Archives quotidiennes : 8-janvier-2014

Ingérence, je te hais!

Ingérence

 

La vérité absolue n’existe pas.  À chacun a la sienne.

Si demain, j’entre chez vous pour vous dire que votre maison n’est pas bien construite, que vos enfants sont mal élevés, que vous n’êtes pas heureux, que votre jardin n’est pas beau… vous risquez de me renvoyer chez moi avec un coup de pied au derrière!

Mais si demain, je vous invite chez moi en vous expliquant pourquoi ma maison ne prend pas l’eau, pourquoi mes enfants ont l’air équilibré, pourquoi mon jardin donne une impression de tranquillité…. vous risquez de vous intéresser à mes coutumes et à mon savoir faire.

Quand nous avons viré nos rois, le peuple était arrivé, de lui-même à saturation. Personne n’est venu nous dire ce que nous devions faire. Quand les Russes ont viré leur tsar, personne n’est venu leur dire ce qu’ils devaient faire. Pour qu’un humain ou un peuple grandisse, il doit suivre une évolution qui lui est propre. Pas celle du voisin. Chacun doit vivre sa propre expérience avec ses hauts et ses bas, ses contraintes , ses souffrances, ses joies… On ne peut pas imposer, quelles que soient les raisons, politiques, religieuses, économiques, humanitaires… une façon de voir ou de vivre…  à personne.

Nous ferons changer les choses par l’éducation, le respect, la tolérance…

Si je vous dis ce que vous devez faire, vous allez vous braquer . Vous n’accepterez pas tout de suite ma façon de penser, car vous ne la comprendrez pas. On ne peut pas demander de passer du blanc au noir ou inversement sans passer par des nuances.

En mettant notre nez dans les affaires des autres, non seulement nous déstabilisons des personnes mais des sociétés entières. Qui plus est, qui nous dit qu’en allant aider les uns ou les autres nous aidons les bonnes personnes. Comment savoir qui est qui? Nous ne sommes pas imprégnés des coutumes, des mentalités, des façons de vivre de ceux chez qui nous mettons notre grain de sel.

Par ailleurs, combien de fois avons-nous aidé quelqu’un et  pris un retour de bâton? Parce que nous n’avions pas toutes les données de la situation.

Arrêtons de vouloir que tout soit comme nous, occidentaux. Laissons les peuples avec leurs différences, leur coutumes, leur façons d’être. Arrêtons de tout globaliser, jusqu’aux hommes que nous voulons tous faits dans le même moule. Et puis surtout, nous n’avons pas la vérité absolue, alors comment pouvons-nous oser l’imposer à d’autres?

http://humeurenblog.wordpress.com/2013/01/14/ingerence-je-te-hais/

Candide

L’écovillage bâti à l’envers qui veut remettre le monde à l’endroit

HAMEAU DES BUIS

L’écovillage bâti à l’envers qui veut remettre le monde à l’endroit

PAR AGNÈS ROUSSEAUXIVAN DU ROY 28 OCTOBRE 2013

Au Hameau des Buis, au cœur de l’Ardèche, se joue depuis dix ans une aventure humaine peu ordinaire. Autour d’une école à la pédagogie innovante s’est construit un écovillage, rassemblant ceux qui veulent vivre différemment, en conjuguant acquis de la modernité et sobriété écologique. Sur ce lieu, des maisons bioclimatiques, bâties avec des matériaux écologiques et locaux, ont vu le jour. Et des liens intergénérationnels, basés sur l’écoute et la solidarité, se tissent. Petite visite de ce projet expérimental, où les habitants apprennent à vivre ensemble, autrement.

C’est un village qui s’est construit à l’envers. L’école bien avant les premières maisons. Les enfants y ont précédé les habitants. Autant dire que ce hameau, perché sur une colline rocailleuse de l’Ardèche, à équidistance entre Aubenas et Alès (Gard), est loin d’être ordinaire. L’école d’abord, ou plutôt « La ferme des enfants ». Elle est ouverte en 1999 par Sophie Rabhi-Bouquet, fille de l’écologiste Pierre Rabhi. Jeune maman, elle s’inspire de la pédagogie théorisée par Maria Montessori. Et entre garrigue et vallée minérale, il n’y pas meilleur endroit pour pratiquer une éducation « ouverte », agrémentée d’un retour à la campagne.

Malgré le relatif succès de l’école qui attire une douzaine d’enfants des environs, les financements manquent. C’est là que germe l’idée d’un hameau écologique, dont une partie des loyers financera l’infrastructure scolaire. Le Hameau des Buis, village bioclimatique et collectif, est né. Les sept hectares de terrain, dont un est constructible, sont achetés par une société civile immobilière. « Mais nous ne sommes pas des promoteurs », sourit Laurent Bouquet, le compagnon de Sophie Rabhi. La SCI appartient à l’association dont sont membres les résidents. Les familles qui souhaitent s’installer au hameau lui prêtent de l’argent à taux zéro. De quoi financer les constructions où elles emménageront. Si elles quittent leur habitation, le capital de départ, indexé sur l’indice de référence des loyers, leur sera remboursé.

Trois fois moins énergivore

Une fois installés, les habitants paient un loyer – 500 € pour une maison de trois pièces – qui sert à financer les infrastructures collectives, dont l’école. Car la solidarité intergénérationnelle est de mise. Les retraités contribuent ainsi directement à faire vivre l’école, même si personne de leur famille n’y est scolarisé. « Nous n’avons pas de modèle économique à construire, mais des enfants à servir », résume Laurent. Grâce au renfort de 1 500 bénévoles pendant les quatre années qu’ont duré les chantiers et au « coaching » de l’association Négawatt, chaque logement a été bâti en trois mois.


En 2007, la première famille emménage. Et découvre ce qu’est une maison bioclimatique : nul besoin, ou presque, de chauffage en hiver ni de climatisation en été. L’orientation des baies vitrées, l’isolation thermique et phonique, la superposition de pierres et des vitres, aidée par l’ombre de la végétation en été, leur permet « de se défendre toute seule ». Résultat, selon Laurent Bouquet : les habitations consomment en énergie (électricité, chauffage au bois…) moins de 40 kwh/m2, soit quatre fois moins que la consommation moyenne [1] ! Une économie d’argent pour les résidents, une économie de CO2 pour l’atmosphère, une économie énergétique pour le pays.

Des bâtiments en filière courte

Autre originalité, bien éloignée de l’uniformité des zones pavillonnaires qui encerclent les grandes agglomérations, les maisons sont construites aux deux tiers avec des ressources locales : briques en argile et pierres de taille proviennent du terrain, la paille qui sert d’isolant est récoltée dans les champs des plaines en contrebas, le bois des façades est celui des forêts d’Ardèche. Un chantier aux airs d’« architecture de cueillette ». « Nous avons quand même eu besoin de l’industrie », précise Laurent. Pour les vitres ou les panneaux solaires, qui procurent de l’eau chaude, notamment.

Des toitures végétalisées adoucissent l’omniprésent environnement minéral. Certains équipements, comme les machines à laver, sont mutualisés. Les bâtisses sont assez proches les unes des autres, pour éviter l’étalement. Nul besoin de grands jardins privatifs : la nature est partout. « Il y a une certaine densité, mais pour permettre aux gens d’être au calme, l’insonorisation a été particulièrement travaillée. » Enfin, des bassins en phyto-épuration, où plantes et vases agissent comme des filtres, retraitent les eaux du hameau.

Démocratie rurale

Le Hameau des Buis compte désormais une soixantaine d’habitants, dont un tiers d’actifs et deux tiers de retraités. Sans oublier les 50 élèves de primaire et la quinzaine de collégiens. L’éco-village expérimente aussi une autre forme de participation démocratique locale. Les décisions sont prises une fois par mois par« tous les résidents et tous les gens qu’elles impactent. A chacun de sentir si c’est juste pour lui ». Le collectif tente de ne pas s’enfermer entre une majorité et une minorité, se figer entre un oui ou un non préalable à toute action. « C’est seulement après avoir expérimenté une solution, que l’on vote pour la valider. Entre la dualité du oui et du non, il y a un océan de possibles », décrit Laurent.

Pour demeurer ouvert au monde qui l’entoure, le « hameau global et solidaire » dispense des formations en écoconstruction ou en création d’écovillage (voir son site). Cette « communauté de conscience » essaimera-t-elle au-delà des collines ardéchoises ? « Le principal facteur d’échecs, c’est nous-mêmes », philosophe Laurent. Reste qu’ériger les écovillages en modèle est loin d’être une évidence pour bien des gens… Et pour de nombreux et puissants intérêts privés.

Texte et photos (hors une) : Ivan du Roy
Vidéo : Agnès Rousseaux

Photo de une : tirée du diaporama réalisé par le photographe Xavier Pagès sur la construction du hameau

Voir le site Internet du hameau des Buis et de La ferme des enfants

Dieudonné M’bala M’bala, le 45 tours

 En 2004, le B’nai B’rith, d’abord inquiet de voir Dieudonné se produire au Festival Juste pour rire, au Canada, juge en définitive que le spectacle ne relève pas de la plainte en justice, et qu’il n’est « pas raciste » mais qu’il est « de mauvais goût » et généralement insultant pour tout le monde32. Wikipedia

Dieudonné reste une insulte à l’intelligence, à la dignité et à la virilité des français, mais il faudrait tout de même commencer à réaliser que l’extrême-droite n’a jamais été aussi florissante que depuis qu’elle est interdite au nom du « Politiquement correct ».

Anne Wolf

– Quand on vient au monde, on est tous de la même couleur … mauve.

Yvon Deschamps

**********

FACE UN DU DISQUE

Est-ce si intéressant le « cas Dieudonné »?

Je n’avais nulle intention d’en parler puisque Dieudonné ne mérite pas que l’on consacre 17, 20 ou 30 articles.  Mais il est bon de « s’autoexorciser » pour s’en délivrer. Et après avoir lu des dizaines de « commentaires », il y là une encyclopédie d’insultes pour ceux qui veulent se consacrer, s’entre  conspuer à cet « art ».

Comment un type aussi « savoureux » a-t-il délaissé  sa carrière d’humoriste, son talent indéniable d’acteurs, champion de la mimique,   pour se livrer  à un combat politique sans finesse?

Un humoriste, c’est quelqu’un qui a le sens de l’humour…

On a oublié le génie de Coluche et    d’autres « grands »  qui ont su dénoncer les travers d’un peuple, d’un monde insensé sans,   pendant une décennie, seriner  le refrain de la Shoah!

Faut-il payer un ticket pour constater  que le sionisme  a passé La Palestine au séchoir? Et qu’il est actif partout  ( 1)

Si au Québec, on parle de « droit à la liberté de parole » – et que certains auteurs quittent des sites français pour pouvoir dire ce qu’ils ont à dire, – ce n’est pas parce que les humoristes ne se payent pas la tête des gens, et qu’ils ne ratent pas la cible,  c’est que nous avons un pouvoir d’autodérision sans doute plus grand.

Si Dieudonné n’est plus un humoriste, alors plusieurs  payent  pour aller voir un agitateur habile, un  politicien au but nébuleux. Sorte de harpe à trois cordes dont nous nous plaignons chaque jour à travers les politiciens et les banquiers, les « grands de ce monde ».  C’est à se questionner si Dieudonné n’est pas un manipulateur de ses « fans ».

Une caisse de son pour le peuple qui n’a d’autre moyen pour régler le sort du monde, ses faiblesses, ses injustices.

C’est jeter son argent par les fenêtres : nous en avons élus  et ils nous coûtent les yeux de la tête. Nous les avons élus pour changer le monde, et ils sont restés, en jouant à la chaise musicale. Le « régime globaliste » est là… Et Dieudonné est devenu une sorte de disque éraillé.

FACE DEUX DU DISQUE

Le « message » de Dieudonné et là. Le transport est visqueux, mais il est là. Ses petites fournées étirées embrasent les déchirés, les analystes perdus, engraissant les forums des grands journaux français pollués d’intellectuels au cerveau scalpel.

Le problème n’est pas qu’il a tort, le problème n’est pas non plus la liberté d’expression, car il finira toujours par l’avoir… Il pourra déménager en Russie comme Snowden… J

Alors qu’est-ce qui fait « fonctionner » Dieudonné? Le FIDÈLE  ET L’INFIDÈLE.

Plus humoriste, à peine homme politique, profiteur, il est devenu Gourou. Eh! Oui! Gouru.

Dieudonné est maintenant une religion : et comme dans  toutes les religions, mon Gourou est le meilleur que le tien. Scission! Guerres! Massacres !  La même formule…

Le peuple juif n’a peut-être pas le monopole de la souffrance, comme il se plaît à dire, mais elle est sans aucun doute, un petit lobby frustré qui n’est pas sans jouer de « la politique » pour faire taire la face deux du disque.

POST SCRIPTUM

Si les humoristes  québécois ont pu faire autant rire et autant dévoiler les travers du peuple québécois, c’est qu’ils ont eu des humoristes – pour la plupart de grands humanistes- sympathiques.

Sympathiques. Empathiques. Souvent acides, mais dans des méchancetés trafiquées. Car, au fond, c’est l’Homme derrière tout ça, celui qui transporte le message,  celui qui a b esoin de faire prendre conscience aux gens de leur identité, leurs tics sociaux. Alors, Monsieur Dieudonné est-il sympathique? Humaniste?

Je vais faire mon québécois: « Il est chiant comme un intellectuel français ».  T’écris 10 lignes, il t’en envoie 100. Mais c’est pire en France: un Français écrit 100 lignes, il y a 100 intellectuels qui lui écrivent ce qu’ils savent de « mieux » sur le sujet.

C’est comme ça qu’est née la « querelle » et la quenelle  Dieudonné qui risque de provoquer un mouvement « d’arrêt sur image » de la liberté d’expression. Et c’est l’État qui en profitera.

Achetez donc des billets pour les spectacles -et non les réunion- d’Anne Roumanoff. Même si elle a des origines juives…

Sympathique! Drôle! Percutante! Intelligente! Elle ne changera pas le monde, mais elle vous changera…

Anne Roumanoff

Ajout

« Les Noirs ne sont autorisés que dans quelques plages d’expression : le sport et l’humour… et on ne pourra jamais aller plus loin, avoir des responsabilités car les Noirs ne sont que des grands enfants, des clowns pour le Blanc esclavagiste, le capitaliste puissant ; il n’y a pas beaucoup de différence entre les patrons de TF1 et le Blanc qui gérait les plantations aux Caraïbes ; ils considèrent les Africains et les Antillais comme des gens de carnaval, de fête ; on ne parle que pour faire rire ; jamais nous ne pourrons être des hommes de pouvoir […] Lutter contre la discrimination raciale, c’est aussi demander au garant de cette soi-disant morale, le pape Jean-Paul II, de démissionner ; car il n’est pas l’envoyé de Dieu, c’est un homme comme les autres ; l’Église catholique cautionne l’argent, la différence et le racisme ; après avoir demandé pardon à Dieu, le pape aurait dû dire à l’humanité : « vous êtes libres », car aujourd’hui, les hommes n’ont plus besoin de leader. »

Ces propos lui vaudront un procès pour « diffamation raciale et religieuse » de la part de l’AGRIF, association de lutte contre le racisme anti-blanc et pour le respect de l’identité française et chrétienne, proche de l’extrême droite77. Condamné en première instance, Dieudonné est finalement relaxé en appel en mars 200278. Dieudonné

Au Québec, ce genre de propos aurait passé …libre et assez aisément.  Étrangement, la seule véritable plainte contre les humoristes québécois a été lancée par la Ligues des noirs du Québec  en 2008 dans un sketch banal. (2)

1-      http://www.mondialisation.ca/comment-fonctionne-le-lobby-sioniste-aux-usa/3203

2-      https://gaetanpelletier.wordpress.com/2009/01/11/bye-bye-2008-la-ligne-des-moirs-outree/

Comprendra qui comprendra, nous n’avons pas le même accent, mais nous faisons un effort.

Pierre Légaré est un Psychologue qui a fait carrière en humour!

Rachid Badouri et Arthur – Sketch du Génie

 

Gaëtan Pelletier

8 janvier 2013

Progrès