Archives quotidiennes : 4-août-2013

La machine

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Elyan

La machine avance

Sûre de sa destination
Elle peut se permettre tous les projets
Elle fonce droit sans s’attarder à qui veut vivre
Aidée des médias-mayonnaises bons à rehausser le goût amer de sa domination
Et les petits cliqueurs la nourrisse de poussières d’espoir
Qu’elle aspire aussitôt
Faisant de Stéphane la vedette d’un scoop qui vole l’information
Parce qu’un jour de grand vent il a filmé sa table de pique-nique encastrée dans la remise du voisin
D’or et navrant il ne sera plus un inconnu
On lui a donné un visage sous son masque
Qu’il s’excitera à montrer pour ne plus être personne devant les marteaux
D’or et navrant un fantasme à gorilles jouera les imitateurs
Fais ceci, fais cela
Gauche, droite, gauche, droite

La machine avance

Elle distribue la température, la richesse, la maladie, la pauvreté, les idéologies et même des coupons rabais

Elle assoie sur des chaises des générations de programmés à ne pas s’écarter
Leur livrant le nécessaire pour qu’elles soient opérationnelles
Pas plus qu’il n’en faut, ce serait abondance et inutilité
La machine consulte sans écouter
Pour maintenir les pourparlers et les paroles inutiles
Pendant qu’elle s’empare du réservoir a essence, de l’hypothèque, des loisirs, des lacs et de la vie

La machine n’a pas besoin d’idées

Elle tue les penseurs et leurs rêves
Elle a son plan qui fait saliver les insensés
Et pleurer les inutiles
Gauche, droite, gauche, droite: le tri se fait
La machine avance
Dans une marche infernale vers les sommets de la richesse
Qui détruit tout sur son passage
Les hommes faits dieux ne savent pas partager
Ni aimer
Les marteaux avancent et n’ont plus besoin de vie
Les nanos et les hommes jetables leur servent d’or et navrant
Nous les payons pour nous éliminer
Amassant pour nos vieux jours l’or de leur temps
Pilleurs d’humains, trafiquants de chiffres, voleurs de vérité
D’or et navrant ils ont tous le même nom, le même visage
Celui du pouvoir

Personne

Dorénavant

http://centpapiers.com/la-machine/

Mourir en décroire

She escobar

Image: She Escobar, ( considérant que la beauté doit se partager)

***

On naît à 0 an. On est élevés… La première chose qui nous arrive: croire en toutes les débilités lassantes d’un monde grugé par les parasites carnivores: les gros poissons mangent les petits. Mais avant tout, ils lui font un « programme de vie »

Le net est-il si propre? 

Comme dans la vie, mesdames et messieurs du cirque virtuel: ça décroit déjà, et les requins, affamés, évidés de toute lumière, inconsciemment noircis, déclamant qu’ils veulent tout pour « sauver les peuples », écrivent maintenant sur le net des programmes qui avalent les petits sites en luttes d’idées. Ils utilisent la même robotique empoisonnée pour dévier tout ce que vous écrivez vers des sites qui rapportent … some money.  Ou de la gloire… Si vous avez du succès, on vous avalera.

Tous ces défendeurs atermoyés vous enverrons leurs leurres et leurs déleures. Les prêtres des grandes causes vous tressent de la même manière que les États-Unis tressent le monde pour le « sauver ». Un peu méchamment. Le diable a sans doute pensé que pour répandre le bien, le « méchamment » est UTILE.

Ainsi, on change les titres, on insert des liens invisibles, on trafique, et puis on se plaint de la CIA.

Ils sont contre la guerre, mais plantent des mines antipersonnel dans vos articles.

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Les mécaniciens du net sont maintenant aussi nuisible pour la santé que le nucléaire. Aussi carcassiers que les vautours à MOI, MYSELF, AND I.

De plus en plus, le net est irrespectueusement trafiqué. Dans la fraternité délirante  de la guerre du moi et du nous. Souvent socialistes…

C’est la même lutte que celle de la vie sociale: La même. Le ti poisson est devenu gros poisson, et il se croit honnête. Le diable aussi est honnête…

Alors on croyait posséder un outil de liberté, mais il est devenu un danger d’esclavage. Écrire sur le net n’est plus une liberté pour les intellectuels à vomissures, crachant leur venin sur la petite bourgeoisie. Pis encore, sur les petites gens. Car pour eux, il y a de petites gens… Dans mon âme, il n’y a pas de petites gens. Il n’y a que de grandes âmes lumineuses. Et qui sait,  si au fond, eux, n’ont pas compris avant d’entrer dans ce « monde » qu’est cette planète. Fils de la lumière, évitant les ombragés fougueux qui  dérapent et se battent pour des idées.

Dans une vie, nous sommes tous traversés par une « foi ». Et les hurlants athées ne semblent pas prendre conscience que le premier dieu est votre voisin, votre ami, votre amour.  On ne prie pas, on l’aide. On le respecte.

Ce n’est pas en jargonnant des prières que le blé va pousser. Ni l’amour.

Alors, ça donne envie d’aller voir les oiseaux, cueillir des bleuets, et avoir envie de jeter le net à la poubelle comme j’ai jeté la télé il y a longtemps.

Le vampirisme poussent ces intellos frais chiés à vous faire la leçon, à vous tracer le dessein du monde, par un ego aussi vorace qu’une carpe asiatique qui bouffe en une journée 40% de son poids.

Jésus avait peut-être raison: pour entrer dans le royaume des cieux, il faut avoir l’âme d’un enfant. Mais peu importe qui est Jésus, c’est sa leçon qui importe.

Il faut sans doute prendre un douche au grand vide pour s’épurer.

Je ne crois plus à rien. Je ne crois qu’en ces personnes que je rencontre, même par le net, qui, en écrivant, dessinent la lumière ou l’ombre.

On nous dit de lutter… Mais ceux qui vous forcent à lutter vous avalent comme une chaîne de Ponzi. On ne sait plus s’ils luttent pour engrosser leur ego ou ajouter au partage de la vision de ce monde.

Remarquer qu’écrire est une arme. Elle peut être douce comme un couteau de cuisine.

Alors, il ne reste que l’artistique et la spiritualité.

Cela vous permet, en fin de vie, de mourir sans avoir perdu votre temps en le donnant aux autres.

C’est bien là la plus grande perversité: voler du temps.
GaëtanPelletier
3 août 2013

Et pourquoi pas de belles images!

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P.S.: Je remercie tous ceux qui ont l’honnêteté de simplement transmettre les écrits de La Vidure. Au fond, ils ne sont pas si « egotiques », car ils sont nés de la part de chacun.

La pollution par le poisson

 

espèce envahissante
 
Les poissons gigotent
Les poissons barbotent
Les poissons vivent dans l’eau
Dans le fond du lac (que)
Font des flique flaque
Sur le ventre et sur le do
Passe-Partout
 
Dans un échantillon de 57 pays, on a dénombré plus de 542 espèces envahissantes, notamment des plantes vasculaires, des poissons, des mammifères, des oiseaux et des amphibiens, dont l’impact sur la biodiversité est connu. Dans chaque pays, 50 espèces exotiques envahissantes ont été trouvées, en moyenne, et l’on considère qu’il s’agit là d’une sous-estimation de la menace réelle. Radio-Canada 
 
*** 

Peu médiatisées, les espèces exotiques envahissantes (EEE) représentent néanmoins une préoccupation croissante pour nos dirigeants politiques. Il y a quelques jours, le gouvernement américain annonçait d’ailleurs un investissement de 50 millions de $US supplémentaires pour contrôler la population de carpes asiatiques et empêcher qu’elle progresse jusqu’aux Grands Lacs, comme l’expliquait Le Devoir (La carpe asiatique menace les Grands Lacs) le 25 juillet dernier.

La carpe asiatique n’est toutefois pas seule à menacer nos écosystèmes aquatiques. Sur tous les continents, un grand nombre d’EEE se dispersent à un rythme surprenant. C’est du moins la vision que partagent les nombreux signataires de la Convention sur la diversité biologique, qui les considèrent comme la seconde cause de perte de biodiversité en importance à travers le monde. Au Canada, l’introduction des EEE a commencé avec les grandes explorations et l’arrivée des premiers colons par la voie maritime du Saint-Laurent, aujourd’hui reconnue comme leur principal point d’entrée. Depuis le XIXe siècle, plus de 150 plantes, algues, poissons et autres organismes exotiques de tous genres auraient trouvé refuge dans le bassin du Saint-Laurent et des Grands Lacs (BSLGL), dont une grande partie au cours des trois dernières décennies. D’après l’Union Saint-Laurent -Grands Lacs, « une espèce envahissante est introduite toutes les 28 semaines », la majorité provenant des eaux de ballast des navires marchands.

Principales populations

Dans le BSLGL, la lamproie marine, la moule zébrée et le gobie à taches noires sont particulièrement problématiques.

La première est un parasite qui se fixe aux poissons pour se nourrir de sang et d’autres liquides internes. Selon Environnement Canada, elle peut éliminer jusqu’à 18 kilogrammes de poissons et en attaquer sept fois plus durant sa vie adulte. Elle serait à l’origine de la diminution drastique des populations de truites de lac, de touladis et de corégones. La moule zébrée, pour sa part, y est présente depuis le milieu des années 1980. Grâce à sa capacité à se fixer aux surfaces solides, elle aurait éliminé plusieurs espèces indigènes, en plus d’endommager les systèmes de canalisations, les bateaux et autres types d’installations industrielles, municipales et hydroélectriques.

Quant au gobie à taches noires, il a fait son apparition dans les Grands Lacs depuis les années 1990, et quelques années plus tard dans le fleuve Saint-Laurent. Sa particularité tient autant à sa grande capacité d’adaptation qu’à son aptitude à éliminer les progénitures de ses rivaux et à les chasser de leurs habitats. D’autres espèces, enfin, comme la salicaire commune, la châtaigne d’eau, la truite brune, le crabe vert, le codium fragile (type d’algue verte), le crabe chinois à mitaine, la crevette rouge sang, l’écrevisse à taches rouges, la moule quagga, le carassin, la truite arc-en-ciel, la tortue à oreilles rouges, etc. sont toutes reconnues comme étant des EEE particulièrement nuisibles.

Les impacts

D’après Environnement Canada, une espèce est dite exotique lorsqu’elle se retrouve « hors de [son] aire de distribution normale ». On la qualifiera ensuite d’envahissante quand il deviendra souhaitable ou nécessaire d’en éradiquer la population. L’introduction de telles espèces ne fut cependant pas toujours considérée comme source d’appauvrissement de la biodiversité, bien au contraire. Cela dit, bien que plusieurs nous soient bénéfiques, une portion considérable est toutefois reconnue comme nuisible. D’une part, elles déstabilisent l’écosystème en se nourrissant des espèces et organismes indigènes ou en entrant en compétition avec ces dernières pour la recherche de nourriture. D’autre part, lorsqu’elles n’ont pas de prédateur naturel, les EEE peuvent altérer considérablement leur nouvel habitat, par exemple en créant les conditions adéquates pour la croissance d’algues nuisibles et toxiques ou en décimant des espèces entières.

En matière économique, les EEE occasionnent également des coûts substantiels pour les régions touchées. À titre d’exemple, Environnement Canada estime à près de cinq milliards de dollars les coûts engendrés par la présence de la moule zébrée dans le BSLGL, depuis son apparition en 1985.

Les dommages causés aux industries de la pêche et de l’aquaculture, la dégradation des ressources exploitables et des services écosystémiques et les mesures d’éradication et de contrôle des EEE figurent parmi les conséquences les plus coûteuses. À titre d’exemple, la Commission des pêcheries des Grands Lacs estime à plus de 13 millions de dollars les coûts reliés aux différents programmes mis en place pour le contrôle de la grande lamproie marine, et ce, pour l’année 2001 uniquement.

Les effets sur la santé de la population, sur les modes de vie traditionnels ou sur l’emploi sont autant d’impacts sociaux dont il est également nécessaire de tenir compte. Le plus préoccupant, c’est qu’une fois bien acclimatées, les EEE ne peuvent pratiquement plus être éliminées et l’on doit alors se contenter d’en contrôler les populations et leurs impacts. En 2001, le Secrétariat des Nations unies sur la diversité biologique soulignait, de plus, que les changements climatiques pourraient accélérer le phénomène en rendant les habitats davantage propices à la prolifération des EEE.

Problématique commune

Le BSLGL est une ressource unique à travers le monde. Il est essentiel à la vie de millions de gens et représente également un important levier économique pour le Canada et son voisin du Sud.

Cela dit, bien que beaucoup de lois et organismes en protègent les eaux, comme la Convention sur les pêcheries des Grands Lacs, l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs (AQEGL) de 1972, la Charte des Grands Lacs ou la Commission mixte internationale (CMI), peu se concentrent spécifiquement sur les EEE. Malgré de nombreuses concertations régionales et internationales et un grand nombre d’avertissements diffusés par la Commission mixte internationale (CMI), la situation demeure problématique. La CMI qualifie d’ailleurs de « gouffre économique et écologique » les risques considérables que représentent les EEE pour l’écosystème et l’économie du BSLGL. L’Ontario, le Québec, les provinces maritimes, tous en subissent les conséquences. À l’Île-du-Prince-Édouard, il y a quelques années, toute une industrie – soit quelque 1500 personnes et des revenus de plus de 23 millions de dollars annuellement – fut menacée par l’ascidie plissée, selon Transports Canada.

Une attitude préventive

Plusieurs méthodes sont actuellement utilisées pour lutter contre certaines EEE dans le BSLGL, telles que l’application de lampricides tuant les larves, le déploiement de mâles stériles pour diminuer le taux de reproduction, l’installation d’obstacles physiques empêchant la migration vers les frayères ou le développement de revêtements protecteurs sur les structures aquatiques. Mais aucune d’entre elles ne fonctionne aussi bien que la prévention. Puisque le transport maritime demeure la principale cause d’introduction d’EEE, il apparaît indispensable d’assurer un contrôle accru des navires qui pénètrent dans les eaux du BSLGL, contrôle qui a déjà prouvé son efficacité, selon le Secrétariat des Nations unies sur la diversité biologique.

Quelle qu’en soit la nature, la mise en oeuvre d’une réglementation efficace ne saurait se faire sans une étroite collaboration entre les différents gouvernements provinciaux et fédéraux, laquelle semble toujours insuffisante. La prévention et les visions à long terme n’étant pas particulièrement à la mode au sein de nos gouvernements actuels, plus accoutumés à réagir qu’à anticiper, les initiatives locales comme Stratégies Saint-Laurent, une ONG regroupant des organismes québécoi, pourraient fournir une aide dont nous aurons bien besoin dans les années à venir. Jacques Benoît, Le DevoirÉtudiant à la maîtrise à l’ÉNAP 

***

La pollution n’est pas seulement constituée de sacs de plastique. Elle est en fait tout un mouvement liée à la mondialisation, à la marchandisation sans limite, incontrôlable. Et les changements à venir ne seront pas que du domaine des sociétés, mais également d’une multitudes de facteurs quasi visibles qui transformeront la planète.

Notre mode de vie ne dépend pas seulement des politiques de nos gouvernements, des « grands projets ». Les changements sont insidieux et finiront par gruger la planète en de multiples manières.

L’ennemi, c’est nous… Et notre autodestruction passe par des canaux innombrables, camouflés, ignorés.

Gaëtan Pelletier

2013

Le poisson à tête de serpent

Le poisson à tête de serpent, qui vit en eau douce, est extrêmement robuste et très vorace en tant que prédateur d’autres espèces de poissons. Sa taille atteint rapidement plus de 1,5 mètre. On compte en Eurasie et en Afrique jusqu’à 36 espèces de poissons à tête de serpent indigènes, dont la plupart sont connues pour leur capacité notoire à respirer de l’air et à se déplacer sur le sol. Certaines espèces sont utilisées pour le commerce de poissons d’aquarium et de poissons de consommation vivants. Elles peuvent sans problème rester hors de l’eau pendant plusieurs heures – ou même des jours – et sont expédiés dans une toile de jute humide. On a même vu des poissons à tête de serpent encore en vie après avoir été congelés!  Source 

P.S.: Encore en vie après avoir été congelés… La politique, Wall-Street et les poissons ont quelque chose en commun. Et tous les INC à numéros…

Bloup!

Hiroshima! Hiroshima! mon désamour

À son ton naturellement tranchant, il ajouta la suffisance
d’un parvenu. [Rousseau, Les confessions]

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Rabelais

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Il ne faut pas oublier les 140 000 personnes qui sont mortes, rein qu’en 1945, à cause de cette bombe. Il ne faut pas oublier que les USA en lâchèrent une deuxième sur Nagasaki quelques jours plus tard. Face à ces actes inqualifiables, la destruction du World Trade Center est presque une anecdote de l’histoire. J’exagère, bien sûr: les deux événements témoignent de l’absurdité d’une logique de mépris, de haine et de guerre, mais les USA pourraient avoir un jour la décence d’admettre qu’ils ont commis en 1945 deux des pires crimes jamais commis contre l’humanité !!! Lettre au Devoir, BG

La pierre au bout du bâton

On a conclu un jour que le singe était intelligent en s’outillant  d’ une paille dans un nid de fourmis : les fourmis s’y agrippent puis  le singe retire la paille et s’en faire une  brochette.

La guerre a des sources diverses. Pendant des milliers d’années,  elle est demeurée négligeable en regard de cette «grande» planète qu’est la Terre. Pierres, javelots, arcs et flèches, furent les outils de tueries pour des causes diverses.

Fier de ses muscles, ce bipède, pas encore chaussé de Nike, courait avec un cache-sexe après son «belligérant». Il n’avait probablement pas encore inventé le feu, mais celui qui courait devant l’avait là où le «bât» blesse.

L’évolution de la technologie des guerres

L’arc et la flèche apparurent il y a environ 20,000 ans. Une manière de frapper sans trop s’approcher du combattant. Deux pièces étant réunies, il n’en fallait plus qu’une troisième pour créer l’ armes à feu Les chinois,  au VII ième siècle…(version bêta… :-) .  Les européens, presque mille ans plus tard.

Notre déluré se fit un trio de génie : il flanqua feu, pierre dans un tuyau pour la propulsion. On commençait à prendre ses distances pour surveiller ses arrières.

Ce fut le premier trio Mc-Do de l’Histoire. Il servait à faire manger de la misère à la race humaine.

Notre homo-diafoirus  (sic) avait découvert qu’il valait mieux se servir de son cerveau  pour protéger ses muscles. Il en usa pour élargir- en mythomane naissant- sa «gamme» : de l’arme légère, il passa à l’arme lourde. Puis  à la multiplication…

Grossir et multiplier. C’était inventer… Son chromosome d’hypocrisie – au stade dormant – se résumait à copier-coller les animaux qui changeaient de camouflages selon les saisons et les climats, paysages, etc. Alors, il se barbouillait la face pour se fondre dans le décor. Plus tard, le fessier bien au chaud, il inventa le complet et la cravate. Voilà que l’œil est incapable de distinguer un salaud d’un bon gars.

Et certains, non contents de se fondre dans le décor, décidèrent de fondre le décor.

Les «échantillons» d’Homme

Étrange que dans un monde où l’on vend des produits sophistiqués en distribuant des échantillons pour taquiner le consommateur, la société a tendance à réduire notre «produit» humain en un échantillon.

On présume toujours que la haine est la cause principale des guerres. En un sens… C’est le jeu de la tire la barbichette. Mais cela va bien plus loin et est  bien plus profond.

Se venger d’avoir reçu un baffle n’est pas suffisant pour les …suffisants. L’esprit de vengeance affidée à la gloriole de la science, se permet des démonstrations grandioses sans regard à la nature du «un», de chaque être humain : un point sur une carte.

À partir de cet Alzheimer avant la lettre, il n’y a plus eu  de morale qui tienne : on peut bien tuer mères et enfants. L’émotion est perçue comme une faiblesse. Les grands projets sont ceux qui causent les grands drames. Les larmes ? De l’eau d’œil. Voilà notre grisé de la matière qui s’éloigne de plus en plus des «autres».

Le «moi» vient d’être aspiré dans l’égo. Et l’égo utilise de nouveaux outils,  toujours du copier-coller des inventions, pour ce petit singe devenu grand.

L’invention des inventions

La «science» est probablement la plus vaniteuse et la plus fermée des approches humaines. Elle est basée sur des «preuves», des amoncellements de recherches sous le grand chapiteau des mathématiques. Et une multitude de tricheries.  Les chiffres sont le langage des bègues  de l’esprit.

Tesla disait qu’il n’était pas un inventeur mais un découvreur. Observer le monde et découvrir. Et c’est sans doute la raison pour laquelle les chinois inventèrent la poudre à canon.   Découvrir est un progrès en regard de la science. Inventer peut être la pire affliction pour l’humanité. Car, au fond, elle peut créer des combinaisons ( feu, poudre, tubes) bien sophistiquées sans buts «lucratifs» humains…Simplement par démonstration de force.

La science s’est inventé un crédo… Pas meilleur  que la religion. C’est juste que la chaîne de chromosomes de «pensées» a été si savamment orchestrée qu’elle est devenue…foi.

Une beurrée d’égos

Si science  et religion font bataille. Ne vous plaignez pas de voir apparaître un Témoin de Jéhovah le samedi matin. Ils sont inoffensifs.

Quand un pays achète des cerveaux et des égos – ex.  (Von Braun )-  pour enfler son «portefeuille» de réussites de peuplade et qu’il  le greffe à d’autres «sciences», le peuple s’en fait une réussite sociale et des parades de rues.  De sorte que qu’un bœuf nourrissant une flopée de crapauds – par propagande – fait ballonner le troupeau en mal d’estime.   On surchauffe la locomotive d’État pour bouffir en brodant la courtepointe de couleurs si variées que le cerveau en perd un œil…

L’achèvement : Hiroshima, mon désamour

Quand un cerveau fut uni à un autre cerveau… ils s’aimèrent. Comme Roméo et Juliette. Ils se marièrent en gris… Matière obligeant…

Et un bel apogée naquit : un enfant contre nature : la bombe atomique…  Ayant compris la structure de la matière  du canon, dans une grande frénésie, ils décidèrent d’en faire exploser les particules. Au buffet froid de la guerre, on avait savamment préparé «Un champignon pas du tout comestible» ( Sacha Guitry).

Quelques nombrils firent l’amour aux nombrils. Mais en secret… (Les complotistes  ne sont pas toujours sur le net…)

La grande décision ! Car bafoué par Pearl Harbour, Ô Honte !  Il fallait faire preuve de courage.

Le singe à mallette et  décida de donner une leçon aux japonais. Il lança la bombe sur une cible civile : Hiroshima. On the double ! Nagasaki.

Pourtant, des pourparlers de redditions avaient vraisemblablement déjà été entrepris.

Toutes les raisons sont bonnes quand on a un esprit «scientifique», un pays à «défendre» et des leçons à donner. Mais il y avait plus que ça : l’entrée en guerre de L’U.R.S.S contre le japon. Toutefois, après deux bombes, une troisième était prévue pour la fin d’août… La guerre froide avait débuté bien avant entre la Russie et les États-Unis. Une démonstration de force allait peut-être décourager la Russie…

Bref, tout était préparé, reddition ou non. On avait réussit à créer un champignon si vénéneux, que deux villes allaient disparaître  de la carte d’un seul «œuf de B-29» ( Robert Charlebois).

«Le 20 Juillet, 1945, sous les instructions de Washington, je suis allé à la conférence de Potsdam et faire rapport  au secrétaire [de guerre] Stimson sur ce que j’avais appris de Tokyo: ils souhaitaient se rendre à la condition de pouvoir  conserver l’empereur et leur constitution en tant que une base pour le maintien de l’ordre et la discipline au Japon après que la nouvelle dévastatrice fut apprise au  peuple japonais The Decision to Use the Bomb by Gar Alperovitz ( traduction : l’auteur)

Mais voulait-on vraiment écouter le discours des japonais ?

Le transfert de la tumeur

Fendre un crâne en deux ne modifie pas le cours de l’Histoire. La dangerosité des grandes réalisations humaines est que notre «sauvage» a pris encore plus de distance que la flèche et l’arc avec ses adversaires. Pis encore, ces grandes réussites techniques, conjointées à un crapaud en délire devant ce miracle de calculs, a donné naissance à des rejetons de la Little Boy qui pulvérisa Hiroshima.

La première tumeur sur le visage de la Terre.

Cette puissance permet de trancher la planète en deux, comme un crâne minuscule dans l’Univers.

Cette démence de réussites  techniques   mit au monde une génération amorale, gonflée de ses réussites comme des supers «little boys» enfermant – par soir d’été – des lucioles dans un bocal.

La sagesse-escargot de l’Humanité ne pourra plus rattraper ces zombies dont la tumeur enfle en même temps que les réussites de ces  tueurs en série pieux.

C’est une nouvelle peuplade que l’on on nommait jadis «sauvages».

Elle s’est reformée en un clan de distingués. Très distingué…

Mais ne lui ouvrez pas la porte le matin…

Le testament charbonneux

Tous ceux  de cette «race» qui sont passés dans l’Histoire, et qui dorment maintenant sous six pieds de pissenlits, ont laissé un héritage bien sombre à l’Humanité. Les éclopés des guerres – enfants, femmes, vieillards – les gens simples qui n’aspirent qu’au bonheur tranquille portent tous une cicatrice de ces «grands» violeurs de la paix, «innocents» créateurs de souffrances.

L’autre partie de leur «testament» est encore plus horrifiante : les idées, les haines, les inventions  et leurs valeurs funèbres qu’ils ont léguées se perpétuent. Avec elles, la tumeur.

La bonté et la chaleur humaine sont des démonstrations de fusion.

La haine et la vanité sont des fissions avec nos semblables.

Les  morts «important» sont de loin plus  dangereux que les vivants simples :  les gens normaux ne laissent rien en partant, sinon que quelques photos et bien de l’amour.

Heureusement (sic) nous sommes parvenus à l’ère de ce que d’aucuns nomment   les bombardements chirurgicaux.

À quoi donc a servi Hiroshima ?

Mon père est plus fort que le tien.

Et ta mère ?

La culture du cimetière

La vie nous emmène, la vie nous culbute, la vie nous tue… De toute façon on meure, alors ne vaut-il pas mourir pour quelque chose?

On se tait aussi. Comme si le silence pouvait éponger tout l’eau dans la piscine dans laquelle nous devrions plonger.

La peur!

On ne retire rien de la vie sinon que l’extrême de l’extrême. Et encore, elle s’étouffe de temps en temps, toujours freinée par le passé, le futur, le non-présent. L’illusion …

On est tous des bijoux dans des coffres. Bien dormant…

Alors, vaut mieux tuer le plus souvent que de mourir figé, sans vie, décoloré, apeuré?

C’est là le tombeau des vivants.

Vivre avec une canne avant de marcher.

Ne pas plonger.

Préférer la goutte. Avoir peur des rivières et des vies, des courants durs torsadés.

La peur! Comme un fauteuil roulant… Une minuscule contentée.

Qui donc aime ce qui trouble?

On a tous l’esprit d’aventure. Certains l’aiment chaud, d’autres froids, d’autre tiède. Mails la grande erreur vient du cerveau. Il est toujours là à traiter, à maltraiter, à tresser..

Le pauvre.. C’est lui le tyran! La victime c’est nous.

Le cerveau et l’intuition, c’est comme une pelote de laine emmêlée. Quand on vit dans le tricot non calculé, on est dans des  menottes tressées.

Pris.

Prisonniers.

Être à bout de toutes les frisures de l’esprit. Emboîtés. Comme des poupées russes des idées.

Il y a plus de gens aux cimetières des illusions que dans ceux de toutes les guerres.

Dormons!

À vivre de la pierre, ou du mélange de roches concassées, c’est bon pour se bâtir une pierre tombale.

Comme tombe à l’eau…

Après s’être enfermé dans une goutte, personne n’apprend à nager.

La crainte de l’immensité. La frayeur du trop grand. L’angoisse de ne plus concrétiser la roche et l’eau.

Le courant.

La vie.

Ce qui coule et découle.

On préfère le cadenas. Le donjon pour la peur du château. Le risque du trop grand.

La belle et grande sécurité.

C’est ce que tout le monde vit.

C’est ce que tout le monde meurt.

Pas étonnant que l’on vive dan un monde de morts-vivant.

La culture du cimetière…

© Gaëtan Pelletier

Novembre 2010