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Le Monde Anglo-Saxon du Xxi° siècle : retour au féodalisme (remis à jour le 3 mars 2013)2012)

broyer

par Frédéric Beaugeard
02/04/2012

Lorsqu’il s’agit de comprendre le Monde Contemporain en vue d’en analyser ses possibles futures évolutions, force est de constater que le principe apparent de synergie regroupant les différents éléments le composant n’était qu’une apparence trompeuse. Les principaux acteurs de la Modernité, Europe, Russie-Union Soviétique, et Japon du XIXème et XXème siècle en compétition, se soumettront progressivement à l’impérialisme des USA dont le fondement théorique est basé sur une association à son modèle de libéralisme économique, principalement à son profit, accentué par son hégémonie technologique et militaire. Maintenant que la propagande anglo-saxonne sous sa forme néolibérale, en pleine hubris, usant de la notion d’une mondialisation heureuse, suivant naturellement celle occidentale de progrès (CF : utopies, colonisation), craque de toutes parts, suite à une réduction progressive, mais forte, des redistributions sociales depuis les années 70, une croissance par la dette, aggravée dans les années 80 par une financiarisation hasardeuse de son économie (comme l’Angleterre dès 1880, en guerre monétaire et quasi faillite en 1914) et la délocalisation de ses moyens de production, nous assistons à l’essor économique de nouveaux acteurs géopolitiques et à leurs revendications économiques, politiques et culturelles. Les différentes zones civilisationnelles se différencient en retrouvant de nouveau leur patrimoine historique. Les divergences d’intérêts même de leurs allies inégaux, s’accentuent, comme ils ne sont plus pressés de se joindre de leur coté à une éventuelle nouvelle Guerre Froide. Il est opportun de retracer le parcours de création historique d’un Monde Anglo-Saxon en processus d’isolement, se redéfinissant certainement dans un premier temps sur ses propres bases ethnocentristes (aux valeurs prétendument essentiellement conservatrices), se repliant ou choisissant la fuite en avant, pour en présager son évolution. Évolution qui prendra peut être la forme d’une « révolution morale » chrétienne et néolibérale (CF : Républicains, Évangélistes, Tea Party, Libertarians, extrême-droites, corporations, et complexe militaro-industriel).

La base des rapports entre individus dans la société anglo-saxonne est le principe d’inégalité, consécutif d’une sortie inachevée du modèle monarchique en Angleterre. A la chute de Cromwell, le rétablissement d’une royauté précédemment en banqueroute qui avait crée un parlement (CF : Charte de Couronnement en 1100, la Grande Chartre et Habeas Corpus constitutifs d’une fronde de la noblesse en 1215), en espérant ainsi en contrepartie pouvoir lever de nouveaux impôts, poursuit l’embourgeoisement de l’aristocratie, tout en aidant la bourgeoisie à accéder à l’aristocratie (CF : Bill of Rights 1689). L’expulsion des iles britanniques des paysans pauvres écossais et irlandais vers les possessions d’outre-mer, couplé à la reproduction physique de son clergé protestant, batards et domestiques de l’aristocratie, créeront une société particulière au fil du temps, axée sur la propriété privée et l’affairisme, l’autorité et l’exclusivité des classes dirigeantes. La convergence de pensée de l’Empirisme anglais d’avec l’expérience de l’Europe Continentale du Siècle des Lumières (CF : universalisme des Droits de l’Homme et contrat social français, l’idéaliste allemand), déclinera à mesure de son accession à une hégémonie mondiale. Les travaux de J. Locke, et de T. Malthus, en donnant un rôle central à l’économie, anéantiront la notion de droit naturel, l’argent seule permettant dorénavant à l’individu d’exister. Le profit devient l’unique valeur de fonctionnement de la société (CF : Commons Tragedy : échec du mouvement communautaire anglais, 1649). Le pragmatisme économique et social, centré sur les implications pratiques, l’action, l’immédiateté et le relativisme (en soi, non critique), prenant alors le pas, surtout aux USA, sur les questions morales (CF : matérialisme, consumérisme, Theory of Games and Economic Behavior, O. Morgenstern, J. Von Neumann 1944, et Metagames N. Howard 1971, R. Rorty « Ironisme » 1989).

L’autonomie territoriale, politique et fiscale déjà au XIVème siècle de la City de Londres, des banques, des bourses, et des compagnies maritimes seront propices au développement du libéralisme en Angleterre, selon le modèle financier semi-démocratique hollandaise, puis aux USA (CF : création de New-York). Les citées marchandes de la Baltique ayant pu promouvoir un modèle différent de commerce international seront détruites avec la création de la Russie moderne, celles de l’Italie déclineront inexorablement depuis la découverte des nouvelles Routes vers les Indes et la rapacité douanière du Moyen-Orient après les croisades et la chute de Byzance. L’industrialisation naissante sera consécutive de l’établissement de larges fiefs de production agricole dans les terres conquises écossaises et irlandaises capables de financer la spéculation, de nouveaux moyens de productions, et d’exploitations de richesses en Angleterre, puis dans un empire constitué de compagnies de commerces privées s’arrogeant des fonctions militaires et administratives régaliennes. Les classes pauvres anglaises fourniront les soldats à l’armée, qui sera financée par les banques pour ouvrir de nouvelles ressources et marchés aux industriels. Aux USA de même, au détriment des amérindiens, s’établiront de larges fermes exportatrices rapidement mécanisées, qui draineront les populations paysannes européennes ne pouvant produire autant sur leurs surfaces agricoles réduites. Une partie de ces immigrés fournira la main d’œuvre des usines principalement aux mains de riches anglais partis aux Amériques pour accroitre leurs richesses (CF : WASPs, La Grande Hémorragie au Québec). Metallurgie. Textiles : laines R-U et Australie, coton USA. Mines : charbon, métaux, potasse : Amérique du Sud début du néo-colonialisme (Canal de Suez et du Panama). L’esclavage sera aboli dans l’Empire Britannique grâce à la mécanisation le rendant trop cher, et à la traite de populations entières de travailleurs immigrés asiatiques changeant la composition des populations locales (méthode qui sera reprise plus tard par les USA : ouvriers chinois des voies ferrées au XIXème, plantations d’Hawaï, ouvriers agricoles Latinos). La Guerre de Sécession qui l’abolira aux USA sera déclenchée pour des motifs de compétition économiques et profitera aux banques du nordCelui moderne, dit du XIXème siècle, est rétabli actuellement en Chine. La domesticité demandant plus d’éducation, et de coopération, perdurera en Angleterre et dans les colonies. Elle sera même remise au goût du jour par Margaret Thatcher mettant au pas la masse ouvrière, et ainsi clôturant une période socialisante au milieu du XXème siècle, après l’épuisement des ressources en charbon et la délocalisation des usines métallurgiques. Les emplois (surtout à mi-temps et aux droits syndicaux réduits, à domicile sur ordinateur, ou payés à la tache), seront alors transvasés dans la catégorie des services, et dans la gestion du patrimoine spéculatif auprès de la classe dirigeante, grâce au revenus du pétrole de la Mer du Nord et au développement de la City dans le secteur du blanchiment d’argent effectué dans les succursales-paradis fiscaux de ses iles du Royaume-Uni et du Commonwealth (évasion fiscale des multinationales et des particuliers, blanchiment d’argent de la mafia, des dictateurs et des élites corrompues du tiers monde). La finance étant en Angleterre maintenant, l’État, aux mains de son élite aristocratique, industrielle, commerçante, financière, et internationale (Bush-Père citoyen honorifique de la City peut y voter et ainsi avoir ses entrées prioritaires au Parlement de Londres). De même, les acquis sociaux et syndicaux du New Deal aux USA sont actuellement fortement remis en question. Les multinationales y ont récemment gagné le statut d’individu, bénéficiant du droit de liberté d’expression, et peuvent financer anonymement les partis politiques (CF : 1886 Santa Clara vs. South Pacific Railroad corporate citizen right, trusts, monopoles, Barons, crise de 1929). Les contributions aux financements des campagnes politiques y sont peu régulées et les fonds illimitées. Le candidat le plus riche y est souvent le vainqueur en  »achetant » l’élection avec l’aide des médias.

Il n’est pas étonnant que le néo-libéralisme épouse parfaitement ce modèle communautariste hollandais de tolérance, mais non de mixité (la Hollande étant a la charnière entre l’Empire Romain « métissé », et le Monde Anglo-germanique « uni-racial »). Les USA auront la Ségrégation, l’Angleterre le culte de la hiérarchie sociale, la création de l’eugénisme moderne (F. Galton, anobli en 1909), et son mépris des populations celtiques, l’Allemagne le nazisme. Cela ressemblant aux classes/castes indo-européennes. Le clergé proche du pouvoir et caution morale du système, les nobles-guerriers dans une armée de métiers et de mercenaires, et les travailleurs-artisans-paysans-esclaves. Les aristocrates s’appropriant les attributs d’un groupe étranger à cette civilisation : les marchands, tout en lui donnant un aspect impérialiste conquérant. Des comportements de sociopathe, et une prise de risque inconsidérée sont encouragés (culte du chef : CEO agressif, traders inconscients, OPA hostile, prédilection pour la cocaïne, prostituées, VIP et happy Few, éloignement des réalités de l’économie réelle et des responsabilités sociales ou légales). Ainsi, la parenthèse tentation collectiviste s’écroulant avec le communisme, et l’avènement maintenant des technologies supportant l’individualisme, nous sommes de retour dans le Monde Anglo-saxon à une fragmentation de la société selon ce clivage. Les empires espagnol et portugais privilégieront un système moyenâgeux agraire, l’exportation des richesses naturelles, et la thésaurisation des métaux précieux (CF : bullionisme). L’aristocratie capitaliste en Allemagne ne survivra pas à ses aventures militaro-industrielles lors de ses différents régimes autoritaires de la fin du XIXème jusqu’au milieu du XXème. La France centralisatrice, périodiquement décimée lors de ses guerres européennes, réglera la question avec ses deux révolutions et la perte de ses colonies. L’état nation et la république, suite à deux Guerres Mondiales en partie déclenchées par ses élites industrielles et financières, donnera naissance au modèle, dans ces deux pays, de la démocratie sociale « collectiviste », de l’égalité des droits et de la justice, et d’une certaine mise en commun des richesses, à organiser démocratiquement selon le principe de la fraternité sociale. Dans le Monde Anglo-saxon, la richesse est toujours en relation avec le pouvoir suivant des rapports de dominance. Il est un enjeu de lutte entre groupes et classes sociales (CF : l’anoblissement y est toujours en cours !), et la démocratie est toujours extérieure à ce système. Elle sert, selon le contexte économique-historique, à pacifier la caste des serviteurs-travailleurs, à organiser son exploitation et productivité, à aider la caste aristocratique guerrière-industrielle à conquérir de nouvelles richesses, et dans ses relations avec différents pays-systèmes-économies ou castes diverses étrangères, alliées ou ennemies à manipuler (Manifest destiny/Alamo-Texas, ouvertures de marchés – diplomatie de la canonnière et guerres hispano-américaines du XIXème siècle, colonisation US des Philippines, libre échange et décolonisation forcés en contrepartie de la libération de l’Europe du nazisme : Loi Lend-Lease et Charte de l’Atlantique en 1941 -, privatisation forcée des économies étrangères – Amérique Latine, Monde Arabe après la chute du communisme -, attirer les investissements – durant 30 ans, avant l’Euro, 50% des profits réalisés en France iront s’investir aux USA, ou à acheter leurs bonds du trésor -, attirer les cerveaux et technologies extérieurs, attiser des conflits larvés internationaux, fomenter des coups d’états et installer des dictatures – Amérique du Sud, Iran, Congo -, vendre des armes et sa protection, pratiquer l’espionnage – système Échelon au R-U contre le Bloc de l’Est mais toujours actif -, militariser l’espace et le cyberspace). Ainsi qu’à sauvegarder le système en place, par exemple en protégeant un clergé protestant aux ordres dont les dirigeants seront principalement issus de l’aristocratie, puis de la bourgeoise (CF : création église anglicane/possibilité entre autre de pratiquer l’usure), décentralisé et organisé en chapelles, qui préfère mettre en avant la charité plutôt que l’équité (soumission à l’autorité, culpabilisation morale des pauvres, glorification via le libre arbitre de l’individualisme américain, manichéisme, dédouanement moral de l’enrichissement capitaliste en faisant de la réussite professionnelle un signe d’élection divine, l’Amérique : une nation bénie de Dieu « God-bless America », pression sociale moralisatrice, discrimination contre les athées, églises Évangélistes en Afrique Francophone et en Amérique Latine, promotion du créationnisme dans le Monde Musulman/Turquie, etc.). Dans l’esprit américain le programme de retraite, Social Security, pour les plus modestes institué par F. Roosevelt est un programme d’aide sociale en premier lieu charitable et en dernier lieu, et non un plan de retraite mutualisé incorporant les plus démunis, comme les systèmes européens participatifs de sécurité collective (exemples : food stamps, Medicaire, Tax Refund de G. Bush). Et aussi à démêler les possibles différents dans la caste dirigeante. La recherche du profit et du pouvoir sont le moteur de l’élite pour elle-même, et donc de la société qui l’imite ; détruisant ainsi, sauf pour une petite minorité de chanceux ou sociopathes agressifs selon le modèle social « winners/ loosers », ses espoirs d’accéder à un meilleur sort commun.

Il faut bien différencier le libéralisme des siècles précédents, du néolibéralisme du milieu du XXème siècle. A son origine le libéralisme avait encore besoin de l’état pour promouvoir le commerce, développer la colonisation, mettre en place des infrastructures, établir la paix sociale et protéger les routes commerciales, et de même, comme au XIXème avec Napoléon III et Bismarck s’occuper d’ingénierie sociale pour augmenter la productivité des travailleurs (les banques privées frapperont la monnaie en Angleterre, et la Réserve Fédérale américaine sera une banque centrale privée). Ce n’est plus le cas maintenant : les infrastructures sont en place, le néo-colonialisme bat son plein, les masses sont pacifiées par une société de consommation accessible à la plupart, la robotique, les Latinos aux USA, et les ouvriers des pays émergents augmentent la productivité, et la Pax Americana est établie (CF : Empire Britannique). Le dirigisme à la Colbert, celui socialiste, ou autoritaire du capitalisme d’état des dictatures, voire même les planifications de l’Union-Européenne ne l’entrave pas. La classes des affaires n’a plus besoin de l’état, ou du moins seulement pour orienter les réglementations en sa faveur (CF : en favorisant la prédation des banques par une usure éhontée avec les prêts étudiants, les supprimes et dérivatives, en couvrant les bulles diverses – internet, immobilière, etc. – et Ponzi schèmes, les manipulations de comptes durant des années de compagnies comme Enron, en manipulant les marchés boursiers et le Libor, les privatisations-fusions-acquisitions aux gains discutables, la création tous azimuts de casinos, les produits financiers sur les dettes des états et de spéculation misant à la hausse ou à la baisse, de prêts et d’hypothèques opportunistes), ou en minant des services publics en leur coupant progressivement leur financement (poste, système de santé et de retraite pour les personnes âgées démunies, école publique, système hospitalier en Angleterre). Les anglo-saxons ont opérés plus qu’ailleurs, via nombres de niches fiscales, des baisses d’impôts aux plus riches et aux multinationales. Pour éviter le naufrage, et être de nouveau compétitives les compagnies américaines, comme les collectivités, se mettent en faillite en réduisant les retraites (privées aux USA), qu’elles auraient dû avoir à payer. L’élite des affaires organise la corruption des politiques, des syndicats, des fonctionnaires, des médias, et des experts académiques et scientifiques. Le néo-libéralisme par essence égoïste est maintenant prédateur, les nouvelles marges de profits devant être prises des revenus de l’état (privatisations), des collectivités (baisse des impôts), et des individus en déniant au besoin leurs droits sociaux (et même individuels sur une base morale : anti-contraception et avortement, droits des homosexuels), contre le bien commun, la démocratie, l’état, et même la notion d’état nation. Seule la concurrence nouvelle de pays émergeants, une déflation prolongée des produits industriels, ou l’épuisement des ressources énergétiques et alimentaires conduisant par ailleurs à une forte inflation, un défaut sur la dette, ou une chute du dollar (CF : fin du pétrodollar), rendra en partie l’état de nouveau nécessaire, mais comme en 1914, par la guerre. Les USA et l’Angleterre continuent le rapport de vassalité-seigneurie dans leurs relations internationales (Amérique du Sud, Europe de l’Ouest, Japon, Corée du Sud), à comparer d’avec le principe de coopération de l’Union-Européenne. Le colonialisme anglais, et le néo-colonialisme US via le très britannique pouvoir économique donné aux élites locales (CF : Empire romain déjà), est bien loin de la tentative (souvent hypocrite malheureusement), d’éducation citoyenne des peuples coloniaux à la française (CF : différences des colonisations : anglaise, américaine, allemande, hollandaise, belge/ le « Congo du Roi des Belges », portugaise-espagnole, arabe, turque, chinoise, japonaise, et maintenant indonésienne en Irian-Jaya). L’établissement d’une oligarchie aristocratique transnationale néolibérale gouvernant de blocs à blocs culturels (Shadow Banking System), ou à l’échelle mondiale est aussi à envisager.

Depuis la crise financière de 2007, pour éviter le naufrage, et être de nouveau compétitives les compagnies américaines, les états, comme les collectivités, se mettent en fausse-faillite en réduisant les retraites (semi-privées aux USA), qu’elles auraient dû avoir à payer. L’état, comme en Angleterre, renfloue avec l’argent des contribuables ses banques et son industrie automobile, produit des liquidités et de la dette par le biais de la Réserve Fédérale en faisant tourner la planche à billet à coup de multiples Quantitative Easing [dévaluation-inflation-guerre des monnaies], ces liquidités allant principalement en prêts vers la spéculation financière (Bulles financières et immobilières dans les pays émergents, spéculation sur l’énergie, les matières premières, et les produits agricoles/ CF : Printemps Arabe), et grâce à une politique de taux réduits dévalue sa monnaie et les économies-pouvoir d’achat des retraités (dont l’âge de la retraite est toujours plus repoussée ou impossible/ baisse de l’espérance de vie), tout en achetant ou même rachetant ses bons du trésor que le Monde ne veut plus. Les banques rasent les maisons résultantes des faillites personnelles permettant de soutenir le marché immobilier. Les poursuites judicaires postérieures et amendes concernant la vente de produits financiers frauduleux (dont leur achat par la FED lors du renflouement), et le blanchiment d’argent des narcotrafiquants sud américains, sont largement à l’avantage des banques, sans remettre en cause radicalement ces pratiques. Une entreprise coordonnée des cercles financiers, des agences de notations (CF : 1931 dégradation de la note de la Bolivie et de la Grèce qui feront défaut), des politiciens, de la FED (arrêt des prêts transatlantiques vers l’Europe : problème de liquidité interbancaire et des prêts aux entreprises), et des médias, s’attaquera même, pour faire diversion et se poser toujours comme l’économie au système le plus dynamique, à la Zone Euro et à l’union-Européenne (CF : attraction des investissements, financement de sa dette, soutient et manipulations des ses marchés boursiers, dominance militaire et économique, influence diplomatique et culturelle). Ses fondamentaux culturels et sociaux-économiques, en privilégiant des structures néolibérales, font que toujours un peu plus le Monde Anglo-saxon s’éloigne de ses aspirations démocratiques constitutives de la Common Law du Moyen-âge anglais, de la déclaration d’indépendance et de la constitution américaine, de la lutte anti-esclavagiste et des droits civiques, comme de la révolution socialisante du New-deal de F. Roosevelt.

Suivant ce système individualiste et multiculturel (de populations immigrées du Tiers-Monde qui l’acceptent avec un certain sectarisme pour préserver leur identité), où le séparatisme est fortement encouragé au sein de la société, il est à noter que le point de départ de la fragmentation du Royaume-Uni avec la création des parlements régionaux, a été lancé par les politiques (CF : courant Troisième Voie de Tony Blair, un travailliste vaincu idéologiquement), durant le triomphe du néo-libéralisme, non par les écossais eux-mêmes. La population anglaise elle-même est favorable à la création de son propre parlement régional sans les écossais. Cameron enchainera rapidement ce processus de désengagement de l’état, avec son projet de Grande Société sabordant l’organisation collective et démocratique du pays (après les privatisations et les de régularisation de la finance du Big-Bang de M. Thatcher : banques d’investissement-hedge funds/ Repeal of Glass Steagall aux USA), en y substituant des liens entre communautés autonomes aux intérêts particuliers sans outils communs de transformations ou de protection (comme les services sociaux, la solidarité générationnelle facilitant l’ascension sociale, les droits du travail, l’accès à la justice, la progressivité de l’impôt [dans la constitution française], l’éducation, (CF : marchandisation de l’éducation et application du modèle d’entreprise, No Child Left Behind, absence de curriculum national dans l’enseignement aux USA), la déconcentration des médias (CF : empire médiatique de R. Murdock, presse-internet-radios-télévision, The Sun, Fox News), la protection de la/des culture(s) (CF : exception et diversité culturelle franco-québécoise contre la marchandisation des biens culturels), les régulations financières, les transports publics, l’environnement – OMG, pollution, contaminations, gaz de schiste, Monsanto, brevets sur le vivant, charbon, industries pharmaceutique et  »malbouffe », etc. -, la protection des consommateurs, l’accès a la santé, etc..), pour les livrer aux « Lois du Marché ». Le pouvoir en place profitant largement de la désintégration de possibles fortes oppositions au système dont il profite et qu’il organise. En bref : « Diviser pour régner », selon une très accommodante « dictature des minorités ». La ségrégation positive dans l’éducation, sorte de racisme inversé, mise en place après le Mouvement des Droits Civiques mené par Martin Luther King, ne favorise qu’une minorité raciale au détriment de la vaste majorité de pauvres, quelques soient leurs origines ethniques, qui auraient dû bénéficier de ses mêmes droits (financiers du moins pour l’éducation). Les peurs racistes pourraient faire, couplées au port d’arme généralisé, s’il était remis en cause, surgir une insurrection, auto-réalisatrice, d’auto-défense venant de l’extrême-droite (CF : Klux Klux Klan, littérature suprématiste blanche des années 70, Preppers, New Black Panthers, anarcho-libertarians, rock néo-nazi, revendications territoriales du mouvement Chicano). Au Canada un gouvernement conservateur anglophone réduira le Québec à une « nation » parmi d’autres (CF : réserves amérindiennes crées par les anglais après la conquête de la Province). Le Québec, fait culturel particulier, qui s’opposera seul aux multinationales américaines voulant y être dédouanées des régulations environnementales, a un « projet de société différent pour l’Amérique du Nord ». Aux USA les attaques contre le « Big Government » fédéral et le retour aux États de pouvoirs fédéraux, ou la suppression annoncée de départements à vocation d’aides et de cohésion nationale est l’œuvre des Républicains, mais aussi des Démocrates qui ont soutenu une politique néolibérale depuis les années 60 dans un but d’enrichissement d’avec les milieux des affaires (CF : déruralisation financière de B. Clinton poursuivant la politique de R. Reagan). La transformation démographique récente de la capitale Washington (passée de ville historiquement noire à blanche), pour cause de transfert très lucratif au secteur privé de services précédemment effectués par l’état en est l’illustration (CF : collusion et conflits d’intérêt des politiques, corruption des ministères et agences fédérales, des banques, de Wall Street, de la Fed, et des médias, lobbies et subventions aux entreprises et aux banques/prêts à taux réduits). L’Angleterre privatise ses rues (beaucoup de parcs l’étaient déjà), ses routes, son système de santé public, et partiellement sa police. Aux USA les prisons privées par contrat bénéficient d’une clause de 90% d’occupation à remplir par des juges et shérifs qui y sont élus. L’armée américaine utilise l’agence de sécurité privée Black-Water, sous-traite ses services de renseignements, et fait opérer ses drones dans des universités. Suite à l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, la militarisation de la police (tenues, hélicoptère d’attaque, drones, et tanks), la place donnée, déjà historiquement, dans la société à l’armée (CF : Hollywood et l’autocensure, disparition de la critique sociale des années 30-40 au cinéma), messages dans les médias très patriotiques dans le genre de films comme Starship Troopers ou Robocop), et les mesures sécuritaires et d’espionnage (CF : Chasses aux sorcières 1951, répression des marxistes africain-américains affiliés aux Droits Civiques et de la secte du Temple du Peuple, Homeland Security/guerre contre le terrorisme/NSA Psy Center Utah espionnage domestique via internet, écoutes, et tests d’ADN sans mandat judicaire, assassinat ciblé extra-judicaire de citoyens américains à l’étranger), sont potentiellement dangereuses. L’ONU utilise des mercenaires en Somalie. Cette prise du pouvoir, au USA, est favorisée par une survivance du XVIIIème siècle de méfiance du pouvoir élitiste envers son peuple, le président n’y est pas élu au suffrage universel, et il n’y a qu’un tour aux élections éjectant tous petits partis, sans coalitions possible, ne jouant pas le jeu du système. L’extrême-droite non représentée politiquement opère le plus souvent insidieusement au sein des instances dirigeantes, de l’armée, et de l’administration, mêlant l’économie au politique, le judicaire au religieux et au racisme ethnique ou de classe, malgré les diverses mesures anti-discriminatoires (CF : lois de déségrégation scolaire en voie de démantèlement contre l’école publique/ Charter Schools), le militaire à l’éducation, le religieux à la finance, les médias à l’armée, l’armée à l’éducation, etc. La « poursuite du bonheur » inscrite dans la constitution (qui est sacrée aux USA), est purement individuelle, et correspond maintenant seulement à la notion de libre entreprise (CF : American Dream, le roman Atlas Shrugged). Les USA, de culture anglaise, sont anti-révolution et anti-socialisme à la française (universalisme concurrent, French Bashing). Fort de leur sentiment d’exceptionnalité (CF : Reagan : « America is a shining city upon a hill », Doctrine Monroe 1823, propagation de la démocratie et du libre échange), ils sont aussi contre l’ONU, la Cours de Justice Internationale, et n’utilisent l’OTAN et l’OMC que selon leurs propres intérêts. Ils sont communautariste à la hollandaise (promotion du multiculturalisme auprès des citées immigrées européennes/ ambassade US à Paris). La tolérance n’est pas la convivialité : l’individualisme, le racisme, et le classisme sont partagés par tous les groupes (CF : repli identitaire de la communauté afro-américaine, Neighborhood Watch et banlieues résidentielles forteresses, émeutes de Los Angeles 1992, Real American, Rednecks, White trash, et Hillbillies, xénophobie contre les immigrés latino). Les minorités n’ont voté B. Obama en 2012, que pour protéger et développer leurs droits, et par peur du Tea Party. Le féodalisme y trouve sa principale expression dans un système de corporations de métiers (retraites, système de santé, et droits syndicaux, particuliers par branches), et de guildes marchandes ou industrielles, organisés en lobbies auprès d’un gouvernement de milliardaires comme en Angleterre (CF : protectionnisme déguisé contre les entreprises étrangères/ surtout françaises). Les retraites (financiarisées à la bourse), et le système de santé (même celui de B. Obama), resteront privés. Un système official de lettres de recommandations, de déclaration de salaires, de situation bancaire, et judiciaire, y est souvent toujours en cours pour trouver un emploi. S’y ajoute une prolifération de contrats de confidentialité et d’exclusivité, d’assurances excessives, nuisible à l’exercice des droits individuels et syndicaux des salariés (répression historique contre le syndicalisme, policière : camps d’internements pour mineurs grévistes et loi martiale Cœur d’Alene Confrontation 1892-1899, Bloody Thursday 1934 ; corruption des syndicats ; judiciaire : Palmer Raids 1920, usage de briseurs de grève (au sein même de l’entreprise, sous-traitance) ; limitation par branches du droit de grève, possible que lors de la renégociation à l’expiration du contrat. Le marxisme n’est plus qu’une vieille lanterne d’originaux universitaires, et d’étudiants (Occupy Wall Street). Ainsi, le mécontentement général (chômage, dette, corruption, bonus, administration, etc.), est récupéré par les ultras conservateurs, qui nomment des coupables : les syndicats, et la décadence morale des libéraux socialisants. Généralement un problème de société, qui serait pris en charge par le politique en Europe (code législatif, droit civil romano-germanique), dans le Monde Anglo-Saxon est résolu par une décision de justice faisant jurisprudence (Common Law, Equity). C’est l’armée qui actuellement s’attaque à l’épidémie d’obésité, et au défaut de solvabilité résultant des prêts étudiants ! A termes, le risque est que l’état ne garde que ses pouvoirs répressifs envers la population (état policier, forte pression sociale, le Politiquement Correct, Pensée Unique des médias, Freedom Fries, novlangue républicaine, administration et justice rigides), l’armée, et un semblant de diplomatie, dans le style de pays du Tiers-Monde, ou du Moyen-Orient en décadence, dont l’apogée s’est située au XIIème siècle (CF : destruction de Bagdad par les mongols, disparition progressif de l’héritage Grec et Perse). Les multinationales formées en clans de mercenaires politiques (positions de pouvoirs en leur sein de plus en plus héréditaires et interfamiliales), sont plus qu’ailleurs désolidarisées de leur substrat national (CF : paradis fiscaux + délocalisation). La citoyenneté anglo-saxonne y est particulièrement atomisée et armée (CF : National Rifle Association-fonds de pensions, culture de la violence, jeux vidéo et télévision agressifs et d’épouvante, drogues dures – dont les méta-amphétamines au travail pour effectuer plusieurs mi-temps journellement -, coupes du budget des programmes de santé mentale, et la connexion informatique/syndrome d’Asperger de perte d’empathie), et circonscrite à son groupe racial, ethnique ou religieux. Copinage et népotisme sont la règle. La survivance de vrais ghettos comme au Moyen-âge y est toujours d’actualité, et toujours en formation (paupérisation des centres-villes et zones de non-droits). Les recensements raciaux et ethniques sont toujours d’actualité. Ce qui fait que malgré une progression récente des unions mixtes (élite intellectuelle, grâce actuellement à une surreprésentation des asiatiques dans les universités chères et extrêmement compétitives et leur accès aux postes d’administrateurs proche du système, et dans les classes modestes souvent par un besoin de protection dans les zones défavorisées à la faveur de l’accroissement démographique des minorités), les enfants métissés sont encore renvoyés à leur ethnicité et communauté respective, selon le principe toujours vivace qu’une goutte de sang noir par exemple vous disqualifie en tant que caucasien (CF : immigration et citoyenneté : United States v. Bhagat Singh Thind, 1923, optimisme du Melting Pot). B. Obama s’est enregistré en tant que noir seulement, et non issu de races multiples. Le retour official d’un droit légal coutumier juif et musulman en Angleterre est observé (phénomène des Grand Frères aux USA). A une désintégration progressive de la personne, en individu faussement libre, simple consommateur et soumis aux forces du marché, s’ajoute une fragmentation du tissu social et identitaire commun.

Le Monde Anglo-saxon n’est pas complètement postmoderne comme celui de l’Europe Continentale, vis à vis de la religion qui y continue de croitre (CF : églises géantes évangélistes avec leurs médias, centre de loisirs, hôpitaux, œuvres caritatives et missions de conversion à l’étrangers, accroissement des mormons et des amish, droit nouvellement acquis à la discrimination des employés selon leur religion pour les employeurs d’organisations-entreprises religieuses, accroissement du financement religieux illégal de candidats aux élections, anti-athéisme et néo-militaro-conservateurs messianique dans l’armée), ou dans son rapport aux sciences (CF : anti-évolution, sciences molles et pseudosciences, ésotérisme, religion Wiccan, végétariens Vegan, paranormal, extraterrestres, Rapture chrétienne et fin du monde diverses, paranoïa d’état, société du spectacle, sectes, le goûts pour les théories du complot. Genre : « la main invisible du marché », « Free Market », ou « destruction créatrice », et les algorithmes détachés du réel appliqués à l’économie et à la spéculation). Cela peut être dû aussi à la langue anglaise elle-même souple et créatrice, mais peu articulée (précision aléatoire des relations mots/concept). Heureusement, la société ouverte américaine lors du Baby Boum n’a pas donné une génération de jeunes Gardes Rouges, mais il faut remarquer que loin de l’idéalisme béat européen, la musique américaine a été, et l’est toujours avec la musique de gang actuelle noire et latino, et malheureusement aussi néo-nazie, souvent une réaction rebelle vis-à-vis d’une société violente, inégalitaire, et profondément conservative, dont la seule alternative est un consumérisme effréné. Les musiques Grunge et Gothique étant elles particulièrement dépressives et autodestructives. Le Rap, à l’origine aux revendications politiques et sociales, ayant majoritairement sombré dans le commercial. Fait particulier, et malgré la présence d’une éducation publique (celle privée étant favorisée), différentes formes de la langue anglaise, selon la classe sociale ou l’origine ethnique, sont transmises de génération en génération. Diverses modes tribales y prospère, la blogosphère d’internet et des médias sociaux, et leurs commercialisations, lui donnant seule un éphémère semblant de cohésion commune.

L’horizon sociétal indépassable de la culture anglo-saxonne du XXIème siècle, sans apports culturels extérieurs, pourrait être le retour au féodalisme qu’elle n’a jamais vraiment complètement quitté, le capitalisme y étant peut être arrivé trop tôt. Le capitalisme des cités états italiennes précurseur était lui de l’ordre de grandes familles perpétrant l’héritage romain sénatorial, ou celui de l’Europe du Nord des villes libres et des gildes étaient par essence moins élitistes. La décomposition des USA en une « Inde moderne style XIXème siècle », qui était encore féodale malgré l’administration anglaise (ou, encore, à cause de son influence…), semble en marche, sans doute dû aussi à sa nature jeune, et de pays d’émigration mondiale (CF : création de mythes nationaux et mythologies fantaisistes, américanisme et divergence par rapport à la réalité, J-P Sartre article 1947 : Americans and Their Mythes). Il est intéressant de constater que les anticipations intuitives de la science-fiction anglo-saxonne, à part celles résultant de l’après-guerre et de l’inconscient collectif européen continental suite à l’expérience du fascisme et du communisme (CF : dystopia : 1984, Le Meilleur des Monde, Fahrenheit 451, et la théorisation politique du néolibéralisme : Société du Mont-Pèlerin, 1947), ou celles antérieurs, du XVIIIème siècle, sont sans projet utopiste. L’univers représenté est forcément une société moyenâgeuse, genre Far West ou règne la loi du plus fort (CF : Darwinisme Social, à comparer d’avec la notion de coopération de l’anthropologie soviétique), non égalitaire et sans notion de méritocratie. Au mieux, une démocratie ploutocrate, à mesure de l’amenuisement de la classe moyenne, devient une oligarchie se battant pour assurer son emprise. L’état, de tendance fascisante, est conquérant, et fortement capitaliste. Sa société est industrieuse et très élitiste, comme l’était le fascisme, sans son aspect totalitaire, en définitive. Elle est généralement le fait de grandes corporations exerçant un pouvoir absolue sur leurs sujets parfois technologiquement transformés physiquement ou pseudo-spirituellement, accessoirement par des drogues ou l’influence du virtuel, sans plus de semblant de démocratie, en usant de leurs pouvoirs de coercition ou de perversion, basés sur l’appropriation des structures socio-économiques (CF : Corporate America, le visionnaire Philip K. Dick). Des ligues d’intérêts privés, parfois avec leurs propres forces de répression, assujettissent une société schizophrénique en décomposition, abêtie, et ramenée au rang d’objet, dans le genre, en somme, très anglo-saxon de l’Héroïque-Fantaisie (CF : M. Moorcock, aristocratie anglaise de l’Entre-deux-guerres séduite par le nazisme). Le mythe du héros, de noble ascendance, y est prévalent, généralement sans projet de société meilleure. Seules d’improbables rencontres extra-terrestres apportent une lecture critique de la société humaine la composant. Ces considérations ne porteraient pas à conséquences si n’était pas déjà engagée une course primordiale pour l’humanité à de nouvelles ressources et technologies (avion hypersonique), comme l’hélium-3 lunaire, entre les futurs blocs et différentes incarnations du capitalisme (le projet de coopération internationale ITER en France de fusion nucléaire est une alternative). De même, les percées spectaculaires dans les sciences de l’allongement de l’espérance de vie, et l’arrivée prochaine de leurs thérapies, poseront la question des liens unissant les différentes composantes de la société et la légitimité de nos systèmes. L’Europe et le Monde Anglo-Saxon s’opposeront diamétralement sur leur mode de répartition aux populations, sur fond de tensions Nord-Sud fortement ravivées, une politisation accrue de l’Islam, et une montée en puissance de la Chine.

Beaugeard Frédéric
Illinois, USA, 2012

europe2020.org

http://w41k.com/83394

Sobre Capitalismos e Imperialismos « buenos »

par Guillermo Almeyra *

A riesgo de repetirme como disco rayado recuerdo que el neoliberalismo no es un sistema sino una política, la política actual del capitalismo, y es el resultado del fracaso del capitalismo « del Bienestar Social » vagamente keynesiano, el cual es irrepetible y está muerto y enterrado. Pretender centrar los esfuerzos contra el neoliberalismo equivale a disparar contra la mera sombra del sistema. No hay capitalismos « buenos » : hay un régimen de explotación, opresión, racismo, colonialismo y guerras que hace de todo para sostener la tasa de ganancia de las grandes empresas financieras y monopolistas. Los capitalismos de Estado y las políticas asistenciales y distributivas del ingreso forman parte de ese sistema mundial y lo sostienen. La diferencia entre los gobiernos que son agentes directos del capital financiero y los que tratan de tener algún margen de maniobra es que éstos aplican algunas políticas que, defendiendo las ganancias de los capitalistas, deben de tener en cuenta la necesidad de sostener el mercado y las ganancias capitalistas con subsidios al consumo y a los servicios y de ceder algo a los movimientos sociales y a la protesta obrera para evitar que se organicen en forma independiente. Los gobiernos « nacionales y populares », sin embargo, no pertenecen a una categoría diferente : al igual que los demás, aceptan el despojo salvaje de la gran minería y practican un extractivismo que destruye los bienes comunes (agua, bosques, tierras, minerales) y que contamina, como lo demuestra China. Ellos ponen el crecimiento económico por sobre el desarrollo humano, reducen al mínimo los derechos humanos y sociales y los márgenes de la democracia. No siendo « populares » tampoco son « nacionales ».

Ahora, para colmo, Samir Amin descubre en Viento Sur y en Utopie Critique que Francia es imperialista, sin duda, pero que en Mali cumpliría un papel progresista que hay que apoyar porque combate contra el islamismo extremista que Qatar financia y que Estados Unidos utiliza para desmembrar los Estados africanos y para derrocar al gobierno argelino.

Francia fue uno de los grandes colonizadores y fragmentadores de Africa y carga con el millón de muertos (sobre 11 millones de habitantes) producidos por la guerra de Independencia de Argelia, con cientos de miles de muertos en Marruecos, Argelia, Túnez, Madagascar, con la horrible matanza de Burundi y la tragedia de Biafra, cuando quiso desmembrar a Nigeria, Estado islámico que amenazaba sus intereses. Sostiene en Mali a un gobierno surgido de un golpe de Estado, incapaz y corrupto, que se derrumbaba por carecer de apoyo popular ante unos pocos islamistas touaregs, medioevales y esclavistas, sostenidos y armados por Estados Unidos y Qatar, con las armas del arsenal de Gaddafi vendidas a éste por Sarkozy. Los socialistas franceses, que sostuvieron hasta el fin la guerra colonial en Indochina y las matanzas en Argelia (Mitterrand varias veces ministro durante las mismas y las cubrió), cumplen su papel de siempre de « médicos de cabecera del capitalismo », como decía uno de ellos, León Blum.

Estamos solamente ante un conflicto de intereses entre el imperialismo francés, con su uranio en el Níger y el gas de Argelia (su país cliente), y el imperialismo estadounidense, con su perro faldero británico, porque Washington quiere disputarle Africa no sólo a China sino también a Francia y está esperando convertir en su próximo blanco al gobierno argelino, que es odiado, mató a más de 300 mil islamistas e implantó una dictadura neocolonial.

Samir Amin se opone a la autonomía de etnias y regiones porque, según él, eso debilitaría los Estados, que fueron inventados con papel, lápiz y escuadras por los colonizadores y que son, todos, multiétnicos y multiculturales. Pero fue la represión de los militares nacionalistas malienses unidos a Francia lo que fortaleció el separatismo de los touaregs y los lanzó ahora a los brazos de Qatar y de Washington. Fue la represión de los nacionalistas sudaneses lo que favoreció crear –sobre la base de la religión y de la piel- un Estado ficticio, cliente de Estados Unidos, en Sudán del Sur. Quienes creen que hay que apoyar a los capitalistas « buenos » supuestamente antiyanquis y a los imperialismos « buenos » que se oponen a Washington para oprimir ellos a los africanos, ven sólo los Estados, no las clases o sectores sociales que podrían unirse contra todo el colonialismo y excluyen el internacionalismo –la oposición de los trabajadores franceses al imperialismo francés, por ejemplo- que fue la gran fuerza que permitió la Independencia argelina y la victoria vietnamita. Es lamentable que gente que por decenios atacó al capitalismo y al imperialismo caiga hoy a este nivel de realpolitik y piense que lo importante es la fuerza relativa que pueda tener el enemigo de su enemigo (capitalistas « progresistas » o imperialismo « bueno ») y no cómo los oprimidos pueden adquirir fuerzas contra todos sus enemigos y adversarios.

Por supuesto que hay que combatir el papel de Washington y de Qatar en Siria, o en el apoyo a los touaregs, que esclavizan a los Bella, venden droga, quieren conquistar el Mali « negro », queman los libros de la biblioteca de Tombuctú, que en el siglo XIV fue uno de los primeros centros mundiales de cultura. Por supuesto que hay que combatir los planes de Estados Unidos para toda Africa. Pero eso no significa que haya que alinearse con los competidores de Washington, que son, sin embargo, sus socios en la guerra en Siria y en el apoyo a Israel. En todos los países africanos han surgido siempre tendencias anticolonialistas e independentistas, en la intelectualidad y hasta en el ejército que la burguesía francesa, por cierto, ayudó a liquidar. Lo que hay que apoyar es su desarrollo y maduración, no al imperialismo « menos malo ».

Guillermo Almeyra para La Jornada de México.

 

La Jornada. Mexico, le 10 février 2013.

 

Des souris et des rats

« Sous sa carapace de lâcheté, l’homme aspire à la bonté et veut être aimé. S’il prend le chemin du vice, c’est qu’il a cru prendre unraccourci qui le mènerait à l’amour.  » John Steinbeck 

Croyant que mon ordinateur était souffrant, j’ai décidé de changer de souris. Une Kensington à 14.99$.  C’Est enchantant! L’ordinateur a repris du service et fonctionne à merveille. La souris est silencieuse, douce, et précise.

Croyant que mon pays allait mal, j’ai pensé qu’il fallait changer de dirigeant.

J’ai pendant des années voté pour un rat. Mais pas toujours le même. Tout va de plus en plus mal. Alors je continue de changer de rats, tout en espérant…

Même si je change de rat, la société ne s’améliore pas.

Ce doit être un problème technique:

La souris fonctionne par  une fiche USB.

Le monde, par une fiche USA.

Si vous qui possédez les choses dont les autres manquent, si vous pouviez comprendre cela, vous pourriez peut-être échapper à votre destin. Si vous pouviez séparer les causes des effets, si vous pouviez savoir que Paine, Marx, Jefferson, Lénine furent des effets, non des causes, vous pourriez survivre. Mais cela vous ne pouvez pas le savoir. Car le fait de posséder vous congèle pour toujours en « Je » et vous sépare toujours du « Nous ». Les raisins de la colère. 

Étrange! J’ai écrit à peu près la même chose dans un billet. Tout l’Occident est basé sur la réussite du « un ». Le cher « Je ».  On a divisé les citoyens pour régner en lui faisant croire qu’il pouvait être une île.

Tu as ton marteau, ta scie, ton garage, ton auto, ton ordi, ton twit-her, twit him, ta compagne, et téléphone « intelligent » et tout le réseau du « parling » en ligne ou sans fil te lie non pas à eux, mais à une virtualité à laquelle tu deviens accroc.

Si tu ne parles pas à un ami réel, si tu ne sens pas qu’il pue de la bouche, qu’il déblatère, qu’il fume en cachette, qu’il mange des hamburgers à 50 km de sa maison pour ne pas être reconnu, qu’il rote, qu’il rêve tellement haut que les nuages sont un bain d’eau tiède, qu’il s’habille au plus « cheap » des magasins, et que tu l’aimes quand même. C’est un ami…

Car chacun est une souris qui fait fonctionner la machine. La Terre est un fromage, et les pauvres mangent les trous. Gruyère, grue aujourd’hui, grue demain… Putain! Nous sommes communistes comme des abeilles, mais nombrilistes comme des rois

Aimer, c’est avoir un peu de haine de temps en temps envers quelqu’un. Sinon, vous êtes enfermés dans une page de roman cotonneux. Le cul de la reine d’Angleterre n’est pas plus rose que le vôtre…

Brown is…

Être une carrière dans l’éternité

En Occident, le travail rend libre. Mais le dosage est bien camouflé.

Se réaliser par le travail… Voilà la voilée formule cachée de la réussite. Vous devenez quelqu’un en étant esclave par une numéro d’assurance-social. Vous devenez « quelqu’un ». Unique. Everybody is an Island!

La mondialisation c’est faire de la race humaine un juif qui vit derrière la grille sans pouvoir lire la plaque de l’entrée.

Mais avec un air bête… Celui du fonctionnariat écoeuré de son rôle, mais l’aimant à la fois.

***

Gaëtan Pelletier

27 août 2013

Frank Morrison

http://www.artisanartsonline.com/servlet/the-African-American-Artists-cln-Morrison,-Frank/Categories
http://www.morrisongraphics.com/catalog/index.php
https://www.facebook.com/frank.morrison.980
Les courbes, l’exagération des traits, des volumes et des gestes, la musicalité des couleurs

 

 

 

Merci à http://artodyssey1.blogspot.fr/2009/10/frank-morrison-frank-morrisons-art-work.html

http://quinquabelle2008.blogspot.ca/2013/08/frank-morrison.html

Le gouvernement du Mexique dévoile des pièces mayas prouvant le contact extra-terrestre

arcturius.org

Pour ceux qui avaient encore des doutes en ce qui a trait aux contacts extra-terrestres avec nos anciennes civilisations, cette fois, on ne peut plus clairs! Le gouvernement mexicain a frappé un grand coup dans l’histoire cachée de l’humanité. Dans la section archéologie oubliée, le pays dévoilera publiquement une série de pièces Mayas découvertes il y environ 80 ans par une équipe du National Institute of Anthropoly and History (INAH) sur le site de Calakmul au Mexique.

Ces pièces exceptionnelles ont déjà été présentées l’an dernier et feront l’objet d’un documentaire qui sortira cet automne et qui sera produit par Raul Julia-Levy et réalisé par Juan Carlos Rulfo, le gagnant du festival Sundance 2006 avec son film « In the pit ». Ce documentaire porte le nom provisoire « Revelations of the Mayans 2012 and beyond ».

L’une des pièces maîtresses dévoilées est un disque on ne peut plus explicite. On peut y voir clairement 4 engins, communément appelés OVNI, dont l’une démontre par une extraction, un astronaute (5) aux commandes de son engin (6). Les deux cercles au centre (1) sont présentement considérés comme une planète à atmosphère de par les deux cercles le suggérant et qu’on peut supposer être la Terre du fait de la présence d’un astre à proximité qui semble être la Lune. À droite, ce qui semble être une comète (3) avec un OVNI (2) dans son sciage, puis, à gauche, un autre engin (4) qui semble intervenir directement sur la comète comme porteur d’un bélier pour frapper la comète.

Une autre pièce fort intrigante semble représenter une éruption solaire. Le soleil envoie un jet de rayon vers la même planète à atmosphère, soit la Terre, événement régulièrement mesuré par la NASA dont vous pouvez suivre l’activité sur le site Space Weather. Trois Ovnis sont présents sur cet artefact dont l’un est directement dans le jet plasmique. Une autre planète est également présente, mais il est difficile de préciser laquelle de notre système solaire.

Cette pièce fort importante semble confirmer les informations que nous recevons par diverses canalisations et qui nous informent du rôle majeur du soleil dans les événements à venir. Celui-ci est la clé de notre élévation de conscience et cet artefact vieux de 1,300 ans semble nous l’indiquer. Les Maya savaient que nous étions dans le 5e et dernier cycle de 5125 ans d’un plus grand cycle de 26,000 ans. C’est ce que leurs calendriers mesuraient. Par ailleurs, les scientifiques de la NASA prévoient une éruption majeure d’ici la fin de 2013 ce qui corrobore l’ensemble des informations obtenues

Klauss Dona accompagné du Dr Nassim Haramein ont présenté des photographies de certaines pièces lors d’une conférence au Congresshalle à Saarbrücken en Allemagne, le 11 juin 2011. Vous trouverez au bas de cet article la référence aux extraits de cette conférence.

Les autres pièces sont des représentations qui ressemblent étrangement aux petits bonshommes E.T. que nous connaissons.

Ce qui est encore plus troublant sont les révélations du ministre du Tourisme mexicain, Luis Augusto Garcia Rosado qui déclare que :
(1) La traduction de codex relate les contacts entre les extra-terrestres et le peuple Maya.(2) Des pistes d’atterrissage daté à 3,000 ans ont été trouvées dans la jungle.(3) Ils possèdent des preuves que les Mayas avaient l’intention de mener cette planète pour des milliers d’années, mais qu’ils ont été forcés de s’échapper après une invasion « d’êtres aux sombres intensions » laissant derrière eux les évidences d’une race hautement avancée.

Je crois qu’à l’approche de la date de fin de cycle du calendrier maya, les autorités mexicaines semblent avoir fait un examen de conscience dont le résultat a été d’informer le public. Je crois également qu’il s’agit du bon choix et que celui-ci devrait servir d’exemple pour les autres nations, je pense, entre autres, aux États-Unis où un changement d’attitude important s’impose.

N’oubliez pas que nous sommes à la période des révélations où tout ce qui était caché se dévoile. Les scandales de tout sort au même titre que l’archéologie cachée font partie de ce grand dévoilement. Si vous me demandez mon avis, je vous dirai que nous n’en sommes qu’au début des surprises de cette magnifique période qui s’ouvre à nous. Pour ceux dont ce dévoilement est un véritable choc, je vous implore d’ouvrir votre conscience, car vous n’êtes pas au bout de vos découvertes.

Article publié le 27 aout 2012

Références
Sources :
rtbf.be
guardian.co.uk
reuters.com
thewrap.com

Dr. Nassim Haramein: theresonanceproject.org

À propos de Klauss Dona : Voir mon article : inferenceplanetaire.wordpress.com
Conférence de présentation, lien vidéo: 
youtube.com

Site de Calakmul (ou Kalakmul) : fr.wikipedia.org
INAH : inah.gob.mx
indicescibles.blogspot.fr
© 2013, Recherche et transmission par Michel / Arcturius.

2012un-nouveau-paradigme.com

Tchernobyl, la fin d’un monde

Il n’y a qu’une seule force de guérison, c’est la nature.

(Arthur Schopenhauer)

« Realm Pluton» est l’essai photo de la zone morte autour de Tchernobyl, où le plus dévastateur  accident nucléaire est  survenu soudainement le 26 avril, 1986. Cette déclaration graphiques propose un témoignage indéniable contre la vanité des ingénieurs et des bureaucrates, et servira de preuve d’avertissement contre ceux qui affirment avec désinvolture l’énergie nucléaire est totalement sûr. S’il vous plaît partagez votre copie de « royaume de Pluton » avec vos amis et aux vues similaires connaissances. ( voir plus bas).

En 2004, mon site de Tchernobyl fut l’un des sites d’Internet les plus visités. C’est quand mon compte a été bloqué et que les journaux dans le monde entier ont commencé à écrire que j’étais une combine commerciale, une publicité pour un jeu sur ordinateur, une vendeuse de photos, etc., que j’ai réussi à toucher un point sensible et je suis fière de cela. Avec toutes ces expériences, j’ai réalisé que celui qui veut dire la vérité doit être capable d’en être le gage, et cela me motiva de créer la seconde partie de l’histoire de Tchernobyl, la « Terre des Loups ».

Il y a « beaucoup d’argent » à faire dans l’industrie de l’énergie atomique. Seulement 1 kg (2,2 livres) d’uranium raffiné produira la même quantité d’énergie que 50 wagons de marchandise chargés de charbon (3.000 tonnes). L’uranium raffiné, par conséquent, est près de 3 millions de fois plus intéressant à transporter que le charbon, en termes de poids. Cela attire naturellement la riche politique et les intérêts financiers puissants, dont le seul souci est de traire la vache et s’ils traient la vache sans limite, en se moquant de la sécurité des réacteurs ou de la santé publique, finalement à la place du lait, ils obtiendront du sang.

Peu importe qu’ils aient durement essayé de discréditer mon site, l’histoire est toujours là et davantage de monde continue de le lire.

Je ne suis pas une activiste pour ou contre le nucléaire. Je ne suis qu’un auteur pro-humain, qui pense que Tchernobyl est un avertissement à l’humanité.

Les voyages de  Filatova Elena Vladimirovna

Je Voyage beaucoup et une de mes destinations favorites est  vers le nord de Kiev, en direction de soi-disant de Tchernobyl « zone morte », qui est 130 km de chez moi. Pourquoi ma préférée ? Parce que l’on peut prendre de longues  randonnées  sur des routes désertes.

Les gens sont tous partis et de la nature est en pleine floraison. Il ya de beaux bois et de lacs.

Dans les endroits où les routes   n’ont pas été parcourues par les camions ou véhicules de l’armée, ils sont dans le même état qu’ils étaient il ya 20 ans – sauf pour une lame occasionnelle d’herbe ou un arbre qui a découvert une fissure pour pousser. . Le temps ne brise  pas les routes, elles peuvent donc  rester comme ça jusqu’à ce qu’elles  puissent être ouvertes à la circulation normale à nouveau … Dans quelques siècles…

______________________

Le plutonium va régner ici pendant

des milliers d’années… La vie du plutonium

est d’environ 24,000 ans.

Nommé en l’honneur de Pluton, le roi de la mort

Et des sous-mondes…

Elena V.

PLUTO’S REALM

Ta gueule, mange ce qu’on te donne !

Marc Lafontan, Au bout de la route 

Pourquoi les supporteurs de l’alimentation génétiquement modifiée insistent pour que leurs familles mangent bio ? 

Ces dernières années, une routine intéressante a émergé, routine où les supporteurs politiques de l’alimentation génétiquement modifiée (GM) se gavent de produits bios, tout en faisant la promotion de l’alimentation GM non étiquetée pour tous les autres. 

Plus récemment Mother Jones a discuté du fait que l’espoir du parti républicain Mitt Romney, dont les liens avec Monsanto remontent à la fin des années 1970 quand les cultures GM étaient encore au stade d’essai, s’assure toujours que ses propres repas ne soient rien d’autre que bio…

D’après Peter Alexander de MSN Today:

« Dans l’avion privé de la campagne de Romney, Mitt Romney a son propre salon dans la ‘cabine avant’ et bien que je n’ai jamais été invité à l’avant, des sources très proches de la campagne me disent que les étagères sont remplies d’une grande variété de choses saines. Céréales Kashi, du hummus, pita et des compotes de pommes bios. Tout y est bio me dit-on, incluant les aliments préférés de Romney: sandwiches au beurre d’arachide et au miel ».

Plus intéressant même, dans un article datant de 2002 au sujet de l’épouse de Romney, Ann, elle donna crédit à une combinaison d’alimentation bio et de médecine holistique pour avoir fait touner les tables de la santé en sa faveur après qu’elle fut diagnostiquée avec la sclérose en plaque en 1998. On peut y lire en partie:

« … Elle avait 49 ans à l’époque et la maladie progressait rapidement, dit-elle, forçant les médecins à la mettre sous stéroïdes, ce qui l’a rendit si malade qu’elle pouvait à peine se lever du lit. ‘Ils me tuaient’, dit-elle du traitement. ‘Vous avez une perte osseuse, ils sont si mauvais pour vous (les stéroïdes).’ Mme Romney fut introduite auprès de plusieurs praticiens de médecine holistique, qui l’a persuadèrent d’adopter des thérapies alternatives. Elle mange maintenant uniquement bio, très très peu de viande. Elle pratique la réflexologie et suit des traitements d’acupuncture. Elle donne crédit à son changement de vie pour l’amélioration drastique de son état de santé. ‘Tout le monde doit trouver sa propre voie’, dit-elle. Beaucoup de mes symptômes ont maintenant disparu. »

Mme Romney n’est pas le seul cas de succès dans lequel l’alimentation a joué un rôle central pour battre la sclérose en plaque. L’an dernier j’ai publié un article à propos du Dr. Terry Wahls, qui renversa la maladie après sept années de détérioration physique en suivant les meilleurs traitements possibles, et ce simplement en changeant de régime alimentaire.

Ne serait-ce pas un grand changement au sein de notre société si nos autorités agricoles, sans parler de notre président, pouvaient fouiller au fin fond de leur cœur et y trouver de l’humanité afin de se battre pour le droit de tous à manger une nourriture riche, pleine qui ne contient pas d’ADN étrangère, de pesticides intégrés et un nombre anormal de produits chimiques synthétiques afin que les maladies comme la sclérose en plaque et le cancer puissent être éradfiquées avant même qu’elles ne puissent apparaître ?

Si l’alimentation GM est si formidable, pourquoi donc l’élite ne veut-elle pas en manger ?

Alors qu’Obama a été un grand supporteur de Big Biotech pendant son mandat, Romney est un aussi grand supporteur de Monsanto, ayant réussi à guider la compagnie hors de procès avec le congrès dans le suivi scandaleux de l’affaire de l’agent orange (une création de Monsanto, qui était supposée être sans danger pour tout sauf la végétation) et les incidents de vidanges haineuses et irresponsables dans le Missouri et en Alabama.

Il est aussi en faveur d’un « Monsanto rider » dans le projet de loi agricole de 2012, qui empêcherait une cour fédérale de justice de décider par référés de justice restrictifs sur les cultures GM, même si les procédures d’approbation s’avéraient être frauduleuses ou impliquaient la corruption entr’autres choses. Malheureusement, Romney n’est qu’un politicien parmi d’autres qui soutiennent et font la promotion de l’alimentation OGM comme étant une nourriture tout aussi saine et naturelle que l’alimentation conventionnelle et dans le même temps, en privé, ne faire servir que de la nourriture bio à leurs familles. Le président Obama et ses prédécesseurs Bush et Clinton mangeaient tous deux une nourriture bio.

Mother Jones écrit:

Quelle est ma preuve que les Clinton et les Bush mangeraient bio ? Ecoutez ceci de quelqu’un que je connais personnellement, Walter Scheib, qui servit comme chef exécutif de la maison blanche pendant les années de Clinton et de Bush:

‘De 1994 à 2005, je fus le chef exécutif de la maison blanche. Ceci m’offrait non seulement l’honneur personnel de servir deux premières familles uniques et très intéressantes, mais également le défi professionnel de remplir le mandat d’Hillary Clinton d’amener la cuisine moderne contemporaine et une responsabilité nutritionnelle à la maison blanche. »

Ceci voulait dire que pratiquement tous les produits utilisés étaient obtenus de fermiers et de fournisseurs locaux. Il y avait un petit jardin potager sur le toit de la maison blanche où certains produits étaient cultivés. L’éthique de l’achat de produits et de la cuisine à la maison blanche sous ma direction et sous la direction continue du chef exécutif de la maison blanche d’Obama, Cris Comerford est celui du respect du pédigré des produits employés, de la manière dont ils sont cultivés, récoltsé, élevés ou attrappés.

Les familles Clinton et Bush mangeaient régulièrement de la nourriture bio. Du bœuf wagyu et nourris en pâturages étaient servis. Scheib fut encore cité en 2009 dans un article de Think Progress disant que Laura Bush avait donné des consignes pour que si un produit bio était disponible, il devait être utilisé en lieu et place du même produit non bio. Dans le même temps, l’article fait une liste des politiques culinaires atroces de son mari. Qui sait, elle devait sûrement savoir que la qualité et la sécurité de la nourriture conventionnelle se détériorait très rapidement et que c’est pour cela qu’elle insistait que les produits devaient être bios.

Devinez qui a dit: « Tout ce qui est dans une bouteille ou emballé est comme un poison dans le sens où peu de gens le savent » ?

La maison blanche d’Obama est peut-être même plus progressiste à propos de la santé culinaire que celles des présidents précédents. Dans un article de 2008 sur la première dame Michelle Obama, le magazine New Yorker écrivit:

« Un matin, Elizabeth Crawford, une traiteur récemment divorcée avec deux enfants, parla des habitudes alimentaires des familles américaines. « J’espère vraiment que Barack va sauter sur l’occasion » dit-elle.

Puis, après avoir palabrer une bonne partie de la mâtinée, Michelle Obama quitta soudainement son script. Ce fut la première fois que je la vis si animée au cours de la campagne électorale. « Vous savez, dit-elle, chez moi, nous avons fait le changement pour la nourriture bio cette année pour cette raison précise. Je veux dire, j’ai juste vu un moment dans la vie de ma fille de neuf ans, car nous avons un très bon pédiatre, qui est très à cheval sur le problème de l’obésité infantile, et il y a eu une période ou il a dit: « Hum, la balance fait la culbute ».

Alors nous avons commencé à regarder dans nos placards.. Vous savez, vous avez du fast food le samedi, plusieurs fois par semaine vous ne revenez pas à la maison. Les restes, c’est bien, mais pas le 3ème jour ! Alors cette notion de cuisiner pour la semaine le dimanche passe par la fenêtre, et la notion d’essayer de penser à un repas du midi chaque jour ! Alors vous attrapez les surgelés hein ? et la boîte à jus de fruit et nous pensons, que c’est du jus de fruit. Puis vous commencez à lire les étiquettes et vous réalisez que ce n’est que du sirop de maïs riche en fructose que vous mangez dans tout ce que vous avez. Chaque gelée, chaque jus. Tout ce qui est dans une bouteille ou un emballage c’est comme du poison, comme personne n’en a idée… »

Et oui, du sirop de maïs très riche en fructose, un des pires ingrédients de l’alimentation américaine aujourd’hui en termes de ce que cela produit sur la santé. Non seulement le fructose est un contributeur majeur de syndrome métabolique, de diabète et d’obésité, mais la très vaste majorité de ces sirops sont dérivés de maïs génétiquement modifiés, qui ont en eux-mêmes leurs propres problèmes de santé induits. Très récemment, une étude sur la vie complète de rats alimentés à base de maïs GM Monsanto a prouvé que l’alimentation avait provoqué d’énormes tumeurs mamaires, de disfonctionnements rénaux et épathiques et d’autres problèmes de santé sérieux.

Michelle Obama n’est certainement pas la première qui réfère au sirop très riche en fructose comme un poison. D’après le Dr Robert Lustig, un excès de fructose agit comme une toxine dans le corps et le Dr Don Huber a élaboré au sujet du double effet toxique des grains GM:

1) due dans un premier temps à l’altération génétique de la plante elle-même et

2) le Glyphosate (herbicide) épandu sur les cultures RoundUp Ready génétiquement modifiées.

Le président Obama est au courant du problème mais ne fait rien à ce sujet

Tristement, alors que les Obama sont bien au courant des dangers pour la santé que représentent la nourriture industrielle en général et les OGM en particulier, leur système de croyance personnel n’a pas filtré les politiques alimentaires qui affectent le reste de la population.

Bien au contraire, le président a passé les quatre dernières années à appointer un gugusse de Monsanto après l’autre à des postes fédéraux clés qui font la pluie et le beau temps sur les sujets d’agriculture. Les efforts de Mme Obama à promouvoir la nourriture bio, qui incluaient un jardin bio de la maison blanche très promu, furent calmés dans leurs ardeurs par une visite personnelle de la MidAmerica CropLife Association, un groupe médiatique (lobby) de l’agri-business, qui « insista grandement pour que la première dame donne un temps de promotion identique à l’agriculture ‘conventionnelle », d’après un article de Politico en 2009.

Cerise sur le gâteau, le président a aussi complètement ignoré sa promesse de campagne où il avait dit qu’il ferait IMMEDIATEMENT étiquetter la nourriture GM s’il emportait les élections, « parce que les Américains doivent savoir ce qu’ils achètent. »

Et bien il devient de plus en plus évident que Big Biotech et leurs larbins politiques ne nous permettrons même pas de prendre une décision informée lors de nos achats en lisant les étiquettes des produits. Et vous devez être sérieusement naïf de ne pas questionner la dichotomie absurde entre la politique publique sur la nourriture GM et les décisions privées faites par ceux en charge et « qui savent ».

Monsanto gère et régule l’agriculture Etats-Unienne

Dans les trois premières années du gouvernement Obama, 10 espèces de cultures GM différentes et même une espèce animale ont été approuvées par le ministère de l’agriculture (USDA), d’après Food & Water Watch. Toutes sans absolument aucune preuve que cette forme d’aliments est saine et sécure pour une consommation a long-terme (dans le cas de nos enfants, pour une consommation à vie). Est-ce que cela peut – être lié au fait que des personnes hautement influentes au sein du ministère de l’agriculture (USDA) étaient auparavant des employés ou avaient des intérêts personnels avec Monsanto ?

  • Le ministre de l’agriculture est Tom Vilsack, un très grand supporteur de Monsanto sélectionné par le président élu Obama en 2008. En tant que gouverneur de l’Iowa, Vilsack a souvent été promené dans les jets privés de Monsanto et fut nommé « gouverneur de l’année » par la Biotechnology Industry Organization.
  • Le directeur de l’Institut National de l’Alimentation et de l’Agriculture est un certain Roger Beachy, ancien directeur du Monsanto Danforth Center.
  • Le conseiller général pour le ministère de l’agriculture est une certaine Ramona Romero, qui vint directement du géant de la chimie DuPont, une autre compagnie de la biotechnologie qui possède des patentes OGM, où elle tint plusieurs positions clés telle que conseillère industrielle auprès des litigations antitrust et du complexe commercial et conseillère en gestion des opérations et de partenariat.
  • La ministre actuelle des affaires étrangères Hillary Clinton a tenu des liens étroits avec Monsanto puisqu’elle fut impliquée avec la firme légale Rose Law qui représente (entr’autre) Monsanto.

Voyez-vous l’image qui se dessine ? la FDA américaine (Food & Drug Administration) et les autres agences fédérales sont de manière similaire noyautées par des « anciens » employés de Monsanto. De la même manière, quand il convient de choisir quel candidat à la présidence pour mieux représenter la nourriture et l’agriculture bio dans notre système, les actions d’Obama et de Romney parlent d’elles-mêmes bien plus fort que des mots. Ils font tous deux certaines choses de manière privée, mais « vendent » un autre agenda au public. Aucun des deux n’est un champion de la véritable alimentation pour les Etats-Unis, et tous deux sont à la botte des industries biotechnologiques et les multinationales de l’agro-business.

Le vice-président de Monsanto est maintenant le tsar de la sécurité et de l’hygiène alimentaire américaine, y voyez-vous quelque chose de bizarre ?

En 2009, le président Obama a appointé l’ancien vice-président de Monsanto pour la politique publique Michael Taylor, comme conseiller principal pour la FDA, faisant la sourde oreille au vacarme généré par les groupes représentant les droits des consommateurs. Taylor est actuellement le vice-commissaire à l’alimentation de la FDA, une position qui inclut la fonction de s’assurer que les étiquetages de la nourriture soient clairs et aient toutes les informations nécessaires et justes. Il supervise également la stratégie pour l’hygiène et la sécurité alimentaire et la planification de nouvelles législations pour la sécurité alimentaire. (NdT: époustouflant ! Plus de conflits d’intérêts que çà… c’est impossible !)

Dire qu’on a fait rentrer le renard dans le poulailler est encore sous-estimer l’affaire. Ce sentiment est partagé par pratiquement toutes les personnes qui sont concernées même de loin par l’hygiène et la sécurité alimentaire. Au moment où Taylor était nommé, l’expert en OGM Jeffrey Smith commentait:

« La personne qui sera peut-être responsable du plus grand nombre de maladies et de morts qu’aucune autre personne dans l’histoire des Etats-Unis, vient juste d’être nommée le tsar de l’hygiène alimentaire des Etats-Unis. Ceci n’est pas une blague. »

A l’heure actuelle, l’opposition à cet état de fait gagne du terrain avec une pétition en ligne demandant pour le départ de Taylor. La pétition stipule:

« Président Obama, Je m’oppose à votre nomination de Michael Taylor. Taylor est la même personne qui était le tsar de la sécurité alimentaire à la FDA quand les OGM furent admis dans les aliments américains sans avoir été soumis aux moindres tests pour déterminer leur sécurité et les risques inhérents, ceci est une mascarade. »

Passer la loi Prop 37 est important pour développer une agriculture durable en Amérique du Nord

L’alimentation bio prohibe spécifiquement tous ingrédients génétiquement modifiés ainsi que les produits chimiques agricoles de synthèse; manger bio est la seule façon de vous assurer que vous ne consommez pas par accident des OGM, puisque les Etats-Unis ne requierent toujours pas l’étiquettage des OGM et des ingrédients OGM dans la nourriture.

Quel double standard ?

Est-ce que la nouriture OGM est le « gâteau » des pauvres du XXIème siècle ? Même le personnel de la cafétaria du QG de Monsanto a banni les OGM de son menu depuis 1999.

Alors vraiment, pourquoi les « élites » font-ils de la nourriture organique une priorité pour leur famille ? Pourquoi ne soutiennent ils pas l’étiquetage de façon à ce que nous puissions prendre des décisions informées à propos de la nourriture que nous mangeons ? Et pourquoi imposent-Ils des régulations qui limitent la quantité de nourriture organique ou produite localement dans tant de communautés ?