Archives quotidiennes : 9-avril-2014

Québec is raid

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Fire Belle (Always Ready), 1956.

En perdant leur faim, ont perdu le sentiment des choses. Récoltes chiffrées en $, terre devenue un capital de production, moisons et récoltes vendues avant d’être semées. Mauvaises récoltes : pas la mort, une simple perte d’argent. L’amour se dessèche au contact de l’argent. Les fermiers se transforment en commerçants. Seuls les bons subsistent. Les fermes tombent aux mains des hommes d’affaires ; elles s’agrandissent et leur nombre diminue. L’agriculture devient une industrie. Comme dans la Rome antique, les propriétaires terriens importent des « esclaves » (Chinois, Japonais, Mexicains, Philippins) (discours de mépris) (325). Les fermes de plus en plus vastes. Une minorité de fermiers encore attachés à leur terre. Les serfs maltraités. Les cultures changent : les arbres fruitiers remplacent les céréales, légumes qu’on ne peut récolter que pliés en deux (laitues, choux-fleurs, artichauts, pommes de terre) (différence entre agriculture debout et agriculture à quatre pattes). Les grands propriétaires ne travaillent plus à leurs fermes. Extension tel qu’un seul homme ne peut plus suffire : armée de comptables, de chimistes, de surveillants. Le fermier tient boutique : il paye ses hommes et reprend leur argent en leur vendant des provisions puis ne les paye plus du tout. Les ouvriers vivent à crédit (326) et se retrouvent endettés vis-à-vis de la Compagnie. Un grand nombre de propriétaires n’ont même jamais vu leurs terres. ( Les raisins de la colère, Steinbeck) 

Je déteste parler politique, parce que la politique est l’oeuvre de l’Alzheimer des peuples. On oublie… Toutes les racines de la mondialisation se trouvent dans l’oeuvre de Steinbeck: la perte des terres. La perte de la faim… Et le grand miroir falsifié d’un monde meilleur. Un monde « avec des emplois garantis ». La peur de mourir de faim après avoir vendu sa terre,  comme cela se passe en ce moment dans le monde.

Je ne parle pas de politique, mais d’humanisme. Et la politique – cette religion du 21 e siècle-  cultive la peur des gens rendus serviles , petit esclave au service de l’État.

Ce qui s’est passé au Québec, lors des élections du 7 avril, c’est une accentuation de la peur de perdre ce que l’on a, les mains liées à l’État et au néolibéralisme mondial.

Pour faire court: les aveugles mènent maintenant les chiens de guerre. De cette guerre économique qui n’en finit plus. De cette guerre mortifère   entretenue et glorifiée, soit-disant « nécessaire ».

Et là, le peuple est perdu… Et il n’y a pas qu’au Québec que le peuple est perdu, lui qui a des frontières, et le monde de la finance qui n’en a pas. C’est la nouvelle jungle du monde « moderne ».

L’unité un filament de lambeaux que personne ne peut plus suivre.

Informés?

Il y aura toujours dans l’âme des Hommes cette dame pompier venue éteindre les feux. C’est une sorte de mythe  entre la fabulation des esprits et celle d’un monde habitué à la tricherie, à l’espoir, au sauveur attendu qui changera l’eau en vain.

Du Québec au Canada.

De la France à l’Europe.

Des États-Unis  qui enflamment la planète en brûlant l’intérieur de ses citoyens.

De la Russie à l’Ukraine.

Du Venezuela au Venezuela…

Promesses d’emplois et de vie meilleure. Or, dans l’Histoire, les « vies meilleures » ont toujours été provisoires et suivies de crises et de « guerres nécessaires ».

En France, Valls triture les chiffres… Comme partout ailleurs.

C’est ce qu’on a à nous offrir, finalement: un monde d’emplois et de rameurs dans lequel il faut payer sa rame et l’on fournit le bateau.

La Fire belle , liée à notre monde est sans doute bien plus représentative que toutes les affiches et la bureaucratie tortue.

Mais, au fond, après avoir donné le prix Nobel à Steinbeck, le visionnaire qui avait retracé le spermatozoïde de la mondialisation, nous n’avons rien appris. La misère de la terre, avec ses saisons sèches, ses propriétaires empressés d’écraser ou de saisir les petits fermiers, rien n’a vraiment changé.

On est mieux vêtus…  Mais le costume est petit… En politique, tout est raid, et dans la la vie tout est raide.  Alors, le petit bonheur étouffe dans son costume. Même s’il se fend en quatre pour « bâtir » un pays. Notre citoyen grossit à la propagande et aux burgers.

Ben voilà! Le monde « avenir » est facile à prédire. Après Philippe Couillard

 

Image illustrative de l'article Philippe Couillard

… après Hollande, après Sarkozy, après le prix Nobel de la paix, Monsieur de Obama, après qu’ils auront tous filé à l’anglaise, ils seront la petite maille tricotée par le monde de la finance.

Pour le filet des poissons que nous sommes…

Dommage que Freud ne soit plus de ce monde: entre la femme pompier qui glisse  sur un poteau et les politiciens qui tentent d’éteindre les feux, c’est l’enfance retrouvée d’une masse déstabilisée…

L’Humanité doit avoir 13 ans… Elle a ses règles… Mais elle ne sait pas trop d’où cela provient, ni à quoi ça sert…

Je le dis à nouveau: nous votons pour des pubs passantes.

Gaëtan Pelletier

avril 2014

Because : The beatles (a capella cover)

 

Surprenant! Très bon…

Sauvons les meubles!

Photo : Marc Carthy

Pardon… sauvons les «arbres»! Et s’il faut sauver les arbres, à quel parti politique devrions-nous les confier? Je n’en vois qu’un. Pour l’amour de la Terre! oublions la souveraineté (ce n’est pas pour demain matin), allons à l’essentiel (les vraies vraiesaffaires) et évitons de détruire le peu qui reste de La Belle Province, ce que le PQ, le PLQ et la CAQ ne semblent pas résolus à faire… Je ne répéterai pas ce que j’ai déjà dit à ce propos depuis quatre ans – vous pouvez visiter les libellés Série noireZigzag et Hauteur de vues si le sujet vous préoccupe.

«Personnes morales… C’est ainsi qu’on désigne les entreprises en Droit, pour les distinguer des personnes physiques. Personnellement, il m’eût semblé plus judicieux de les appeler «Personnes amorales». Question de morale, justement.»
~ Nikholaos

«Il me déplaît qu’une créature croie pouvoir escompter mon désir, le prévoir, mécaniquement s’adapter à ce qu’elle suppose mon choix. Ce reflet imbécile et déformé de moi-même que m’offre une cervelle humaine me ferait préférer à ces moments les tristes effets de l’ascétisme.»
~ Marguerite Yourcenar (Mémoires d’Hadrien)

Donc, avant de voter, prenez le temps de lire ce qui suit, peut-être que le choix se fera de lui-même si vous hésitez encore.

Photo : Nicola/Flickr

Pourquoi avons-nous besoin des forêts? 
Par Russell McLendon (Mother Nature Network)

http://www.mnn.com/earth-matters/wilderness-resources/blogs/21-reasons-why-forests-are-important Les forêts couvrent un tiers de toutes les terres de la planète, fournissant une infrastructure organique vitale pour les collections de spécimens de vie les plus variées et denses de la planète. Elles supportent un nombre incalculable d’espèces ainsi que 1,6 milliards des moyens de subsistance des populations, pourtant, les humains sont également responsables de la  déforestation de 32 millions d’acres de forêt à chaque année. Les Nations Unies ont déclaré le 21 mars Journée internationale des forêts à la fin de 2012, à titre d’effort mondial pour faire connaître la valeur et le sort des forêts dans le monde entier. Elle a été célébrée pour la première fois le 21 mars 2013, intercalée entre la Journée internationale du bonheur, le 20 mars, et la Journée mondiale de l’eau le 22 mars. En l’honneur de cette journée, voici 21 raisons qui justifient la sauvegarde des forêts : 1. Les forêts nous aident à respirerLes forêts pompent l’oxygène dont nous avons besoin pour vivre et absorbent le dioxyde de carbone que nous exhalons (ou émettons). Un seul arbre feuillu adulte peut produire en une saison autant d’oxygène que ce que 10 personnes inhalent en un an. Le plancton est plus prolifique, fournissant la moitié de la masse de l’oxygène de la planète, mais les forêts sont toujours une source clé d’air respirable.

2. Les forêts sont les hôtes de la biodiversité  
Près de la moitié de toutes les espèces connues vivent dans les forêts : 80 % de la biodiversité terrestre. Cette diversité est particulièrement riche dans les forêts pluviales tropicales (des perroquets rares aux singes menacés d’extinction), mais toutes les forêts regorgent de vie tout autour de la planète. Les insectes et les vers travaillent les nutriments dans le sol, les abeilles et les oiseaux propagent le pollen et les graines, et des espèces clés comme les loups et les gros félins empêchent les herbivores gloutons de sortir de leurs enclos.

3. Les forêts sont les hôtes de populations humaines aussi
Quelque 300 millions de personnes vivent dans les forêts du monde entier, incluant un nombre approximatif de 60 millions d’autochtones dont la survie dépend presque entièrement des forêts naturelles. Des millions d’autres vivent le long ou à proximité des forêts, mais même un groupe d’arbres en ville peut augmenter la valeur des propriétés et réduire la criminalité.

4. Les forêts nous rafraîchissent  
En plus de nous protéger des rayons du soleil, les arbres créent également un oasis d’ombrage vital pour le sol. Les arbres dans les villes aident à garder les bâtiments plus frais, réduisant la nécessité des ventilateurs électriques ou des climatiseurs, tandis que les grandes forêts peuvent s’attaquer à des tâches colossales comme réduire l’îlot de chaleur  d’une ville ou réguler les températures régionales.

5. Les forêts maintiennent la terre globalement plus fraîche 
Les arbres ont aussi une autre manière de combattre la chaleur : elles absorbent le CO2 que les émanations de carburant du réchauffement global. Les plantes ont toujours besoin de CO2 pour la photosynthèse, mais la masse d’air est maintenant tellement épaisse à cause des émissions supplémentaires, que les forêts luttent contre le réchauffement climatique juste par la respiration. Le CO2 est stocké dans le bois, les feuilles et le sol, souvent depuis des siècles.

Photo : Olga Kruglova

6. Les forêts régulent les pluies   
Les grandes forêts peuvent influencer les conditions météorologiques régionales et même créer leurs propres microclimats. L’Amazonie, par exemple, génère des conditions atmosphériques qui non seulement permettent des précipitations régulières sur place et sur les terres agricoles avoisinantes, mais potentiellement aussi loin que sur les grandes plaines de l’Amérique du Nord.

7. Les forêts luttent contre les inondations 
Les racines d’arbres sont des alliés clés en cas de pluies abondantes, en particulier pour les zones comme les plaines riveraines. Elles aident le sol à absorber le surplus d’eau, ralentissent le débit et réduisent ainsi l’érosion et les dégâts matériels.

8. Les forêts protègent en aval 
En plus de lutter contre les inondations, elles absorbent le ruissellement de surface pour protéger les écosystèmes en aval. Les eaux pluviales modernes transportent de plus en plus de produits chimiques toxiques (essence, engrais et pesticides pour le gazon, lisier de porc, etc.) qui s’accumulent dans les bassins pour finalement créer des «zones mortes» à faible teneur en oxygène.

9. Les forêts hydratent 
Les forêts sont comme les éponges géantes, qui absorbent le ruissellement plutôt que de le laisser rouler sur toute la surface, mais elles ne peuvent pas l’absorber entièrement. L’eau qui n’a pas été absorbée par les racines s’infiltrent dans les nappes aquifères et réapprovisionnent les eaux souterraines pour la rendre potable, l’assainir et l’irriguer dans le monde entier.

10. Les forêts bloquent le vent 
L’agriculture près d’une forêt a beaucoup d’avantages, comme attirer les chauves-souris et les oiseaux chanteurs qui mangent les insectes ou les hiboux et les renards qui mangent les rats. Mais les groupes d’arbres peuvent également servir de microclimat, fournir un tampon contre le vent pour les récoltes fragiles. En plus de protéger les plantes du vent elles facilitent la pollinisation par les abeilles.

11. Les forêts stabilisent le sol 
Le réseau de racines d’une forêt stabilise d’énormes surfaces de terre, et renforce la fondation de l’écosystème contre l’érosion par le vent ou par l’eau. Non seulement la déforestation perturbe tout cela, mais l’érosion des sols qui s’ensuit peut déclencher de nouveaux et menaçants problèmes comme les glissements de terrain et les tempêtes de poussière.

12. Les forêts nettoient le sol 
En plus de stabiliser le sol, les forêts peuvent également utiliser la phytorestauration pour nettoyer certains polluants. Les arbres peuvent soit piéger les toxines ou les dégrader pour les rendre moins dangereux. Il s’agit d’une compétence utile; on peut laisser les arbres absorber les débordements d’égouts, les ruissellements toxiques sur le bord des routes ou les déversements contaminés.

13. Les forêts purifient l’air 
Nous cultivons des plantes d’intérieur pour purifier l’air, mais n’oublions pas les forêts. Elles peuvent nettoyer la pollution de l’air sur une échelle beaucoup plus large, et pas seulement le CO2. Les arbres capturent une large gamme de polluants atmosphériques, y compris le monoxyde de carbone, de dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote.

14. Les forêts réduisent la pollution sonore 
Le son s’atténue dans les forêts, car les arbres constituent une barrière naturelle contre le bruit. L’effet insonorisant est largement dû au bruissement des feuilles (ainsi qu’à d’autres bruits blancs, comme les chants d’oiseaux), et quelques arbres bien placés peuvent couper le fond sonore de 5 à 10 décibels, ou d’environ 50 pour cent, à l’échelle de l’oreille humaine.

Photo : Matt MacGillivray 

15. Les forêts nourrissent 
Non seulement les arbres fournissent des fruits, des noix, des graines et de la sève, mais ils représentent également une corne d’abondance au ras du sol : champignons comestibles, baies et coléoptères, et à un niveau plus large les forêts abritent des chevreuils, des dindons, des lièvres, des étangs, des lacs et des poissons.

16. Les forêts fournissent des remèdes  
Les forêts offrent quantité de remèdes naturels dont on s’inspire de plus en plus pour créer des dérivés synthétiques. Le médicament contre l’asthme, la théophylline, provient du cacaotier par exemple, tandis qu’un composé à base d’aiguilles de cèdre rouge oriental sert à lutter contre le SARM, un genre de staphylocoque qui résiste à de nombreux antibiotiques. Environ 70 % de tous les végétaux reconnus pour combattre le cancer poussent uniquement dans les forêts pluviales.

17. Les forêts aident à créer des biens  
Que feraient les humains sans le bois et la résine? Pendant longtemps, nous avons utilisé ces ressources renouvelables pour tout faire – papier, ameublement, maisons et vêtements – mais nous nous sommes laissés emporter jusqu’à la surexploitation et la déforestation. Cependant, grâce à la plantation d’arbres et à la sylviculture durable, il est maintenant plus facile de trouver des produits provenant de sources et fabricants responsables.

18. Les forêts créent des emplois 
Selon les Nations unies, plus de 1,6 milliard de personnes dépendent dans une certaine mesure de la forêt pour leur subsistance, et 10 millions de personnes sont directement employées dans la gestion des forêts ou la conservation. Les forêts contribuent à environ 1 % du produit intérieur brut mondial en raison de la coupe et des produits en bois, la seconde catégorie compte à elle seule pour 80 % dans de nombreux pays en développement.

19. Les forêts sont majestueuses  
La beauté naturelle est peut-être le bénéfice le plus évident que la forêt nous offre, mais pourtant c’est le moins tangible. Le mélange abstrait d’ombre, de verdure, d’activité et de tranquillité est déjà un immense avantage pour les gens, cependant, cela devrait nous convaincre d’apprécier et de préserver les forêts pour les générations futures.

20. Les forêts nous aident à explorer et à nous détendre 
Cette attraction innée pour les forêts est désormais appelée «biophilie». C’est un phénomène à un stade relativement précoce de la recherche scientifique. Nous savons que la biophilie attire l’homme vers l’eau, les bois et les environnements naturels, cependant, il semble que la fréquentation des forêts tend à stimuler la créativité, à contrer la TDAH, à accélérer la guérison, à faciliter l’état méditatif et la conscientisation. Il se pourrait même que cela nous aide à vivre plus longtemps.

21. Les forêts sont les piliers de leurs communautés 
Tout comme le célèbre tapis dans «The Big Lebowski», les forêts relient vraiment tout – et souvent nous ne les apprécions que lorsqu’elles ne sont plus là. En plus de tous leurs avantages écologiques (qui ne peuvent même pas être énumérées dans cette longue liste), elles ont régné pendant des éternités et réussi avec succès à créer un extraordinaire support à la vie terrestre. Notre espèce ne pourrait probablement pas survivre sans elles, mais il nous appartient de faire en sorte que ça n’arrive jamais. Plus nous apprécierons et comprendrons les forêts, moins nous serons susceptibles de manquer d’arbres un jour…

Vidéo de sensibilisation produite par les Nations Unies pour la Journée internationale de la Forêt 2014 :

 

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