Archives quotidiennes : 15-avril-2014

Accommodements raisonnables

Charte des droits et libertés…

acommodements raisonnables

 

Gaëtan Pelletier

Recrudescence de lynchages « civiques » en Argentine


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  Argentine aujourd’hui

 

 

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Usa, lynchage en famille

 

“Quand quelqu’un sent que sa vie ne vaut pas plus de 2 pesos pour le reste de la société, nous ne pouvons pas en attendre que la vie des autres à ses yeux vaille plus de 2 pesos”

Cristina Kirchner, présidente d’Argentine

Ceci est l’énigmatique phrase prononcée par la présidente Argentine face à la vague de « lynchages citoyens » qui a eu lieu récemment dans le pays.

 

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David après le lynchage, il mourra trois jours plus tard

Les lynchages sont un phénomène permanent mais diffus dans le pays, et dans d’autres de la région. Cette fois cependant ils ont pris un caractère plus organisé. Au début du mois, ce sont 9 lynchages qui ont eu lieu à Buenos Aires et dans les états de Rosario, Córdoba et Río Negro, dont un a coûté la vie, à David Moreyro, âgé de 18 ans, qui après avoir volé un portefeuille s’est vu entouré par une bande déchaînée de 50 à 100 personnes qui l’ont tabassé à mort, lui brisant le crâne. Après 3 jours d’agonie, il est mort à l’hôpital.

L’excuse des lyncheurs qui agissent en bandes est l’insécurité et l’absence de l’état. Et effectivement, l’état détourne pudiquement les yeux – comme si de rien n’était – et ce sont les défenseurs des droits humains et les mouvements sociaux qui posent les questions que soulèvent ce déni de justice expéditif, par lequel des gens se glorifient d’accomplir leur « devoir civique », punir le méchant.

Ils ont été encouragés en ce sens par le leader d’extrême-droite et Conseiller de la Magistrature Carlos Maslatón qui a publié ses pensées :

« Sans aucune charge de la conscience. La population doit continuer à exercer justice de sa propre main et tuer dans l’action les délinquants capturés sur le fait. C’est très révélateur que cela se produise dans le pays, parce que l’état argentin a non seulement décidé de ne pas nous défendre mais en plus il se place du côté du crime et déclare la guerre au gens de bien, empêchant la police de réprimer – au contraire – punissant la police qui accomplit son devoir. Ceci ne constitue pas une apologie du crime, il s’agit simplement de légitime défense. (…) C’est l’heure de l’insurrection populaire contre eux tous. Maintenant ou jamais ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une militante retrouve sa moto brûlée, pau après elle et d’autres recevrons des menaces de mort par téléphone

 

Les voleurs ne sont pas les seuls à subir menaces et agressions. Des bandes d’extrême-droites organisées s’en prennent elles aux militants de mouvements sociaux qui se font agresser ou menacer, assassiner. Et ici aussi nous retrouvons la nébuleuse qui inclue des narcotrafiquants et leurs sicaires. Des figures récurrentes et troubles qui font du narco-capitalisme une composante intrinsèque de la forme achevée du capitalisme, avec ses liens dans la police, la magistrature et le monde politique, soutenue par une idéologie fasciste.

De nombreuses réunions au sommet ont eu lieu au cours des derniers mois entre les dirigeants de l’extrême-droite latino et si la déstabilisation culmine au Venezuela, c’est que le gouvernement de ce pays est le domino majeur à abattre pour faire tomber les autres gouvernements souverainistes de la région, chacun d’entre eux est confronté en ce moment à des manœuvres d’agitation concertées ayant de nombreux aspects communs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dont cette droitisation extrême d’une partie de l’opinion ainsi qu’une croissance des actes de violence commis par des milices d’extrême-droite (ou des délinquants payés) que nous connaissons également en Europe. L’étranger, le communiste (selon une vision large), les militants des mouvements sociaux et l’homosexuel, le sans-abri et leurs équivalents féminins étant les cibles des attaques. Les journalistes qui relayent leurs causes et les avocats qui les défendent sont également des victimes privilégiées.

C’est un long processus, de glissement en glissement, des années de propagande qui nous ont conduit là et vers une réelle intoxication des consciences (inconscients) à force de matraquages qui non seulement désignent des cibles qui seront systématiquement stigmatisées, mais aussi valorisent l’inacceptable, en pervertissant la notion de civisme. Ainsi la délation est comme au temps les plus vigoureux de l’Inquisition devenu un acte dont il convient de se glorifier, comme de la plus plate des normalités et le plus homogène des conformismes sociaux. Se conformer aux normes et obéir aux ordres vont de paire.  

Nous voyons ici, que nous glissons toujours d’avantage et que le lynchage, cet acte de lâches, qui libèrent les pires pulsions des tréfonds les plus noirs des inconscients les plus pollués devient petit à petit l’acte civique par excellence, celui dont on a toute raison de se glorifier. C’est totalement minable, mais ils ne s’en rendent pas compte, ils ne réfléchissent pas tout simplement, ils libèrent leur pulsions, leurs instincts avec la garantie de l’impunité, ils se contentent de faire ce qu’on leur dicte.

 

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Alors que la maman de David pleure son fils, les assassins sur les réseaux sociaux se glorifient de leur acte.

 

En ce qui concerne les lynchages qui ont eu lieu en Argentine, les personnes qui se sont penché sur le phénomène mettent en évidence la nature raciste des lynchages mais aussi, ce phénomène qui apparaît dans de nombreux autres pays d’Europe comme d’Amérique Latine ou sévit croissante une culture d’extrême-droite, dont Juan Barreto nous dit

De la dénonciation des « micro-fascismes » de la vie quotidienne (atomiques au sens individuels NdT), nous en venons à nous confronter à des comportements, affects et agencement d’énonciation de caractère molaires (collectifs, de masse NdT).

La notion clé, celle qui va disqualifier de manière générique l’ensemble des cibles est en espagnol « escoria » en français « rebut », le principe actif étant de contribuer à débarrasser la société de ses rebuts – purge dans la version vénézuélienne,  lissage en Ukraine  – le terme utilisé est un terme qui évoque dans tous les cas un acte de purification, une catharsis,  c’est aussi un devoir que tout bon citoyen se doit d’accomplir, qu’il se cache ou non sous le prétexte d’une sorte de principe d’auto-défense obligée (faute de forces de l’ordre efficaces). Les bons citoyens se « défendent » au-dessus d’eux dans cette hiérarchie de la haine, les hommes d’honneurs sont des attaquants. Il y a aussi une gradation dans l’expression de la haine, le fait de pouvoir accomplir les pires actes de tortures sans éprouver de sentiments fait partie des caractéristiques de la crème de l’élite. C’était aussi l’idéal des SS. La catharsis pour les lyncheurs est aussi le meurtre de sa peur, de sa lâcheté, la peur qu’éprouve la victime va renverser les rôles, et dans la bonne tradition, le bouc-émissaire sera frappé de tous les péchés de ses bourreaux qu’il emmènera dans le désert de la mort, un simulacre, qui soulage provisoirement les exécutants, mais charge encore d’avantage leur inconscient de scories non élucidées, il faudra donc reproduire régulièrement le rituel.

 

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

Venezuela, mars 2014, sans preuves des opposants arrêtent un homme à « l’apparence de voleur  »

 

Cette arme de guerres que sont les médias, propriétés des Corporations qui dirigent l’ensemble du mouvement,  sont mises en cause dans cette dévolution de la société de droit, elles travaillent les inconscients collectifs, désignant les boucs-émissaires tout en ajoutant en contrepoints que nous sommes trop sur Terre, et qu’il est de bonne guerre de se débarrasser des inutiles, des charges sociales que représentent les improductifs, et quand on va plus loin on peut trouver des propagandes qui vont jusqu’à prétendre que se produit sur la planète un génocide des blancs par les colorés. Tout coloré dans ce contexte devient un ennemi à abattre pour sauver les siens !

Chacun s’imprègne de cette vision du monde, on en parle entre collègue, entre voisins, au coin du bar, jusqu’au moment critique, le passage du seuil de l’action collective. Une fois ce point critique atteint, un petit événement peu servir de déclencheur,  de noyau autour duquel pourront s’organiser les haines, les frustrations, les rejets. Un des rôles récurrent de l’arme médiatique est de véhiculer également les éléments qui font mousser l’insécurité créant une peur, un sentiment d’angoisse latente, corrélatif de la honte de sa propre lâcheté. La peur et sa reconversion en haine de ce qui fait peur sont les moteurs de cette dynamique de destruction de la cause du mal, qui est identifié comme le bouc-émissaire désigné à cet effet, mais le lâche ne peut surmonter sa peur que collectivement, noyé dans la masse dans la responsabilité diluée de l’anonymat, nul ne saura jamais qui a porté le coup qui a tué, personne n’est donc en soi responsable.

 

 

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Argentine autre victime de lynchage 2014

 

 

2013 Venezuela, apr-s les élections  un étudiant

chaviste se fait lyncher par les troupes  de Capriles

 

 

Je n’ai pas fait ici un travail de systématisation exhaustif, j’ai rassemblé des résonnances, des récurrences, des points communs, ceux que j’ai pu constater en Belgique où ailleurs, dans mon expérience de terrain, dont je reconnais les composantes de propagandes et de réactions dans ce que je peux voir constater par d’autres ailleurs.

Une propagande qui conduit vers le meurtre rituel des rebuts (les non utiles ou nuisibles au Monde Marchand) est à l’œuvre dans le monde, s’adaptant aux caractéristiques locales. Le fascisme corporatiste se fiche bien de l’idéologie que pense défendre celui qui le sert, il n’est pas question ici ni de réflexion, ni de valeurs ou d’éthique mais bien de jouer sur le clavier des instincts et des émotions (inconscient) dans un champ pré-reflexif, créer des mouvements de masse par le contrôle des comportements collectifs.

C’est pourquoi la seule réponse efficace n’est pas celle que pourraient fournir d’autres mouvements de masse, manipulés en fonction d’autres valeurs aussi respectables soient-elles en soi. La seule réponse passe par la détermination au sens le plus littéral de ce terme, le passage de la pensée inconsciente, réflexe, émotionnelle, à la pensée consciente, réfléchie, éthique. La masse en action est par nature indéterminée, amorphe, chacun y suit le mouvement en le créant, elle an-organisée. La réponse qui peut l’arrêter ne peut venir que du peuple organisé, quand chacun pense par soi même et voit d’un seul regard à en quel lieu, à quel place, par quelle action en un moment donné il permettra au collectif d’agir avec un maximum d’efficacité.

Les masses haineuses qui lynchent dans le désordre sont le premier cercle de la nébuleuse fasciste. Un second cercle est constitué par les milices, une sorte de stade intermédiaire qui présente le caractéristique d’une ébauche d’organisation et de hiérarchisation.  Si nous regardons de vieilles images de défilé des armées de l’Allemagne nazie, nous voyons le terme « machine de guerre » prendre tout son sens. Moi, cela me fait froid dans le dos. Chacun est un rouage qui doit fonctionner mécaniquement à l’unisson des autres rouages obéissant aux ordres, sans se poser de questions, sans prendre d’initiative. Une stricte hiérarchisation détermine qui peut prendre des initiatives, donner des ordres et dans quelles limites strictement établies. Le soldat sera sélectionné parmi les miliciens les plus aptes à devenir rouage sans pensée personnelle. Les troupes d’élites elles seront sélectionnées parmi ceux qui peuvent infliger le pire à un humain sans éprouver de sentiment. Etc…

 

 

La Sainte Inquisition

 

Au-delà, cela reste pour moi assez mystérieux, les maîtres du jeu sont de vieux fous qui sont depuis longtemps dans la partie. Une chose me semble pourtant de plus en plus claire, le Profit n’est pas leur moteur principale. Le Pouvoir, le sentiment de Puissance absolue sur le destin, la vie, la mort et la souffrance d’autres êtres est pour eux encore bien plus important. Le Profit n’est que le moyen d’y parvenir. Et cette volonté de déshumanisation placée comme un objectif en soi, est un aveu de haine de soi, de rejet de son humanité. L’humain est le mauvais de l’histoire, la partie de soi qu’il faut détruire en détruisant celui qui incarne l’humanité.

C’est pourquoi, je pense que ceux qui aujourd’hui ceux nous propose le chemin d’une culture de paix, en cultivant l’amour de soi, de l’autre, de la vie, de le faire collectivement, de manière intelligente et concertée, organisée nous indique le bon chemin, la seule issue pour que demain l’humanité advienne – enfin – en tant que telle, ensemble de personnes, déterminées par leur histoire, ayant développer ses potentiels créatifs de manière à créer une unité dans la diversité, dans la complémentarité, l’espèce humaine et ses cousins vivants, habitant la planète en harmonie, des bons voisins.

Ce n’est pas gagnée, la guerre sera longue, la culture de la mort gangrène la planète, et n’a pas fini de sévir. Beaucoup d’entre nous aurons certainement de choix très difficiles à faire, face aux soldats de la culture de la Mort, de la déshumanisation, ils devront répondre en guerriers, tuer parfois pour protéger les germes de la vie quand ils seront menacés. Je sais qu’aujourd’hui des gens se battent pour que nous n’ayons pas à faire ce genre de choix, pour sauver ce qui reste de Paix dans le monde et que ce soit elle à présent qui se répande sur la planète là où règne la guerre. C’est une tâche d’une ampleur infinie dans une guerre que nous n’avons pas voulue, elle prendra certainement des générations et ce n’est pas gagné. Mais qu’a-t-on de mieux à faire, quel autre combat est-il plus important que celui de l’amour, du respect, celui qui fait que l’autre cessera définitivement ce rival, ce concurrent, cet ennemi potentiel dont on se méfie, qui éveille nos soupçon pour se faire ami potentiel, complément, l’occasion d’un sourire échanger, qui fait chaud dans le cœur.

Des gens aujourd’hui donnent leur vie pour cela, payent de leurs souffrances, pour que d’autres un jour peut-être aient droit à l’amour, au bonheur, à la tranquillité créatrice. Tout mon respect pour eux.

Anne

Les états d’Anne 

 

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Poisson d’avril

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Nature : où sont tes défenseurs ?

Bachalpseeflowers

L’homme contemporain contemple la nature à travers son écran de télévision et subrepticement lors de quelques séjours de vacances de manière fugace.
Il ignore ce que sont la faune, la flore et les milieux naturels, ne les aimant que sous formes de beaux paysages et de spécimens pittoresques, les redoutant dès qu’il est confronté à un univers non artificialisé.
Quand l’homme paraît sur un territoire, il tue, exploite, détruit systématiquement.
Périodiquement, les gouvernants, rendant l’hommage du vice à la vertu, célèbrent la biodiversité, claironnant qu’ils vont adopter une charte, une loi, un décret, un traité protégeant le vivant qui « brûle, pendant que nous regardons ailleurs ».
Un principe généreux est-il affirmé, une règle sage  posée, une volonté affichée : aussitôt des dérogations vident la proclamation vertueuse de sa portée pratique.
Les aménageurs du territoire perdurent à grignoter inexorablement l’espace au nom de la croissance, du développement, de l’emploi, du désenclavement qui n’est surtout pas celui des impostures.
Ne dérogeant pas à l’usage, en ce printemps 2014, les pouvoirs publics proposent un nouveau projet de loi relatif à la biodiversité, avec création d’une agence, d’organes consultatifs et faisant disparaître du vocabulaire règlementaire Français l’absurde notion d’animal « nuisible ».
Saluons l’intention et le progrès sémantique.
Mais, pour les animaux sauvages rien ne change, du moins dans l’immédiat.
Les mêmes espèces seront seulement qualifiées autrement, n’en subissant pas moins les mêmes outrages.
C’est que, pour l’arriéré, le renard a la rage, la buse mange des poules, les becs crochus préemptent le « gibier », la belette boit le sang de ses victimes, la chouette porte malheur,le blaireau transmet la tuberculose aux bovins, le loup fait baisser le cours de la viande de mouton, le bouquetin propage la brussellose, le vautour attaque les vaches et la nature ne mérite que  le fusil, le piège, les pesticides, les ogm, la débroussailleuse.
Je qualifie d’arriéré intellectuel et moral celui qui par son ignorance crasse et sa cupidité torture la vie.
Bien sûr, nul ne partage ces billevesées dans les ministères et au parlement, mais vous savez, l’animal politique cherche à plaire aux arriérés : c’est aussi à cela qu’on le reconnaît et le méprise.
Notre regretté ami François CAVANNA put énoncer que « la politique est l’art de plaire aux cons ».
Voilà pourquoi les grandes lois  en faveur de la biodiversité demeurent de nobles pétitions de principes sans réelle portée, sans limiter le grand massacre de la nature.
Quant aux écologistes politiques de profession, ils s’abîment dans des considérations totalement étrangères à l’écologie, sur des positions leur épargnant d’ailleurs le risque de plaire aux cons, tout en  leur retirant, par leurs silences sur l’essentiel, toute chance d’être originaux et utiles.
Souvent à contre-courant de l’opinion publique (ce qui les honorent, par ailleurs), ils font les choix masochistes les condamnant à des scores électoraux bien inférieurs à ce qu’ils obtiendraient s’ils exigeaient des mesures contre la chasse, la corrida et en faveur de la qualité de la vie.
Car, la spécificité de l’écologie est ce qu’ils taisent : la protection de la nature, la mutation du rapport à l’animal non-humain.
En politique, présentement, la nature n’a pas de défenseur.
Le thème est absent des débats.
Notre vocation est de rompre ce silence et de rappeler que la question de la sauvegarde du vivant dans sa diversité, d’une part, le refus de la violence contre les êtres sensibles, d’autre part, est fondamentale.
Je m’amuse de constater que le seul fait de poser cette problématique nous range, pour les esprits formatés, parmi les extrémistes !
Oui, nous sommes extrêmement, radicalement, résolument, ardemment attachés à sauver les espèces et les individus.
Pour nous, tuer un balbuzard, un ours pyrénéen, un pigargue, un aigle de BONNELLI est un crime contre la biodiversité puisque ces espèces sont en phase d’extinction du fait de l’homme.
Pour nous, tuer un étourneau, une grive, un blaireau est un crime contre le vivant, car ce sont, comme nous, des êtres sensibles capables de souffrir.
D’un point de vue éthique, il est absurde de nourrir des indignations sélectives face à  la disparition d’une espèce et celle d’un individu.
Absurdité commise par trop de contemporains.
Les uns, esthètes du naturalisme, se préoccupent, à juste titre, de l’appauvrissement de la diversité de la nature, sans vouloir intégrer que tout être vivant possède un droit à ne pas être maltraité et massacré.
Les autres, mus par la seule sensibilité, qualité essentielle, oublient que la nature forme un tout et qu’il est fondamental d’en conserver la généreuse luxuriance.
Défenseurs de la nature, de l’animal et des droits de l’homme sont appelés par nous à cette synthèse salvatrice : tous solidaires !

Gérard CHAROLLOIS

Nouvelle étude : les « conspirationnistes » sont sains ; les suiveurs des gouvernements sont fous, hostiles

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Par willsummer

Par Kevin Barrett et HSN, le 12 juillet 2013

De récentes études de la part de psychologues et sociologues aux USA et au Royaume-Uni suggèrent qu’à l’inverse des stéréotypes des médias mainstream, ceux qui sont étiquetés « conspirationnistes » apparaissent plus sains que ceux qui acceptent les versions officielles des événements.

L’étude la plus récente a été publiée le 8 juillet par les psychologues Michael J. Wood et Karen M. Douglas de l’Université de Kent (Royaume-Uni). Intitulée « What about Building 7? A social psychological study of online discussion of 9/11 conspiracy theories » (Et pour le Bâtiment 7? Une étude socio-psychologique de discussions en ligne sur les théories de la conspiration autour des attentats du 11 septembre 2001, ndt), l’étude faisait la comparaison entre les commentaires « conspirationnistes » (pro-théorie de la conspiration) et « conventionnalistes » (anti-conspiration) sur des sites web d’information.

Les auteurs ont été surpris de découvrir qu’il est maintenant plus conventionnel de laisser des commentaires soi-disant conspirationnistes que conventionnalistes: « Sur les 2174 commentaires recueillis, 1459 furent définis comme conspirationnistes et 715 comme conventionnalistes. » En d’autres termes, parmi les gens qui commentent les articles d’information, ceux qui ne croient pas aux explications gouvernementales d’événements tels que le 11 septembre ou l’assassinat de JFK dépassent en nombre ceux qui y croient par un facteur de plus de deux contre un. Ceci veut dire que ce sont les commentateurs pro-théorie de la conspiration qui expriment ce qui est reconnu comme la sagesse populaire conventionnelle, tandis que les commentateurs anti-conspiration deviennent une minorité isolée.

Peut-être parce que leurs opinions soi-disant mainstream ne représentent plus la majorité, les commentateurs anti-conspiration ont souvent témoigné de la colère et de l’hostilité: « L’étude… a démontré que les gens qui favorisaient la version officielle du 11 septembre étaient en général plus hostiles quand ils essayaient de convaincre leurs opposants. »

De plus, il s’est avéré que les gens anti-conspiration étaient non seulement plus hostiles, mais fanatiquement attachés à leurs propres théories de la conspiration. Selon eux, leur propre théorie pour le 11 septembre – une théorie de la conspiration affirmant que 19 Arabes, aucun d’entre eux ne sachant piloter un avion efficacement, ont perpétré le crime du siècle sous la direction d’un mec sous dialyse dans une caverne en Afghanistan – était indiscutablement vraie. Les soi-disants conspirationnistes, par contre, ne prétendaient pas avoir de théorie expliquant complètement les événements du 11 septembre: « Pour ceux qui pensent que le 11 septembre était une conspiration du gouvernement, l’attention ne se porte pas sur la promotion d’une théorie en particulier, mais sur le démontage de la version officielle. »

Bref, cette nouvelle étude par Wood et Douglas suggère que le stéréotype négatif du conspirationniste – un fanatique hostile scotché à la vérité de sa propre théorie personnelle marginale – décrit avec précision les gens qui défendent la version officielle du 11 septembre, pas ceux qui la contestent.

De plus, l’étude a démontré que les soi-disants conspirationnistes discutent du contexte historique (tel que voir l’assassinat de JFK comme précurseur du 11 septembre) plus que les conventionnalistes. Elle a également découvert que les soi-disants conspirationnistes n’aiment pas se faire appeler ainsi, ou « théoriciens de la conspiration ».

Ces deux découvertes sont amplifiées par le nouveau livre « Conspiracy Theory in America » (La Théorie de la Conspiration aux USA, ndt) écrit par le politologue Lance DeHaven-Smith, publié plus tôt cette année par University of Texas Press. Le Professeur DeHaven-Smith explique pourquoi les gens n’aiment pas se faire traiter de « conspirationnistes »: le terme fut inventé et fait circuler par la CIA pour critiquer et railler les gens qui demandaient des comptes sur l’assassinat de J.F. Kennedy! « La campagne de la CIA pour rendre populaire le terme « théorie de la conspiration » et l’adhésion à de telles théories la cible de railleries et d’hostilité doit, hélas, recevoir le crédit d’avoir été l’une des initiatives de propagande les plus réussies de tous les temps. »

En d’autres mots, les gens qui se servent des termes « théorie de la conspiration » et « conspirationniste » comme insulte le font comme résultante d’une conspiration réelle, largement documentée et incontestée par la CIA pour étouffer l’enquête sur l’assassinat de JFK. Cette campagne, au fait, était totalement illégale, et les agents de la CIA impliqués sont des criminels; la CIA n’a pas le droit de mener des opérations domestiques, mais enfreint régulièrement la loi pour ce faire dans des opérations domestiques allant de la propagande aux assassinats.

DeHaven-Smith explique aussi pourquoi ceux qui doutent des explications officielles de « crimes importants » sont enthousiastes pour discuter du contexte historique. Il souligne qu’un grand nombre d’affirmations de conspirations se sont avérées être fondées, et qu’il semble y avoir des liens forts entre beaucoup de « crimes de l’état contre la démocratie » encore irrésolus. Un exemple évident est le lien entre les assassinats de John F. Kennedy et son frère Robert F. Kennedy, qui ont toutes deux pavé le chemin de présidences qui ont continué la guerre du Vietnam. Selon DeHaven-Smith, nous devrions toujours discuter des « assassinats Kennedy » au pluriel, parce que les deux meurtres semblent être des aspects du même crime plus large.

La psychologue Laurie Manwell de l’Université de Guelph est d’accord pour dire que l’étiquette « théorie de la conspiration » conçue par la CIA dérange les fonctions cognitives. Elle souligne, dans un article publié dans American Behavioral Scientist (2010) que les gens qui sont anti-conspiration ne peuvent pas penser clairement à propos de tels crimes apparents contre la démocratie que le 11 septembre à cause de leur incapacité à gérer des informations en conflit avec une croyance pré-établie.

Dans le même numéro de ABS, le Professeur de l’Université de Buffalo Steven Hoffman ajoute que les gens anti-conspiration sont typiquement la proie d’une « forte tendance à la confirmation » – c’est-à-dire, ils recherchent des informations qui confirment leurs croyances pré-établies, tout en se servant de mécanismes irrationnels (tel le label « théorie de la conspiration ») pour éviter des informations conflictuelles.

L’irrationalité extrême de ceux qui s’attaquent aux « théories de la conspiration » a été aptement exposée par les Professeurs en communication Gina Husting et Martin Orr de Boise State University. Dans un article de 2007, lu par la communauté scientifique et intitulé « Dangerous Machinery: ‘Conspiracy Theorist’ as a Transpersonal Strategy of Exclusion » (Machinerie Dangereuse: ‘Conspirationniste’ comme Stratégie Transpersonnelle d’Exclusion, ndt), ils ont écrit:

« Si je vous appelle conspirationniste, cela importe peu que vous ayez réellement affirmé qu’une conspiration existe ou que vous ayez simplement soulevé un sujet que je préfèrerais éviter… En vous étiquetant ainsi, je vous exclus stratégiquement de la sphère où la parole, le débat et les conflits publics prennent place. »

 

Mais maintenant, grâce à l’Internet, les gens qui doutent des histoires officielles ne sont plus exclus de la conversation publique; la campagne de la CIA vieille de 44 ans pour étouffer le débat en utilisant la raillerie « conspirationniste » est usée jusqu’à la corde. Dans les études académiques, comme dans les commentaires des articles d’informations, les voix pro-théorie de la conspiration sont désormais plus nombreuses – et plus rationnelles – que celles qui sont anti-conspiration.

Pas étonnant que les gens anti-conspiration ressemblent de plus en plus à des cinglés hostiles et paranoïaques.

Source : presstv.ir

oulala.info

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