Archives quotidiennes : 3-janvier-2014

L’art ultime

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Le grand art, c’est de faire pleurer un aveugle et faire entendre à un sourd que le toucher peut tout voir en parlant.

Gaëtan Pelletier

3 janvier 2014

La Terre est un oeuf

oeuf

poules

Texte datant de 1835 : ICI 

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Desport. 

« Sport vient du vieux mot français « desport » ou « deport » Se déporter signifiait s’amuser » Albert Jacquard, J’accuse l’économie triomphante, page 69. 

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Politiciens, financiers, banquiers, PDG, peu importe: nous sommes tous le petit déjeuner avant la finale: la fin du monde. La Terre commence à avoir le souffle court, son cancer est généralisé, mais les crétins de médecins continuent de fabriquer et de vendre la boustifaille de failles en failles. Ils ont la vue longue comme une canne d’aveugles.

Et nous sommes tous le petit œuf d’un grand œuf.

Les détatés 

1001, 2009, 11 septembre, bûcher de Jeanne d’Arc, 696, 1965, 1492, c’est la même histoire. Les poules sont tellement poussées à pondre, que leur blanc est liquide et le jaune a l’air abattu. Prématuré. La société fabrique des prématurés. La technologie, c’est la guillotine électronique… Bang! T’entends rien. T’as plus de tête. T’es déplumé! Viva le progrès! Et tes plumes s’en vont dans les oreillers des paradis fiscaux.

On s’en va lentement vers la « prémature »: les enfants sont dans un poulailler de luxe dès 4 ans, chauffés dans les écoles, puis ils sortent à 30 ans prêts à une carrière. C’est la première fois dans l’Histoire qu’un Dr en Philosophie peut conduire une taxi à Montréal ou à Paris. Pour « gagner sa vie »…

Quand un adulte d’un pays développé (sic) coûte trop cher, on déménage la compagnie dans un pays pauvre: les enfants en coûtent pratiquement rien. Et les fils et filles de la petite bourgeoisie s’habillent avec fierté de la shoah planétaire.

J’en frise…

Le confort de la poule 

Le petit confort de la poule assise dans sa voiture de luxe dépend de l’inconfort du bambin, le petit P rince de Saint-Saint-Saint-Exupéry … Le petit Prince avorté.

Si l’enfant est l’avenir de l’Homme, on massacre l’œuf dans un format qui l’écrase dans la liberté imposée digne du nazisme qui a changé de visage. Profile bas, le nazisme rose… Profile bas… Sniper social!

Du prédateur sexuel au prédateur social 

Quand il s’agit d’enfants,  on hurle devant les prédateurs sexuels, destructeurs de vies.

Ah!

Mais devant les prédateurs sociaux, on ne parle pas. On ne les voit pas. Il faudrait nous désaveugler. Le « monde moderne » est basé sur le viol total des enfants pour des motifs économiques.

«  Chérie, nous allons boire du champagne et manger du caviar » ( extrait d’un dialogue de film).

Et du veau… Plus c’est jeune, plus c’est bon! On le mange quand il pétille, avec ses petits doigts. Et pour les œufs, on mange, en fait, avant qu’il ne soit poule ou poisson.

Le scandale des « religieux » déflorant des enfants, ça vous répugne? À l’échelle planétaire, vos enfants sont des œufs de la Vie. On les bouffe pour tartiner le luxe.

666, 1929, 1234, 1808, peu importe! Dans les antres de la Terre de Zola, dans les mines invisibles d’Afrique, dans les eaux volées en Amérique Latine, dans la NSA, ce grand viol des intimités et des droits humains dans un monde dit « libre », le prédateur, offusqué du « sexuel », ne se gêne pas pour déflorer les enfants et en faire des soldats.

Un autre œuf…

Et dans une perspective cosmique, nous, les « évolués », adorateurs de technologies, vivant sur une planète toute petite,  chauffée par un poêle, le soleil, nous n’avons pas su faire de ce monde un peu de confort.

Nous avons chauffé un prématuré…

Un autre œuf à bouffer…

Caviardons!… C’est la grande mode que de se plaindre de la censure.

Nous sommes censurés dans nos êtres et nos libertés. Caviardés!

Il y a toujours du neuf sur du n’oeuf….

Gaëtan Pelletier

3 janvier 2014

Le mort assis


J’ai dit à cet homme, assis
«Il faut changer d’idée
Il faut changer d’idée
De temps en temps
Comme on change de vêtements»

Il n’a pas bronché et s’est enfui
En dedans de lui
Dans son huître-banque

Tout gras, tout bedon
Enceint de lui-même
Il était certain de cette conviction
Qu’il s’était mis au monde
Sans trop de socialisation

Du plafond de son bureau
La pluie de dollars tombait
Tombait, de ce qu’il vivait
Creusant la tombe des autres

Je sortis
«Mon homme est mort», pensais-je
«Mon homme est mort,
Comme le chien l’est après sa mort».
Mais non, il sort tout vivant
Pour aller à son église : la banque

Mort assis, tout  moisi
Il laissa son parfum cramoisi
Me salir en passant
Il était mort, mais debout…

Gaëtan Pelletier
17 févr. 09