Archives quotidiennes : 13-novembre-2013

La feuille qui nourrit l’arbre

 

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Les grands connaissent la grandeur des petits

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Les moulins à Ô!

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Le Québec est sur le point de devenir le plus important bassin d’expérimentation au monde pour l’énergie hydrolienne en fleuve et en rivière, grâce à un projet de parc hydrolien de démonstration dans le fleuve Saint-Laurent de 130 millions de dollars, auquel contribuera le gouvernement du Québec à hauteur de 85 millions.

L’annonce a été faite lundi à la toute nouvelle usine de RER Hydro à Bécancour par la première ministre Pauline Marois. Source

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Quant à l’homophone ô, appelé parfois ô vocatif, il s’emploie dans des contextes littéraires ou emphatiques, sauf dans l’emploi à valeur ironique ô combien. Cette interjection sert à introduire des invocations, à interpeller ou à exprimer poétiquement un sentiment intense  (Source

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Pendant que l’on veut faire traverser le Canada par un énorme tuyau pour le pétrole, des zinfimes projets « verts » viennent masquer la réalité. Les chantre mous du développement « durable » veulent  nous larguer leurs projets d’hydroliennes.

Don Quichotte va se mettre à la nage! Je suis tout Ô! S’il ne reste plus de poissons dans le Saint-Laurent, il reste au moins du courant. On mangera du courant…  Les chiffriers de l’Apocalypses sont des perles: je n’ai jamais vu autant de gens tricoter des projets comme des paires de bas pour les gens qui ne peuvent plus marcher. Nous sommes à genoux jusqu’aux antidépresseurs! Comme disait le laïc: « Prière de ne plus en rajouter ».

L’égo électricité 

Je le répète: pour remettre les gens au travail, il faut souder des alternateurs aux bicyclettes stationnaires et faire pédaler les gens en les payant au Kilowatt-heure. Fini l’embonpoint, terminé le laxisme et la dégradation-continue. L’occidental sera musclé comme un nazi. Et les beignets enrobés de sucre blanc, bannis.

(M)Nous, citoyens…  

Nous sommes à sous de bouffe ou à bout de souffle.  Pendant ce temps, au pays des la mondialite, ils pourparlent avec des bouteilles d’eau. Si ce n’était pas sérieux, ce serait drôle: des tête d’eau qui n’ont pas leur hydrolienne. Pourquoi pas d’infimes implants d’hydroliennes dans ces têtes d’eau?

Comme dirait Réjean Ducharme: « Va savoir! ».

Tu l’as dit Mamie, la vie il n’y a pas d’avenir là-dedans, il faut investir ailleurs. On le savais mais ça ne mordait pas. On avait le compteur trop enflé, les roues dentées ne s’engrenaient pas. On planait: c’est un état où on a beau n’avoir pas d’ailes on ne sent pas son poids d’enclume. On tenait à un fil. On ne tiendra plus à rien, c’est promis. Blottis dans le trou qu’on a creusé en s’écrasant, on a compris. On est plus doués pour s’ancrer.

Va savoir, par Réjean Ducharme, Gallimard,

L’art de boire 

Les snobs boivent et crachent. Les pauvres avalent. Ils disent que le vin rouge est bon pour la santé. Alors les pauvres, n’ayant pas trop compris, ou- au contraire- tout compris, en avalent à la bouteille.

S’il y a autant de gens malades et écoeurés, c’est qu’ils n’ont pas compris. Alors, à chaque fois qu’on vote, à chaque fois qu’on voit passer un moulin à vent ou à Ô! on a payés  pour se faire soigner. Nous donnons notre « tout » pour n’avoir qu’une parcelle de… petitout.  Il n’y a pas de mot pour qualifier le « petitout ».

Témoignage

Je saignais de partout. J’avais faim de ce que j’étais. Puis il y a eu cette bête étrange qui est venu se coller à mon crâne: l’Homme. J’ai des furoncles, j’ai la peau qui se détache, mes cheveux sont  des arbres arrachés, coupés rasés comme un punk.  Chimifiée, m on sang est devenu clair et passé à la javellisation. J’étais imbuvable. On a sorti de mes entrailles le venin noir que j’avais enfoui pour faire rouler des autos, des camions, des… des … . Et à chaque fois que je fonds en larmes pour arroser les jardins, les gens se plaignent. Et à chaque fois que je sèche, les gens se plaignent. 

Un jour, je serai inhabitable. Je serai délivrée de ce gros insecte. 

LA TERRE

TÉMOIGNAGE 2 

Je ne savais pas que la Terre était si belle. Je suis venu la visiter. Je ne savais pas que l’humain était si beau: j’étais  venu le visiter.  Vous me direz, il n’y a pas de liens… Il y a tous les liens. Nous n’avons pas les yeux de l’esprit pour les voir. Nous avons nos yeux enfermés en des écrins. De peur de les perdre. Mais nous nous sommes perdus, aveugles, avec des yeux enfermés. De peur de perdre, nous avons vraiment perdu. 

Quand j’étais enfant, la vie était la vie. En grandissant la vie est devenue une machine et je suis devenu une machine de la vie. On a tout fait pour que je sois une dent religieuse. Jadis, on martelait le fer pour en faire des épées. Maintenant, on martèle les gens pour qu’il servent d’armes à une société ou on tricote, bien dévot,  dans une manière si nombriliste, si déchirée et éparpillée, qu’on finit par n’avoir rien de tangible: on vous dira que c’est un bonnet de laine, mais cela finira par un bas-bonnet. Alors, on ne saura pas où le placer pour qu’il nous réchauffe un peu. Mais personne ne veut se défigurer des pieds à la tête pour essayer d’enfiler le vêtement de la machine à tricoter. 

S’il faut vraiment être laïcs, il faut cesser d’élire des dieux d’Ô! 

Gaëtan Pelletier

13 novembre 2013