Archives quotidiennes : 24-avril-2014

Les petites perles des colliers sociaux

« Le chemin des mules pour les nuls ».  ( Gaëtan Pelletier)  

Le totalitarisme mondial est en train de gagner la guerre contre les « perles sociales », travailleurs acharnés qui tentent de sauver leur pays…  À celui qui a soif, on donnera un verre d’eau. À celui qui veut une mission, on lui donnera un lac pour qu’il puisse donner des verres d’eau. Et il pourra puiser dans le lac autant qu’il le voudra à condition – de par une loi quelconque – distribuer les verres d’eau de manière à ce que chacun reste un peu assoiffé.

Et il en sera ravi. Il ne manquera plus d’eau et aura le pouvoir de contrôler l’eau. Médaillé d’eau s’il le faut. La dignité humaine a soif.

Dans un collier, les perles sont tellement proches qu’elles ne voient pas les autres perles ni la structure du collier. Nous vivons alors dans une ère de « non-voyants » accrochés à une corde. Tous beaux, touts attelés à une tâche. Sans penser. Car la soif et la faim, la peur cultivé sous toutes formes: austérité, terrorisme, bref, tout l’arsenal contrôlé par un jeu de rôles ou chacun est « unique »,  mais personne. L’inhumanisation… La petite Shoah invisible dans laquelle chacun est une roue dentelée d’un mécanisme désormais mondial avec pour image de fond d’écran: les pays.

Selon la logique du petit politicien – ce comptable au faux col – les structures sociales sont parfaites. Et qui s’y rattache l’est. Nous sommes dans de grands pays mais dépaysés de notre âme. Sorte de terre lumineuse qu’on nous empêche de cultiver notre petit être et la compréhension des rapports humains.

L’échec du monde actuel réside dans le fait que les perles séparés de la structure ne peuvent vivre dans une certaine harmonie. Les « nations », désormais toutes totalitaires utilisent les humains-machine aux fins de développements économique sans aucun regard à l’humanisme.

Tu es perle et tu fabriquera ou continuera d’entretenir le collier. L’Homme-mule est parfait pour n’être qu’une perle perdue bientôt en vente. Délocalisé par les compagnies, par les guerres ( Irak, Syrie, et le reste…).  C’Est un homme-objet rond qui roule pour la machine à fabriquer de l’argent invisible. Le trafic des colliers et des perles.

Et celui qui aura une vision différente, briseur de collier, sera sévèrement sanctionné.

Il n’y aura d’avenir pour l’humanité que lorsque plusieurs mules, roues dentelés du système, auront pris conscience que la solution du bonheur relatif terrestre réside en une infinitude de corpuscules vivant par un régime autarcique et soudés par le respect et l’amour.

Comme chez les LOLO

Lolo

Du Think Big au Think Small… 

Bonne chance à ceux qui veulent « améliorer » les sociétés en mettant de l’argent-onguent ici et là. La vie n’est pas une structure plus grosse qui apporte le bonheur. La vanité et la faim font mauvais ménage. Hitler avait l’idée d’un peuple supérieur.  On a vendu à tous l’idée d’une civilisation supérieure. D’une globalisation supérieure. D’une éternité ici-bas.  On essaie de rendre l’insupportable supportable dans un report vers le futur. Chimérique et délirant.

Nous sommes le futur du 20 e siècle….  On a fait de la science une machine à fabriquer de l’argent. Et on a toutes les sciences pour créer un homme à fabriquer de l’argent. Mais on ne fabrique pas un sourire – ce petit ar-en-ciel de bonheur réel en numérisant les images.

Si la Terre est un jardin, il faut maintenant la dépouiller et nettoyer tout le sol historique des faux idéalistes intellectuels, les meilleurs ânes qui ne connaissent rien à l’âme…  Il font et refont de trajet de la misère de chacun en croyant que porter une charge est un acte de bravoure.

Gaëtan Pelletier

24 avril 2014