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Cancers, diabète, obésité : « La croissance des maladies liées à notre mode de vie met en péril notre système de santé »

PAR SIMON GOUIN 1ER AVRIL 2014

400 milliards d’euros en 15 ans : c’est le surcoût entraîné par l’explosion des maladies chroniques, comme le cancer ou le diabète, pour la Sécurité sociale. Des maladies liées à la pollution de notre environnement et qui se transmettent entre générations. Pesticides, perturbateurs endocriniens, molécules chimiques en tout genre sont présents dans l’alimentation, les biens de consommation, l’eau potable, l’air… Un scandale invisible pour le toxicologue André Cicolella, président du Réseau environnement santé, qui décrypte, dans son dernier livre, les raisons de cette épidémie mondiale. Et appelle à un grand mouvement citoyen. Entretien.

Basta ! : Pourquoi le « scandale des maladies chroniques » est-il, selon vous, « invisible » ?

André Cicolella : [1] Diabète, cancers, obésité : les maladies chroniques touchent les personnes sur la longue durée. A la différence des maladies aiguës. Pour la grippe, par exemple, soit vous en guérissez, soit vous en mourrez. Alors que pour le diabète, vous n’en guérissez pas dans l’immédiat, vous n’en mourrez pas non plus dans l’immédiat. La grande majorité des maladies chroniques ne se transmettent pas, elles sont non-infectieuses. Mais leur nombre a explosé ces dernières années. En France, un homme sur deux sera touché dans sa vie par un cancer. C’est le cas pour une femme sur trois. Deux adultes sur trois seront touchés par une maladie cardio-vasculaire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifie la situation d’épidémique et de pandémique : elle touche désormais tous les pays du monde. Ce ne sont donc pas principalement des maladies de la vieillesse, comme l’affirment certains (lire aussi : L’obésité, une « maladie de civilisation » qui affecte les plus pauvres). La croissance de ces maladies met en péril l’état de santé des populations, mais aussi notre économie. Notre système de santé implose, non pas parce qu’il y a trop de médecins, mais parce qu’il y a trop de malades. Nous avons aujourd’hui suffisamment d’éléments pour comprendre ce qu’il se passe. Pourtant, on ne fait rien.

Le gouvernement a pourtant mis en place un nouveau plan cancer. Il ne servirait à rien ?

Ce plan a une visée thérapeutique : il souhaite améliorer les traitements des malades. Mais les gains sont trop modestes : seulement quelques semaines de survie ont été gagnées grâce à ces traitements. Le plan cancer dispose d’1,4 milliard d’euros pour développer des stratégies thérapeutiques, alors que la recherche environnement/santé représente seulement un peu plus de 10 millions d’euros annuels ! Ce n’est pas suffisant pour s’attaquer aux causes du cancer et répondre à plusieurs questions : pourquoi la France est-elle, d’après des données parues en décembre 2013, le troisième pays au monde dans la prévalence du cancer du sein ? Et le deuxième pour le cancer de la prostate ? Ces cancers sont hormonaux-dépendants, c’est-à-dire qu’ils sont provoqués par une modification du système hormonal. Or, la question des perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui perturbent le système hormonal, reste marginale dans le plan cancer. C’est un scandale. D’après Agnès Buzyn, présidente de l’Institut national du cancer, les causes environnementales du cancer sont surestimées !

Combien coûtent ces maladies à la Sécurité sociale ?

Ces maladies provoquent des affections de longue durée (ALD), auxquelles la Sécurité sociale doit répondre. J’ai effectué un calcul simple à partir des données de l’Assurance maladie. Entre 1994 et 2009, ces maladies ont entraîné un surcoût de 400 milliards d’euros ! Cela veut dire que les responsables politiques ont plutôt choisi d’emprunter auprès des marchés financiers plutôt que d’agir sur les causes. Il aurait été beaucoup moins coûteux d’arrêter l’épidémie de diabète ou d’obésité ! Notre système de santé solidaire risque donc de disparaître… Et c’est ce que beaucoup de personnes souhaitent : qu’on aille vers un système à l’américaine, où la santé permet de faire le maximum de profits ! C’est un des enjeux majeurs pour notre société, mais aussi pour les pays émergents. En Chine ou en Inde, une personne qui est atteinte de diabète tombe dans la pauvreté. C’est donc une question à débattre sur le plan politique.

Les parents transmettent-ils ces maladies à leurs enfants ?

Les scientifiques estiment que si une femme est exposée pendant la gestation, à des produits chimiques, du type perturbateurs endocriniens, les gamètes de l’enfant seront modifiées et le message transmis par ces gamètes le sera aussi, jusqu’à au moins trois générations. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique. Des expériences menées sur les rats l’ont mis en évidence. Et le système hormonal des rats est semblable à celui des hommes.

Comment les perturbateurs endocriniens provoquent-ils ces maladies chroniques ?

Lorsque nos organismes se développent, dans les premières semaines de la gestation, l’activité de notre corps est sous un intense contrôle hormonal. C’est à ce moment là que les organes vont se créer. Ainsi, nos hormones thyroïdiennes vont entraîner le développement du cerveau. Et ce développement sera entravé si l’équilibre de ces hormones thyroïdiennes est bouleversé par des perturbateurs endocriniens. Ces derniers entraînent des troubles du comportement. Autre exemple : la formation du tissu mammaire se fait pendant les premières semaines de la gestation. Si l’embryon est exposé à des perturbateurs endocriniens à ce moment-là, les risques d’avoir un cancer du sein explosent. C’est ce qui s’est passé sur le distilbène [un médicament donné entre 1950 et 1977 pour éviter les fausses-couches] : les filles des mères qui ont pris du distilbène pendant leur grossesse ont 80% de risque en plus de développer un cancer du sein. Avant son interdiction dans les biberons en 2011, toute la population française a été exposée au bisphénol A pendant des années [Le Sénat a voté pour l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires (boîtes de conserve) à partir de janvier 2015, ndlr]. Quelles en seront les conséquences dans 40 ans ?

Les scientifiques ont montré que les perturbateurs endocriniens agissent à de très faibles doses. Les réglementations actuelles sont-elles adaptées ?

Nos réglementations sont basées sur des concepts des années 1960/1970. Chacun fait aujourd’hui semblant d’y croire, mais ces concepts sont désormais obsolètes. Qu’est-ce qu’une eau de qualité ? Selon ces normes, c’est une eau qui contient moins de 0,1 micro-gramme de pesticides par litre. On est donc largement en dessous, aujourd’hui. Or, quand on met des grenouilles dans une eau chargée en atrazine [un herbicide interdit en Europe depuis 2004, ndlr] à ce niveau, 25% de leurs petits ont des modifications de l’appareil reproducteur. Ce qui signifie que la reproduction des grenouilles est fortement perturbée. On ne trouve nulle part ces débats, actuellement, dans le champ politique, alors que se jouent les négociations autour de la directive européenne sur la qualité de l’eau. La question des perturbateurs endocriniens est pourtant la clé de compréhension non seulement de l’épidémie actuelle de maladies chroniques mais de la chute de la biodiversité. Aujourd’hui, on ne tient pas compte des données de la science : on préfère la politique de l’autruche. Or, c’est une véritable question de société, dont il faut débattre et que les citoyens doivent s’approprier.

Que manque-t-il actuellement pour que cet enjeu ne soit plus « invisible » ?

Un grand mouvement citoyen ! On l’a vu avec le bisphénol A. Les politiques de tout bords se sont emparés du sujet, qui dépasse les clivages partisans. On ne s’intéresse pas à la santé de nos enfants en fonction des opinions politiques des parents. Steeve Job (cofondateur et PDG d’Apple) est mort d’un cancer du pancréas, au bout de cinq ans de maladie, comme la grande majorité des personnes atteintes de ce cancer. Et l’argent qu’il a dû dépenser pour tenter de se soigner n’y a rien changé. Tout le monde est donc concerné. Le cancer du pancréas fait plus de 600 000 morts par an, dans le monde. En France, il fait plus de victimes que les accidents de la route. Et pourtant, on ne fait rien.

Quelles mesures peuvent-être prises pour lutter contre le développement de ces maladies chroniques ?

Il faut tout d’abord éliminer certains produits chimiques, perturbateurs endocriniens. On a réussi à le faire avec le bisphénol A. Pour cela, il faut que les autorités françaises reconnaissent que c’est un problème. Chaque individu peut agir, par exemple dans le choix des cosmétiques. Aujourd’hui, 71% des fonds de teint contiennent des perturbateurs endocriniens. On peut donc choisir dans les 29% restants… L’industrie chimique doit aussi produire des molécules qui assurent des propriétés similaires mais qui ne sont pas aussi toxiques.

Ensuite, ce sont nos modes de vie qu’il faut changer, combattre la sédentarité avec une autre conception de la ville qui ne soit pas celle de la ville américaine : je prends ma voiture pour aller au travail, puis l’ascenseur, et je mange le midi chez Mc Do ou un équivalent. Dans notre alimentation, il faut retrouver une consommation alimentaire saine, grâce au développement de l’agriculture biologique. Et diminuer nos consommations d’aspartame et de sucres, notamment dans les sodas. On pourrait faire des campagnes comme celle contre le tabac, en indiquant sur les produits que cela provoque du diabète. Mais contrairement au tabac, les autorités ne souhaitent pas faire peur à l’industrie agro-alimentaire…

Vous plaidez aussi pour un apprentissage à la santé dès l’école primaire…

Pour moi, être en bonne santé dépend de la qualité de la relation de l’être humain à son écosystème. Pour combattre ces maladies chroniques, il faut agir sur son environnement. Lutter contre ces maladies est l’affaire de tous. Chacun doit être formé à la protection de sa santé. Cela s’apprend, se construit ! A l’école primaire, je plaide pour que l’on apprenne à lire, écrire, compter… et savoir construire sa santé. Et que cette formation se poursuive à travers les études : il faut que les ingénieurs y soient formés, les architectes… Ce sont autant de conditions pour pouvoir s’attaquer à ce scandale sanitaire.

Propos recueillis par Simon Gouin

Photo : DES Daughter

Toxique Planète, le scandale invisible des maladies chroniques, André Cicolella Seuil, collection Anthropocène.

Lire aussi : Comment les industriels utilisent la science comme un instrument de propagande

Love Is All: Playing For Change

Bain de nuit

The planetary nebula Fleming 1 seen with ESO’s Very Large Tele

 

Je m’en vais au lit,  tout comme au « ciel »

Comme un bain de lumière, un lavoir

Je me baigne et me débeigne, de t outes les saletés du monde passent pendant le jour

Et les rêves tressent des étoiles qui me chaleurent du temps au toujours

J’entends le tic-tac des étoiles, la fébrillance des amours, les doigts sur ma chair et ma chère sur mes doigts.

Pour fermer les yeux et tout voir…

Puis oublier sans oublier qu’un jour sera le retour.

GP

2014

 

 

Mondialisozialismus

nazisme

 

 Le nazisme est le seul type de fascisme incorporant à la fois racisme biologique et antisémitisme5. Cette vision du monde reprenait la division hiérarchique de l’espèce humaine en races, hiérarchie au sommet de laquelle elle situait la « race aryenne ». Par extension, le terme nazisme désigne le régime politique inspiré de cette idéologie, dirigé par Adolf Hitler de 1933 à 1945 et connu sous les noms de Troisième Reich et d’ « Allemagne nazie ». (Wikipedia) 

***

Le but de l’existence – si l’on veut continuer d’ exister- n’est pas de transformer le pain en argent, mais l’argent en pain. 

GP 

La croûte « démocratique » 

Le « régime » actuel mondial pourrait bien être qu’un calque camouflé du régime nazi mais, cette fois, mondialisé. Il ne faut pas être leurré par le prétendu socialisme feutré, à peine effleuré, tant vanté par la croûte démocratique apparente. Rien n’est clair. Les peuples soumis à la dette, constamment violés par une clique de psychopathes religieusement attachés à la tâche du développement économique, articulé sous la nomination de création d’emplois. 

La guerre bipolaire 

Trouble de personnalité, trouble de société; tout cela nous ramène à la clique de dirigeants nazis psychopathes, faiblards narcissiques et inconscients.

Et il en est ainsi du phénomène des guerres d’instaurations de  ladite démocratie souillée par toutes les sinuosités possibles dans un monde complexe dans lequel le rôle des « dirigeants » est celui d’un pantin abstrait qui tire sa révérence au bout de quelques années.

Finances frelatées, économie anémique, tressages de luttes souterraines, CIA, et autres vers de Terre qui agissent comme un compost aux fins de détournements des avoirs des peuples, des pays factices. Plus rien ne tient.

L’opéra opération 

Les fusibles ont sauté. La surcharge de production  de plus en plus robotisée afin de satisfaire les actionnaires est en train de créer une race qui s’est emparée de tous les moyens artificiels et naturels: techniques de pointe et mainmise sur les terres, les gens. Nous voilà donc dans un ghetto  où l’on a séparé la race des « non-productifs » et celle d’une élite qui ne rêvent pas d’un règne de mille ans. Ils sont le rêve de leur présence temporelle.

Bel opéra digne des complots de Shakespeare…  Mais en format numériques sur une scène mondiale.

Nombre d’acteurs: illimité.

Temps: inconnu.

La culture du fanatisme 

Fanatisme « propre » ou fanatisme « sale », nous sommes sous l’ère de maintes formes de fanatisme.  À commencer par « l’éduqué format Goebbels » au fanatismes amicrobien  politico-affairiste. La marmaille suit…

Le négativisme « passer au suivant »… Telle est la recette de la réussite temporaire et de l’échec total du « monde » à venir.

L’A-VENIR 

Dans ce bouillon d’avidité, dans cette immense dépense  d’énergie dans lequel l’humain est la « dépense à détruire » pour emmagasiner le plus d’argent possible, l’avenir en a pour deux siècles, peut-être trois. En accumulant tous les facteurs présents, en considérant la conduite « humaine » depuis le  début de l’humanité, il n’y a pas une chance de survie sur dix en persévérant dans le « format » actuel de société.

Ce n’est pas une « approche défaitiste », mais un constat issu  d’une multiplicité de facteurs, autant psychologiques, intrinsèques  à la race humaine et la dégradation manifeste -effet chute libre – qui traduit une courbe en chute qui n’est plus plus possible de redresser.

Nous sommes dans Berlin et la masse vorace de destructeurs est à nos portes. Les déchirures et petites guerres trafiquées par des dirigeants des pays menacés, contrôlés, brisés ne changera rien au sort de cette planète.

L’économie actuelle ne construit pas le monde: elle le détruit.

La politique actuelle ne construit pas le monde: elle le détruit.

La technologie actuelle ne facilite pas la vie des gens: elle rend la misère confortable tout en augmentant la misère.

Quant à « l’économie »….

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Gaëtan Pelletier

2 avril 2014

 

 

 

Goodbye My Love – Léandre

Un jour, en entrant dans un centre d’achats de Québec, un type commençait un spectacle dans le Hall. Il délaissa la musique une décennie plus tard, ne pouvant vivre de son art.