Archives quotidiennes : 5-mai-2013

Obama : « Carte blanche à la guerre en Amérique Latine ? »

 

« A appuyer des attaques violentes contre des institutions démocratiques au Venezuela, la Maison Blanche indique à ses clients de l’opposition aux gouvernements d’Argentine, Bolivie et Equateur que les attaques violentes contre les gouvernements démocratiques indépendants sont une manière acceptable de restaurer l’ordre néolibéral et « l’intégration régionale » centrée sur les EU. »

James Petras.

(Boston et le Venezuela :le terrorisme ici, et là  )

Tout un programme, celui que consacre la violente déclaration de Kerry, en en faisant le programme officiel du régime Obama envers l’Amérique Latine. Comme faisait remarquer un commentateur, dans les villas bourgeoises, l’arrière-cour est le lieu où l’on parque les ordures et les domestiques, comme ce fut le cas quand la doctrine de Monroe était en vigueur sur tout le continent sud.

Rappelons-nous, pendant que se déroulaient les élections au Venezuela, dans l’état de Rosario Argentine, se tenait une réunion de la fondation Libertad à laquelle participaient entre autres membres « distingués » de l’extrême-droite internationale Alvaro Uribe (Colombie), Aznar (Espagne) et la virulente députée vénézuélienne Corina Machado. L’avenir du Venezuela et de la région – un avenir néolibéral, bien sûr – était au cœur des débats de cette rencontre qui fomentait ainsi des complots contre des mandataires démocratiquement élus de la région, mais dont les programmes sont en opposition avec la volonté recolonisatrice de l’Empire du Nord.

Nicolas Maduro nous rappelait les deux premières tentatives avortées de coup d’état, juste au lendemain des élections et lors du premier mai, tentative que le gouvernement a réussi à arrêter ou empêcher. A présent, dit-il, ils attendent de connaître le point de vue d’Obama.

Obama qui visite en ce moment 8 pays de la région avec un programme fort clair[i] :

1. S’assurer que la région soit maintenue fermement dans la cour-arrière de la politique militaire US (alors que Kerry vient d’annoncer une augmentation significative des budgets militaires y consacrés)

2 Mettre son empreinte politique sur le programme militaire du Pentagone.

3 Créer une grande alliance entre les pays de la région des pays à politique néolibérale contre ceux qui s’y opposent, comme l’Alba, le Mercosur et d’autre associations régionales.

Nous savons que si « la guerre au terrorisme » sert de faux drapeau aux invasions de l’Empire en Afrique et en Asie, en Amérique Latine, c’est le narcotrafic qui est le prétexte d’une guerre souvent dirigée contre les opposants politiques au projet néolibéral. Or de plus en plus de mandataires régionaux stigmatise l’échec du but avoué de cette guerre et constate les sillons de larmes et de sang d’innocents que tracent ses interventions dans la région sans pour autant parvenir à aucun résultat concret pour ce qui concerne le but officiel : réduire l’addiction de la population étasunienne aux drogues. Ajoutons à cela toutes les enquêtes et documents (y compris documents officiels déclassifiés),témoignages de repentis qui démontrent que en ce qui concerne la drogue, il s’agit d’avantage de la part  du régime des USA d’une lutte pour garder le contrôle de marchés, créés par Bush père et Cheney, rappelons-le, dans le double but de financer la guerre illégale des contras et de démobiliser la jeunesse afro-américaine et autres rebelles de l’époque en arrosant de drogues les quartiers chauds.

Tous ceux qui ont une pratique de terrain en matière de lutte contre l’addiction aux drogues savent bien que seuls d’une part une lutte de prévention menée collectivement avec les habitants dans un travail de quartier soutenu qui crée des alternatives (les possibilités pour des jeunes de prendre en main leur destin en s’ouvrant les portes d’un avenir digne) et d’autres part une guerre sans merci aux gros trafiquants peuvent venir à bout de ce problème. Or aucune de ces mesures n’est prise à l’intérieur des EU qui témoignent d’une incapacité totale à agir sur leur territoire y compris celle d’intercepter à l’arrivée les livraisons du grand trafic.

Une tendance se dessine donc dans différents pays latino : remplacer les effectifs militaires US par une décriminalisation doublée d’une action de terrain.

De nombreux documents également recensent l’ensemble des opérations qui constituent la remilitarisation de la région par les armées US, soit par les forces navales, soit par la multiplication des bases sur tout le territoire. Avec cette nouvelle formule, celles de bases non effectives, mais qui dotées de longues piste d’atterrissage permettent des « projection de forces » rapide des Opérations Spéciales, ajoutons l’arsenal nucléaire visant le continent, celui installé au Malouines par leurs alliés du Royaume-Unis et qui vise le continent, celui dont sont porteur les navires de guerre croisant où prenant port dans les Océans encerclant la région, ajoutons à cela la récente annonce d’un déploiement accru de drones US dans la mer Caraïbe et nous aurons un faible ébauche de l’activité guerrières qui constituent au quotidien les modalités militaires de la recolonisation. La tournée d’Obama comporte le contrôle des avancées du commandement Sud dans la région.

Un autre volet concerne l’intégration régionale néolibérale réalisée dans le cadre des traités de libre échange, qui sont en fait des opérations de phagocytose des économies locales par les transnationales, phénomène que nous éprouvons également les douloureuses conséquences en Europe. Des traités dont les effets concrets sont une augmentation de 27 à 40 milliards de dollars annuels pour les USA entre 2005 et 2012, alors qu’à l’inverse les exportations vers les EU des pays latino concernés sont restées stables entraînant un quintuplement du solde négatif pour les pays d’Amérique centrale.

Dans cette stratégie des dominos qu’affectionne les stratèges US, le Venezuela est la pièce à abattre pur que tombe la région. La mort de Chavez ouvrait à leur yeux la faille nécessaire pour reprendre le pouvoir sur ce pays et commencer la destruction des acquis de la révolution bolivarienne sur ce territoire et ceux de l’intégration régionale souveraine et autodéterminée dans la région.

Nous avons pu voir, Jose Miguel Inzulsa[ii] le président de l’OEA (Organisation des Etats d’Amérique), prendre position contre la légitimité de celles-ci dès que fut connue leur issue. Après un vote par lequel tous les pays membres à l’exception des USA et du Canada ont ratifié le résultat des élections appelant l’opposition à les respecter, Inzulsa a du se rétracter.  D’autre mesures ont été prises et actions entreprises pur renforcer cette autonomie régionale, des dominos sont tombés mais dans le sens contraire à celui voulu par l’Empire du Nord. Toujours plus isolé puisqu’il reste le dernier et le seul à ne pas reconnaître la légitimité du Président du Venezuela, Nicolas Maduro.

Si le gouvernement bolivarien du Venezuela réussit en ce moment à neutraliser les tentatives de déstabilisation de l’opposition, c’est pour mieux se consacrer à la lutte contre les ennemis intérieurs qui sont la corruption et la bureaucratisation qui sévissent dans les différents niveaux de l’administration du pays que dans certaines instances du PSUV. La meilleure lutte contre ces deux fléaux reconnus de tous, étant d’avancer résolument vers la mise en place de l’état communal.

Comme le dit une habitante d’un quartier pauvre (et chaud de Caracas), parlant de l’avant Chavez : « Des citoyens ? Mais on ne savait même pas qu’on était des êtres humains ! ».[iii]

Autres paroles d’une habitante du pays qui concerne les REDI,régions intégrales de développement auquel Maduro vient de donnerune nuvelle impulsion

A Ciudad Caribia, ville bolivarienne pilote de 7 000 habitants sortie de terre en 2011 dans les montagnes qui environnent Caracas [7], et dans laquelle vivent notamment les victimes des inondations qui avaient dévasté le pays l’année précédente, Maria, 37 ans, porte-parole des conseils communaux de la ville, nous explique : « Ici, toutes les missions sont en action : « Mercal » pour l’alimentation, « Vivienda » pour le logement, « Barrio adentro » pour la santé publique, etc. La nouvelle police bolivarienne assure notre sureté publique. Nous montons nos projets de gestion et de développement de la ville, signons les conventions avec les institutions du gouvernement concernées, recevons les crédits que nous gérons directement pour décider quelles entreprises travailleront, sous notre contrôle.C’est ici que se construit le Venezuela de demain. »
Et d’ajouter, solennelle : « Nous ne laisserons personne détruire cela ».[iv]

Pendant 14 années, le peuple du Venezuela à découvert son humanité et sa faculté de prendre son destin en main, le pays est devenu un grand espace de liberté permettant aux associations populaires de se créer, de grandir, de se diversifier, dans l’apprentissage et l’invention sur le tas d’une nouvelle forme de démocratie participative qui inspirera les habitants et quelques mandataires  de la région (nous ferions bien aussi d’en prendre de la graine !). C’est l’histoire de la quête de dignité de peuples jusque-là méprisé, une histoire qui espérons-le constituera un jour le courant qui dominera ce début de 21ème siècle. Cette histoire auquel ses mandants ont ordonné au valet Obama de mettre un terme.

Actuellement le gouvernement du Venezuela a commencé à mettre en œuvre son gouvernement de rue, qui s’est tenu dans l’état de Miranda (dont Capriles est gouverneur, un des plus insécure du pays) après celui de Zulia. Pour contrer le quasi-monopole des médias d’opposition une nouvelle impulsion est donnée aux médias populaires locaux dont une des devises est « Ne regardez pas la télévision, faite là ! ». La rencontre des mandataires et du peuple débouche sur de nouvelles propositions et initiatives, les unes destinées à avancer sur le chemin du bien-être pour tous (sauf sans doute pour ceux qui se mettent en rage à l’idée de restreindre un peu de leur luxe pour assurer le confort de tous les autres, travailleurs-créateurs de la richesse de cette oligarchie parasite), les autres consiste en cet élargissement des bases de la démocratie participative conférant toujours plus de pouvoir à un peuple toujours plus apte à s’en servir avec amour et intelligence.

Tout cela au sein d’une guerre qui ne dit pas toujours son nom et déploie ses foyers partout dans le monde, militaires, économiques, culturels et aujourd’hui cybernétiques,  la guerre d’une humanité digne, libre aspirant au bonheur et à la paix contre les technocrates de la gouvernance mondiale centralisée et leurs armées d’assassins, de tortionnaires et de robots purement machiniques. Une guerre dans laquelle nous sommes tous partie.

Anne Wolff

4 avril 2013


[ii] Rappelons que celui-ci avait déjà joué un rôle plus que glauque lors du coup d’état en Juin 2009 au Honduras. Coup d’état condamné par l’ensemble de la communauté internationale EU compris. Pendant le long dénouement qui a suivi, Insulza sembla prendre directement ses ordres du département d’état, alors dirigé par H Clinton, et qui était organisateur occulte de ce coup d’état ainsi que le démontre des documents révélés depuis entre autre par Eva Golinger. Ce qui catalysa également la création de la CELAC qui unit les pays du Sud hors hégémonie de l’Empire du Nord. Il fut aussi fort pressé de reconnaitre le gouvernement de fait après le coup d’état »doux » qui conduisit à la destitution du président de gauche du Paraguay, Lugo. Certains se permettent de rappeler devant la poursuite des ingérences du chilien Insulza à la solde Washington qu’il ferait bien de se pencher plutôt de l’augmentation de violence policière dans son pays contre les grèves étudiantes et autres ou contre les communautés originaires comme les Mapuches.

Moi, # 2008, agent de conversation

– Tu m’aimes-tu, même si je vis à 700 kilomètres du boulevard Saint-Laurent et que j’ai un panache d’orignal sur le hood ?

– T’es ben mieux de pas me faire suer avec tes commentaires et ton snobisme métropolitain. Lettre d’Abitibi, Le Devoir

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Broyé dans la grande machine de la mondialisation, aux prises avec des entre…prises gourmandes pour le profit, le l’humain est devenu une marchandisation d’esclaves au plus bas prix possible.

Le monde aura implosé dans sa bêtise.

Savamment et bêtement (sic) orchestrée, l’élitisme fruitée décadente est en plein dans les travaux de la fonte de la chair pour la survie des machines et des sommes colossales et inutiles, laissant en charpie la Vie même.

Dieu est mort parce que nous l’avons tué en nous. Nous nous sommes « auto-assassinés ». Ni plus, ni moins. Foi d’athée 🙂

Le monstre cravaté, séché à froid, légume des tours à bureaux, est aveuglé par « ses idées », sa machinerie lourde, sans regard au futur humaniste.  Même si nous nous convainquons d’en avoir un tout petit, il faut se méfier: l’égo-éponge cherche le sang seigneur… Il a soif. C’est un amas de sable qui a besoin de créer le gros légume qu’il croit être.  En chacun de nous, dort un maringouin Abitibi.

Le but de la Vie a été dévié par une armée d’ignares sataniques, à l’ego démesuré.

La technologie vient accélérer cette dynamique de croissance. La robotique par exemple devient moins chère que le plus bas des bas salaires du monde. Ainsi, en Chine une entreprise a remplacé 500 000 ouvriers par des robots. Au Japon, une entreprise neuve de 15 ha, entièrement automatisée, produisant pour 2 milliards de dollars par mois fonctionne avec 15 salariés.

La mondialisation a enfanté un système à haute concentration de capitaux mais puissamment destructeur d’emplois. Cela est résumé par des bourses qui évoluent à l’opposé des niveaux de chômage et de paupérisation. Elle engendre la captation de l’outil de production par la haute finance doublée d’un sentiment de toute-puissance de la super-élite. C’est ainsi que dans une indifférence à la loi Minder, à l’opinion publique, aux normes de capitalisation et au sauvetage par l’argent public la direction d’UBS va se distribuer 2,5 milliards de francs pour se féliciter de la perte de 2,51 milliards sur 2012 et la promesse de destruction de 10 000 emplois. legrandsoir.info

La chair humaine n’est qu’une écorce défibrée, séchée à froid qui sert désormais à faire le chant des oiseaux de malheur de la gente issue des Wallstreeters qui enfantent de petits wallstreeters.

Nous n’avons désormais qu’un seul et réel numéro. C’est celui aura déclenché la plus grande guerre économique à finir. Nous ne sommes que des plaques d’immatriculation livrés à d’hypocrites maculés.

# 2008

L’ère du Christ vient de passer au crisse…

Une rue aura assassiné tous les sentiers du monde.  Quelqu’un m’a dit que j’avais une vision pessimiste du « monde »! . Pas du tout! Dans 50 ans, tout le monde mangera de la pizza congelé. Et les F-35 seront dans le désert du Névada. Pour la C.I.A, l’agent n’a pas d’odeur. Même putréfié , après service rendu et service funéraire…

Bienvenue dans l’enfer de Bosch.

Hell

Cette décrépitude au vernis du sirop des médias,  termine le fini délicat d’un monde mensonger, voleur, déchiqueteur, hypocrite.

La seule utilité de ces créatures est qu’elles seront un jour une poignée d’engrais, une fois passée l’incinérateur.

Pissenlit-8698

Il y a des trillions de fois plus de vie et de vérité dans un pissenlit que dans une meute de banquiers. C’est mai, ils arrivent! Sauvez-vous! Il y a quelques années, je les arrachais vertement avec un arrache-pissenlits. 21.95$ chez OM Hard-Where. Mon voisin a engagé une compagnie qui vous arrose tout ça, plante un piquet POISON, et s’en va. Le monde est vert… Si un jour je vois Sarkozy ou Harper,  ou l’autre, le négro spirituel à manettes de drones, dans mon petit coin de verdure, je m’abonne. C’est ça être « vert »…

En perdant ses terres, l’humain devient, à travers les « pouvoirés » un esclave à manipuler et à jeter.

Il n’est plus choisi pour sa force, il est choisi pour sa capacité à n’être qu’une éponge. Et les éponges boivent l’eau des épongés…

L’ego aura créé le troupeau. On disait que l’union fait la force…

L’ego aura créé le créateur du « machinarium » puissant et mondialiste.

Bloup! Avalé comme une moule après avoir déchiré la coquille. La limace est un vampire à limaces.

Le premier mai était la fête du travail. Quand vous entendrez l’expression « reprise économique », essayez de comprendre qu’elle n’est plus pour l’humain, mais pour la machine à fabriquer des zéros.

Chaque invention nouvelle, avalant les travailleurs, est une dent de requin  qui rend en charpie l’âme humaine. On aiguise les manières de se débarrasser des travailleurs qui…coûtent  trop cher.

Je le disais: Il n’y a plus rien d’humain.

Soyons polis! Passons tous au vernis…

Gaëtan Pelletier

4 mai 2013

En sus. Gratos. Une pensée de l’écrivain Alain Bésil.

 » Nous sommes plusieurs à vouloir être hun(s). »

Huns

P.S.: Désolé pour ceux qui aiment les analyses à paragraphes carrés. Le monde n’est pas carré. La conduite humaine non plus. Merci tout de même à ceux qui se tordent le cerveau pour jouer le même jeu que ceux qui nous tordent le corps, l’âme, et nos contes en banques.

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La guerre des étoiles: « Que la farce soit avec toi ».

Un grand du chinéma américain.

Dotées d’un degré d’empathie zéro, les compagnies sont psychopathes

Source de l’image: Le Soleil

Natural News, Kaitlyn Moore, 25 juin, 2011

Les compagnies jouent un grand rôle dans notre journalier et prennent constamment des décisions aux conséquences profondes sur notre vie quotidienne. Par exemples, une entreprise prend la décision de vider ses cuves chimiques dans une rivière proche : la réserve d’eau est empoisonnée et les habitants de la ville voisine tombent malade ; ou bien, décidant de réduire ses coûts pour majorer ses profits, une compagnie lance une série de congédiements : la communauté formée autour d’elle est détruite. Nous sommes souvent consternés, en colère, et parlons avec véhémence de la malveillance des compagnies. Mais, selon Simon Baron-Cohen, la malveillance n’est pas le problème.

Expert en autisme et psychologie du développement, M. Baron-Cohen est aussi professeur de psychologie et de psychiatrie à l’université de Cambridge. Des années durant, il a consacré un temps d’étude considérable sur la raison des gens à se livrer à des actes ignobles et atroces. Sa théorie ?

La cause fondamentale est l’absence d’empathie, qu’il est possible d’évaluer et de soigner. Pour lui, l’empathie est l’accord instinctif aux pensées et sentiments d’autrui, associé à l’inclination à répondre convenablement à ces pensées ou sentiments.

Baron-Cohen remarque que le manque d’empathie ou l’impuissance à tirer profit de son plein potentiel, est la force motrice à l’origine de la plupart des maux dont souffre notre société, au plan mondial, national, communautaire et familial. Puisque leur implication se refuse l’empathie créée en prenant part à la situation sur le plan du tête-à-tête véritable, les arènes abstraites de la diplomatie et du droit, et les voies militaires, sont inaptes à traiter les conflits de façon convenable.

Dans ses livres, Baron-Cohen présente la courbe en cloche du spectre représentatif de l’empathie et la méthode d’évaluation du quotient montrant où se trouve un individu sur la courbe (chouette nouvelle, la plupart d’entre nous tombons en plein milieu). Il existe une large plage d’individus avec zéro d’empathie et dans la configuration psychopathe, narcissique, et à la limite des troubles de la personnalité.

Juridiquement, les compagnies procèdent d’individus artificiels, ayant pouvoir d’intenter procès et pouvant être poursuivis en justice, de lever des fonds, prendre des décisions politiques, etc. Elles sont dirigées par un conseil d’administration lié par statut au devoir de prendre des décisions aux mieux des intérêts de leur société.

Puisque le seul but des compagnies est de faire du fric, le mieux des intérêts est presque toujours celui qui multiplie les gains, l’empathie devant aller se faire admirer ailleurs.

Certes, il y a ces corporations qui, tout en faisant du profit, s’efforcent de ne pas nuire à la société. Mais, profondément enlisées dans les ordonnées zéro de cette courbe en cloche, existent des compagnies qui semblent avoir fait de la souffrance humaine un aspect de leur business.

Voyez Monsanto, par exemple. La compagnie inventrice de l’Agent Orange, du DDT, des OGM, et d’une foule d’autres substances toxiques à l’origine de dégâts et plaies horribles à l’échelle mondiale.

Firestone et ses plantations de caoutchouc au Libéria. Elle pollue l’environnement, paye des salaires d’esclaves, et laisse ses travailleurs logés dans des conditions insalubres.

Nestlé et ses plantations de cacao en Côte d’Ivoire. Elle emploie des enfants, leur verse des salaires d’esclaves, et les fait vivre dans des conditions insalubres.

Le gros business pharmaceutique et ses efforts concertés pour nous faire continuer à acheter des médicaments qui, soit ne font rien, soit font plus de tort que de bien.

Et cette compagnie accusée de l’assassinat de gens qui cherchaient à former des syndicats pour être payés et traités équitablement.

Et que penser de la belle Chiquita, condamnée, c’est véridique, à une amende par le ministère de la Justice zunien pour financement d’un groupe paramilitaire connu en Colombie, réputé pour le massacre de civils inoffensifs.

Trouve-t-on cloîtré en prison ou dans un établissement psychiatrique un criminel coupable des crimes cités ci-dessus ? Que la réponse soit oui ou non, le fait est qu’aucun individu impliqué dans les prises de décisions à l’origine de ces faits n’a passé du temps en prison.

Étant des êtres abstraits, du fait même de leur qualité, les compagnies s’exemptent des décisions humaines. Pour elles, prendre des décisions qui dérangent directement l’empathie l’humaine est un mal nécessaire. Retirez le don d’empathie et vous vous retrouvez avec ce que nous avons aujourd’hui : des entreprises psychopathes propageant partout dans le monde ce que nous estimons être la malfaisance. La machine du monde des affaires est un calculateur froid prenant des décisions qui honorent uniquement le dernier sou ; le bien-être et les besoins du genre humain passant au second plan – voire jamais.

Imaginez un monde où les compagnies seraient tenues aux même règles éthiques que les individus. Un monde où les profits ne pourraient pas être faits au détriment de l’environnement, où les salaires seraient équitables au plan mondial, où les responsables gouvernementaux ne seraient pas soudoyés par des entreprises pour prendre des décisions allant directement à l’encontre des meilleurs désirs de la population qui les a élus pour les représenter. Imaginez un monde où les compagnies psychopathes seraient écartées.

Sur la malfaisance des compagnies, voir aussi, en anglais :

Les sources de cacao de Nestlé proviennent du travail d’enfants esclaves [Ndt : C’est sans doute la raison d’une telle différence de prix entre boîtes de cacao en poudre de même poids. La boîte de 250 grammes de cacao pur Van Houten coûte 2,71 euros là où je l’achète, alors que la boîte Nestlé équivalente, placée à côté sur le rayon, coûte 20 à 30 centimes d’euros de moins. En plus, selon Greenpeace, Nestlé ne garantit pas l’absence d’OGM dans ses produits.]

L’Agent orange de Monsanto : Le fantôme persistant de la guerre du Viêt-nam.

La controverse du cacao en Colombie. Des compagnies de boissons non alcoolisées accusées de complicité d’assassinat de dirigeants syndicaux.

Des chercheurs de Big Pharma admettent avoir truqué des dizaines d’études de recherche pour Pfizer et Merck.

La Cour suprême trahit le public dans l’affaire du Medtronic.

« Corporation, » le documentaire qui ouvre les yeux, révèle la véritable malfaisance derrière certaines entreprises de gros business.

Les atrocités des compagnies contre la nature sont capables en fin de compte de détruire la civilisation humaine.

Brevets dangereux, malfaisance des compagnies et montée de l’impérialisme intellectuel.

Original : www.naturalnews.com/032814_corporations_psychopath.html

Traduction copyleft de Pétrus Lombard