Archives quotidiennes : 7-avril-2013

Les soeurs Boulay – Ça mouille les yeux

 

All I have to do is dream (qu’y fait pas frette).

Toute la beauté du monde…

Oeil

Image @ Alfred Pleyer, via http://au-bout-de-la-route.blogspot.ca/2013/04/la-beaute-est-dans-les-yeux-de-celui.html

7 milliards d’humains. Et pourtant, plus il y a d’humains, plus il y a de « défibreurs » de chair insensibles. Voir loin, c’est voir dans les l’œil du prochain, du voisin, de l’enfant, tout la lumière et l’intelligence de la création. Peu importe le dieu, peu importe ceux que vous adorez, les veaux d’or, il n’en restera que poussière. Mais dans l’œil allumé, il n’y a pas que de poussières : c’est un puits profonds, comme un mica d’étoiles planté dans les créatures humaines.

L’œil est la signature de l’amour.

Il faut savoir voir ailleurs, plus loin, plus loin que la richesse matérielle, plus loin que ses enfants, ses amis, plus loin est plus proche de celui que l’on nomme « dieu ».

Les aveugles de la Vie, la grandeur de la Vie, de la simple fleur, du moustique laid et visqueux, de la petite pointe verte du printemps, ne voient pas.

Nous sommes tous victimes de la lunette de l’intelligence technique.

La beauté du monde n’est pas métallique, ni « savante ». Elle se niche dans les feux des émotions. Elle est la toute la beauté du monde. Celle que l’on tue chaque jour dans la crainte de la différence, dans la haine et l’indifférence. On ne voit pas.

La science n’est qu’un crible de la nature humaine.

Elle sasse et sasse, juge et juge, comme si la valeur d’un humain dépendait de ce qu’il apporte à l’Histoire.

Mais qu’est-ce donc que cette Histoire fabriquée et étrécie à travers des faits, des héros concoctés? Car, en fait, l’Histoire, en réalité, la somme des  les gens simples que trop souvent brûlés aux dieux élus.  Qui sommes-nous pour donner une valeur aux autres? Et pourtant, dans ce monde affolé, nous apprenons à donner une valeur aux autres et, du même coup, à nous en accorder  une.

C’est là, malheureusement, la manière la moins élégante de nous tuer un peu chaque jour. C’est la nous dévaloriser à travers l’œil du technocrate qui cultive la mort à travers les guerres.

***

Les grandes organisations, les grandes inventions, dans la somme de leur réussite ne nous a rien apporté. Si c’était le cas, 3 milliards d’humains ne souffriraient pas de la faim. Elles ont seulement permis à apprendre à fermer les yeux sur la beauté du monde.

Ce soi-disant « dieu » qui est partout, dans la moindre fibre des feuilles et des plantes, dans le chant des oiseaux qui réclament aux aurores leur pitance dans leur nid, il est également présent dans les G.W. Bush et sa colonie d’imitateurs, de psychopathes aveugles, cadenassés dans leur nombril.

Le « monde » n’est pas tant à comprendre qu’à aimer. Aimer n’est pas qu’un tressaillement d’émotions : aimer c’est comprendre la Vie. Ce dieu des  dieux cachés que chacun nomme, que chacun perd, puisqu’il est en l’autre. Puisqu’il est en tout ce qui vit et meure.

« Aimez-vous les uns les autres » disait quelqu’un.

On ne peut pas aimer et participer à la beauté du monde si on participe à de savants jeux de pouvoir, de différences d’idées  qui nous mènent à l’assassinat des femmes, des enfants, des mères et pères de ce monde.

Il n’y a pas de pouvoir dans l’amour, ni de possession.

Il n’y a pas d’esclaves.

Et pourtant, l’ère dite moderne n’a jamais autant attisé les haines des simples différences qui sont pourtant la « marque » de nos richesses.

Si vous savez construire un pont, hacker un ordinateur, voler, mentir, vous avez une certaine connaissance « technique ».

Il n’existe ni diable ni dieu : il n’existe que des gens frustrés, avides, pauvres en âme, glacés, cultivant la froidure.

Ceux-là ne participent pas au monde légué par « dieu » : ils le détruisent.

La beauté n’est pas que la beauté! La beauté est le bien-être de l’humanité. Dès lors, tout acte de destruction conscient ou inconscient participe à la grande tuerie du bonheur qui aurait pu être possible dans un monde où l’on cultiverait l’équité plutôt que la différence narcissique et non participative.

La plus grande des vérités est celle-ci : on ne peut pas se lier à « dieu » si on ne se lie pas à la créature de dieu.

La beauté du monde est la bonté du don livré par la Vie : toutes les richesses qui dorment de par la création, déviées vers les aveugles de par la « connaissance » du bien et du mal des aveugles.

Et il faut se méfier des religions qui empruntent de beaux habits. Ce sont des emprunteurs de l’éclat et du décorum qui nous entoure tous. Eux aussi s’accaparent du pouvoir de ce dit « dieu ».

Si quelqu’un vous enferme toute la beauté du monde en des idées, des traquenards, des luttes idéologiques, des certitudes, il vous enferme également.

La foi peut être le coffre de l’avoir et le tombeau à la fois.

La beauté n’est pas un mot translucide, poétique… C’est une manière d’être de par  le respect.

Celui qui ne respecte pas la moindre partie de la Vie, ne fût-ce qu’un pissenlit, ne participe pas à la beauté et à la vastitude de l’existence, de son pouvoir infini d’offrandes.

C’est un dieu que vous avez créé né d’une idée de « dieu »…

La religion risque de ne n’être qu’une pub affligeante, livrant ses messages parfois déviés à travers des formules.

Si quelqu’un attend l’éternité, c’est que, malheureusement, dans cette vie, il n’y a que le temps.

Depuis des millénaires, les aveugles de la beauté du monde n’ont fait que détruire ce qu’ils ne peuvent voir. Faut-il les encourager? Faut-il les croire? Faut-il voter pour leur descendance?

Non!

Car vous serez comme le  porc « déclaré » stupide et que vous mangez.

Mais vous n’avez jamais eu comme compagnon,   un élu, un économiste « savant », un amateur de Monopoly « réel », mais une machine intelligente.

Autant que ces téléphones…

Il n’y a pas un seul appareil au monde pour battre le regard d’un être humain. Dans ce petit joyau est enfermée toute la grandeur du monde. Dieu s’y est caché.

On vous dira qu’il est ailleurs. Ou bien qu’il n’est pas ailleurs.

C’est la logique du langage binaire informatique…

On vous trompe avec qui sera le 1 ou le zéro.

Gaëtan Pelletier

07 avril 2013

Les Cowboys Fringants – Toune d’automne

Ô LUMIÈRE!

Myoe Win Aung, peintre aquarelliste birman

L’une des choses que j’apprécie de l’Internet, c’est l’infinie accessibilité à des artistes de grand talent dont je n’aurais jamais entendu parler. Peu de gens peuvent se payer des originaux, mais grâce au web, on peut installer en fond d’écran des tableaux qui incitent à la méditation.

Entre autres, ceux de l’aquarelliste birman Myoe Win Aung. Ce dernier a étudié la peinture avec plusieurs maitres, dont le célèbre impressionniste U Lun Gywe qui disait de sa propre expression artistique :
«Vous devez être capable de comprendre la réalité sous-jacente à ce que vous voyez. Il faut regarder la nature et transposer l’aspect symbolique de la chose que nous peignons. L’artiste doit être capable d’illustrer la beauté de manière saisissante quel que soit le point de vue qu’il a choisi.»
Ce que j’admire le plus chez Myoe Win Aung c’est sa grande maitrise de la lumière, la transparence et la délicatesse des formes. Ses aquarelles sont imprégnées de paix et de grande douceur.
Quelques œuvres à contempler : 
Myoe Win Aung, peintre aquarelliste birman
Comment peut-on perdre tout intérêt pour la vie?
Le printemps est de retour
Et les cerisiers fleurissent dans les montagnes.
~ Ryokan (1758-1831)
J’espérais voir seulement des fleurs roses,
Mais une douce neige printanière est tombée
Et les cerisiers portent un manteau blanc.
~ Ryokan (1758-1831)
Je me promène
Dans cette pinède,
Je trouve un rocher accueillant
Où sommeiller.
Dans les montagnes,
Il n’y a pas de calendriers;
Et même si je sais que la froidure
De l’hiver a disparu
Je n’ai aucune idée de l’année.
~ T’ai-shang Yin-chi (mid T’ang)
***
Humour zen 
:o)
Q. : Quel ratio l’égo doit-il occuper?
R. : Juste assez pour ne pas se jeter devant un bus.
Sois patient et fais tout ce que tu dois faire.
Sois impatient et fais tout ce que tu dois faire plus vite.
Un jour, un maitre zen m’a dit : «Fais le contraire de tout ce que je te dis.»
Alors, je ne l’ai pas fait.
Bois du thé et nourris la vie.
Avec la première gorgée… la joie.
Avec la seconde… la satisfaction.
Avec la troisième… la paix.
Avec la quatrième… une brioche.
A Zen master visiting New York City goes up to a hot dog vendor and says:
« Make me one with everything. »
The hot dog vendor fixes a hot dog and hands it to the Zen master, who pays with a $20 bill.
The vendor puts the bill in the cash box and closes it.
« Excuse me, but where’s my change? » asks the Zen master.
The vendor responds:

« Change must come from within. »

Source: Situation Planétaire