Archives quotidiennes : 22-juin-2013

Je te consomme

Je consommes des images.

Je consommes des idées

Je consommes des objets

Je consommes du temps

Je consommes des pensées sombres

Je consommes du savoir en boîte

Mais je ne suis jamais satisfait. Je consomme. Et quand ça ne me plaît pas, je transforme la réalité en quelque chose de différent qui n’a rien à voir avec la réalité. Je la trafique, je la change, je l’idéalise en format travestis par les possibilités techniques.

Je consomme des certitudes, des dogmes, inconsciemment.

Je consomme de la beauté inventée, des rêves, rien que pour échapper à la réalité. J’en fais de la beauté sans la décrire, puisqu’elle apparaît soudainement sous l’effet des arts dénaturés.

Je consomme des animaux morts… Des steaks! Des pièces de porc, des jambons, des livres machiavéliques.

Je me fais des chapelets de pensées! Je les ordonne, les suis à la lettre. Je consomme des petites pensées politiques, gauche, droite. Je consomme des idéaux à fleur de sang. Je suis soldat.

Je consomme parce que je n’ai pas appris à m’adapter.

Je consomme pour être différent en mangeant de la nourriture intellectuelle de second cerveau.

Je consomme des paragraphes d’analyses cadrées.

Tout ce que je consomme passe comme passent les insectes à l’été. Comme si la Vie était ça. Je consomme de l’athéisme de par ma conception d’un dieu.

Je consomme

Nous consommons

Vous consommez

Je consomme des idoles.

Je/Nous ne consommons pas que des objets, mais des « principes », des idées » des idéalisations, de la frime, etc.

Tout! Tout! Tout!

Et pendant que j’écris, je suis maintenant certain de consommer l’idée que l’on peut changer le monde en écrivant.

Je consomme mes propres écrits.

Tout ça pour dire que le dieu en nous s’est perdu.

Et tout ce que nous consommons ne sont que des particules de dieux.

Mais il faut savoir, à un certain moment, cesser de gober. Cesser d’avoir faim.

Si personne ne pourra mourir à votre place, personne ne pourra vivre à  votre place.

GP

22 juin 213

Elizaveta Porodina

http://www.porodina.net/
https://www.facebook.com/porodina
La photographie comme un Art de création. Remarquable!

 

 

 

 

L’ère de la mèche courte

Dans la grande virée mensongère médiatique

Tic Tic Tic

Comme un boulet à retardement par les grands cannons poussés

La mèche est courte, comme l’est le cerveau délabré, tout fibreux et mâchoiré  des « grands » de ce monde.

C’est la période des singes griffés Made in USA

La cavale mondiale des langues fourchues

On parlemente, on parle, on veut réduire le nucléaire, ces champignons grotesques dénaturant la Vie. Et si…

La mèche brûle, brûle, toute pétillante, à bout d’Histoire répétée

Les bêtes sont encloses aux bureaux des parlements, des États, des banques.

Boum! Boum! Boum!

Des tambours de Shoah planétaires engloutissant les simples et les vrais géants

Bing! Bam! Boom!

Les « génies » auront détruit la beauté de ce monde et l’écharpe de tous les arts disparaîtra, en laissant dans l’Univers qu’un parfum vite enterré.

Les haches savantes des guerriers. Les diables pieux agenouillés. Les savants endiablés.

Faites vos valises. La mèche est déjà éméchée.

L’ère des fous ne fait que commencer.

Attendez! Le cirque ne fait que commencer!

On a créé l’Histoire Alzheimer! Et ce n’est pas fini…

Les terminators sont à l’oeuvre.

Dansons! Dansons!Dansez! Nous ne pourrons qu’aller plus haut et plus gai quand  tout aura explosé.

On aura tout enterré:

L’oeuvre des philosophes, des penseurs, la Bible , le Coran, Khalil Gibran, Albert,  Les Beatles, You Tube au complet, la poésie de Ronsard

A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.

Et tous les yeux qui parlent de d’autres mondes. On les voit, on peut les voir, il s’agit de bien regarder…

femme

Plus rien n’existera d’éternel… Comme les chars d’assaut de Rommel enfouis sous le sable des déserts africains. Rien. Rien ne sera sauvé.  Tous les avions noyés  sous le Pacifique, rongées, décarcassés, rouillées, oubliés, tombeaux…

On aura échangé de l’amour pour un avion de ligne, des voyages, un conte en banque et des amateurs d’échiquiers mondialistes. Menteurs et atrophiés. Des Bush-trous. Des adorateurs de veaux d’or…

Bombe!Bam! Bou! Bombe et re-Bombe!

Une explosion n’est pas un poème! L’essence n’est pas une richesse. La seule richesse qui existe est celle qui reste.

Le parc 

La Terre était un parc dans l’Univers. On l’a asphaltée… On l’a durcie , on l’a violée.

Tout ce savantisme auréolé de belles formules ne sera plus, en fin de compte, qu »une poignée de clous rouillés.

Les fourmis de feu 

Solenopsis invicta . Fourmi de feu

Caractéristiques des fourmis de feu

Cette fourmi possède un aiguillon redoutable. Sa piqûre est très douloureuse et peut-être comparée à la brûlure d’une cigarette. Contrairement à l’abeille, elle conserve son dard chaque fois qu’elle pique et peut piquer 7 à 8 fois de suite.

Fourmi de feu

La fourmi de feu possède un dard redoutable. © dinosoria.com

La fourmi s’accroche avec ses mâchoires sur la peau et enfonce son aiguillon de manière répétitive.
Elle relâche simultanément un produit chimique qui attire les autres fourmis. Toutes alors se précipitent pour annihiler l’ennemi.

En principe, les fourmis ne s’éloignent jamais de plus de quelques mètres de leur fourmilière.

Mais, parmi les fourmis de feu, certaines sont choisies en vue d’une mission bien spécifique. Il s’agit d’une division entre fourmis volantes et non volantes. Dans cette dernière catégorie, des mâles et femelles reproductrices sont élus pour continuer l’invasion par les airs.
Ces fourmis reproductrices s’éloignent, s’accouplent, pondent et créent une nouvelle colonie. http://www.dinosoria.com/fourmi_feu.htm

***

Un barbare de Wall-Street, c’est intelligent comme le 1/100 ième d’une fourmi.

Un Président élu par la masse monétaire, ce serait de la démocratie.

Ce n’est qu’un totem momifié qui lit des discours écrits par des nègres.

Et quand vous achetez des diplômes, on vous fait croire que vous connaissez quelque  chose. On vous a juste appris à piocher le jardin du maître. Pour en soutirer, l’or, le cuivre et tous les métaux qui font que vous vous parlez de par des « appareils intelligents ». 

Nous serons tous morts de la culture que l’on vend, des armes que nous construisons, des mécanismes automatisés que nous avons inventés , fiers, sans trop savoir que nous participons à notre propre destruction.

Le bureau est si beau! Et nous sommes si importants! Ouah! Dieu se sculpte à travers les églises des vendeurs du temple.

Tout le drame de ce monde se résume à notre incapacité de travailler en harmonie. Les fourmis sont plus intelligente que nous… Elles s’adaptent à la vie.

Chacun connaît la phrase: « Aimez-vous les uns les autres ».

Pas une partouze. Non. Un art d’accepter sans comprendre avec les quelques cellules grises bonnes  à fabriquer des armes, mais « idiotisées » et sans âmes. Un art. Un art de se dire: « Bon, pour l’instant, je ne comprends pas. Et peut-être que je comprendrai un jour. Mais si je ne comprends pas, cela existe, est, et cela fait partie de la création.

Accepter de ne pas comprendre c’est déjà comprendre bien des choses…

Gaëtan Pelletier

22 juin 2013

P.S.: On vend de tout mais pas d’humanisme, ni sa valeur, ni sa source, ni son futur. En achetant trop de faux savoirs, on vend son âme…

Quelle est la différence entre une putain de rue et un maire de citée? Quelle est la  différence entre un soldat et un prêtre? Un menuisier et un architecte?

Je vous laisse deviner.