyez les précisions qui suivent :

Pour vous donner une idée de grandeur et vous mettre ce chiffre en perspective, la crise du marché de l’hypothèque résidentiel (subprime) était au plus de 23 000$ milliards aux États-Unis. Nous nous échinons avec ces plans de sauvetage pour sauver les marchés boursiers, mais il n’est évalué qu’à un peu moins de 15 000$ milliards au total, aux États-Unis encore. Le PIB de ce dernier est de 14 200$ milliards. La valeur totale de tous les marchés boursiers du monde ne dépasse pas les 50 000$ milliards, selon la World Federation of Exchanges. L’assouplissement quantitatif. François Marginean

C’est comme si une météorite était tombé sur Terre et que chaque citoyen de ce monde devait passer devant un énorme cratère  pour  et y lancer  une pièce de 2$ de temps en temps pour boucher le trou.

À quoi sert de boucher les trous si on ne se débarrasse pas des rongeurs ?

Il ne reste qu’à infiltrer de mort aux rats  leur caviar.

Sinon nous n’aurons plus rien à manger.

L’argent désatomisé

Nous voilà dans l’univers des échanges électroniques. Là où la réalité est créée par la fiction.

La distance entre la réalité des biens et les échanges boursoufflées par les spéculations, a  fini  par créer une distance démesurée entre le bien réel et le bien fictif… mais échangeable.  Du moins électroniquement…Et pas par n’importe qui…

Le papier est en train de retourner aux arbres, puisque la société semble se diriger vers une économie de transferts électroniques.

Prochainement, on va d’abord refuser dans le commerce, puis cesser d’imprimer, les billets de 100, puis de 50 dollars. Il restera les liasses de billets de 20 dollars distribués par les guichets automatiques et qui, inflation aidant, ne serviront plus bientôt que pour les pourboires.

Rien de complexe et rien de douloureux, On va dématérialiser l’argent, comme on a dématérialisé les titres boursiers, il y a quelques années, lesquels ne valent plus le papier sur lequel on les a imprimés, s’ils ne sont pas « enregistrés dans le système » via courtier. Un titre au porteur est devenu une curiosité… et la plupart du temps une arnaque. De même les « cusips », mais je laisserai d’autres en parler… L’argent? À quoi bon? Pierre JC Allard

Vendre la chaise avant que l’ouvrier trouve le bois pour la fabriquer

Les transactions continuent de se faire, mais elles demeurent fragiles, car les valeurs acquises, où à  acquérir,  semblent ébouleuses et invisibles.

Où est passé le tangible ? Le vrai ? Pour tout dire, la voracité est à un point tel que les spéculateurs vendent les chaises à crédit avant qu’elles ne soient créées.

Et ce sont les «traders» qui peuvent en  plus vous vendre du crédit sur la valeur (sic) de votre chaise. Car pour eux, une chaise peut devenir une maison…

Et la chaise devient musicale. Comme une berceuse pour endormir le consommateur.

Le produit dérivé est déterminé par ce que quelqu’un d’autre est prêt à payer pour le contrat.  La valeur est fondée sur un scénario artificiel que « X » sera la valeur « Y » si « Z » arrive.  …La  réalité de la situation s’apparente à un jeu de chaises musicales – sans chaises. The 700 billion dollar elephant in the room Thomas Kostigen

La Terre : une pomme gangrenée

Dans le poème d’Éluard, la Terre est  une orange  ronde et bleue.

Dans la réalité c’est une pomme pourrie infestée par des vers électroniques ( Eh ! oui !), cravatés, qui contrôlent les masses monétaires des pays… et les politiciens.

Il ne reste plus au citoyen que de passer par le Grand Canyon et y jeter ce pourboire de papier ou de métal que lui  a gardé l’économiste pour les petites occasions.

L’aumône est pour les pauvres : AIG est devenu pauvre. Le citoyen l’a «aumônié» de quelque 170  milliards de dollars.

GM est devenu pauvre… Des banques étasuniennes sont devenues pauvres.  Partout dans le monde, des trous… Et partout nous sommes devenus les esclaves de l’aumône.

C’est le citoyen qui va payer pour cette nouvelle neuvième merveille du monde. L’œuvre de rongeurs  bien coiffés à droite. L’œuvre d’un paon dont la queue versicolore cravache  tous les rameurs du vaisseau  Terre.

Les castors à Auswitch

C’est un peu cynique que de voir les petites gens  rembourser ce qu’ils se sont fait brigander. Ils rétrocèdent  une dette qu’ils n’ont pas créée.

Pas de cagoules, pas d’armes.

C’est la grosseur des dents du rongeur qui détermine sa valeur.

Les castors bâtissent des barrages avec leurs dents et leur queue. Les rats de la finance, eux, «débâtissent» des débâcles. Pour que les castors en construisent d’autres…

Et les castors  continuent de besogner.

Les financiers sont de bouffis  trappeurs occultes : ils veulent la peau des castors, mais ils  la veule vivante.  Car après la crise, le besogneux sera encore là, impavide, vidé, à quatre pattes, la queue basse, à se brûler comme un lampion devant des dieux à chemises blanches.

L’aumône totale.

La Terre est devenue un énorme Auswitch.

Les humains sont asphyxiés par une race qui se croit supérieure.

Et  c’est le prisonnier qui fait vivre les bourreaux. Et grassement…

Gaëtan Pelletier