Le syndrome du paralytique

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Le paralytique de Capharnaüm transporté dans son lit par le toit. Ravenne. Vème siècle.

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« Il ne faut jamais mettre ses yeux dans le même panier… »
Jim Brogan 

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« La première chose est de réaliser que le problème du monde est le problème de l’individu ; c’est votre problème et mon problème, et le processus du monde n’est pas séparé du processus de l’individu. Ils sont un phénomène commun, et donc ce que vous faites, ce que vous pensez, ce que vous ressentez, est beaucoup plus important que d’introduire une loi ou d’appartenir à un parti ou un groupe particulier de personnes. » J. Krishnamurti 

Paralysé!

Nous en sommes maintenant à un point de rupture où l’Homme complètement dégarni est devenu le plus servile des animaux. La cage est une planète contrôlée par quelques groupes qui déterminent les orientations des peuples… de gré, ou de force.

Le  totalitarisme c’est à partir du moment où l’individu n’a plus de pouvoir réel sur sa propre personne. Le problème n’est plus l’individu, mais ce qu’il a créé ou continue de nourrir en participant. Et puisqu’il est totalement démuni, désarmé, il est alors dans l’obligation de s’intégrer et de perpétuer tout le faux savoir, toutes les fausses visions d’une entreprise globale qui sculpte les sociétés. 

L’Homme est paralysé. Pétrifié dans son rôle. Plus le pouvoir mondialiste s’accentue, plus le pouvoir individuel rétrécit. Et plus l’individu rétrécit, plus il  est  formaté à un rôle de robot social ouvragé par l’exorbitance et la capacité d’une machine emportée, brutale, déchaînée. 

Analyser, comprendre, et hurler dans le vide. 

Analyser, critiquer, comprendre ne disloque pas, ne brise pas la machine ou la cage politique mondialiste dans laquelle est enfermée  notre créature du 21 ième siècle. La connaissance des rouages d’un système n’ébranle  pas le système puisqu’elle n’a pas mainmise sur le mécanisme qui le fait fonctionner.   L’Homme est enfermé dans une cage qu’il a construite, mais il n’est plus propriétaire de la cage. Il peut seulement la décrire. Il peut y vivre, mais il ne peut qu’être momifié, enrubanné dans une ribambelle de rubans invisibles, camouflés, cachés. Ceux  qui sont  visibles le sont parce que le système maintenant robotisé, fortifié, donne accès à certaines parties de la connaissance sans toutefois livrer le plan « mouvant », serpentin, qui s’actionne et a le pouvoir de se modifier selon les humeurs de la race humaine.

L’ordre établi, les nouveaux rois invisibles, achètent les valets qui les serviront. Et plus les aspirants sont pauvres, plus la participation – si lointaine en apparence soit-elle – est nombreuse en fonction du facteur de pauvreté « alimenté » par notre prétendue ère d’austérité. Véritable ou non, elle a été volontairement crée pour la domination « douce » qui fonctionne parfaitement.

Le paralytique vit sous l’effet de la pub des dirigeants réels ( les  les promesses  douteuses des valets +… Car ils sont cotés à la bourse du pouvoir. Mais la cote est déterminée en fonction d’un but précis. Il faut être « un peu » de ce qu’ils sont. Et pour l’être, vous devez avaler un peu de leur potion.

La faim des esprits faibles est déterminante. On creusera ventre et assiette s’il le faut. C’est de la disette qu’est alimenté le système. La disette de l’ignorance et de la faculté de l’esprit à être cette éponge assoiffée.

D’où la sécheresse de ce monde qui paralyse toute effective évolution vers une société meilleure.

Gaëtan Pelletier

Mars 2-14

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