Archives quotidiennes : 16-octobre-2013

Raccourcir la vie en la prolongeant

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« Marions nous. Nous aurons beaucoup d’enfants, et ils vont nous aider. » 
Extrait d’un dialogue de film des années 30: « Maria Chapdelaine »

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Ma grand-mère s’est mariée à 15 ans, je crois. Elle est décédée chez-moi à 86. Crise cardiaque. C’était l’époque où on appelait le curé pour donner les dernier sacrements. Il portait une soutane protectrice, noire, jusqu’à la cheville. Quand « l’homme de dieu » est descendu de la chambre, il était blanc comme neige en janvier. Et ce qui lui restait de vocabulaire était dans un livre.  Choqué, le croyant. Blanc comme un lavabo…

À part de mourir – comme dans partir beaucoup – elle était en pleine forme. Pas la soutane, la grand-mère…

Aujourd’hui, au nom du sacro « progrès », on envoie tout le monde à l’école, et le plus tard possible. Ils les « instruisent » à …servir leur pays. C’est le soldat citoyen devant la file d’Hitler qui passe habillée  démocratiquement. Si tu n’embarque pas dans la « machine », t’es une sorte de juif à brûler en passant la ration du chômeur et du « bien-être social » de l’État. L’État n’est pas à ton service, tu es au service de l’État. C’est comme le bas de nylon à l’envers. On voit pas trop…

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Dans les années 70, on disait que 25% seulement des gens pouvaient accéder à l’université. Mathématiquement parlant, les idiots, les imbéciles, occupent de plus en plus de postes importants. Ils commencent à travailler à trente ans s’être fait tapisser le mur de diplômes . Ils te font chier le reste du temps avec leur manie de paperassiers. Là, c’est l’électoniquation du citoyen fiché, jugé, condamné d’avance.

La vie est de plus en plus courte. Ils se diplôment, rêvent de s’acheter une maison de 400,000$ – des laideurs de construction en rang d’oignon.

Après, un ou deux enfants.

Ils sont attachés avec un Ipad, un Iphone et trois ou quatre canaux de communication. Texto volant…  Ils se font flouer par la notion de « qualité de vie ». La plus brumeuse des inventions du 21 e  siècle. Sortie tout droit de neurones plastifiés par la grande entreprise, le pays, au service d’une multitudes d’entreprises voraces. Les lions et les chrétiens, c’était de la petite bière. Dachau aussi…

À 50 ans, ils font de l’arthrite, ou se paient une bonne dépression et commencent le long cheminement avec l’envie d’en finir avec « Le travail c’est la liberté ».

C’est la construction du citoyen-neurone, serviteur ignare et « débilisé ». Ils finissent leur jour dans le grand chaos des « problèmes cognitifs ». Ou en petite voiture électrique, comme un voisin que je vois passer de temps en temps.

La qualité de vie, c’est la liberté. Ne pas avoir dix ans de liberté dans sa vie, au moins, c’est raccourcir en allongeant par les mitrailles de Big Pharma.

Pour votre bien… Et les actionnaires de toutes les boîtes à haute technologie.

Dieu soit loué! On l’achètera quand on aura les moyens…

Gaëtan Pelletier

16 octobre 2013

PMO : « TANT QU’ON NOUS RÉDUIRA À L’ÉTAT DE ROBOTS, LES ROBOTS NOUS RÉDUIRONT À NÉANT »

On les a cueillis au saut du lit, à l’occasion d’un récent passage à Paris. Cernés et fatigués, mais loquaces. « Le secret, c’est de tout dire  », expliquent-ils sur la page d’accueil de leur site. Dont acte. Voici, au vol, quelques propos des Grenoblois de Pièces et Main d’œuvre sur IBM, Clinatec, l’accélération technologique, la police des populations, la société de contrainte, etc.

 

IBM, Thales & Clinatec. Deux entreprises, un laboratoire – trois faces d’une même industrie de la contrainte. IBM travaille à inonder le monde de capteurs et de puces RFID via son projet de« planète intelligente ». Thales développe Hypervisor, un logiciel surpuissant capable de traiter et classer un nombre de données proprement stupéfiant. Et le laboratoire grenoblois Clinatec s’est spécialisé dans les implants cérébraux – nanotechnologies implantées au cœur même des neurones.

Ces trois entreprises de mise sous tutelle technologique de l’humain ont été étudiées en détail par ceux qui écrivent à l’enseigne de Pièces et Main d’Oeuvre (PMO) dans un ouvrage signé avec Frédéric Gaillard : L’industrie de la contrainte (Éditions l’Échappée1). Une mise à nu effrayante de ces « progrès » technologiques pavant la voie à un « monde-machine » qui prend le pas sur le vivant, entre macro-pilotage d’ensemble et micro-pilotage individuel. Pour PMO et Frédéric Gaillard, ces trois projets ont évidemment valeur de symbole. Mais ils sont surtout à l’avant-garde d’un futur proche, annonçant une nouvelle étape de la tyrannie technologique : « La société de contrôle, nous l’avons dépassée. La société de surveillance, nous y sommes. La société de contrainte, nous y entrons  », écrivaient-ils en 20082. Ils le détaillent ici.

POLICE PARTOUT

« Ces militants suisses3 récemment arrêtés alors qu’ils tentaient de faire sauter un laboratoire d’IBM spécialisé dans les nanotechnologies ne se sont pas trompé de cible. Un journal suisse a écrit qu’il était étrange de s’attaquer à ce bâtiment, car rien de polluant n’y était fabriqué. Mais si l’on considère que le problème essentiel des nanotechnologies est environnemental, on évacue le principal. L’activité d’IBM repose avant tout sur la volonté de rationaliser nos vies par l’informatique.

Les innombrables publicités d’IBM autour du concept de « planète intelligente »4, publiées dansLe MondeL’Express et d’autres journaux grand public, sont très révélatrices : pas un aspect de nos vies qui ne soit concerné. Il s’agit de tout gérer : l’école, sa vie sentimentale, sa sexualité, sa santé… Tout doit tourner comme une usine, selon des critères d’efficacité économique et technique. Le projet même de « planète intelligente » consiste à mailler l’ensemble du territoire de capteurs électroniques, puis à confier aux ordinateurs l’analyse et le « monitoring » des données ainsi recueillies. Les malades aux urgences sont des éléments de flux ou de stock – tout comme les automobilistes sur la route, les marchandises d’un entrepôt ou les gamins dans une cour de récréation.

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Les données sont le minerai de la société de l’information : qui sait les extraire et les traiter peut les employer pour le profit (entre autres via le marketing ciblé) ou le pouvoir (par la prévision des comportements, par exemple). Déplacements, habitudes, relations, préférences, profil : tout est cartographié et utilisé. À l’ère du portable et des publicités ciblées, ces informations n’ont pas de prix. Voyez comment le chalutier et ses filets ratissent les fonds marins. Pour les données c’est pareil : rien ne peut échapper, c’est le principe même du réseau. Un mot qui provient du latin « rets », qui signifie « filet », comme dans l’expression « être pris dans les rets ».

Mettre une puce électronique sur un malade aux urgences permet de le suivre à la trace, de savoir à chaque instant où il est, combien de temps dure chaque soin, de gagner du temps à chaque étape. Et ainsi, de rationaliser les procédures, d’intensifier la productivité de l’hôpital, de travailler à flux tendu. On « optimise les process ».

Partout on remplace l’humain par la machine – automate ou système automatique. Pure logique capitaliste des gains de productivité. On l’a vu il y a deux cents ans dans l’agriculture, quand nombre de paysans ont été dépossédés de la terre par la mécanisation. Puis dans les usines. Le mouvement touche maintenant les services : les guichetiers de banques, les pompistes, les caissières de supermarché ; l’enseignement aussi. Dès qu’une tâche est mécanisée, rien ne vaut une machine pour l’exécuter. Tant qu’on nous réduira à l’état de robots, les robots nous réduiront à néant.

L’objet auquel s’intéresse PMO, c’est la police des populations, c’est-à-dire l’organisation rationnelle de l’ordre public. Au fil des siècles, on a perdu la réelle signification du mot « police », dont l’usage courant s’est restreint au « maintien de l’ordre ». Au-delà de cet aspect répressif, la police des populations englobe l’organisation et la gestion de la cité (polis, en grec). Le réflexe conditionné des militants est de dénoncer le flicage. Mais il faut mettre en évidence l’emprise étatique et technocratique en amont sur tous les aspects de nos existences. Il s’agit de supprimer l’imprévu, l’improvisation, la liberté. Le grand nombre semble avoir renoncé aux hasards de la liberté pour les échanger contre un confort machinique et lobotomisé. En termes savants : aliénation et réification. »

DE L’INVASION TECHNOLOGIQUE

« Après le capitalisme agraire et le capitalisme industriel (vapeur, électricité, pétrole), nous voici dans le capitalisme des hyper-technologies, à l’époque de l’économie planétaire unifiée par la technologie (informatique, robotique, numérique, fret globalisé). C’est le fait majeur de notre période. On ne peut faire de politique, ni livrer bataille, sans en tenir compte au premier chef. Chaque évolution dans le domaine des hypertechnologies entraîne une cascade de conséquences sur tous les autres champs.
Tous les « fronts » sont atteints quand de nouvelles technologies se font jour : aussi bien l’environnement que la « malbouffe », la ville ou la condition féminine. La technologie est devenue la politique par d’autres moyens, et reste d’abord l’apanage du pouvoir. Certains citent Internet comme un contre-exemple, mais c’est purement illusoire. Chacun peut ouvrir un site, envoyer des messages voire mener des opérations de piratage électronique ; mais qui contrôle les infrastructures, les protocoles, et finalement la circulation des flux ? Sans parler du flicage sociologique permanent de chaque internaute… Les liaisons électroniques entre les contestataires tunisiens ou égyptiens n’auraient pu exister si Facebook et le gouvernement américain en avaient décidé autrement. Et in fine, la révolution, ce sont des corps dans la rue, pas des messages numériques.
Le pouvoir technologique a toujours un temps d’avance sur la masse désarmée. Quand les Indiens d’Amérique finissent par disposer de fusils, les Tuniques bleues ont déjà des mitrailleuses. Les nanotechnologies perfectionnent les moyens de police, y compris les drones pour la surveillance des banlieues ou les assassinats ciblés au Pakistan. La capacité de viser une personne à des milliers de kilomètres accentue les déséquilibres du rapport de force.

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On ne peut faire de critique sociale sans faire d’abord une critique de la technologie. Ainsi du chômage de masse, évidemment lié à la robotisation, au remplacement d’un nombre croissant d’humains par des machines. Dans l’industrie comme dans les services. On en arrive au point où des machines construisent des machines, le seul rôle de l’humain étant de les servir, d’être leur appendice. Personne, surtout dans les organisations de défense des travailleurs et dans les partis de gauche, ne comprend ce phénomène. Ou plutôt : ils feignent de l’ignorer, par crainte de passer pour des réactionnaires.

Les emplois relevant du social, fondés sur la relation humaine, sont eux aussi soumis au diktat de la rationalité technologique. Remplacer le soin aux personnes et l’attention par une gestion sur écran, n’est pas sans conséquence. Les gens n’en peuvent plus d’être traités en automates. C’est une raison des suicides à France Télécom, des faits divers fréquents à Pôle emploi ou à l’hôpital. Les employés sont unanimes : ils n’ont plus le temps de parler aux usagers. Ceux-ci doivent téléphoner, et taper 1, 2 ou 3… Même le Médiateur de la République, depuis deux ans, attire l’attention sur ce qu’il nomme le « burn out » de la société, lié au manque d’humanité, au sens littéral, dans les rapports entre les usagers et l’administration. Avant, celle-ci n’était pas assez humaine, maintenant ce ne sont plus des humains. »

DÉSERT CRITIQUE

« S’il n’y a pas de protestation contre cette robotisation, c’est qu’elle est ubiquitaire (on parle d’informatique « ambiante »), et donc – paradoxalement – invisible. Comme dans la nouvelle d’Edgar Poe La lettre volée, où le document recherché ne se voit pas parce qu’il est punaisé en évidence au-dessus de la cheminée.

L’obstacle est d’abord idéologique. Aujourd’hui « progrès » signifie « progrès technologique ». Le critiquer est réactionnaire. De même pour le lien entre science et technologie. Critiquer la technoscience, c’est critiquer Dieu au temps de l’Inquisition. Une croyance partagée par tous les milieux de la gauche progressiste et citoyenniste, qu’on retrouve même chez certains libertaires. Aborder la question provoque un raidissement, une panique.

Le marketing et les sociologues de l’acceptabilité sont le clergé de cette religion – on l’a encore vérifié avec les funérailles de Steve Jobs, célébrées comme celles du prophète de notre temps. Pour le grand public la technologie s’incarne dans le gadget. Voyez la course au téléphone portable, et maintenant au smartphone. On a franchi avec le téléphone portable un seuil de pénétration similaire à celui de la télé. On dresse le troupeau à des comportements irréversibles. C’est l’effet cliquet de la technologie : on ne revient pas en arrière. Imagine-t-on un monde sans portables ? Qu’une haute autorité médicale ou scientifique révèle ses dégâts sanitaires (multiplication des tumeurs au cerveau et des malades d’Alzheimer), croyez-vous que l’État interdira sa fabrication et sa vente ? Quant aux dégâts sociaux et anthropologiques, la question ne sera pas posée. »

LA SOCIÉTÉ DE CONTRAINTE

« La contrainte vise à empêcher ou à obliger. D’une part au niveau macro-social, par exemple sur la « planète intelligente » : les rats dans leur labyrinthe suivent des parcours imposés. D’autre part au niveau micro-individuel, avec les « progrès » des neurotechnologies. À Grenoble vient d’ouvrir Clinatec, clinique expérimentale du Commissariat à l’énergie atomique et de Minatec, destinée à « nous mettre des nanos dans le cerveau ». Avec la combinaison du projet cybernétique global d’IBM et du projet neurotechnologique de pilotage individuel, on entre dans la société de contrainte.

Quand on en parlait il y a cinq ans, on nous traitait – comme d’habitude – de paranoïaques, de catastrophistes. Aujourd’hui, tout le monde entend parler des implants cérébraux destinée à stabiliser les tremblements des malades de Parkinson via des électrodes, et dont l’usage s’étend déjà. On modifie, grâce à des mini-implants électroniques, les comportements des anorexiques, des boulimiques, des patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs, les humeurs des dépressifs. C’est une nouvelle étape dans l’automatisation de l’espèce humaine. Comme le Soma du Meilleur des mondes, une technologie censée rendre stable, paisible, productif.

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L’alibi médical est comme toujours mis en avant. La maladie d’Alzheimer est le plus important problème de santé publique des années à venir. Les décideurs – fanatiques de l’idéologie technicienne – s’en remettent aux spécialistes, les neuro-techniciens, et à leurs solutions. Rappelons qu’Alzheimer et Parkinson sont d’abord des épidémies nées de la civilisation industrielle. Depuis une dizaine d’années, les chiffres explosent, même compte tenu du vieillissement et d’un meilleur dépistage. Ces maladies neuro-dégénérescentes résultent de la dissémination de produits toxiques et de la multiplication des pollutions électromagnétiques. Mais les intérêts de l’industrie interdisent de toucher aux causes de la catastrophe sanitaire.
Comme l’idée de la neuro-dégénérescence abomine, à juste titre, les victimes potentielles sont prêtes à se jeter dans les bras du premier sauveur venu : les neurotechnologues et leurs manipulations cérébrales.

On connaît la Ritaline pour les enfants remuants. Ce sera pareil avec les implants neuro-électroniques. Un peu de mélancolie, ou d’inappétence au boulot ? On peut arranger ça. Grenoble est le vivier de cette vision machinique de l’humain. À l’université dominent les théories comportementalistes. Les élus ont souhaité et soutenu la création de Clinatec. C’est d’ici qu’est partie la récente recommandation de détecter les enfants « à risque » dès l’âge de cinq ans. La technologie règle tout. »


1

GIF - 64.5 ko2 Terreur & Possession. Enquête sur la police des populations à l’ère technologique, Éditions Échappée.

3 Trois hommes avaient été arrêtés en mai 2010, au Sud de Zürich, non loin d’un laboratoire d’IBM – avec dans leur voiture, selon la police, des explosifs et des tracts destinés à revendiquer un attentat contre la multinationale de l’informatique. Ils ont été condamnés, en juillet dernier, à un peu plus de trois ans de prison ferme.

4 Voir le site dédié à la « planète intelligente »hébergé par Le Monde contre espèces sonnantes et trébuchantes.

 

Se griffer phoque ou Bangladesh

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Un type, dans le coin, a reçu des menaces de morts parce qu’ils vendait des « bardotburgers » à base de viande de phoque. Nous sommes coincés entre le passé et le présent de la survie. Mais la survie est la nôtre. La leur. Différente des enfants du Bangladesh, des usines qui mitraillent Wal-Mart de leurs produits.

Pour avoir de la richesse, il faut reproduire les pauvres. Et les pauvres remercient les riches et les encensent. Ils trouvent fascinant, une vieux riche sur son yacht, avec des putes à bateaux, roulés et békinisées.

C’est comme si l’Occident était en fait un énorme négrier mondialisé. On a nos esclaves invisibles, qui souffrent, enfermés dans leur « travail ».

négrier

Née en 1922, ma mère avait un rêve. Comme le noir assassiné: « I have a dream. » Quand elle est décédée, j’ai tenté de me débarrasser de son rêve – un manteau de fourrure qu’elle avait payé 3000$. L’acheteur m’a dit: « Ça ne vaut plus rien ». Alors il m’a donné 40$. 

Tuer des bêtes pour se nourrir, c’est immonde… Mais dans la grande fricasse de tous les frétillants aux Ipod, qui se goinfre de hamburgers ( mais où donc vont les peaux?), on peut se griffer de vêtements soudés à la sueur des enfants. Ils avalent des diplômes d’État comme du caviar de connaissances « modernes ». Ils sont simplement atteint de la lèpre chromée et insignifiante.

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Le rapport traite également de centaines de milliers d’enfants haïtiens rescapés du tremblement de terre de 2010, qui sont exploités par des employeurs sans scrupules dans des conditions qui s’apparentent à du travail forcé.

D’autres enfants, essentiellement des filles originaires d’Éthiopie, sont envoyés par milliers chaque année au Moyen-Orient pour y travailler comme domestiques.

D’après les données du BIT, les 10,5 millions d’enfants employés dans le monde comme domestiques représentent 5 % du total des enfants travailleurs, soit 305 millions de jeunes de 5 à 17 ans.

De ce nombre, 73 % sont des filles. Source

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Le petit bourgeois s’habille là où c’est le moins cher possible. Il thésaurise. Il ramasse son argent, ses fonds de pension pour ses vieux jours. L’homme d’affaires « moderne » est un coq qui se lève tôt le matin pour vendre au petit bourgeois barboté, pieux lèche- bottes… en cuir.

On se demande où vont les peaux de vaches… Après qu’on les eussent traire… On les a aux pieds…

Pendant ce temps, dans un pays proche de chez-vous, on encense les compagnies créatrices de jeux vidéo ou travaillant à formater les fonds d’écran des films d’Hollywood. C’est le futur. 

Mangeons tous du futur. On oubliera , par la propagande de la « vertitude », à être des citoyens  modélisés. Des répliques miniatures des riches vedettariés.  Comme les avions…

Les nazis auraient ensevelis 6 millions de « sujets ».

Avec notre « avenir » galvanisé, on aura sans doute 6 milliards d’humains carbonisés des manières les   plus inventives. Et on applaudira. Car, voyez-vous, les riches sèment des œufs, mais le secret de leur réussite est qu’ils les couvent jusqu’à ce qu’ils étouffent. Mais ils engrangent de l’argent en vous ressuscitant… Puis ils vous étouffent encore. Ils vous ressuscitent. Et vous applaudissez!

L’Occident, c’est le poisson. Le reste du monde, ce sont des eux…

Des eux miroirs…

Gaëtan Pelletier

16 octobre 2013

P.S: Comme dirait l’athée dans une société laïcité, en mettant sa main sur une bible: « Je jure de dire la vérité, toute  la vérité ».