Archives quotidiennes : 14-octobre-2013

La catastrophe en petite robe rouge

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P.S.: Le texte date de 2012, mais n’a rien perdu de son actualité… Au contraire.

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Il faut lire la dernière note ébouriffante quoique frappée au coin du bon sens de Jean-Marc Sylvestre en son blog contournable pour bien appréhender la haute potentialité du plus phosphoré de nos journalistes économiques depuis François de Closets c’est dire :

« L’ouragan Sandy coûte cher mais rapportera gros »

Pour vous la faire courte et vous éviter la lecture fastidieuse de cette fulgurante bouse : tout ce qui est détruit devra être reconstruit et plus ça coûte cher en décombres plus ça rapporte bonbon en moellons.

Jean Marc Sylvestre certes, déplore quand même que, si une bonne guerre jugule les crises, il serait plus sympa de trouver une autre méthode pour relancer la croissance, mais on sent poindre comme une vieille nostalgie pour le dernier conflit mondial en ses tapis de bombes prometteurs pour le bâtiment.

Il est vrai que les camps de concentration firent beaucoup pour relancer l’emploi. Notamment dans le secteur porteur du mirador.

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Aussi devrions-nous appeler de nos vœux un bon gros tremblement de terre, un tsunami des familles, ou carrément deux ou trois Fukushima, tant on ne peut miser tout à fait sur l’aléatoire des catastrophes naturelles pour rassurer les marchés.

Une pandémie vous remet le sourire à un monsieur Servier (on ne dira jamais assez le bien que fit le sida pour la relance du préservatif en voix d’extinction) comme un cataclysme vous remonte illico le moral de mr Bouygues.

Et nous devons admettre que dans ce domaine-là, nos pays tempérés ne peuvent rivaliser avec les états émergents largement favorisés. Pour une vulgaire avalanche ou une modique inondation faisant la joie de nos journaux télévisés faute de mieux, un Pakistan, une Indonésie ou un Mexique peuvent opposer d’admirables désastres ainsi que des centaines de milliers de victimes autrement plus rentables.

Et que dire de la chance inouïe d’Haïti, frappé par toute une gamme de catastrophes naturelles et d’épidémies diverses dont nous ne récoltons que quelques miettes au travers d’interventions humanitaires délocalisées trop ponctuelles.

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Ainsi grâce à Jean-Marie Sylvestre nous appréhendons mieux la logique capitaliste qui consiste à détruire la planète pour mieux doper la croissance et à éradiquer sa population pour une meilleure concurrence libre et non faussée entre les survivants.

En effet rien de plus efficace qu’un bon choc tellurique plutôt qu’un choc socio-démocrate de laborieuse compétitivité.

En ces temps confus où pour certains esprits méchamment parachutés, une dictature modérée serait une solution raisonnable à la perte de temps démocratique, envisager la catastrophe comme réponse adaptée à la crise peut paraître adéquat.

Un tremblement de terre amorti

Un ras de marrée adouci

Une explosion nucléaire proportionnée

Une guerre pondérée

Une apocalypse mesurée pour la plus grande prospérité du complexe militaro industriel à titre posthume.

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Oui, le cataclysme c’est bon pour la santé économique. Marx déjà l’avait écrit, le capitalisme se nourrit de crises et de cata.

Mais une société en crise depuis 40 ans est t’elle encore une société ou ne serait-ce pas plutôt une crise ?

Nonobstant, n’oublions pas qu’une révolution en ses gravats peut-être franchement productive également et que la tête sur une pique de Jean-Marc sylvestre (au hasard) serait assez bénéfique à la branche taxidermiste.

tgb

http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/archive/2012/11/02/la-catastrophe-en-petite-robe-rouge.html

Après moi…

2CCR       

Comme je n’attends rien de précis dans la vie, que je me suis détaché de toute envie de réussite sociale, professionnelle, je ne suis jamais déçu.  Le bonheur est quelque part par là…

 

Se mettre sur le côté, c’est éviter les rythmes qui te colleront un jour une dépression, un cancer ou un AVC : je veux mourir en bonne santé, ce qui est de plus en plus rare dans notre monde ; moi, je me suis mis de côté, en faisant en sorte que ma vie ne nuise ni à mon voisin ni à la terre. Je ne suis que sur le chemin et l’aboutissement est encore loin, car c’est dur de se débarrasser de certains besoins inutiles.
Se mettre de côté c’est arrêter la lutte. Parce que je pense que la seule solution est la résistance passive, et notamment résister aux besoins que la société nous crée pour mieux nous asservir. Je pense également que consommer des choses inutiles est non seulement inutile mais dangereux à long terme puisque consommer signifie puiser dans des ressources souvent non renouvelables, et j’espère que l’homme disparaitra avant d’aller polluer tout l’univers. À mon avis, l’homme n’a pour seule mission que de se développer en phase avec la nature (développement spirituel, physique et non économique).
Je peux imaginer facilement un monde, sans économie au sens moderne du terme, ou avec une économie planifiée, dans le sens qui anticipe sur le futur, mais je sens que je vais passer pour un empêcheur de tourner son égo en rond, voire pour un rétrograde. Tant que les citoyens seront plus intéressés par « face de plouc » et les tablettes que par ce que font les décideurs (politiques, économiques, religieux) ça sera la fête pour les puissants qui doivent bien se fendre la gueule en regardant tout cela de leurs jets privés. D’ailleurs, les milliardaires vous remercient (voir ici) !
Quant au winner qui se déclare libéral pragmatique et met en avant la méritocratie, c’est à dire que son intérêt passe avant celui du groupe : c’est très bien, très égoïste et en plus il pense pouvoir  se la « péter » parce qu’il croit que sa réussite n’est due qu’à son propre travail, ce qui me fait doucement rigoler car s’il était né dans un bidonville de Calcutta, il aurait pu bosser comme un dératé, il serait resté en bas de l’échelle sociale.
J’ai bien peur que notre addiction au confort ait balayé les belles idées du conseil national de la résistance… Il est bien plus important de se payer une tablette, j’en conviens. Tu penses avoir un max d’amis sur les réseaux et tu y passes un max de temps, mais le jour où EDF te coupera le jus, tu pourras compter sur qui ? Si tu veux tuer les rapports humains, invente la télé, si ça ne suffit pas, fait croire aux gens que la vraie communication c’est internet et les téléphones portables. Combien de milliers d’amis as-tu ? Sur combien  peut-tu compter si tu es dans le pétrin ? Je crois que sous couvert d’ouverture au monde et de communication à outrance, on a définitivement réussi à isoler les individus.
Comme des millions d’humains l’ont fait avant moi, je construis ma vie sans penser à la retraite, aidé en cela par l’observation des vieux de ma montagne qui n’ont besoin de quasi rien pour vivre et mourront le jour où ils seront trop faibles pour cultiver leur potager. Soit vous courrez après le travail pour accumuler des biens matériels qui n’entreront pas dans la boite où, de toute façon vous finirez, soit vous courrez après le travail pour survivre et là, ce n’est pas la retraite à quoi il faut penser, mais à la révolution. Si vous ne comprenez pas que travailler dans un système capitaliste, c’est se faire avoir, je ne peux qu’exprimer ma compassion à vos souffrances…. ; les inégalités, ce ne sont pas les patrons qui les créent, ce sont les citoyens qui les laissent apparaitre, souvent par égocentrisme et égoïsme.
Solidarité, égalité sont des mots que j’ai rarement vus dans le monde du travail, ni même dans notre monde tout court.
Moi, ça me fait bien rigoler, un écroulement de tout le système financier international… c’est peut être parce que je sais faire pousser mes légumes et poser des collets… et je suis heureux malgré le bordel ambiant ….