Archives quotidiennes : 6-avril-2014

Paris, ville lumière…

 

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Gribouillons!…

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gribouillons

Aux arbres citoyens!

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En 2009, le bonzaï à talonnettes se demandant ce qu’il pouvait encore dévaster en France, dans cette vision libre et non faussée et à court terme qui caractérise nos larbins ultralibéraux à la mesure de leur incompétence, de leur pauvreté d’esprit et de leur cupidité, décida sur des estimations erronées, d’augmenter la coupe de bois de 40% du patrimoine forestier.
Non content d’avoir massacré l’Office National des Forêts, à coups de réformes régressives dont la baisse de 20% des effectifs avec pour bilan le suicide de 24 gardes forestiers, gardiens sans doute un peu trop vigilants de notre biodiversité, il engagea avec enthousiasme la surexploitation intensive de notre forêt.
Couper plus pour respirer moins.
L’arbre devenait une marchandise comme les autres et la forêt, considérée à l’aune de l’industrie productiviste comme un gisement de richesse ultra compétitif.
Sauf que la forêt, renouvelable à cinquante ans, autant dire par les temps qui courent le changement climatique et les joyeux pics de pollution, jamais, on était mal barré question développement durable comme on dit dans la novlangue de chez nous.
François Hollande dont le changement s’était le jour même de son élection dissout dans la continuité pareille trouvant l’idée excellente, s’empressa de confirmer cette décision avec la foi du charbonnier converti et ce discernement visionnaire qui va si bien à son double menton.
– méga scieries, méga projets biomasse, coupes gigantesques offertes à des traders du bois à prix cassé sous la pression des lobbys industriels, pour une culture exclusive d’espèces résineuses dopée aux pesticides, vouée à la spéculation pour plus de rentabilité immédiate ; ou comment faire du profit tout en s’asphyxiant.
Enrichir quelques pères d’aujourd’hui pour ruiner les enfants de demain.
Et c’est ainsi qu’à partir du 8 avril 2014, les sénateurs examineront le projet de loi d’avenir sur l’agriculture et la forêt (LAAF) consistant grosso merdo à, faire table rase de nos forêts, aller aux champignons à découvert et pique niquer à l’orée du pas de bois.
C’est pourquoi je vous encourage à y aller fissa de votre signature, pour jouir demain du droit, entre autres, de pisser contre un arbre, de grimper dessus ou de piquer un roupillon à son ombre.
Dans ce monde au rabais ou la tête de bite socialisse, Lamy de la finance et de l’oligarchie ventrue et de Goldman Sachs, nous promet « courageusement » un salaire de misère pour un boulot de merde, il est plus qu’urgent de rappeler, que « nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants » et que contrairement à ces bûcherons de la pensée tronçonnée, le pragmatisme justement, nous conseille « d’écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe » et d’investir sur l’avenir plutôt que de tout niveler par le pire.
Si « celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement », on peut aisément en déduire que nombre de nos politicards n’auront servi à rien. Quant à moi tout à mon optimisme, je cours planter deux glands et acheter un hamac.

rue-affre 

Via, Le humeurs de Marissé