Archives quotidiennes : 17-juin-2013

Tout est truqué, volume 9713 : cette fois, ce sont les devises

Source : article paru le 13 juin 2013 sur le site de Rolling Stone USA

Auteur : Matt Taibbi

Traduction : Laetsgo, SuperNo, Touchatout

Illustration de l’article original
Chung Sung-Jun/Getty Images

Je reviendrai là-dessus plus en détail ultérieurement (je suis en bouclage pour un article de magazine) mais cette histoire vient juste de débarquer. Après l’histoire du LIBOR,l’histoire de la manipulation des swaps de taux d’intérêtl’histoire de la manipulation du prix des carburants en Europel’histoire de la manipulation du prix de l’énergie aux Etats-Unis, et (désormais) les innombrables autres variétés de « Tout est truqué », celle-ci exige évidemment une information immédiate. Via Bloomberg :

Selon cinq vendeurs qui connaissent la pratique, les traders de quelques-unes des plus grosses banques ont manipulé l’indicateur des taux de change utilisés pour déterminer la valeur de millions de milliards d’investissements.

 

Les employés ont fait des transactions anticipées sur les ordres des clients et truqué les taux  WM/Reuters en émettant des transactions avant et pendant la fenêtre de 60 secondes au cours de laquelle les indicateurs sont mis en place, ont déclaré des traders, anciens et actuels, qui ont requis l’anonymat car la pratique est controversée. Les vendeurs s’arrangeaient avec leurs contreparties pour augmenter leurs chances de faire bouger les taux, ont expliqué deux de ces personnes, qui ont travaillé dans l’industrie [NdT : bancaire ! Car ces gens ont l’outrecuidance d’employer le même mot que celui qui désigne le montage des bagnoles à Aulnay ou la fabrication de l’acier à Florange !] pendant plus de 20 ans.

 

Cette fois les taux qui ont prétendument été truqués sont ceux des échanges de devises ou marchés « FX » (NdT : « Foreign Exchange » ou « Forex », qui font notamment l’objet des pubs pour pigeons « devenez trader »!), ce qui signifie que si cette histoire est vraie, elle va certainement surpasser celle du LIBOR dans son échelle et dans son abomination.

Comme le dit un de mes amis qui travaille à Wall Street, « C’est sans fin ! C’est le plus gros marché du monde ». Bloomberg suggère que cette histoire ne soit que la partie émergée de l’iceberg :

« Le marché FX, c’est comme le Far West », dit James McGreehan, qui a passé 12 ans dans des banques avant de co-fonder en 2009 FX Transparency LLC, sise à Framingham dans le Massachusetts. Celle-ci conseille les sociétés en matière de transactions sur le marché des changes. « C’est aux risques et périls de l’acheteur ! »

 

Le marché des devises de  4 millions 700 000 milliards de dollars par jour, le plus important du système financier, est l’un des moins régulés. Le conflit inhérent auquel les banques doivent faire face, entre le fait d »exécuter les ordres des clients et de tirer profit de leurs propres transactions, est exacerbé car la plupart des transactions de devises ont lieu à l’écart des bourses.

 

A nouveau, j’y reviendrai plus tard. Mais le point clé ici est le… heu… Eh bien, le leitmotiv immuable de toutes ces histoires. L’une après l’autre, c’est la même chose : des initiés qui truquent des indicateurs, rognant les économies d’à peu près tout le monde sur la terre, systématiquement et sur des périodes de plusieurs années. C’est l’ultime l’histoire de la taxation sans représentation. Un truc de dingues.

banksters.fr

L’accent accident

Une Australienne parle depuis huit ans avec un accent français à la suite d'un... (Photo archives AP)

Une Australienne parle depuis huit ans avec un accent français à la suite d’un choc à la tête, un phénomène rare appelé par les médecins «syndrome de l’accent étranger» et qui affecte profondément sa vie quotidienne, a-t-elle raconté à la télévision australienne.

Leanne Rowe, née sur l’île de Tasmanie où elle a passé toute sa vie, a été grièvement blessée dans un accident de voiture il y a huit ans, avec notamment une mâchoire brisée. Au terme de sa convalescence, elle parlait avec un accent français prononcé, a-t-elle expliqué à l’Australian Broadcasting Corporation.

«Ça me met en colère car je suis australienne. Je ne suis pas française! Bien que je n’ai rien contre les Français», a-t-elle déclaré. Source 

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Imaginez que Hollande ait un accident et qu’il se mette à parler amé(ricain) par la suite… Ou encore Obama qui se réveille avec un accent yiddish.

En ce monde, tout est possible…

Donc, tout étant possible, supposons que tous nos dirigeants du G20 sont victimes d’un crash d’avion dans lequel ils étaient passagers et qu’ils se réveillent et DISENT LA VÉRITÉ.

On ne les croirait plus…

Gaëtan Pelletier

17 juin 2013

Si on ne leur obéit pas…

Si on ne leur obéit pas…

PAR 

Le monde n’est pas prêt de changer.

Et cela convient parfaitement à nos bourgades repues depetits fonctionnaires vaniteux et de populace aliénée.
Qu’on soit partisan du mérite ou prosélyte de justice, qu’on soit rebelle de papier ou réac médiatique, c’est toujours la même rengaine : on érige, pour nous représenter, des hommes qui n’ont, tout compte fait, qu’une seule ambition : accéder puis se maintenir au pouvoir.
Pour cela ils s’accommodent sans coup férir du pire : ils s’acoquinent avec les plus vils banquiers tout en prétendant les combattre et n’hésitent pas à mentir aux serviles citoyens au nom de la vérité démocratique… Vérité en définitive de république bananière TiberiRoyal-AubryFillon-Copé, Hidalgo-NKM : certains se font élire par des morts, d’autres se présentent seuls, sans parler de ceux qui cherchent encore une base de calcul commune leur offrant à tous les coups un dépouillement favorable…
Qui peut encore valider ces impostures électorales ?

Oh je sais, il ne faut pas dire n’importe quoi dans notre pays des droits de l’homme ! Déjà qu’au pays desOuattara, des Compaoré et des Bongo, où les scrutins électoraux sauce CFA sont désormais entérinés par notrecommunauté néocoloniale, il semblerait que toute corruption soit inhumée !

Loin de moi aussi, l’idée de vexer l’opinion majoritaire avec mes excentricités démocratiques.

Et puis dans le fond, qu’est ce que j’en ai à foutre que ces salopards soient élus au suffrage universel. Pour tout dire ça n’excite même plus ma libido françafricaine. Je préfère encore me branler sur Gaza, au moins là, maconscience nanti de révolté sera rassasiée ! Enfin, je ne serais pas seul à être indigné.

Oui, y en a marre des guerres dans ces contrées négresses ! Tant pis pour Bamako, tant pis pour Gomail faut bien qu’Empire se fasse ! Qui peut aujourd’hui prétendre changer la donne et surtout le faire ? C’est trop gros pour nous…Pire : c’est inéluctable !

Mais, au fait, comment ça marche un empire ?

Prenez une planète, mettez-y beaucoup de pétrole, de grosses banques et quelques compagnies d’assurances, et vous aurez le nécessaire pour provoquer une crise à laquelle nous ne pourrons remédier qu’avec une guerre.

Sachant que, corrélativement, 30 milliards d’euros par an suffiraient pour éradiquer la faim sur la planète, et sachant que c’est la somme que le monde dépense en armement tous les 8 jours, pas difficile de deviner vers quoi se dirige notre humanité…

Et après ?… Ce genre d’informations alternatives, aussi choquantes soient-elles, semblent juste propices à indigner la bande d’enfants gâtés que nous sommes…
Une bande d’égoïstes qui ont bien plus que presque partout ailleurs dans le monde et qui pourtant passent leur temps à se plaindre quand les autres ont cent fois moins.
Une bande d’irresponsables qui croient n’avoir que des droits et aucun devoir, qui veulent toujours plus en payant le moins possible, sans se soucier des conséquences.
Une bande d’insolents qui se croient autorisés à affirmer et imposer leur moralité quitte à ce qu’elle soit la pire de l’humanité.
Une bande d’arrogants qui arguent que voter c’est être libres !?! Et puis ce n’est pas la question d’être de droiteou de gauche… car choisir la manière ou le style, avec lesquels nous allons servir une caste de loups prêts à tout pour devenir et rester les maîtres du monde reste une remarquable mascarade !

Mais quoi ! Si pour avoir la liberté il suffit de la désirer, s’il n’est besoin que d’un simple vouloir, se trouvera-t-il une nation au monde qui croie la payer trop cher en l’acquérant par un simple souhait ? Et qui regretterait sa volonté de recouvrer un bien qu’on devrait racheter au prix du sang, et dont la perte rend à tout homme d’honneur la vie amère et la mort bienfaisante ? Certes, comme le feu d’une petite étincelle grandit et se renforce toujours, et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s’éteindre de lui-même quand on cesse de l’alimenter, de même, plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n’ayant plus de suc ni d’aliment à sa racine, devient sèche et morte. » -Etienne La Boétie