Archives quotidiennes : 6-août-2013

Loués soient les chats

 

Tu éternueras dimanche.
(Bartholo parlant à un domestique qui éternuait sans cesse)
Beaumarchais Reverso, dictionnaire
 
Les Français prennent de l’avance sur leur retard
Il y a une chose intéressante dans la vie : c’est de voir jusqu’à quel point peut aller ce néanderthalien à cravate qui s’odorise à l’eau de Cologne et qui fait sont frais chié en essayant de ramasser tout ce qu’il y a de richesse sur Terre.
La France vient de perdre son dimanche :
Jeudi dernier, le Sénat français a adopté de justesse un projet de loi qui permettra à un plus grand nombre d’établissements d’ouvrir leurs portes le dimanche. Mais les jeux ne sont pas faits ; l’opposition socialiste a annoncé qu’elle contesterait le nouveau texte devant le Conseil constitutionnel, l’équivalent de notre Cour suprême. Pratte, La Presse
« Pourquoi continuer d’empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ? a lancé le président l’an dernier. C’est un jour de croissance en plus, c’est du pouvoir d’achat en plus. » Et d’ajouter : « Est-il normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? » 
Sieur de Sarko est en train de se faire massacrer par dans la presse française : on joue au pendu avec ce dernier, mais à l’envers. On est dans la « détestation » de son président à lui arracher les membres un à un.
J’espère que quelqu’un en France fait la cueillette de ses propos. Il aura au moins contribué à l’épaisseur du sottisier mondial…
Si tu aimes le soleil, tape des mains (air connu)
En effet, dans l’astrologie populaire romaine, chaque jour portait le nom d’une planète et comme il n’y en avait que sept (y compris le soleil, car on pensait à l’époque qu’il tournait autour de la terre), ce cycle coïncidait par un heureux hasard avec le rythme de la semaine juive de sept jours.
La querelle du dimanche est loin d’être nouvelle. On le sait, elle s’est faite au Québec dans les années 80 et 90. Ici, on a perçu la chose comme un combat entre la laïcité et la religion.
Le dimanche comme jour de repos dans la culture gréco-latine remonte à un décret de l’empereur Constantin Ier, le 7 mars 321 : « Au jour vénérable du soleil, que les magistrats et les habitants se reposent et que tous les ateliers soient fermés ».
Il n’y avait pas en ce temps-là de chaînes de supermarchés qui voulaient « ouvrir la grille horaire » pour concurrencer. On peut maintenant aller se chercher un litre de lait à 4 heures du matin, mais pas de bière. La bière, c’est sacré au Québec…
Ce qui fit que certains dépanneurs durent fermer et d’autres se tourner vers des produits différents : les pétards à mèche, les films 3 X, et le pain blanc-long.
Les propos de Sarkozi et les avantages du PIB sont-ils si sensés ? … Si on étend un carré de beurre sur trois tranches de pain, ça ne fait pas plus de beurre. À moins qu’on veuille l’argent du pain et du beurre…
Bouffer du dimanche
Il est un phénomène étrange qui se produit le jour où l’on commence à penser que l’on se croit vieux : on visite les rubriques nécrologiques… Un peu comme pour se trouver une moyenne de longueur de vie après la visite…
C’est ce qui m’arriva un jour. Je notai, éberlué, que les religieuses avaient une espérance de vie hors de l’ordinaire. Raison ? Je pense qu’elles bouffent du dimanche plus que tous les autres jours de la semaine. Et ce n’est pas niais. Elles passent leur temps à égrener des chapelets. Des études ont démontré que la prière a les mêmes effets sur le cerveau que la méditation transcendantale : elle abaisse les ondes alpha, ralentit le rythme cardiaque et stabilise la pression artérielle.
Je sais bien que personne ici n’ira se cloîtrer pour vivre plus longtemps… Dans nos vies affolées – dérobés des dimanches – on essaie de trouver une solution rapide à nos maux : pas de temps à perdre.
On peut se précipiter chez son médecin qui a une panoplie de couleurs de ces rafistoleurs (sic) d’âmes en peine, épuisées, la langue pendue sur celles de leurs espadrilles…
Le bon Dieu est dans le détail. ( Gustave Flaubert).. 
Le commerce de détail, on dirait… D’après une étude, 50% des gens veulent que les commerces ouvrent le dimanche, et 50% non. Ça varie de quelques points…
Maintenant qu’on s’est converti au thé vert pour sauver son corps, il reste au moins d’autres solutions vertes pour ravoir nos dimanches : louer des chats.
 De plus en plus de Japonais stressés par la crise ont trouvé un remède pour se détendre. Ils vont passer une heure ou deux dans des « cafés à chats » ! Les félins sont disponibles pour se faire caresser ou même pour jouer avec les clients.
7 euros, consommation non comprise… ( La Presse)
La folie des animaux de compagnie bat toujours son plein au Japon. Il y aurait plus de 20 millions d’animaux domestiques dans l’archipel nippon. Mais, les conditions de vie des Japonais ne leur permettent pas toujours d’avoir un animal chez eux. Qu’importe, ils peuvent désormais prendre un verre avec des chats où louer un chien. Aujourd’hui le japon
Ça ne nous ramène pas nos dimanches d’antan,  sauf que c’est devenu un investissement : pas besoin de prendre le chapelet, suffit d’éviter Lacroix .
Tant qu’à y être… Aussi bien essayer de grossir ses revenus par une autre avenue…On peut toujours chercher à gagner sa vie avec tous les éclopés de la société de consommation en inventant des jeux qui rapportent de l’argent, mais qui dénaturent l’homo érectus  ( homme dressé droit), devenu d’un aplatventrisme qui le ramène sur ses quatre pattes.
C’est en passant devant la photo de nos enfants, un peu vieux déjà, que j’y ai pensé…
On dit qu’il en coûte pas loin de $200,000 pour mener un enfant à « terme »….
Gageons que dans peu de temps, il y aura un de ces crétins qui trouvera le moyen de louer des enfants à des « endommagés affectifs » , ou parents qui veulent se pratiquer avant d’en avoir :
– Bon ! On vous les loue pour Noël, ramenez-les-nous au jour de l’an.
C’est peut-être un peu fort… Revenons à nos chats.
Quand ma femme est revenue à la maison – j’avais regardé nos deux chats pendant des heures, en me disant que – peut-être que… J’ai tout simplement imaginé le scénario :
– Et si on louait les chats ?
Je ne la vois pas tout de suite emballée, sauf que au prix qu’ils nous coûtent et au prix qu’ils pourraient nous rapporter…
– Tu… Tu pourrais aller magasiner…
– LOUÉS SOIENT LES CHATS !
Sapré Sarko ! Moche en politique , mais pour les femmes, il est doué.

 

Cinq yeux, une seule langue

Par Bernard Cassen

Contrairement à ceux des pays de langues latines, les dirigeants des pays anglo-saxons – en premier lieu ceux des États-Unis – ont depuis longtemps compris la densité stratégique du lien linguistique entre les individus. Le contraste avec la France, pour ne prendre que cet exemple, est frappant : à Paris, il y a certes toujours un ministère chargé de la francophonie dans chaque gouvernement, mais sans moyens financiers, sans visibilité médiatique et surtout sans la moindre influence politique. Qu’ils se réclament de la gauche ou de la droite, la plupart des responsables publics, au pouvoir ou dans l’opposition, prononcent occasionnellement quelques phrases de soutien à la francophonie – comme s’ils déposaient de manière rituelle un bouquet de fleurs sur une tombe – mais ils n’y croient pas une seconde. Ils sont trop fascinés par l’anglais, et leur seule véritable politique linguistique consiste à promouvoir l’usage de cette langue dans le système éducatif et dans la vie professionnelle des Français.

À Londres et à Washington, la démarche est tout autre : pas de grands discours ni d’institutions de défense de l’ « anglophonie », mais une action permanente, discrète et persévérante pour imposer l’anglais comme langue « naturelle » des échanges internationaux, de la science, de la technologie, des forces armées et des industries du divertissement. En conséquence, et avec le soutien actif des « colonisés » locaux – les Européens figurant parmi les plus zélés –, la toute-puissante galaxie communicationnelle anglo-saxonne présente ceux qui refusent encore de se plier à cette volonté hégémonique comme autant de passéistes, de protectionnistes, voire de nationalistes. S’il existait le moindre doute sur le potentiel de solidarité politique induit par l’usage partagé d’une langue maternelle [1], il suffit d’observer l’énorme dispositif d’espionnage planétaire mis en place par l’Agence nationale de sécurité (NSA) des États-Unis et révélé par Edward Snowden.

Ce n’est plus un secret : les « grandes oreilles » qui écoutent tous les messages de la planète pour le compte des États-Unis ne sont pas seulement américaines, mais également australiennes, britanniques, canadiennes et néozélandaises. Dans le jargon de la « communauté du renseignement », on désigne les pays concernés comme les « cinq yeux ». Cinq yeux qui n’ont qu’une seule langue : l’anglais. En fait, les stratèges américains n’accordent leur confiance totale qu’aux Britanniques et aux ressortissants des trois anciens dominions « blancs » : l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande. Ce Club des Cinq a été formalisé par des traités secrets signés après la deuxième guerre mondiale, le premier d’entre eux, en 1946, entre Washington et Londres, étant le United Kingdom-United States Communications Intelligence Agreement (Ukusa).

Quelle que soit la couleur politique des gouvernements, ces accords n’ont jamais été remis en cause, ni par l’un des Cinq anglophones « purs » ni par un gouvernement extérieur. Ils devraient pourtant poser un sérieux problème à l’Union européenne (UE). Pas seulement parce que ses institutions et ses capitales sont placées sous surveillance par l’ « allié » américain, mais surtout parce que l’un de ses États membres, le Royaume-Uni, est un complice actif de cet espionnage. C’est l’une des raisons pour lesquelles Barack Obama tient absolument à ce que Londres reste au sein de l’UE. On se demande même pourquoi la NSA dépense beaucoup d’argent à espionner Bruxelles, alors qu’elle a directement accès à tous les documents réputés confidentiels de sa bureaucratie via le 10 Downing Street et les fonctionnaires britanniques des institutions communautaires

medelu.org

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article23621

Nos viles et nos campagnes

Pohonegamook

On a l’âge des ses haltères 

Jérémy Wouellet, lutteur professionnel

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L’Institut National de Statistiques recense quelque 3000 hameaux abandonnésen Espagne. Généralement complètement désertés, ils ont été victimes de l’exode des jeunes, de la disparition des habitants âgés, de l’abandon des activités qui les faisaient vivre, notamment l’agriculture, et de l’absence de moyens de communication et de services de base. Principalement situés dans le Nord du pays, en Galice, dans les Asturies et en Catalogne, ils dépérissent, souvent depuis plusieurs décennies. Acheter un village en Espagne

3000 âmes= 3000 âmes

Il y a 3000 âmes dans notre village… Et bientôt, il y aura vraiment 3000 âmes, tellement la population vieillit. Mais elle n’est pas remplacée… De sorte qu’il est rare de rencontrer des adolescents : ils sont parti étudier, mais, souvent, ils ne reviennent pas. Il est rare de voir de jeunes enfants, des poussettes, des jeunes femmes traîner leurs marmots. C’est ce que l’on nomme : l’exode de la jeunesse. Dépérissement des villages…

En Espagne, des villages sont à vendre. Au Québec, et dans bien des pays, le phénomène est de plus en plus répandu.

Anecdotisme

En visitant, un jour, le petit village où je suis né, j’ai vu, et de mes oreilles entendues, les cris d’une jeunesse telle qu’on la trouvait dans les années 60 : nombreuse, excitée, dérangeante, mais tellement belle. Petit village de pauvres, vivant de l’exploitation de la forêt, de petites industries, là où bien souvent certains étaient des travailleurs indépendants, hommes à tout faire, on se débrouillait.

 La route actuelle n’existait pas, et le village avoisinant la frontière étasunienne, collée au Maine, là où vivent encore certains de mes cousins. La richesse était ailleurs…

Comprendre l’exode

Le milieu était si éloigné du Québec qu’il n’eût pas d’autre choix que de se développer lui-même. Et cela fonctionne. Les gens restent, sont peu « instruits », commencent à travailler jeune, font des enfants, et la roue tourne… Ils restent des entrepreneurs indépendants, des gens actifs.

Le vieux dicton de « Qui s’instruit s’enrichit », – beau leurre – ne les a pas atteints. La norme actuelle – de par les grandes firmes mondiales et le système scolaire – est qu’une société doit produire des gens instruits. Jamais assez instruits… Le diplôme est allongé, comme si le temps – dans certaines disciplines – rendait les gens plus compétents. Le MELS livre des diplômes. Les écoles – ayant emprunté le grand vice administratif – fonctionnent en concurrence.

Cette aberration conduit au constat que la carrière prime… « Les enfants suivront quand nous aurons les moyens ».

La pyramide des âges

Tout est bousculé : on commence  à travailler à 30 ans, à temps partiel, ou livré aux caprices du marché : le travailleur est un outil de développement et d’enrichissement pour les conglomérats qui vont là où la main-d’œuvre est la moins « chère ». Et l’être humain le moins « cher ». On se fout du travailleur. Et la pyramide des âges est bousculée.

Et les retraites reportées.

Cultiver des radis

Les concepteurs des systèmes en éducation n’ont plus d’expérience de terrain. Nous sommes désormais à la livresque conception. C’est une fait nouveau : au lieu d’étudier le « terrain », ils se nourrissent aux livres, se déclarent pédagogues, mais n’ont jamais mis les pieds dans une école. De sorte que nous nous retrouvons dans un système farfelu, mais bien soudé au monde des affaires, ce guru « moderne », qui concentre son jus monétaire comme le jus d’orange.

Imaginez qu’après deux générations de jardiniers, les conseils vous parviennent de gens qui n’ont jamais fait pousser un seul radis!

Virtuel!

Le virtuel est en train de noyer la vie réelle.

Pour la première fois, en ce 21e   siècle, l’État, les industries, les écoles dictent l’horloge biologique de ses citoyens. Les « vieux » sont plus jeunes…

Ah!

Les villages sont engouffrés par les « viles »… La jeunesse est fondue dans le système d’éducation irrationnel, abusif, et déconnecté du réel.

compétendes transversales

Gaëtan Pelletier

La Vidure

2013

Les tueurs à gages de l’humanité

Tueurs à gages chat

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Le «tourisme de la misère», que les anglophones désignent sous le terme de «slum tourism» (tourisme de bidonville), est une des niches émergentes du tourisme international et semble promis à un bel avenir. André Désiront, La Presse

La cire d’Icare

Les wall-streeters, et autres financiers, attendent, que la flèche des  bourses – ces représentants de ces amoureux de l’argent, sans âmes – se relève.

La fin du monde, pour un Occidental «moyen»,  c’est la fin de sa liberté 55 qu’on a vendu pendant des années : le rêve de s’asseoir un peu, avant d’aller dormir et disparaître dans la matière. Sauf que pour ses besoins, elle veut étirer votre retraite jusqu’à 70 ans. Vous avez le temps de mourir au travail…

L’Occident n’a plus foi en rien Ni en Jésus, ni en Allah, ni aux financiers. L’Occidental vient de perdre son dernier dieu : Le vendeur du temple bleu.

S’il n’a plus la foi, il reste la loi…

Car il faut quelque chose pour souder une communauté, un peuple. Sinon, c’est le désarroi, l’égoïsme à outrance, et la fin de l’humanisme qui mènera à la fin de l’Humanité.

L’Homme n’est pas un loup solitaire.

Plus de lois : plus de soudure.

Notre Icare, vient de voir ses ailes se fondre à l’approche du soleil.

Sir Icare, ce Seigneur des plateaux, perdu dans ses châteaux,  se croit invincible,  il est possible qu’il le soit. Il vole…

Benoît, mais tordu du cerveau, il a pris soin de s’assurer d’avoir des formules de rechanges pour la colle des ses ailes.

En attendant, le monde croule sous la misère, les petites guerres et les grandes. Celles qui n’apparaissent qu’au journal télévisé.

Dire qu’on vous avertit avant que les images sont cruelles!

Quand une bombe frappe votre maison et que votre enfant est brûlé vif par une bombe, vous n’avez pas besoin d’être averti que l’image sera cruelle.

C’est la différence entre le réel et le virtuel dont nous sommes assommés et à la fois anesthésiés.

Le skieur et l’économiste

Si vous demandez à un skieur alpin le secret de sa réussite, il vous fera plaisir de vous dire tous les trucs qui l’ont mené à sa victoire.

Un skieur alpin, pour être champion, doit partir du haut de la colline et se rendre en bas à une vitesse…record.

Jamais il n’ira se vanter d’avoir chuté.

Il n’explique pas sa chute. Il explique ses victoires.

C’est un champion dans l’art de vous analyser les chutes boursières. Il ne fait que  ça…

Greenspan :

Louant sa grande expérience, les médias l’ont appelé « l’économiste des économistes », ou le « maestros. Il a cependant été mis en cause pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire par une politique de taux d’intérêt très bas, ce qui est un des facteurs de l’émergence de la crise des surprimes.

Les maestros de la finance se croient grands. Ils le sont de par leur pouvoir d’analyse. On ne leur demande pas de nous expliquer, on leur demande d’être les artisans de la richesse et de nous enseigner à la conserver et à la partager.

À quoi sert tout ce  savoir de techniciens vantards bravache et bluffeur?

Quand on demande à un ingénieur de construire une voiture, on ne lui demande pas de se servir de son savoir pour expliquer la forme d’une  carcasse d’une voiture accidentée.

What’s the use? Comme disent les américains.

Les munitions mènent aux munitions.

On s’interroge sur la raison de la pauvreté, de la misère et, surtout, de la FAIM, dans le monde. On se demande ce qui s’est passé pendant un demi-siècle de «succès économiques» qui devaient gommer un brin cet univers insensé et barbare.

Partout en Inde et autour, une pauvreté abjecte. La solidarité est disparue et la corruption est PARTOUT. On vit la désillusion et la perte de confiance en toute solution. Ils sont 1,5 milliard dans la région. Les grandes provinces de l’Inde on une population qui dépasse celles des plus populeux pays africain ou du Brésil. Ils sont 15 millions à Bombay, 14 à Calcutta, 7 ou 8 millions dans des villes comme Hyderabad ou Bangalore, dont une bonne part des Québécois ne savent même pas qu’elles existent.

Ce n’est là qu’une partie du problème dont l’immensité est affolante.

L’Afrique est aux prises avec la guerre et la pauvreté depuis longtemps.

Le pauvre, par ricochet, est censément la plus grande ressource des dirigeants quasi invisibles qui ont rosé leur  or pour le rendre moins visible.

Les pays riches eux, produisent des armes. Ils les produisent pour – nous dit-on – nous protéger du mal. Ce qu’était le communisme avant la chute du mur de Berlin.  Depuis qu’il s’est «converti» à la religion du néo-libéralisme, son œuvre est une réussite totale.

Nul besoin de contester le «système». Dans la grande foire de Moscou, la ville où le coût de la vie est le plus cher au monde, l’apparence est sous un effet d’excitation et de stroboscopie.

L’Homme saoul ne compte pas ses consommations.

La richesse sert au pouvoir. Le pouvoir produit des armes. Les pays qui «mènent» la planète vendent des armes.

L’arme des pays riches est l’économiste. Ses munitions : les politiciens.

Il conduit l’État à la réussite – apparente ou non – mais à tout le moins à l’efficacité.

Le reste de «machine de guerre» est confié aux soldats lessivés mentalement  – qui accomplissent toujours des «tâches propres».

C’est ce à quoi on l’a formé.

Cependant, la vanité de l’économiste restera toujours qu’il se croit maître du bateau. En vérité, il n’est qu’une balle dans le canon de son propre pays.

Plus un tueur produit du progrès sous forme d’argent ou autres, techniques, postes d’intervention, plus il est gratifié.

Les gages des tueurs sont inversement proportionnels à la capacité de prise de conscience des tueurs.

Lui aussi n’est qu’un soldat. Sauf qu’il se fait octroyer souvent une médaille.

Comme les chiens.

Dans cette chaîne,  tous les «revendeurs» sont nourris de titres, car s’il est une exploitation qui fait l’unanimité chez les humains c’est celle de nourrir le grand puits de son égo avide et de sa vanité qui cherche à multiplier ses miroirs.

C’est ainsi que les armes, à bas prix, transigent à travers les trafiquants d’armes et les petits pays pauvres.

On a vite compris que les misères se battent entre elles.

Et quand ils ne veulent pas se battre, on leur enlève ce qu’ils ont de plus réel dans leur quotidien : La terre.

L’arme du paysan : la terre et le tracteur

Dans les années 80, je travaillais pour une compagnie d’alimentation. Afin de concurrencer  ses compétiteurs, la compagnie acheta des terres en Amérique du Sud. Le coût étant moindre que celles des pays «développés», et la main-œuvre à bon marché.

Vous auriez dû voir la fierté des «tueurs à gages» de seconde main vendus – et totalement ignorants – à ces beaux principes : le développement de l’entreprise en apparence privée.

Le jour où je mis le nez dans l’organigramme d’une grappe de petites compagnies sous-jacentes, je découvris que la concurrence n’était pas «réelle» car lesdits concurrents avaient des actions dans chacune d’entre elles. J’ai remonté la filière au plus loin que je pus pour découvrir finalement qu’il n’existait pas de véritable concurrence.

Camouflées comme des «snipers». Maints noms, maintes manières de faire, se protégeant mutuellement sous ce concept de portefeuille diversifié.

Depuis, le «concept» a fait des progrès (sic). On ne cherche plus les terres pour cultiver de la laitue, mais du biocarburant.

Les vendeurs d’armes achètent les seules armes que possèdent les gens simples : leur terre.

Les touristes à 1080p. La full HD

Qu’on nous vende le Slumdog Millionnaire comme un grand film est assez aberrant. On nous emmène,  sous forme de feuilleton, à  une visite de bidonville ou «l’habitant» se sort de la misère par un jeu télévisé.

Dans la réalité, le, ou les héros, sont retournés à leur bidonville…Malgré le salaire, nous dit-on, bien payé.

Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l’émission Qui veut gagner des millions ? Il n’est plus qu’à une question de la victoire lorsque la police l’arrête sur un soupçon de tricherie.
Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d’où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu’il a perdue.
Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d’une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.
Synopsis, Allo Ciné

Les «fabricants» de films se prennent-ils pour Jésus ?

Non, ils s’auto-congratulent et s’oscarisent mutuellement. Le nombril mène au nombril.

On n’avance pas vite…

La barbarie des tueurs à gages,  version 1943

Je vous livre un passage d’un livre : Le livre de Stella, le témoignage d’une rescapée de la liste de Schindler. Je pourrais prendre n’importe lequel passage, car à chaque page, c’est la barbarie des tueurs à gages habitués à tuer, avec toute la liberté de leur mission. Celui-ci est en apparence anodin :

Un orchestre composé de juifs du camp qui jouent lors des «fêtes» des dirigeants. Cachés derrière un paravent, épuisés, on s’amuse à les réveiller en leur lançant de la bière.

Wilus nous raconta qu’une fois, quelqu’un lui avait lancé un morceau d’anguille dans la figure et qu’il avait réussi à ouvrir la bouche au bon moment et à avaler le délicieux morceau. Après cela, Göth et ses invités se firent un plaisir de leur donner à manger de cette façon. Les Rosner finirent par atteindre une certaine perfection dans cette technique; ils attrapaient les morceaux à la façon des chiens. (p119, France Loisirs).

On ne tue plus avec un luger, on est à ce point lassés du jeu qu’on préfère jouer avec la proie.

Le plus triste : c’est à ça que jouent les financiers de ce monde. Ils ont des exécutants pour les guerres de chairs et d’autres pour les guerres d’âmes.

La soudure à froid

Une fois les petits pays déchiquetés, les citoyens divisés, le règne des nouveaux conquérants arrive.

La faiblesse des pays n’est plus leur force d’armement, mais leur faiblesse de soudure sociale. Et cette soudure est souvent vendue par les dirigeants par le biais «d’agents de changes» venus d’ailleurs.

Ces derniers temps, j’ai visionné la trilogie de Pagnol. De vieux films datant des années 30.

La soudure à la chaleur.

Le coin de pays.

Pourtant, je n’habite pas la France.

Mais j’habite la chaleur.

Celle des humains.

Et tant qu’on nous aura divisés dans celle-ci, le monde aura beau se bijouter de cellulaires, la vraie communication n’existera plus.

Nous serons victimes de ces faux Icares chimiques.

Il n’est qu’une seule colle : l’amour et le respect.

Et il faudra que naisse une nouvelle race : celle d’une couleur de peau qui n’aura plus d’importance, pourvu que nous reprenions le contrôle de nos écoutes intérieures.

C’est pour cette raison qu’il faut écouter les artistes : ils n’ont pas de soldats ni de tueurs à former. Ils ont compris que la beauté de la vie se situe dans la simplicité et la tendresse.

Pourtant, que la montagne est belle

Comment, peut-on s’imaginer

En voyant un vol d’hirondelles

Que l’automne vient d’arriver

Jean Ferrat

Délivrons-nous du faux trône que l’on veut nous vendre.

Il fait de nous des tueurs à gages.

Même dans l’indifférence…

P.S. :L’image est de : JUJU

Et je tiens à le remercier pour cette superbe et éloquente photo.

Gaëtan Pelletier