Archives quotidiennes : 1-mars-2014

Serge Reggiani – Les mensonges d’un pere a son fils

Le temps, petit Simon,
Où tu m’arrivais à la taille
Ça me semble encore tout à l’heure
Mais déjà, tu m’arrives au cœur
Pour toi commence la bataille

Le temps, petit Simon,
Que je te fasse un peu l’école
Me semble venir aujourd’hui
Redonne-moi de cet alcool
Que je te parle de la vie

Tu verras
Les amis ne meurent pas
Les enfants ne vous quittent pas
Les enfants ne vous quittent pas
Les femmes ne s’en vont pas

Tu verras
On rit bien sur la Terre
Malbrough ne s’en va plus en guerre
Il a fait la dernière
Tu verras

Et puis, petit Simon,
Chez nous, personne ne vieillit
Nous sommes là et ne crois pas
Que nous partirons d’aujourd’hui
Pour habiter dans autrefois

L’amour, c’est tous les jours
Qu’on le rencontre dans la vie
Et rien ne passe et rien ne casse
Redonne-moi de l’eau-de-vie
A peine, à peine, voilà, merci

Tu verras
Les amis ne meurent pas
Les enfants ne vous quittent pas
Les femmes ne s’en vont pas

Tu verras
On rit bien sur la terre
Malbrough ne s’en va plus en guerre
Il a fait la dernière
Tu verras

Les femmes infidèles
On les voit dans les aquarelles
Elles vous querellent sous les ombrelles
Dans la vie, ce ne sont pas les mêmes
Elles nous aiment, elles nous aiment

Un homme, petit Simon,
Ce n’est jamais comme un navire
Qu’on abandonne quand il chavire
Et tout le monde quitte le bord
Les femmes et les enfants d’abord

Tu verras
Les maisons ne meurent pas
Les idées ne vous quittent pas
Le cœur ne s’en va pas

Tu verras
Tu va suivre en beauté
Les chemins de la liberté
Tu vivras tu verras
Comme moi

Le temps, petit Simon,
Où tu m’arrivais à la taille
Ça me semble encore tout à l’heure
Mais déjà, tu m’arrives au cœur
Pour toi commence la bataille

Alors, petit garçon,
Moi qui t’aimais, toi qui m’aimais
Souviens-toi que ton père avait
Une sainte horreur du mensonge
Une sainte horreur du mensonge

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Les dieux invisibles

Ce printemps, il y aura des érections au Québec

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« Politicien: personne engagée dans un combat qu’il croit gagner… Comme les soldats dans les guerres… » 

J.M. Beau 

Quand vient le printemps, le besogneux politicien, artifice d’outre-tombe, tombe béatement dans le désir d’accoupler son ego à de grandes réalisations. C’est un corbeau sur un arbre perché…  

Renardeau n’est pas loin. Dans son dos avec un long couteau.

Le trou-du-cul fait l’amour aux armateurs. Crédule comme crésus. Il passe comme tous les prêtres frileux, langés de noir, dans sa minus religion. Car tout est dogme. Ce que l’on croit provient le plus souvent chez l’humain de ce qu’il n’a pas mis en doute. Croire, c’est mourir…

Pour le politicien, l’argent, c’est les fleurs que l’on donne au peuple pour se faire élire. La belle tendresse en provenance de la banque. Il aime son peuple, et de temps en temps son peuple l’aime. C’est gracile! Car le peuple « fiancé » se fait demander en mariage par un né poux futur. Sorte de cloporte bien vêtu pour le temps des préliminaires.

En politique, il n’y a que des préliminaires. En fait, tout est in vitro: la bouteille du néolibéralisme qui a sa banque de sperme dont le but est d’acheter toutes les banques de spermes. tumblr_mysajcb0Vz1s8tcm2o1_1280

Des éléphants dans le noir. Et pas de mémoire.

On pourrait se faire un collier bidon avec tous les politiciens qui ont passé au dernier siècle: le 20 ième. Leur réussite nous a menés au 21 ième. Ce mollusque à cravate, endimanché, avec sa ligne de parti, partent tous… Oui! Comme nous tous: cimetière.

Ça fait des millénaires que les humains, les vrais, égrènent des chapelets de repetatur, se louent des dieux…

Pour faire un calcul simple et concis: dans cette vie, il y a plus d’idiots qui partent encore plus idiots qu’au moment de leur venue au monde. Ils ont passé sous le formatage incessant, tambourinant, ils meurent comme une ride au fond du visage de la terre. Sans rien emporter… Même pas une phrase intégrée.

Le bidon mène au bidon.

Eh! Oui! C’Est le temps des érections… On promet! On promet! On promet! On nous a floués pour emplir un portefeuille qui vomit au printemps comme les érables.

Courons voter… Nous sommes les arbres, et eux les petits représentants des propriétaires.  Courons pour nous habiller un peu… Courons! Courons! Courage!

Ce printemps, nous aurons un monde propre. La neige sera transformée  en eau, et les rivières seront remplies de truites, avec en dessous un gazoduc de l’eau la! la! On sera nus, mais au on aura des AK47 pour nous défendre ou faire de petites révolutions entre clans. Quand on sait qu’une balle c’est le prix d’un pain, ceux qui dirigent le monde savent que notre vraie faim est dans notre cerveau: on mange de la bêtise. Notre mets préféré…

C’est la seule chose qu’il faut savoir pour comprendre un peu comment fonctionne ce monde et pourquoi nous sommes nus et armés, le cerveau en érection, et une arme vendue  le prix de quelques harengs pourris, pour quelques requins en santé.

Hé men…

Voter, c’est se suicider avec un bout de papier…. Tout ça, les yeux fermés, en suivant  une route cartographiée par un aveugle.

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Gaëtan Pelletier

Mars 2014