Archives quotidiennes : 20-juin-2013

Image

Politique

Image

Pluie

Du chien lobotomisé au mouton électrique

Dans ce roman, hommes et androïdes se confondent si bien qu’il devient difficile de distinguer les êtres réels et leurs simulacres. Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?

( Philip K.Dick)

***

Dans l’Histoire de l’humanité, la plus grande constante a été l’art de peaufiner la création des pauvres, de les entretenir, et mieux encore, de les multiplier.

Probablement que l’Homme (sic)  a passé du singe à l’homo-debout en prenant conscience qu’en prenant toutes les bananes, tous les autres singes allaient le regarder , la langue longue, bavant,  comme un chien qui détient  un squelette d’Halloween.

Un grand parleur qui sait peu, semble en savoir beaucoup plus qu’un cultivé timide.

Et ceux qui ont une tribune « officielle » sont devenus de faux dieux de cette ère de moutons électriques élevés et sculptés   sortes de statues de par leurs statuts.

La connaissance du bien et du mal

C’est bien là la saveur du 21e siècle où la servilité passe par la propagation du faux savoir de plus en plus affiné et sournois, au ras des rats des d’égoûts – celui dévié vers un seul but, la manipulation et l’engrangement de l’avoir, des fortunes irraisonnables.   Savoir en   en lamelles – tranché finement,  qu’on fait avaler aux enfants, couches par couches, juste après la couche. Plus ils sont roses, plus ils sont une bonne  pâte à modeler.

Plus le savoir est concentré et canalisé.

The goal is money…

I shot the Sheriff

But I didn’t shoot the Deputy, dit la chanson. ( Bob Marley)

C’est pourquoi on blâmera Obama pour la chute de l’empire étatsuniens, alors qu’il n’est qu’une statuette de paille d’une panoplie de financiers qui rotent leur argent à force d’en manger…sur le dos du mouton des moutons.

Du genou à la tête

La connaissance du mal a depuis longtemps  penché dans  le camp du diable . Elle est intrinsèquement liée à une ignorance totale du fonctionnement de base de la nature humaine et dénuée de toute vision cosmique, mais surtout d’absence  d’honnêteté de   ceux qui s’achètent des fioles de sang bleu. Les démons se reproduisent entre eux.

L’hypocrisie, chez les simples d’esprits cravatés est un ersatz à leur intelligence. Un peu plus de vice… Encore plus de vice. Et toujours plus de vice…

C’est ainsi qu’on en arrive  à  assassiner des  humains… debout.

Le grand progrès actuel est de détruire la vie de quelqu’un en gardant son corps intact. Pas de cadavre… La mort intérieure. Comme l’invention de la torture du psychisme- la grande découverte du 20e siècle…  Le supplice de la goutte et autres « inventions » pour cacher l’apparence de destruction.

Avant,  on leur écrabouillait  les genoux à coups de marteaux.

Le prisonnier peut maintenant  sortir d’une  prison militaire comme s’il était allé chez le coiffeur, le masseur ( tout doux, tout doux), et le conseiller en lingerie.

Le citoyen-bûche

C’est là  l’eugénisme du 21e siècle : la chambre à gaz est  le résultat d’une surchauffe de l’activité économique pour un « humain » transformé en  bûche alimentant  « l’industrie de l’argent ».

Une bûche qui en bûche un coup, se sentant responsable du « mauvais rendement » et de la lente décrépitude du mode de vie occidental. Une responsabilisation cultivée…

C’est un fouet invisible pour le rameur de la galère.

Un jeu de cartes.

La société est un jeu de cartes où les valets veulent devenir des rois et des as.

C’est la basse  fin finauderie  de cet art d’user de cette faiblesse du grand creux de l’âme humaine. Notre chien ne se contente pas d’un os : il veut le squelette au complet.

Assassiner des points d’interrogation, ou les diluer, est un puissant instrument de contrôle.

Alors, on cultive les points d’exclamation dans l’âme des humains. Il faut les rendre fiers de tuer, fiers de servir, fiers de travailler 12 heures par jours.

La cause, la grande.

La fierté hydroponique.

Le pâtamodeleur

–          L’État a le contrôle de la connaissance.

–          L’État fait de nos enfants des graines à la méthode Monsanto.

–          L’état accuse le citoyen de la pauvreté de son pays

–          Le citoyen mendie piteusement à l’État

On en arrive à une panoplie de lobotomisés fiers de conduire les serfs vers un « monde meilleur »…

L’éloge du Pedegree

On a toujours cultivé les médailles et les honneurs. Les chiens aiment bien les médailles…Mais pas vraiment, puisque c’est le maître qui en profite…  Il n’a pas conscience de la servilité dont il est victime par la manipulation du maître : car c’est ce dernier qui possède les biscuits et contrôle  la « pauvre » intelligence du chien.

La différence entre l’attitude des États et les conducteurs de traîneaux à chiens et que le conducteur aime ses chiens.

Pavlov avait bien raison… La technique est même  applicable aux employés souvent haut-gradés à qui il suffit d’injecter des connaissances « techniques », bien cloîtrées, sans souci d’intégration d’ensemble. Le maître-chien.

Intelligent,  selon les critères qu’on lui a accordés, spécialisé dans sa bulle d’actions, c’est un génie à  canne blanche… Un non-voyant qui coure des neurones, c’est dangereux..

Il n’y a pas pire que les titres pour faire d’un citoyen un bœuf. Monsieur s’est fait fumer comme un crapaud. Tout bouffi, bien « pouvoiré », il a un petit côté Dieu et le sang bleu comme l’encre de son stylo. Ou de sa cartouche d’imprimante…à liens

Le citoyen mendiant

C’est ainsi que l’État à fait du citoyen un petit chien à queue basse à l’impression d’être en lambeaux, sans abris, et s’en va, timide, demander à l’État un salaire, des conditions de travail, un petit bonheur tout piteux,  sa soupe populaire.

C’est gênant d’aller quêter tout l’argent qu’il  a donné…

Le peuple n’est pas assez « instruit » pour comprendre, ni n’a le temps de faire un doctorat en « complotisme ».

C’est un ignare souterrain…

C’est ainsi, que tranquillement, l’État et sa panoplie de compagnies créatrices d’emplois copain-copain ont réussi à produire un mouton électrique in vitro.

« C’est nous qui savons! » Un « sur-nous » de fonctionnaires et de soldats de l’État.

Et pour en ajouter, on le peut maintenant le conduire à distance et l’enfermer dans un travail dit gratifiant. Voilà les infirmières, les médecins, les enseignants, bref, tous les travailleurs soumis au règne des tyrans invisibles   pour « sauver » leur  pays…

Le Moyen-âge cellulaire avec contrôle à distance

Le Roi étant mort, il s’est transformé dans un semblant de démocratie en sculptant des petits rois qui n’ont qu’un but : tout avoir.

Ce qui est tout de même frappant, c’est le fabricant de moutons électrique n’est même pas conscient qu’il est un chien attaché à un traîneau.

Finalement, il n’y a jamais eu autant de serfs.

On a réinventé la précarité…

C’est le Moyen-âge électronique…

Structure du Moyen-âge

C’est ainsi qu’était la structure sociale du Moyen-âge.

Un seigneur donne un fief à son vassal:
Le fief est la garantie de fidélité du vassal envers le seigneur
Le fief est la source de revenu pour le seigneur.

Il y deux types de terres sur un fief : la réserve seigneuriale et les tenures

Droits seigneuriaux :     monopole des armes
perception de taxes
justicier

Devoirs des paysans:    redevances en produits agricoles
cens: (monnaie) pour la location du moulin, du four, du pressoir, etc.
corvée : nombre de journées à exécuter des travaux pour le seigneur

Aspect social

Les paysans devenus tenanciers composent 90% de la population.
Les descendants d’esclaves sont devenus des serfs.
Les serfs ont moins de droits et ils payent des taxes spéciales.
La croissance agricole améliore leur sort, mais leurs conditions demeurent précaires.

Finalement, rien n’a vraiment changé…

Mais, merci Seigneur! Le spectacle est de toute beauté…

Cheney a vraiment un beau costume…

Et pour l’avenir des U.S.A

Les animaux de Compagnies

zPAPIER-TOILETTE-DOLLAR_1

L’économie du papier-cul

C’est fou ce qu’on peut inventer pour avoir votre argent. À la recherche d’images, je trouve ce chef-d’œuvre de superflu en vente dans une boutique sur le net :

N’hésitez pas à jeter votre argent dans les toilettes ! Mais oui, puisqu’on vous le dit !
Épatez ou étonnez vos amis grâce à ce papier toilette inspiré des billets de 100$
En pleine crise, qu’il est bon de savoir que l’on peut garder près de soit, dans ses toilettes, plusieurs milliers de dollars.
N’oubliez donc pas de fermer à votre porte à double tour !!!
Pour la petite histoire, sachez qu’il est autorisé de copier un vrai billet de 100$ dès l’instant qu’il soit imprimé sur une seule face et que la largeur fasse le double de l’original.
Le coin du Geek

N’essayez pas d’en commander : ils sont au bout du rouleau. En rupture de stock. Comme la «vraie», c’est écrit en rouge.

Tout à commencé…

Le bon gars et le Gibbon

J’étais avachi  à regarder la télé,    en zappant, j’ai abouti sur  un documentaire   relatif à un français  tentant de sauver une espèce de singe en Indonésie. On rase les forêt – donc, on se débarrasse  de l’habitat naturel pour les animaux –  pour y planter des palmiers. Et les singes s’en vont et meurent…

Tout ça à cause de ces voraces investisseurs   qui ont le cœur dans le portefeuille. Et il se trouve toujours un claquedent prêt à vendre sa terre  pour manger. Le filon?

Le palme.

L’huile de palme? Vous n’avez qu’à ouvrir votre garde-manger ou votre pharmacie pour comprendre pourquoi elle est l’huile végétale la plus consommée au monde. Il y en a dans les croustilles Pringles et le savon Dove; les pizzas McCain et la crème Oil of Olay; le fromage Philadelphia et le shampoing Timotei.(…) Le pays affiche aussi le taux de déforestation le plus rapide de la planète. L’économie de la destruction

En effet, On ne peut pas fabriquer d’éthanol avec l’huile de palme. Mais on peut en faire du biodiesel. L’Indonésie, le seul pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à acheter plus de pétrole qu’il n’en vend, y a vu un moyen de réduire ses importations.

Pour l’Union européenne, qui s’est engagée à utiliser 10% de biocarburants pour ses transports d’ici 2020, l’huile de palme a fait figure de Saint-Graal environnemental. En 2006, 2,6 millions de tonnes d’huile de palme ont été chargées dans des bateaux en direction du Vieux Continent.

On fait de tout avec l’huile de palme… Alors, pour «activer» l’économie, rien de plus facile que de raser les forêts et d’y planter des palmiers. Ensuite d’embaucher des ouvriers qui travaillent à 2 ou 3 Euros l’heure.

Et notre français qui passe en avion sur les grandes étendues… Comme le gazon chez nous. C’est tellement laid que les chauffeurs de taxi dévient de la route les touristes en mal de paysages.

Le bon singe  et le Terminator

Terminator

Le T-800 a été créé par le super ordinateur militaire Skynet, pour être l’arme ultime contre la résistance humaine restante. C’est un militaire travaillant pour le programme CRS, le sergent Cand, qui a servi de base pour le T-800 modèle 10.

Et pas chanceux ce jour-là, un autre documentaire sur un groupement  innu  est en train de se faire fabriquer un village «moderne» pour exploiter un   gisement d’or. Durée du village : 8 ans. Après, adieu la Compagnie. On vous laisse les déchets. Rien de nouveau. Radio-Canada, en 1993, a déjà produit  un reportage sur un un  Village innu en détresse. On pourrait continuer ainsi longtemps comme ça. Rien qu’en début d’été 2009 :

Rien ne va plus dans les services sociaux du Grand Nord québécois. Aux prises avec des cas de plus en plus lourds et à des ressources faméliques, une dizaine d’intervenants sociaux du Nunavik sont sur le point de craquer. Avec l’appui de leurs patrons, ils appellent Québec à l’aide. Grand Nord: la situation des enfants se dégrade

Si les intervenants vont mal, comment vont les enfants?

Le «soap opéra» du Grand Nord : La Romaine

Et voilà le grand projet «propre» de la Romaine. Un barrage pour vendre de l’électricité aux étatsuniens. Pour ceux qui se tordent le cou pour devenir des intellos de bunkers d’université, il ne vous reste plus qu’à nous faire un mémoire sur l’histoire du roman savon aux États-Unis. Essayez de nous relier ça à la «propreté» des viols des humains de la planète. On est à l’écoute…

Je reviens à mes moutons, et mon ton mou :

J.M.G Le Clézio, prix Nobel de littérature, grand humaniste, y va d’un coup dans le journal Le Monde. Sorte de montée de lait contre le projet. La forêt disparaîtra, ainsi que toute vie, et le résultat sera pendant longtemps la décomposition végétale et l’asphyxie de l’écosystème. La nation innue sera privée d’un seul coup de son lieu de vie.

Évidemment, la société d’État ( Hydro-Québec) via Charest ou via «déraille» Charest, se défend. Pas nouveau. Roy Dupuis, le comédien, avait aussi attaqué le projet en 2008. Radio- Canada. Ça  a fait «bondir» la société d’État, dit-on.

Mario Roy de La Presse – excellent éditorialiste –  ne voit pas du même œil cette intrusion d’un français qui «crucifie le projet hydro-électrique de la Romaine.

Faut-il d’abord signaler que la nation – et non la «tribu» – innue n’a pas pour vocation première de fournir à l’homme blanc du pittoresque (Ah! La «rivière sacrée» et son «gibier», ses «baies pour la collecte» et ses «plantes médicinales»…)? Que cette nation, loin d’être impuissante, se débrouille fort bien dans la négociation et la relation publique, y compris aux États-Unis et en France? Qu’elle n’est pas, elle, repliée sur le folklore et ne rejette pas en bloc la modernité? Qu’au Québec, d’autres nations autochtones ont, par le passé, su brillamment profiter des retombées de projets comparables à celui de la Romaine? La courtepointe de Le Clézio

Si ce n’était que du «folklore», on pourrait passer outre. Mais en creusant la question jusqu’au bout du bout, si vous «buchez» un amérindien, un Innu, un habitant de la Malaisie, ou un terrien du Brésil, les arbres finiront un jour par nous tomber sur la tête… Ce n’est qu’une question de temps… Si on pense mondialisation pour vendre, il est inéluctable de penser mondialisation pour se défendre d’une armada de robots galvanisés pour nous anéatir.

Et M. Le Clézio ne parle pas à travers son chapeau de paille : il a toute une expertise de terrain pour avoir vécu dans des tribus dites «sauvages».

La fricassée du singe et l’Exterminator

Venant de la même planète que le singe, l’Exterminator de la race de pauvres a les moyens «artificiels», la force  et l’absolution de l’État pour décimer la planète des gens simples. Ébouriffant mélange de peau de surface avec cœur et muscles artificiels.

Pourtant, ce BMW simiesque est en apparence semblable à nous. Comme disait Réjean Ducharme : il nous fait «scier». Pas étonnant que son papier-cul soit imprimé.  Et à vendre…

Le Québec perd la carte

CARTE DU QUÉBEC

En scrutant  la carte du Québec, on se rend compte que le Nord s’étire vers le bas comme le pi d’une vache à lait. Encore des décennies à violer le territoire : coupes de bois, détournements de rivières pour barrages, mines, etc.

Les besoins de la « modernité» n’ont pas de frontières. On se sacre bien de l’humanisme : tout est transformé en argent. Comme disait le grand chef indien : «L’argent ne se mange pas». Non, mais on dirait que l’argent est en train de nous manger.

Si vous avez bien regardé le documentaire l’Erreur Boréale, on n’abat  pas seulement ce qui a été donné aux compagnies, mais même des territoires accordés à des tribus amérindiennes. Sur 45 «pièces» données à une tribu.  dont j’oublie le nom, 42 sont passées – et cela sans consentement – sous les coupes de compagnies. Pour le «progrès»…

Le compost du Terminator

La visite étant dans la cuisine, la cuisine étant dans la maison, le bonhomme étant devant la télé… Je regardais ce jeune français essayant de sauver ce singe de Malaisie. Il tentait de persuader les «propriétaires» de singes de le lui donner pour la simple raison qu’ils ne survivent pas plus de trois ou quatre mois en captivité.

Comme dirais le comique : «C’est là que je suis devenu presque intelligent» Ne me manquait plus qu’une baignoire :

On est devenus des animaux de Compagnies! Comme le Gibbon!  Parce qu’au rythme où on dévaste la planète, il n’y a pas que les habitants du Nord du Québec ou de la Malaisie qui vont crever et verser dans le «folklore».

Nous aussi.

Tout simplement parce que notre économie – dans ses grandes sphères-  avec ses financiers-bulldozers,  est en train de virer notre mode de vie à l’envers. Il y a un ordre dans la Nature. Nous sommes en train de l’inverser, lentement mais sûrement.

À long terme, on achètera encore du papier-cul, même si on n’a rien à bouffer.

En pleine crise, qu’il est bon de savoir que l’on peut garder près de soit, dans ses toilettes, plusieurs milliers de dollars.

Après avoir soulé les peuples autochtones du Canada pour leur faire signer des traités pour avoir leurs terres dans les années 30 de «l’autre siècle», on leur achète à coups de milliards des terres pour de l’électricité «propre». Propre pour le bout du pi de la vache…

Le Terminator est un fumier qui veut faire de nous du compost.

Le singe de Compagnies aura besoin de bien de petits missionnaires pour sauver ce «singe appliqué»  qui, une fois  nourrit de son luxe, engraissé à l’argent virtuel, se retrouvera devant rien.

On est en train de se fabriquer un «devant rien»… Et à la grandeur de la planète.

On pourra toujours regarder son papier-cul… Le ventre vide.