Archives quotidiennes : 21-juillet-2013

Nous sommes fous, et c’est un fou qui vous le dit

fous

C’est vrai qu’on est tous cinglés. Les mythomanes se reproduisent comme des blattes et infiltrent notre monde… Comme ces fourmilières qui grugent les charpentes des maisons. Nous sommes fêlés par « l’information », et on se ressoude à la colle des « friendly » de Facebook, les téléphones « intelligents », on veut tous être quelqu’un dans un monde de personne… Le « nobody » est  à la mode. Il se croit lui-même « quelqu’un ». Et on le nourrit comme les poulets à l’ombre.

Depuis les années 50, le savon ne cesse de s’améliorer: lavage à froid. Il y a mille ans, tout le monde lavait à froid. Pendant une certaine période, tout le monde s’est lavé au chaud. Les pubs d’automobiles sont si frelatés qu’on se croirait dans le film Le Seigneur des anneaux. Les voitures parlent, roulent aux sables bitumineux, – qui, soit dit en passant- assassinent la flore, les poisson, le mode de vie amérindien, etc.

Mais la plus grande folie est dans la culture des blouses blanches. Les costumés du savoir se croient à l’abris de l’idiotie. Le salaire aidant… Parce que la survie dépend des grosses légumes, des banques, de tout ce qui disparaît de réel. L’auto est présentée dans un décor qui n’existe plus. On le monte en mode de pixels, images préfabriquées en arrière plan. Pas de files sur les ponts de Montréal… Des montagnes, des ours polaires, des routes qui n’existent pas, etc.

On mange à gonfler comme des porcs engraissés. Et la plus grande aventure est de monter dans l’échelle sociale en écrasant du pied tous ceux qui sont derrière le monteur… C’est considéré comme une victoire. La folie est une « victoire »…

Il reste la dernière folie du moi-cowboy: il vit son rôle d’esclave du travail et de l’esprit, décarcassé, mais il faut qu’il se présente « heureux »

Le voilà qu’il sombre dans la frileuse déchéance cachée: il trébuche, on lui donne des médicaments turbo-déconpresseurs….

IL FAUT QU’IL DÉCOMPRESSE, SINON IL N’EST PAS « RENTABLE ».

Nous voilà dans un monde où nous sommes sculptés et figés sans le savoir. Peinturlurés du cerveau, « moi » à numéro.

Comme dirait l’idiot au bout de la table du net: « Mais vous, qu’en pensez-vous » ?

Attention d’être « pensés » dans vos réponses!

Orwell a donné la recette ou bien il l’a trouvée?

Copyright,  Éditions Virgule

Gaëtan Pelletier

Juillet 2013

L’article peut être reproduit à condition d’en citer la source.

Le mystérieux Pierre Lefebvre!!!

Mon cadeau de Noël, en cette année 2012, a été que le lien généalogique que j’ai découvert, suite à un travail de recherche qui a duré près de six ans et que je leur ai proposé le 4 août 2011 à 16.20hre, a été accepté officiellement par le PRDH de l’Université de Montréal. On peut voir, aujourd’hui, sur leur site, que le père et la mère de Pierre Lefebvre époux de Josephte Collard est bien Alexis Lefebvre et Marie-Ursule Dubois dit Brisebois. Je vous souhaite à tous un aussi joyeux Noël qu’est le mien aujourd’hui.

Les 7 prochains articles étaleront le développement de ce lien entre mon ancêtre officiel Pierre Lefebvre et sa famille ascendante qui avait disparu de l’histoire. Notre famille « Canayenne » est aujourd’hui complète depuis sa première génération arrivée au Canada. Nous ne somme plus arrivés de… « nulle part ».

Le mérite en revient à des membres de la famille Lefebvre qui m’ont aidé à rassembler les textes notariés de la famille. Je remercie principalement Mme Marie Thérèse Lefebvre et M. Jacques Lefebvre qui m’ont fourni la clef du coffre au trésor.

André Lefebvre

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Par l’histoire de la famille de Pierre, à partir de son grand-père Gabriel-Nicolas Lefebvre, on sait que son père, Alexis Lefebvre, à l’âge de 19 ans errait dans l’Ouest, au-delà des grands Lacs.

On sait également que son oncle, Jacques-François, avait vécu pendant plus de dix ans dans le pays des Illinois (l’Ouest américain) et avait raconté ses exploits à toute sa famille pendant des années après son retour. Ajoutons que cette famille était une famille de « coureurs de bois » beaucoup plus que de « voyageurs ».

Il n’est donc pas surprenant que Pierre, fils d’Alexis, soit parti en expédition dans l’Ouest avant l’âge de 19 ans. D’ailleurs sa famille faisait encore la traite des fourrures qu’elle vendait dans la région d’Albany. Il devait donc faire la navette entre l’Ouest et Albany.

Toutes ces prémisses feront du destin de Pierre Lefebvre une équipée des plus fertiles entourant les évènements historiques de notre nation.

Pierre Lefebvre naît le 14 novembre 1748 à Ste-Geneviève de Batiscan. Ses parrain et marraine sont son frère Joseph-Marie et sa sœur Marie-Josephe. Le fait est quelque peu inusité mais quand même assez fréquent dans nos familles « canayennes ». Cependant, dans les registres paroissiaux, on ne retrouve plus la trace de ce Pierre Lefebvre après sa naissance.

On retrouve sa trace seulement lorsque son père décède en 1769. L’Acte notarié de la cession des biens, nous apprend que Pierre se trouve dans les pays d’en Haut et que sa part de l’héritage est reçu en garde par Paul Frigon, époux de sa sœur Ursule Lefebvre. Pierre ne sait donc rien du décès de son père cette année-là. De sorte que lorsqu’on vend la dite terre, le 22 janvier 1775, à François Trudel et Suzanne Lefebvre, Pierre n’est pas encore revenu des pays d’en haut.

L’Acte officiel qui, par la suite, nous parle de ce Pierre Lefebvre est son acte de décès fait à Florissant Missouri, par le père Dunand. Voici cet Acte :

Il se lit comme suit :

« Le treize novembre 1815 a été, par nous prêtre soussigné, inhumé au cimetière de cette paroisse, le corps de Pierre Le febvre, âgé environ desoixante sept ans, natif de la rivière Batiscan au Canada, l’enterrement s’est fait en présence des témoins soussignés après avoir été assisté des derniers sacrements.

Signé : Jean Baptiste Tison  et Hyacinthe St-Cyr (Cir). Le père Dunand est curé de Florissant.

Pour comprendre qu’il est bien question de notre Pierre Lefebvre, il faut calculer l’année 1815 moins l’âge du défunt 67 ans, ce qui donne sa naissance en 1748. Il n’y a qu’un seul Pierre Lefebvre né à cette date à Batiscan; voici l’Acte de baptême :

« L’an mil sept cent quarante huit le quinze novembre par nous prêtre sousigné a été baptisé Pierre né d’hier du légitime mariage d’Alexis Lefebvre et de Marie-Ursule Brisebois, le parrain a été Joseph-Marie Lefebvre, la marraine Marie-Josephte Lefebvre, le parrain a signé avec nous, la marraine a déclaré ne le savoir, de ce …

Joseph Le Febvre

Porlier. »

À noter: Le nom de famille de sa mère est erroné, son nom est « Dubois dit Brisebois » et non « Brisebois ». Ce qui n’aide pas la recherche généalogique.

Donc, plus de doute possible notre Pierre, fils d’Alexis Lefebvre et d’Ursule Dubois, est décédé à Florissant Missouri. Mais que fut sa vie à partir de sa naissance jusqu’à 1769, où on le dit dans les pays d’en haut, et ensuite, jusqu’à son décès en 1815? A-t-il toujours vécu dans les pays d’en haut?

La réponse à cette question est non. Pierre Lefebvre est bien revenu au Québec, avant d’aller décéder à Florissant Missouri. Durant sa jeunesse, il avait vécu plusieurs années dans la région d’Albany, où sa famille allait vendre ses pelleteries depuis deux générations. Pierre Lefebvre avait passé une grande partie de sa jeunesse avec des anglais, de sorte qu’il avait acquit un accent lorsqu’il parlait Français.

Lors de la révolution américaine, il n’avait pu demeurer dans cette région et était revenu chez lui. Il est plus que probable qu’il arriva à Yamachiche avec les réfugiés loyalistes de la région d’Albany, en 1778.

À  son arrivée au Québec, son oncle Jacques-François est décédé depuis 1766, sa tante Marie-Madeleine depuis 1767, son oncle Antoine est décédé chez son fils après 1770, l’oncle Joseph est décédé en 1769, Charles-Gabriel (78 ans) veuf, habite il ne sait trop où à Montréal, Jean-Baptiste est décédé en 1755, Pierre (71 ans) et Michel (69 ans) sont toujours à Batiscan et Julien (64 ans) est disparu.

Pierre ne sait pas qu’une part d’héritage qui lui revenait, fut remise en son nom, à Paul Frigon et à sa soeur Ursule. Il ne sait pas, non plus, que la terre de son père Alexis, dont il avait hérité d’une part, a été vendue en 1775, à François Trudel et son épouse Suzanne Lefebvre. Quant à son frère Louis-Alexis, on ne sait pas où on peut le trouver. Tout ce que l’on sait est qu’il décèdera célibataire, à l’âge de 61 ans (on inscrit 50 ans), en 1798 à La Pérade. Le fait que son beau-frère Ignace Lanouette, témoin lors de l’enterrement, ne sache pas son âge nous indique qu’Alexis s’absente souvent et longtemps de sa région.

Voici une transcription de ces Actes :

Acte de partage des biens :

Le 25 mai 1769 Notaire : Nicolas Duclos Batiscan :

 Partage de biens meubles et d’une terre entre Jean-Baptiste Rivard dit Lanouette et Marie-Josèphe Lefebvre, son épouse, de Ste-Marie, paroisse de Ste-Anne, Paul Frigon et Ursule Lefebvre, son épouse, de Ste-Marie, François Lefebvre dit Villemure et Catherine Lefebvre, son épouse, Alexis Jouisnos et Louise Lefebvre, son épouse,  Alexis Lefebvre, Geneviève Lefebvre (majeure), de la rivière Batiscan, Jean-Baptiste Rivard dit Lanouette, chargé du pouvoir de Marie-Anne Lefebvre dit Villemure, novice chez les Ursulines des Trois-Rivières, sa belle-soeur, le dit Paul Frigon pour et au nom de Pierre Lefebvre, de présent dans les Pays d’en Haut, son beau-frère.

Acte de vente :

Le 22 janvier 1775 Notaire Charles Levrard à Trois-Rivières :

Vente de parts de terre situées à la rivière Batiscan; par Jean-Baptiste Rivard dit Lanouette et Marie-Josèphe Lefebvre, son épouse, de Ste-Marie, Paul Frigon et Ursule Lefebvre, son épouse, de Ste-Marie et Alexis Lefebvre, de Ste-Marie, tous frère et soeurs; à François Trudel et Suzanne Lefebvre, son épouse, de la rivière Batiscan.

« Tous frères et sœurs » est tout à fait exact; mais ils sont tous également frères et sœurs de Pierre Lefebvre qui n’apparaît pas sur ce dernier document.

Ce François Trudel est l’époux de la cousine de Pierre, Suzanne, fille de Julien Lefebvre et de Suzanne Raut. François est, à l’époque, un officier de la milice de Batiscan. Il sera destitué en 1776, parce qu’il est considéré comme  étant un « amis des Bostonnais » lors de l’invasion américaine de l’année précédente. Il habitait alors sur la terre ancestrale de Gabriel-Nicolas Lefebvre qu’il venait d’acheter. Un de ses fils, Pierre-Olivier Trudel sera politicien du Parti Patriote avec Louis-Joseph Papineau de 1830 à 1838.

Lorsque Pierre arrive en 1778, Paul Frigon et Ursule, sa sœur, demeurent à La Pérade; mais Pierre n’est au courant de rien de toute cette histoire. Pour l’instant, il vit à Yamachiche où il se lie d’amitié avec un « coureurs de bois » qui s’appelle François Collard, âgé de 46 ans. Il est probable que Pierre, âgé de 30 ans, « coureur de bois » lui aussi, devienne « l’homme engagé » de François Collard pour travailler sur sa terre. Il est aussi possible qu’ils s’associent verbalement pour faire la traite dans la région. On sait que François Collard faisait la traite sans permission depuis longtemps, tout en étant très bien considéré par ses concitoyens. C’est ce que j’ai découvert dans un vieux bouquin écrit en 1838 :

Il est donc faux d’affirmer que les « coureurs de bois » étaient des vauriens sans Foi ni lois. On ne le dira jamais assez souvent.

À suivre

André Lefebvre

http://centpapiers.com/le-mysterieux-pierre-lefebvre-2/

Le discours de la vallée

Image: PDphoto.org

***

Il y a les soirs de montagne et ceux des vallées. La tristesse ce serait la vallée, et la paix, la montagne.

Comme si la nature était maniaco-dépressive.

Drôle d’expression…

On aimerait flotter entre les deux.

La beauté est un désordre, pas un ordre. Mais l’amour est une vibration gémellaire entre ceux qui savent monter et descendre en même temps…

Dans l’éternité.

Il y a l’autre amour : le sage. Celui de voir en bas la beauté d’en haut, et celui de voir en haut le paysage d’en bas.

Et tout le paysage est d’humains qui grouillent comme des herbes colorées.

Il y a deux amours : celles qui se fondent, sans effort. Car l’acceptation de la différence est en même temps l’absence de différence.

Il y a les cravatés et les mendiants.

L’égo étant un vampire qui se nourrit à l’orgueil, il n’est pas « tuable » parce qu’il est en même temps la force qui fouette ceux qui dans la « chertitude » du doute trouvent réellement ce à quoi ressemble le monde. Pas le fini. Car le fini est pour les êtres figés, de cire.

Toute vie est une marche vers le « bonheur ». On le cherche en connaissant tous les malheurs.

Mais rien de mieux qu’un bon mariage retrouvé. Une sorte d’union qui apparaît de façon soudaine, qui vous bouscule, vous transforme. Il n’est pas de transformation sans douleur et sans amour.

Les chats n’attendent pas la mort. Ils ont cette intelligence de l’instant. Nous avons celle du temps auquel nous accordons beaucoup trop d’importance. Le temps compte, mais il ne compte que pour un temps…

La vie est un laboratoire où est enfermée, dans une éprouvette, l’âme.

J’aime quand la paix, comme ce soir, se glisse comme une prière telle des mots de braise.

Tout chaud. Tout bien.

Je n’ai pas demandé à personne de quoi ils ont peur.

Mais, ici, dans notre « occident », plusieurs ont peur de mourir.

Ce qui me rappelle un vieux poème écrit il y a longtemps.

La vie est un motel, pas une maison.

Les vrais aveugles ne « voient » qu’une cloison entre eux et les autres.

Les plus grands assassins se pensent en « haut ». Ils le sont de par la foultitude du peuplement de la vallée.

Ce soir, le temps a décidé de fermé les yeux.

C’est bien de temps en temps de ne pas comprendre avec son « intelligence ».

Le cœur est un battement.

Seulement une imitation des vibrations plus subtiles. C’est la raison pour laquelle il n’est qu’une expression.

Cœur= amour.

Inconsciemment, la plupart des humains ne savent pas que ce cœur n’est qu’un sous-produit de ce qu’il y a de plus grand.

Les gens simples le savent… Sans le savoir.

Les autres fouillent encore et barbouillent le monde.

La petitesse apparente des gens fabrique ou transmet la grandeur de ce monde.

Gaëtan Pelletier

L’aplanissement humain: la culture du robot

enfant

Vous rêvez d’être quelqu’un, comme si vous ne l’étiez pas. Et pourtant, si vous gardez un regard d’enfant sur ce monde, il ne finit jamais d’étonner. Et il ne finira jamais…

Les sociétés sont des machines à sculpter des êtres, les déformer, les dérouter de la Vie, de l’immensitude, de la beauté simple.

Les écoles vous vendent des « savoirs » dans le seul but de mousser les richesses. Et vous devenez comme « eux ». Robotisés, ne sachant plus ce qu’est une tomate dans son environnement. Ni un pissenlit, ni rien, ni les oiseaux. Ni le voisin…

Le ciel est obscur et vous devenez obscur.

Les pays coulent dans la sombritude, et vous coulez avec celui-ci.

On vous dit pareils, semblables, mais vous luttez sans cesse pour « prendre votre place », être quelqu’un, devenir riche pour être libre, comme si – par un dogme inconscient, de par toute la panoplie d’idées vendues au coin des livres, au coin de la toile, il fallait vous emparer de quelque chose pour être. Mais la Vie ne s’empare de rien: elle bouge, est, meure.

Et vous cherchez de grands mots pour écrire, de grandes idées pour éblouir.

Certains s’engloutiront dans la formule : « J’ai donné ma vie pour mon pays ». C’est bien dommage, car votre pays ne donnerait rien pour vous.

La seule manière de vivre est de ne rien attendre. Vous êtes blessés aux montres, au temps. Pourtant, cela n’existe pas. Il n’y a qu’un mouvement perpétuel.

Qu’avons-nous donc de si important à « réaliser »?

Dans ce monde actuel, tout ce qu’on fait pour la destruction dépasse des milliers de fois ce qu’on l’on fait pour être simples, libres, construire. Et y participer ne fait que nourrir la machine à étouffer l’âme et à ne garder que le robot social.

Sans doute nous est donné seulement la liberté de servir…  Inconsciemment. Les jeux étant fournis, les modèles à suivre.

Gaëtan Pelletier

13 06 2013