Archives quotidiennes : 1-mai-2013

L’indifférence de la différence

Toute guerre commence par l’incompréhension de la différence de son voisin.

Chaque ego est une cage d’oiseaux qui fourmille d’idée, mais qui les gardent sous clefs.

L’ego est la culture du « moi » nécessaire. Mais il est en même temps la terreur de l’autre. Qui ne fait pas vivre, tue!  Qui lève le nez sur les « idées » différentes sème, même à travers les religions la plus terrible des guerres:  La guerre des peuples. Le   miroir de nos guerres intérieures.

Plus le système est « gros », plus énormes sont les différences. Les ego cherchent à    se « marier » à leurs semblables. Dans l’étroitesse et la petitesse des clans, la soudure par la nécessité de la survie est garante d’une certaine cohésion. L’ego s’efface un peu…

Dans les grandes organisations, dans notre monde actuel, cultivant l’ego et les gigantesques organisations, l’ego enfle. Les organisations enflent par le pouvoir des ego enflés.

Tout cela fait boule de neige.

De sorte qu’il nous a toujours été impossible de vivre en paix. La culture et la vente des armes n’est là que pour faire des dieux de feu, sortes de diables nourris  aux souffles des peuples engourdis, courant les dieux. Bref, nous soufflons tous sur la flamme de notre enfer terrestre.

Et jamais nous n’en sortirons. C’est « l’immensitude » du dieu déchu, incapable d’aimer sans juger, sans trancher, sans croire qu’il faut se faire alliés ou allier à faire.

Nous sommes tellement désâmés et « technocratisés » que nous tentons de créer des structure nouvelles, des sociétés nouvelles, des architectures nouvelles que nous y croyons. Or, l’être humain n’est pas né d’une organisation qui fait vivre la cellule, il est la cellule qui fait vivre l’organisation.

Le rêve de l’humain est d’avoir un « dictateur-religieux », sorte d’ersatz de dieu venu régler les problème sur Terre.

Tous les sages passés ont livré la recette.

Tous les cuisiniers l’ont transformée à leur façon, de par leur ego, de par leurs structures égotiques.

Toute l’Histoire de l’humanité a été cette recherche d’un UN absolu. Mais ce UN est en nous.

Aucun système de société ne pourra fonctionner tant que nous aurons cette attitude. Le véritable enseignement ne passe pas par les écoles, il passe par la découverte d’un « moi » pareil à l’autre, mais différent dans ses « idées ». Ou son bloc d’idées…

Le « dieu terrestre » que nous cherchons est la grandeur à laquelle nous croyons être. Dans la bataille des dieux méconnus contre les dieux connus il ne naît qu’un monstre: le diable. Il existe parce que nous l’avons créé. Et le dieu cherché existe parce que nous sommes dans l’ignorance totale de la richesse de chacune des âmes.

De fait, nous créons notre propre échec et notre propre mort. La Terre est une maison que l’on chauffe pour se réchauffer . Nous incendions  notre habitat.

L’ego est ce feu ardent.

Nul besoin de fouiller les entrailles des cerveaux lavés aux grands projets sociaux. Adhérer à un pays est déjà une religion.

Au fond, la « crise monétaire » est bonne chose pour l’humanité. Mais elle est une mauvais chose si les dirigeants des pays cherchent à la calfeutrer par la vente d’armes.  Ce sont les dieux que nous avons élus . Ce sont les diables enfermés dans l’enfer de l’absence de liberté. Car ils sont livrés et contrôlés par les marchands du temple rond.

Mais soyez vigilant: quand on achète vos terres, on achète l’homme qui  possède et travaille la terre. Il est, dès lors, devenu un esclave.

Les grand projets ne fabriquent que des esclaves en série.

Si, dans la décennie qui se dessine, nous ne pouvons pas détruire cette illusion du  « grandiose », des projets-salvateurs, de la culture des ego,  il ne restera qu’une  Terre-Bibliothèque… On vous fera payer pour en avoir accès.

On vous aura appris à lire ce qu’il faut lire.

Un délire.
Gaëtan Pelletier

1 mai, 2013

Visages d’espoir

Superbes photographies de Martin Middlebrook qui a passé les trois dernières années en Afghanistan.

Merci Saby,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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IL-ELLE

C’était un soir en mai, et les lilas tressaient les fleurs
Ah! Si tu savais mes  mains fouillant  l’amour de ta lumière!  
Si tu savais mes mains si parlantes de  loin, d’ailleurs!
Tant  mon  âme te boirait, à travers la soif de la chair
 
Il n’existe de mots pour la brûlure si belle des ébats
Le souffle violoncelle de ta voix, oui  ta voix!
Qui avibre le corps,  sculptés en  caisse sonores  
Au son d’un au-delà où nous vivions sans corps
 
Et mon ennui-canyon me chavire en voiles d’or
Les mystères de nos souffles  ouvrent  les auvents
Petits bateaux sans océans, de nos absences naviguant
 
C’est toujours un soir en mai, de bourgeons-étincelles
Qui me rappellent et me rappellent, l’amour sans horloges
Que nous ne sommes saisons, mais des dieux « il-elle »
 

Gaëtan Pelletier

9 avril 2002