Petit castor à banques

Ils ont les frissons accrochés
À des cordes à linge étirées
Finement  séchés, de menteries barbouillées
C’est le temps des fleurs de plastique
Et des chefs qui s’astiquent
Du soulier jusqu’au cerveau
Pour les semailles de  la carotte élastique
 
 
Ils mettent les truites en bouteille
Pour nous  électriser
La shoah de la merveille
Des rivières dérivées
 
Petit castor à banques
Ne te laisse pas voler
Ton barrage, ta maison
Ne les laisse pas bouffer
Tes arbres et ton eau
Pour une banque, un caveau
 
On fera tout pour  t’encoffrer
Dans des cages de glaçons
Le grillage manufacturé
Aux chants des chiffres ronds
 
Ne te laisse pas mourir!
Ne te laisse pas mourir! 
Réveille tes enfants
Cette mine de robots
De cuivre éclectique
Par où passe leur courant
 
 
 
 
Gaëtan Pelletier
Mai 2012
 
 
 

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