Archives quotidiennes : 14-juin-2013

Je me demande…

sage

Je me demande si chercher à comprendre son voisin, c’est comme chercher à comprendre « dieu »…

Je me demande si dans cet univers de Tam Tam de connaissances assourdissantes nous n’avalons pas le réel savoir: celui d’un peu de silence…

Je me demande s’il faut acheter la culture des autres ou en prendre les graines et faire pousser soi-même le propre jardin de son être…

Je me demande si toute la « culture » de la toile, des écoles, des vieux philosophes – surtout ceux passés par le monde occidental -, n’est pas un poison…

Je me demande alors s’il est sain d’acheter tous ces fragments de culture pour trouver le miroir que je suis…

Je me demande si le menuisier, au fond, n’est pas le plus sage de la création…

Je me demande si nous ne sommes pas dans un monde où créer devrait créer quelque chose de ce monde…

Je me demande si on demande tant aux gens si les gens se disent qu’il faut en faire plus…

Je me demande pour qui…

La réponse est ne plus se demander… Car là où se trouve toutes les demandes, je finis par être avalé…

Je suis la demande des « demandants » et je continue de cultiver la culture de la demande… Au point de m’y perdre. Assis, pensifs, torturé, sans cesse me demandant.

Il faut se demander jusqu’à la fin de la demande. Jusqu’à ce qu’on ait plus rien à se demander. Non. Rien que vivre sans demandes.  L’appétit des ogres manipulateurs ne font que demander, sans se demander…

Gaëtan Pelletier

14 06 2013

L’agriculture industrielle: 10 pommes le matin pour éloigner un médecin

 

Gaëtan Pelletier

Une pomme le matin éloigne le médecin.

Nous sommes ce que nous mangeons.

( Dictons populaire)

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Dans les années 80, je travaillais dans un département de fruits et légumes. La culture hydroponique était la découverte du siècle… Sauf, que la pauvre, une fois dans le frigo, et souvent arrosée, s’amollissait au bout de deux ou trois jours, alors que l’autre – cultivée selon une méthode dite traditionnelle était « difficile à abattre ».

Pire encore étaient les tomates. Les cultures printanières de l’Ontario arrivaient tôt au printemps. Elles aussi s’affaissaient trop vite. Encore de l’élevage en serre.

Arriva alors un jeune producteur avec une méthode ancienne : il enrichissait sa terre avec du fumier et du compost.

« À la main.. »… m’avait-il-dit.

Et pendant que mouraient les tomates de l’Ontario, une à une, les siennes restaient plantées là, solides, délicieuses. Pas de pertes…

C’était le début de la grande tentation de faire de la culture industrielle.

Une tomate comme la Ford-T : à la chaîne.

Faudra-t-il dix pommes pour éloigner un médecin?

Vitamines A, B ou C, Oméga 3, oligo-éléments, fer… Les nutriments sont indispensables à notre organisme et à sa longévité. Plusieurs études nous alertent sur la faiblesse des fruits et légumes « modernes » en nutriments. Alors qu’une pêche suffisait en 1950 pour absorber une bonne ration de vitamine A, il faudrait aujourd’hui en croquer une vingtaine ! Où sont passées ces vitamines ? Bastamag

Les fruits et les légumes se sont détériorés depuis plus de 50 ans. Si en 1950, il fallait une orange, une banane et une pêche pour avoir sa dose de vitamine A, aujourd’hui, avec les méthodes industrialisées, il faut 5 bananes, 10 oranges, et 26 pêches.

La pomme de terre a perdu 100% de la vitamine A, 50% de la vitamine C, etc. Bref, pour sauver des Irlandais de la famine, il faudrait un amoncellement de pommes de terre…

Les causes? Les méthodes agricoles,  l’utilisation intensive de pesticides et d’herbicides, les excès d’engrais qui augmentent la vitesse de croissance des plantes et diminuent proportionnellement le temps de fixation des micronutriments. Bastamag .

En plus de se taper une moyenne de 2,500 kilomètres.

L’an dernier, on a fermé la dernière usine qui emboîtait des tomates au Canada.

Pour ceux qui chantent vert à longueur de journée, le petit refrain est un poison bien caché.

L’enquête de CTV

En 2002, CTV mena une enquête sur la qualité des aliments. Elle conclut l’enquête avec le tableau suivant. Je ne vous en présente qu’une partie, le reste pouvant être visionné sur le site  CTV.ca

Les tableaux et les graphiques suivants montrent les changements qui sont survenus dans les niveaux de certaines vitamines et oligo-éléments dans notre alimentation de plus de 50 ans.

Certains fruits, cueillis trop tôt, n’ont pas le temps de développer les nutriments liés à l’ensoleillement, comme les anthocyanines ou polyphénols, ces composants qui nous protègent contre le cancer ou la détérioration des cellules du cerveau. Quant au taux de vitamine C dans les pommes et abricots cueillis verts : il est proche de zéro ! Certains fruits, cueillis trop tôt, n’ont pas le temps de développer les nutriments liés à l’ensoleillement, comme les anthocyanines ou polyphénols, ces composants qui nous protègent contre le cancer ou la détérioration des cellules du cerveau. Quant au taux de vitamine C dans les pommes et abricots cueillis verts : il est proche de zéro ! Bastamag

L’industrialisation de la nourriture

On ne parle pas que de « malbouffe », car selon William Reymond, la manière de faire industrielle est responsable.

Il a fallu plus de cinquante ans pour que la vérité sur la cigarette éclate. Pas par ignorance, mais du fait d’une stratégie de manipulation de l’information par des « génies » des relations publiques. Aujourd’hui, l’industrie agroalimentaire – dont le chiffre d’affaires est en France de 163 milliards d’euros, deux fois plus que le secteur automobile ! – s’inspire de ces méthodes pour camoufler sa responsabilité dans l’énorme crise sanitaire en cours, qui dépasse largement le cadre de la prise de poids. Notre alimentation crée le diabète de type 2, qui touchait jadis les vieillards et frappe aujourd’hui des enfants. Certains cancers comme ceux du colon, de la prostate, du sein – y compris chez l’homme – sont partiellement liés à notre mode alimentaire. Nous le savons d’autant mieux que les pays qui ne s’alimentent pas comme nous, ne sont pas confrontés à ces maladies. On a pu l’observer en Chine. Les zones rurales, pas concernées par notre modèle alimentaire, ne sont pas affectées. Pas les régions qui ont adopté notre régime alimentaire. Entretien avec William Reymond

La valeur nutritionnelle d’un fruit ou d’un légume, ce sont les vitamines, minéraux et autres éléments essentiels qu’ils contiennent. Or, nous savons qu’elle est en baisse. Concrètement, cela veut dire que si vous voulez consommer la même quantité de vitamine C contenue dans une orange cultivée en 1960, vous devez aujourd’hui en manger… six. Aucun produit n’est épargné par cet appauvrissement directement lié au mode de culture intensif. La viande est devenue plus grasse et moins riche. Les produits laitiers, plus gras aussi, ont vu leur taux de calcium chuter. Tout décroît, sauf un élément : l’eau. Entretien avec William Reymond

Les générations à venir

Il semblerait que nous ayons atteint le summum en termes d’espérance de vie. L’apparition de diabète de type deux chez les adolescents est un phénomène apparemment lié à des facteurs autres que « allez jouer dehors ».

Si nous ajoutons – en termes de synergie – toute la panoplie de médicaments pour « réparer » les dommages, il n’est pas sûr que le remède ne soit pas meilleur que la nourriture.

L’Homme de demain risque de voir son espérance de vie ramenée à celle d’il y a un siècle. Pire encore, d’être un malade à vie…

Une laitue qu’on arrosera chaque soir pour la vendre le lendemain.

C’est déjà commencé.

En 2020, la dépression constituera la première cause d’invalidité au travail, déclarait il y a deux ans l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport alarmant. À l’hiver 2005, IMS (Canada), un organisme spécialisé dans l’information sur la santé, révélait que la consommation d’antidépresseurs a augmenté de 104 % au pays en quatre ans et que le nombre de consultations pour des problèmes de dépression a grimpé de 60 % entre 1995 et 2003. En fait, cette maladie constitue aujourd’hui le problème que les psychologues canadiens, voire occidentaux, traitent le plus fréquemment. Est-elle devenue endémique? Magasine Elle

C’est ce qu’on annonce pour le diabète…

Pour être cynique, il semblerait qu’il y a là quelque chose de positif : on ne se plaindra plus du vieillissement de la population.

On geindra sur autre chose…

Un petit corps mal foutu dans une grand une grande maison…

Un Homme hydroponique.