Archives quotidiennes : 10-mars-2014

IF…

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If you kill a child, you kill a mother 
If you kill a mother, you kill  life 
If you kill life, you kill yourself 
Think twice when they want you to be a soldier… 

Gaëtan Pelletier

March 2014

Noire musique

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Pièce en trois actes: Le retour des messies! Mais si…

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Il est des nôtre 
Il Abu son verre comme les autres… 
Chanson à boire 
« Eh bien, capitaine, avez-vous bien dîné ? — Fort bien, monsieur, sauf la merdre. — Eh ! La merdre n’était pas mauvaise. »
Ubu roi

Le retour du Messie 

Pièce en trois actes.

Intrologie 

Le valet entre dans la pièce en hurlant:

– Sa saigneurie! J’ai trouvé ce que veut le peuple.

– Ah! Et que -t-il veut?

– Pardon, que veux-t-il?

– Un messie. Un icône plastique, capable de parler de par les conseillers, dont je suis,  c apable de transmettre des messages aux fins de conduites du pays vers un Pays B mirobolant, pardon miloborant… Un caniche de faïence made in China et s’il le faut, dans un pays d’Afrique ayant quelques affinités avec nos aspirations communes. Une porc-celaine. Un Vassilateur, un vassaliseur, ou vasalisateur,   bavard de la langue et silencieux de l’esprit.

– Mais où dénicher un tel prodige?

– Monsieur le DG , l’argent est le photoshop des institutions modernes.

– Stop! Vous n’êtes qu’un conseiller: écrivez-moi cette phrase que je la passe dans un interview.

– Soit! Mais j’exige une compensation.

– Ah! Et combien?  Je n’ai pas dit laquelle… C’est moi le subtil.

– 1$ US le mot…

– Vous êtes avide.

– Soit, mais efficace…

– Quel est votre plan?

ACTE 2

Le conseiller se penche sur la mappemonde du monde pendant que le DG soupire.

Au delà des horizons lointains, à travers les mirage mirifiques, se dessinent les collines flamboyantes des richesses du monde, remplies de toutes les trésors : or, sang, argent, cuivre et hamburgers.  ( bon! fini la petite lingerie de poésie, allons droit au but)

– Et qui vous fait dire qu’il acceptera notre plan.

Le conseiller arbora un sourire harvardien.

– Connaissez-vous la différence entre un chasseur d’élans et un politicien pieux?

– Pas vraiment…

– La grosseur de l’arme et sa prétendue capacité à contrôler et à détruire tout ce qui lui paraît sauvage, différent, bête… Au début il se renfrogne un peu. Car c’est une homme, à la base, ou une femme à la basse – ça dépend du groupe rock -, qui est bon mais qui finit dans un moule.

– Mais il faut qu’il soit bête…

– Vous avez tout compris! Un missionnaire planétaire armé. Que Dieu ait son arme! …  Il faut d’abord enseigner au peuple l’Histoire du bien et du mal  par le biais du système scolaire. Il faut faire de chacun d’eux un gonflé à bloc. L’État est une religion et les citoyens des gens prêts à aller à toutes les messes que nous offrirons. D’abord, il lui faut se faire amis avec des amis qui ont besoin d’amis. Des amis pétroles, d’anciens amis, des points G, des femmes, etc. Un homme qui enjôle est un homme qui enjôle les autres. Un séducteur Pinocchio.

Il faut tramer, Monsieur DG, il faut tramer, inventer, sculpter des complots. S’il le faut on le fera faussement assassiner. Tous les gens effrayés du terrorisme iront se cacher derrière un nez. Nous aurons un nez d’avance.

– Parfait.

  ACTE 3 

Pendant son règne de 4 ans. 72 moi. Le prêtre de la finance conduisit son peuple à la perte. Mais le DG se porta bien. Il fit venir le conseiller et lui demanda quelques explications.

– Je vais tenter de résumer. J’ai étudié Shakespeare à Yale… Alors, faites-moi confiance.

Nous avons fait assassiner un de ses collaborateur financier sous prétexte qu’il était un dictateur. Peut-être l’était-il, mais peu importe. Pourvu que ça marche. Nous lui avons fait passer une loi qui permettait d’investir dans des paradis fiscaux, de sorte qu’en reprenant vos actifs, les paradis fiscaux ne touchaient pas à votre fortune. Nous avons blanchi de l’argent en accord avec certains trafiquants et investisseurs-blanchisseurs. Nous leurs avons fourni des armes de haut calibres … En revanche. Nous avons ensuite falsifié les preuves concernant l’assassinat de l’une des leurs par personne interposée moyennant une signature d’un falsificateur génial qui est décédé à la suite d’une surdose de cocaïne. Puis nous lui avons créé des maîtresses, dont une femme de chanvre, – héroïnomane par infusion de drogues  par des procédés « propres », en payant une infirmière, morte dans un bête accident de la route avec une voiture trafiquée: les freins cessaient de fonctionner au moment où apparaissait un camion lourd en sens inverse. Le système était ensuite catapulté dans l’ionosphère. Ni vu, ni connu.

– Sublime! Vous méritez une augmentation.

Le conseiller, satisfait, quitta le bureau. On le retrouva suicidé avec une lettre de renvoi vu son accusation à un complot pour terrorisme d’État.

Épilogue ( si je me souviens bien…) 

La femme du conseiller, une superbe mulâtre, aux fessiers protubérants, entra en souriant dans le bureau du DG. Il l’embrassa et lui donna les 4 nouveaux passeports pour une île regorgeant de palmiers, aux eaux bleus, aux vagues langoureuses et lui promit une visite prochaine.

7 jours plus tard, on retrouva la famille égorgée dans une luxueuse demeure appartenant au politicien aux nombreux scandales.

Le DG fit alors passer une annonce demandant un conseiller pour une compagnie aux tentacules multiples.

Un jeune candidat, issu de Harvard, tiré à quatre épingles se présenta.

– À part vos distinctions,  à quoi vous adonnez-vous  comme hobby.

– Je suis marchand d’art, et j’adore la littérature, l’Histoire, et les biographies.

– Ah! ça. Je vous avoue que c’est unique: les biographies. Je vous engage à condition que vous écriviez la vôtre à la fin de votre vie…

( sourires)

Gaëtan Pelletier

10 mars 2014

Mains d’enfants et mains de guerres

Il avait des yeux qui souriaient  ses amours
Des mains aux mains d’enfants
 
Et sous son costume cervical
De soldat en prêtre déguisé
S’en  allait aider les pays blessés
Mission de missionnaire à fusils et balles
 
Il fit un voyage au bout du monde
Les bottes sablées, l’arme chargée  
Puis la nuit  s’épandit  en boules de feu
Au bout du monde, le sable assoiffé de sang
But la vie d’un ami, en avalant le temps 
 
Pendant six mois, au jeu de guerre
Il n’y eut plus de nuits ni de jours
Que les yeux des enfants, de vieux sourcillant
« D’où viens-tu »? , Lui demanda un vieillard ridé »
 
Fripé comme un accordéon qui ne jouait que des explosions
Il s’enferma un jour dans sa chambre carrée
Bang!
La bouche au canon, il tua le dieu
Enfermé en lui, dessiné par la valse des voix
Des politiciens qui en avaient fait le meilleur soldat
 
Tuer, c’est toujours tuer un peu des amours
Qu’on laisser derrière soi…
Sans voir ceux que là-bas il y a
Des mains aux mains d’enfants…
***
 
 
 
 
 
Gaëtan Pelletier
10 novembre 2012