Archives quotidiennes : 1-janvier-2014

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Que les drones se transforment en Boomerangs…

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Bye! Bye! 2013: le meilleur depuis des décennies

byebye2012

Coup de théâtre: Véronique Cloutier, Louis Morissette, Hélène Bourgeois Leclerc, Joël Legendre et Michel Courtemanche, qui avaient pourtant annoncé qu’ils ne reviendraient pas au Bye Bye, seront dans notre télé le 31 décembre!

Ils seront toutefois entourés d’une brochette d’humoristes: François Morency, Jean-François Mercier, Martin Petit, André Sauvé, Laurent Paquin, les Denis Drolet, Claudine Mercier et Jean-Michel Anctil.

Radio-Canada parle d’une formule renouvelée et cite Louis Morissette: «L’ajout de ces humoristes de talent donnera un nouveau souffle à l’émission et apportera un regard différent sur l’actualité de l’année.» La Presse, Richard Therrien 

Louis Morrissette et Cie, 2008

Le mécontentement à l’égard du Bye Bye 2008 s’est matérialisé en de nombreuses plaintes déposées au bureau du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC); signe qu’en humour, ce qui fait rire les uns peut faire grincer les dents des autres.( Cyberpresse, Fannie Olivier)  La Vidure 

Ce fut sans doute un épisode difficile pour le couple Cloutier-Morrissette. Ils avaient dû s’expliquer dans une sorte de conférence de presse pour … s’expliquer.

Le Bye! Bye! 2013 sera considéré, non seulement comme une revanche, mais une nouvelle manière de faire les Bye! Bye!   En fait, l’attente du public n’est pas  dans le génie des  maquillages, mais le rire. Un Bye! Bye! sans rires est un Bye! Bye! raté.

L’intelligence des textes et la quasi absence des moments morts ont transformé le Bye! Bye! en un « show extrême ».   L’idée de glisser des capsules de nouvelles avec Laurent Paquin, style « Saturday Night Live » venait fragmenter les longs monologues ou chansons auxquelles on nous avait habitués.

La réussite des du spectacle était dans le rythme, l’absence de moments « morts » ou ennuyants, – centrés sur la politique ou autre sujet allongé et plat.  Une part d’autodérision du show-business lui-même. Fallait le faire. Car le dérisoire n’existe pas seulement en politique mais dans la « culture » de la télévision québécoise, ou du cinéma. Puis une beau clin d’oeil original sur Hanna Montana  jouée par le moins érotique des comédiens québécois: Antoine Bertrand. « Normalement », on aurait caricaturé la scènes avec une comédienne de talent, avec un « corps de talent »…  🙂

Le lapin dans le chapeau du génie 

On aurait pu s’éterniser sur la Commission Charbonneau… Mais le coup de génie fut de jouer avec les antipodes: André Sauvé le cérébral questionnant confronté aux Denis Drolet.

Si le Bye! Bye! avait été un plat à bouffer, les « convives » devraient enfin accorder la meilleur note pour la recette: 9/10.

Réussir un Bye! Bye! c’est faire rire, étonner, surprendre. On peut oublier les apparitions en flash, telles celle de la mairesse de Lac-Mégantic ou Annie Brocoli, mais l’effet de l’ensemble de ces apparitions soudaines -incongrues nous a dérouté. Faire rire c’est ne pas deviner la blague qui arrivera… Et tout cet ensemble bien huilé dans des pubs « adaptées ».

La leçon du Bye! Bye! 2013 

Tous les Bye! Bye! précédents nous ont fait croire qu’il fallait adapter le Bye! Bye! à la revue des événements de l’année. Le coup de génie fut celui d’éviter le piège de la revue… Et l’autre, de l’avoir fait en coups d’œil rapides, sans s’éterniser sur certains événements.

Cette louange pourrait aller au montage du « spectacle »: Impeccable! Mais c’est surtout l’ensemble qu’il faut non seulement saluer mais réfléchir. Dans cette mouture moins givrée, plus mouvante, les futurs Bye! Bye! devront adopter cette formule de capsules courtes, « punchées », comme le sont les spectacles des meilleurs humoristes.

Il est difficile de cerner, d’analyser une telle réussite, car tout tient dans le « ciment » qui a pris en enlevant le trop d’eau délayant les Bye! Bye! de jadis.  Comme dirait le coach du CH: c’est un travail d’équipe. Un travail d’équipe et de plaisir.

Il ne sera plus possible désormais de revenir aux anciennes formules des Bye! Bye! Puisque celui-ci a réussi à nous faire rire, les suivants n’auront pas d’autre choix que… de nous faire rire.

Mais la plus belle réussite du Bye! Bye! est que le couple Cloutier-Morrissette  a su – avec tous les complices aux talents divers et éclatés ,-  se remettre un peu des critiques des années passées. Critiques qu’il ne méritait pas.  Mais passons…

Autodérision

Les années se succèdent avec les grands projets politiques ( La Charte), mais avec un désir de délivrance du peuple des coups ratés dans de nombreux domaines. Les Bye! Bye! c’est l’occasion de nous « autodéclarer » idiots, stupides, et ratés… C’est l’occasion de rire de ce que nous sommes en tant que peuple, en élisant de la racaille, de nous qui écoutons et nous gorgeons de l’insipide d’une certaine forme de télévision, oui, de rire de ce que nous sommes.

Tout cela en une heure.

Ne reste plus qu’à attendre l’an 2014, et sa ribambelles d’imbécillités.

À se demander si le rire n’est pas l’ultime intelligence qui nous reste. Car à travers les échecs et les absurdités répétées au fil des ans et des ans, on peut se soulager en une heure et en recommencer une autre…

Rire des élus pour lesquels nous avons voté… Rire des émissions que nous « aimons » regarder c’est une belle autodérision.

Mais il ne manquait qu’un sujet: l’économie.

Le ridicule ne tue pas, mais l’économie, elle, sait nous tuer un peu chaque jour…

Gaëtan Pelletier

1 janvier 2014

P.S.: On peut aussi lire les critiques styles « La Presse » que l’on retrouve ICI. (« Plus de pour que de contre ») .   On peut bien décortiquer les sketchs un à un , « j’ai aimé », « j’ai pas aimé », mais on oublie que le Bye! Bye! n’est pas un spectacle « d’œuvres choisies » mais un « choix » de ce qui s’est passé. Peu importe le choix des événements, car on ne pourra les couvrir tous.

La critique est simple: on rit ou on rit pas.