Archives quotidiennes : 1-avril-2014

La décarrièrisation

 

tumblr_n39dckOyEL1ral7z2o1_500

Société: organisation à but lucratif, réservée à une élite de génie qui prend plaisir à dévorer des idiots sautillant devant des x qui prétendent changer le monde. 

Gaëtan Pelletier

***

La vie est sans doute le plus grand roman policier, avec une intrigue à suer au point de noyer les pages de son front. Et le livre devient si trempé, qu’on s’y noie.   Tout le monde a des morceaux du puzzle, mais personne n’a le temps de vivre assez longtemps pour le résoudre. La Terre est remplie de gens qui fournissent des réponses même si on ne leur a pas posé de questions.

C’est fou, à la fois affolant, la multiplication  de connaisseurs, d’analystes, qui se répandent sur le net pour finalement aboutir dans le cyber-espace, « nullamment ». Mais qui s’en plaint? On veut être informé… Mais être informé n’est qu’une partie de la vie. S’il y a une vie, c’est ici. Et la « raison » d’écrire n’a pas nécessairement une raison ou un but. Ni la vie individuelle…  À se demander si nous ne sommes pas tous des croquis à tenter de « s’imager ».

Nous naissons croquis pour tenter de se faire un oeuvre d’art au bout de la vie.  Comme les enfants… Mais nous sommes tous des enfants et le demeurons malgré les ridules, l’énergie qui nous quitte tranquillement. La passion – pour ceux qui réussissent à la garder – reste. Pis encore, elle s’accentue.

Je déteste le mot « intelligence » puisqu’il est devenu mécanique et détaché de l’amour.Le téléphone est « intelligent », la machine à laver, et tout le bric-à-brac dit « moderne » qui mène à L’Homme aux fils – et sans fils que les ondes- le mêlent et l’emmêle.  Le monde a maintenant l’air d’un univers de Pagnol, mais en version grossie et sans saveur. Un petit monde de factice où foisonnent d’immondes poissons,

… si gros qu’ils ont noyé la mer en nourrissant l’amer.

Nous n’avons qu’une seule carrière: vivre.

Le reste est du potins de gazéifiés aux breloques des vendeurs de Wall-Street. Avec l’élu comme « pusher » de drogue: pouvoir, argent et outrecuidance aveugle.

Gaëtan Pelletier

1 avril 2014

 

 

 

 

 

Spiritualité chez les autochtones

 

La spiritualité

Selon les traditions autochtones nord-américaines, chaque élément de la Création : humain, animal, végétal, minéral, a été doté d’un « esprit » par le créateur.

En conséquence, tous ces éléments sont apparentés et pareillement sacrés.

La Terre subvient aux besoins de « ceux qui vont sur leurs deux jambes » et de tout ce que le Créateur a installé sur elle. Les humains doivent donc la respecter !

Nombre de « ceux qui vont à quatre pattes » se sacrifient volontairement pour nourrir et habiller les Indiens qui, en retour, ont l’obligation de leur montrer du respect.

Les ancêtres, qui habitent le pays des Esprits, ont donné la vie à ceux qui vivent présentement, et les vivants doivent donc faire preuve de respect à leur égard.
Il convient aussi que les humains se respectent mutuellement et s’entraident pour survivre.

Ce système complexe d’entraide et de respect mutuels ne sous-entend pas seulement la vie quotidienne des Indiens mais aussi leurs croyances et leurs pratiques religieuses.
Chacun de leurs rituels, chacune de leurs cérémonies traditionnelles célèbre l’unité de la Création et réaffirme les liens sacrés qui unissent tous ses éléments.

 

Les fondements du Sacré

On ne peut pas parler exactement de « religions » autochtones nord-américaines dans la mesure où ce terme implique souvent l’existence d’une vie spirituelle structurée de façon formelle, et distincte d’une vie quotidienne profane.

Chez les Indiens, la spiritualité est si intimement mêlée à la vie de tous les jours qu’il est malaisé de faire la distinction entre le religieux et le profane. La vie spirituelle des autochtones d’Amérique du Nord ne se limite pas aux cérémonies calendaires et aux rites de passage ; le moindre de leurs gestes, le moindre de leurs actes ont une profonde signification religieuse.

Chaque groupe autochtone possède son propre corpus de croyances qui est intimement lié à son environnement particulier, et basé sur la relation qu’un peuple entretient avec un certain climat, certains paysages, les créatures et les Esprits avec lesquels il cohabite.

Toutefois, la plupart des Indiens et des Inuit ont en commun quelques attitudes et concepts fondamentaux. Ainsi, la croyance en une divinité suprême, énergie mystique et force créatrice ; c’est le Kitci-Manito des Algonquiens, le Wakan Tanka des Sioux Lakotas, le Sila des Kalaallit du Groenland ; sa toute-puissance se manifeste sous la forme de phénomènes naturels (vents, éclairs), d’entités géographiques (cours d’eau, montagnes), de plantes ou d’animaux-providence (maïs, bison, phoque).

Indiens et Inuits considèrent ces émissaires comme des parents, et la vie de leurs communautés est structurée autour du respect qu’ils leur doivent et des obligations qu’ils ont envers eux.

 

Chaque animal, chaque végétal, chaque entité géographique, chaque phénomène naturel est la demeure d’un esprit, d’un manitou.
Quand au cycle des saisons, aux mouvements du Soleil, de la Lune et des étoiles, ils sont la preuve que toute existence est cyclique et que la Création est éternelle.

Chaque groupe autochtone a sa propre manière de conduire sa relation avec les esprits, d’obtenir leur protection et leur aide. Certains Indiens et Inuit ont – de naissance ou à la suite d’une vision, d’une révélation – le pouvoir de traiter directement avec eux.
Quoi qu’il en soit, tout individu doit leur rendre grâce, quotidiennement, du seul fait d’être en vie.

La bonne ou la mauvaise conduite de chacun est généralement évaluée en fonction du fait qu’il remplit ou non  ses obligations envers les esprits.
Tout manquement en ce domaine est une marque d’irrespect qui compromet gravement l’équilibre et l’harmonie du monde, et met en péril la survie de la communauté.

Nature et spiritualité

Aux yeux des premiers Américains, la nature et la spiritualité sont indissociables et interdépendantes, car un esprit réside en toute chose.

La terre est au centre de ce système, elle est le meilleur exemple du cycle génération-destruction-régénération, par lequel toute chose et tout être vivant doivent passer.

La conception de la terre en tant que force nourricière trouve son expression dans le culte de la Terre-Mère, un culte commun à tout le continent, et l’un des plus anciennement attesté avec celui des ancêtres et des morts.

A la base de la plupart des traditions indiennes on trouve deux idées fondamentales : les êtres vivants sont les hôtes de la terre, et les hommes sont enracinés dans cette terre qui leur donne vie comme elle donne vie à la plante.

L’humain n’est pas considéré comme plus important que l’animal, le végétal ou le minéral. Tous les éléments de la Création se partagent la Terre à égalité, et chacun est responsable des autres.

Une attitude en contradiction avec la tradition judéo-chrétienne dans laquelle Dieu accorde aux humains la domination sur la Terre et sur toutes ses autres créatures.

Selon diverses mythologies autochtones d’Amérique du Nord, le monde aurait été créé par un ou plusieurs animaux…

Les animaux jouent souvent un rôle de premier plan en apprenant aux humains comment ils doivent se comporter. Dans la plupart des contes, les animaux font bénéficier leurs voisins les humains de leçons de morale salutaires.

Au cœur de toutes les cultures indiennes on trouve un même respect religieux, une même vénération pour le contexte géographique propre à chacune de ces cultures. Le paysage est sacré car il est source d’identité et de force.

Tiré du livre « les Indiens d’Amérique du Nord » de Larry J. Zimmerman collection Sagesse du Monde.

Source