Archives quotidiennes : 11-mai-2013

Le syndrome du vendu

Une société commune indigène est faite d’êtres humains ayant des liens familiaux. Chacun est libre, égal et a une voix. Tous travaillent ensemble pour maintenir survie et bien-être de la famille étendue. Certains sont de bons chasseurs, ou de bons pisteurs, pêcheurs, hommes médecines ou commerçants; d’autres plantent et maintiennent l’agriculture; certains ne sont pas capables de contribuer et pourtant ils auront une part égale des fruits récoltés de notre terre mère.

Ceux qui font plus que leur part et le cache ou l’exhibe par arrogance violent les autres personnes. Quelqu’un qui cache quelque chose ne fait souvent pas sa part des choses. Il devient paresseux, émoussant ses instincts de survie. L’insensivité de ces personnes peut mettre en danger le reste de la communauté, alors si aucune correction n’est apportée, ils en sont bannis. Dans le passé, cela signifiait souvent la mort, car ils ne pouvaient pas survivre seul.

L’Ongwehonwe équivaut à ce qui nous entoure, les animaux terrestres et aquatiques, les pierres, les arbres et la terre. Aucun n’est supérieur ou inférieur à l’autre. Il n’y a pas de leader. La communication non verbale entre nous et le monde naturel est très réelle.

Les envahisseurs nous ont apporté des vues et méthodes anti-naturelles, un dieu unique, un système individuel égoïste. On nous dit d’oublier nos liens avec notre peuple, de suivre leur voie, de nous « améliorer » et de prendre nos propres décisions afin d’être meilleur que le reste. On nous entraîne à devenir égomaniaque, arrogant et d’arrêter de penser que nous sommes un membre égal aux autres de notre groupe.

Les envahisseurs ont convaincus certains d’entre nous d’aller dans leurs écoles et leurs églises et d’y être conditionnés à leurs façons de voir et de faire. Pour « s’améliorer » et être acceptés par le système hiérarchique européen, ils se marient avec un(e) envahisseur (euse). Un bon boulot, une maison avec deux garages, des voitures et trois enfants montrent « qu’ils sont parvenus » à s’intégrer au système étranger. Leurs conjoints sont de fortes personnes qui les protègent de leur faiblesse, surtout celle de leur désir d’être parmi leur peuple.

Après un moment, ces Indiens modifiés éprouvent un sentiment de retourner dans leur communauté pour aider leur peuple à devenir hiérarchique comme eux. Leur peuple les regarde comme des traîtres et ne les accepteront plus jamais. Ces Indiens ont envisagé de manière erronée qu’ils devaient se rabaisser dans une spirale vers le bas pour se refaire accepter par leur société; cela ne fonctionne pas de cette façon.

Ils ne peuvent pas revenir dans l’esprit commun parce qu’ils ont accepté la programmation des diviseurs. En tant que base de leur pyramide, ils reçoivent plus de merde sur la tête que les autres ! Les traîtres parmi nous jouent un jeu très gangereux.

Mohawk Nation News

url de l’article original: mohawknationnews.com

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

alterinfo.net

Chiara Biancheri : fleurs virtuelles

Des fleurs virtuelles…
http://www.behance.net/lindelokse
http://lindelokse.daportfolio.com/

 

 

 

 

 

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Golden

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Les « désolationnistes »

[The Desolationists/I Think I Hear My Can Opening]. Par Randy Shields.

Pour Randy Shields, les « désolationistes » sont ces démocrates sans conscience politique, ni conscience de classe, qui ne défendent que les thèmes de prédilection de la « gauche » (très) molle, les Démocrates, et qui, seuls,les distinguent de la droite, les Républicains.

A savoir: le « féminisme », le Mariage pour tous, les droits des homosexuels, etc. A leur sauce.

Sans cela, les Démocrates et les Républicains pourraient aussi bien fusionner.

On ne peut pas se plaindre: on a les mêmes à la maison.

Traduction

Les « désolationnistes »

j’ai l’impression d’entendre s’ouvrir cette boite de conserve


Vous connaissez la droite « isolationniste », eh bien, moi, je vais vous parler de la gauche « désolationniste ».

Les désolationnistes se sont offusqués, récemment, de la « gaffe » d’Obama, qui, en parlant de la ministre de la justice de Californie, Kamala Harris, avait dit d’elle qu’elle était « de loin la ministre de la justice la plus séduisante de tout le pays » (par « gaffe » on veut dire que c’est quand un dirigeant dit la vérité sans s’en rendre compte, comme Chuck Hagel quand il avait dit que la première fonction d’un sénateur des Etats-Unis était de représenter l’Amérique, pas Israël. D’accord, c’était plus une erreur de sa part qu’une vraie gaffe, mais il a quand même dit ça).

Les désolationnistes publiaient de nombreux articles pour disséquer la réflexion d’Obama sur Kamala Harris, la même semaine où ils ont omis de parler des deux enfants afghans qu’Obama a tués et des sept civils adultes qu’il avait blessés le samedi précédent, des quatre policiers afghans et des deux civils qu’il a assassinés jeudi et de la femme et des onze enfants afghans qu’il a assassinés le samedi suivant – plus de six fois plus de morts que lors du Marathon de Boston. C’était une excellente semaine pour l’infanticide-en-chef.

Il y a des années de ça, une mauvaise traduction des propos d’Ahmadinejad lui avait fait dire qu’Israël devait être « rayé de la carte », mais Barack Obama raye vraiment des innocents de la carte – toutes les semaines – et il ne verse pas une larme sur eux. Mais les désolationnistes sont persuadés qu’Ahmadinejad fait plus de dégâts dans le monde que Barack Obama.

Quand on les accule sur les positions et le bilan terribles d’Obama, les désolationnistes répondent qu’ils ont été obligés de voter pour lui parce que, lui, au moins, ne toucherait pas à la loi sur l’avortement, oubliant les preuves flagrantes que l’accès à l’avortement sans danger et légal (et même la contraception) n’a cessé de subir des restrictions sous sa présidence.

Il y a deux semaines, un juge fédéral nommé par Ronald Reagan reprochait à Obama et à la ministre de la Santé Kathleen Sebelius d’empêcher les femmes de moins de 17 ans de se procurer la contraception d’urgence.

Ce juge disait que les actions de Sebelius/Obama étaient « motivées politiquement, injustifiées scientifiquement et contraires aux jurisprudences« . Mais, les désolationnistes se contentent du fait qu’Obama ne soit pas un bas-du-front républicain antiscience.

D’ailleurs, Romney et Bush et Cheney, et Tamerlan, et Genghis Khan étaient tous pires.

Les désolationnistes se contentent de ferrailler quand il s’agit de Dieu, des armes à feu et des homos, des domaines où ils ont beau jeu face aux cinglés de droite, et ignorent les calamités du système bipartisan.

Les désolationnistes n’ont aucune conscience de classe et aucune solidarité internationale, surtout avec les basanés. Au bout du compte, ils obtiennent rarement ce qu’ils veulent. D’où l’état de vide absolu et/ou de destruction dans lequel ils se trouvent.

Les désolationnistes pensent que le bombardement non-stop d’autres pays par l’Amérique, soit n’est pas un problème du tout, soit n’en est qu’un parmi tant d’autres, et probablement loin d’être aussi important que d’être pour l’IVG, le contrôle des armes ou le mariage pour tous. Si vous expliquez à un désolationniste que mener des guerres indéfiniment, cela se traduit par un état policier dans notre pays, ils pensent que vous êtes alarmiste parce que les désolationnistes placent l’ordre au-dessus de tout, ne sont pas musulmans en général, certainement pas radicaux et leurs propos ne sont jamais en contradiction avec l’Etat.

Les désolationnistes adorent la politique identitaire, ils croient que les symboles sont des victoires et que le progrès a pour nom Hillary Clinton, Nancy Pelosi, Eric Holder, le complice de Wall Street, et Susan Rice, l’afro-américaine issue de deux minorités, fanatique des bombardements humanitaires. Les désolationnistes sont terriblement contrariés quand des opprimés emploient la violence pour défendre leurs intérêts et faire avancer leur cause contre la classe capitaliste et ses agents.

Les désolationnistes pensent que c’est un énorme progrès que les homosexuels aient les mêmes chances que les hétéros d’aller massacrer des basanés innocents au nom de l’Empire Américain. Pareil pour les désolationnistes « féministes » qui se réjouissent que les femmes puissent désormais elles aussi aller combattre en première ligne.

Un jour, ces « féministes » se rappelleront avec perplexité que le gouvernement US est passé directement de la Servante Écarlate de Margaret Atwood, où les femmes étaient cantonnées au rôle d’esclaves sexuelles et de reproductrices, à l’esclave des guerres, pendant que la plupart des hommes participeront à l’effort de guerre tranquillement chez eux à boire de la bière et regarder le sport à la télé.

Allez-y les filles, ne vous gênez pas ! Si nous savions faire les cookies, nous vous en enverrions en Irak, en Afghanistan, en Somalie, quel que soit le pays où vous êtes allées défendre les valeurs de l’Amérique: les guerres d’agression, le pillage des ressources, le soutien aux dictateurs corrompus et l’élimination des réformateurs, des syndicalistes et des mouvements de libération populaires. Le capitalisme finit par tout pervertir, y compris le féminisme.

En fait, les désolationnistes s’imaginent que le féminisme est plus fort que le capitalisme.

Si vous voulez observer de près l’abjection des désolationnistes, allez faire un tour sur le site de l’association « Alliance of Women Film Journalists », qui a attribué à l’actrice Jessica Chastain le prix du « Female Icon » (« Femme de Légende », par ex) dans la catégorie « militantisme humanitaire » pour son personnage de « Maya », dans le film « Zero Dark Thirty, où elle torture et assassine pour le compte de la CIA.

Non, je vous jure que ce n’est pas une parodie du genre de celles que publie le journal satirique « the Onion ».

Ce prix est « décerné à une actrice pour son interprétation d’un modèle féminin très positif… une femme héroïque, accomplie, déterminée, qui fait valoir ses droits et / ou ceux des autres« .

Vous savez, les droits des autres d’être kidnappés et torturés à mort tels qu’ils sont gravés dans le marbre dans les Conventions de Genève et les Principes de Nuremberg, les droits d’une femme d’assimiler, d’imiter et d’accréditer les pires aspects d’un crétin du capitalisme, le mâle blanc raciste – et sans aucun doute sexiste.

L’AWFJ a également décerné à Zero Dark Thirty le prix du meilleur film, de la meilleure mise en scène, du meilleur scenario original, de la meilleure actrice, du meilleur montage et de la meilleure femme metteur en scène.

Une des rares récompenses qui n’ait pas été attribuée à un film qui s’en prenait aux Arabes est allée à un film qui attaquait les Iraniens – Argo, qui a reçu le prix de la meilleure adaptation.

La seule raison de récompenser Zero Dark Thirty à ce point, c’est si vous haïssez les musulmans ou si vous considérez qu’ils ne comptent que pour, disons, trois-cinquièmes d’un être humain.

Pour approfondir davantage la question sur Zero Dark Thirty, Abou Ghraib et la façon dont est utilisé le « féminisme » au service de l’empire Américain, lisez l’excellent article de Matt Cornell « The Torturer as Feminist. « .

Pourquoi la CIA dépenserait-elle ses revenus de la drogue durement gagnés pour payer des organismes-écrans quand des organisations comme l’AWFJ font le plus gros du travail de propagande?

Est-ce être trop parano que d’imaginer qu’un jour tous les films nominés aux Oscars du meilleur film seront des productions de la CIA, que ce soit ouvertement ou incognito?

Ce ne serait que la continuité de ce que fait le FBI qui a orchestré la plupart des récents « complots terroristes », ou qui avait infiltré des groupes de gauche radicale au début des années 1970 à un tel point que les agents du FBI avaient fini par se retrouver parmi les dirigeants de ces groupes avant de les démanteler.

La liberté, la démocratie, les « choix » (être tué par balle ou pendu), tout en Amérique est un mirage.

Rien n’importe parce que rien n’est réel. Le passé est blanchi quotidiennement. C’est un pays en carton-pâte et, derrière les autorités fantômes, il n’y a que l’argent.

Et puis, il y a les désolationnistes, qui répètent depuis des mois qu’ils vont « mettre le couteau sous la gorge d’Obama » pour qu’il s’oppose aux réductions des aides sociales exigées par les républicains, sauf que c’est Obama lui-même qui a, le premier, fait ces propositions de réductions et qu’actuellement, il les a incluses dans son budget, le tout premier président démocrate à faire cela.

Obama dit qu’il veut mettre votre grand-mère au régime Friskies pour qu’un jour, peut-être, vos enfants puissent se payer du Royal canin.

J’ai l’impression d’entendre s’ouvrir cette boite de conserve en me projetant 9 ans plus tard. Ce sera le cri de ralliement des désolationnistes: « s’il te plait, Barack, enlève-nous les Friskies de la table!

Avec les Noirs qui baissent éternellement la garde, la classe ouvrière n’a pas la rage nécessaire pour empêcher Obama de lancer les premiers boulets de démolition contre la Sécurité Sociale (« Wrecking ball » – boulet de démolition – où ai-je entendu ça? Ah, c’est ça! Merci, Bruce Springsteen, d’avoir fait campagne pour ce larbin de Wall Street – tu vas pouvoir encore te lamenter sur tout un tas de nouveaux pauvres américains tout en t’attirant les ovations de la presse rock and roll où tout le monde il est beau. Parlons-en des désolationnistes!).

Les travailleurs se laisseront sans doute tranquillement entraîner dans cette réforme des protections sociales et mourront, dans l’anonymat et l’indifférence, des suites de milliers de réductions budgétaires.

D’ici là, Barack Obama aura quitté ses fonctions depuis longtemps avec un contrat de plusieurs millions de dollars pour ses mémoires, des engagements pour des conférences, une fondation et, qui sait, peut-être consacrera-t-il ses dernières années à forcer les Palestiniens à accepter des bantoustans du style de ceux d’Afrique du Sud, ou peut-être deviendra-t-il grand émissaire du capital US en Afrique, un stylo dans une main et le joystick d’un drone d’AFRICOM dans l’autre.

Qui la classe dirigeante va-elle appeler? Obama-la-Terreur. Voilà qui.

Voir le site de Randy Shields.

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