Archives quotidiennes : 28-mars-2013

Gaz de schiste : « Cinq emplois pour 1.000 cancers »

Tunisie

Sophie Chapelle

« On a été informés par la presse en novembre 2012 que le ministère de l’Énergie allait signer un contrat de prospection de gaz de schiste avec la multinationale Shell. Ils nous ont menti. En réalité, le contrat était déjà conclu », constate avec colère Mansour Cherni, coordinateur de la Fédération nationale de l’électricité et du gaz de l’UGTT, le principal syndicat tunisien. Le projet se traduirait par des centaines de forages gaziers, de Kairouan, au centre de la Tunisie, jusqu’à Sfax, au nord-est du pays. « La question est de savoir maintenant quand le gouvernement va passer à l’exploitation », ajoute le syndicaliste.

Selon Mohamed Balghouthi, consultant en stratégie et intelligence économique, cette exploitation aurait commencé dès mars 2010, au sud de la Tunisie, et aurait été diligentée par la compagnie franco-britannique Perenco. « Les compagnies profitent du vide juridique actuel (la Constitution étant en cours de rédaction, ndlr) et de l’absence de principe de précaution pour forer », dénonce t-il.

Eau radioactive

Dans un pays où le taux de chômage approche les 17 %, le gouvernement met en avant la manne d’emplois générée par cette activité. « C’est un leurre, rétorque le syndicaliste Mansour Cherni. 5 à 10 emplois seront créés pour un puits foré mais en contrepartie, 1 000 à 1 500 citoyens auront le cancer », estime-t-il. Car aucune règle ne protègera les habitants des pollutions engendrées par l’extraction. « Cela ne créera pas d’emplois locaux, ajoute Sabria Barka, présidente de l’Association environnementale Eco-conscience. Les compagnies étrangères viennent avec leurs propres techniciens et infrastructures, et les ramèneront avec eux. »

« Notre pays est déjà en situation de stress hydrique », poursuit Mansour. Or, il faut 19 millions de litres d’eau pour une seule injection dans un puits ». Un fonctionnement en continu impliquerait 10 injections par jour, soit 190 millions de litre d’eau quotidiens. Autrement dit, la consommation de 2 000 citoyens pendant un an… « Nous ne disposons pas de l’infrastructure pour traiter les eaux issues de l’extraction, ajoute Sabria Barka. L’eau de fracturation pénètre dans les couches profondes qui peuvent être chargées en éléments radioactifs. Or, les normes actuelles ne cherchent même pas à les doser. Le citoyen peut donc se retrouver avec de l’eau radioactive ».

Un groupe de députés a récemment soulevé devant l’Assemblée nationale constituante la question de la dangerosité de la fracturation hydraulique, seule technique d’extraction utilisée pour les gaz de schiste. « Ces élus ont demandé à ce que le principe de précaution soit appliqué et qu’une étude d’impact soit menée mais ils sont minoritaires », pointe Sabria Barka. « Nous sommes encore dispersés en Tunisie, mais nous travaillons à la création d’un collectif anti-gaz de schiste afin de faire pression ensemble », se réjouit Mansour. Des alliances favorisées par la tenue du Forum social mondial à Tunis où associations environnementales et syndicats multiplient les rencontres.

A l’occasion du Forum social mondial, la rédaction de Basta ! est à Tunis cette semaine. Voir notre dossier spécial.

bastamag.net

LOUÉS SOIENT LES CHATS!

Source: Cyberpresse

Source: Cyberpresse

Gaëtan Pelletier

Tu éternueras dimanche.

[Bartholo parlant à un domestique qui éternuait sans cesse]

Beaumarchais Reverso, dictionnaire

Les Français prennent de l’avance sur leur retard

Il y a une chose intéressante dans la vie : c’est de voir jusqu’à quel point peut aller ce  néanderthalien à cravate qui s’odorise à l’eau de Cologne et qui fait sont frais chié en essayant de ramasser tout ce qu’il y a de richesse sur Terre.

La France vient de perdre son dimanche :

Jeudi dernier, le Sénat français a adopté de justesse un projet de loi qui permettra à un plus grand nombre d’établissements d’ouvrir leurs portes le dimanche. Mais les jeux ne sont pas faits; l’opposition socialiste a annoncé qu’elle contesterait le nouveau texte devant le Conseil constitutionnel, l’équivalent de notre Cour suprême. Pratte, La Presse

«Pourquoi continuer d’empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche? a lancé le président l’an dernier. C’est un jour de croissance en plus, c’est du pouvoir d’achat en plus.» Et d’ajouter: «Est-il normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir?»

Sieur de Sarko est en train de se faire massacrer par dans la presse française : on joue au pendu avec ce dernier,  mais à l’envers. On est dans la «détestation» de son président à lui arracher les membres un à un.

J’espère que quelqu’un en France fait la cueillette de ses propos. Il aura au moins contribué à l’épaisseur du sottisier mondial…

Si tu aimes le soleil, tape des mains ( air connu)

En effet, dans l’astrologie populaire romaine, chaque jour portait le nom d’une planète et comme il n’y en avait que sept (y compris le soleil, car on pensait à l’époque qu’il tournait autour de la terre), ce cycle coïncidait par un heureux hasard avec le rythme de la semaine juive de sept jours.

La querelle du dimanche est loin d’être nouvelle. On le sait, elle s’est faite au Québec dans les années 80 et 90. Ici, on a perçu la chose comme un combat entre la laïcité et la religion.

Le dimanche comme jour de repos dans la culture gréco-latine remonte à un décret de l’empereur Constantin Ier, le 7 mars 321: « Au jour vénérable du soleil, que les magistrats et les habitants se reposent et que tous les ateliers soient fermés ».

Il n’y avait pas en ce temps-là de chaînes de supermarchés qui voulaient «ouvrir la grille horaire» pour concurrencer. On peut maintenant aller se chercher un litre de lait à 4 heures du matin, mais pas de bière. La bière, c’est sacré au Québec…

Ce qui fit que certains dépanneurs durent fermer et d’autres se tourner vers des produits différents : les pétards à mèche, les films 3 X, et le pain blanc-long.

Les propos de Sarkozi et les avantages du PIB sont-ils si sensés ? … Si on étend un carré de beurre sur trois tranches de pain, ça ne fait pas plus de beurre. À moins qu’on veuille l’argent du pain et du beurre…

Bouffer du dimanche

Il est un phénomène étrange qui se produit le jour où l’on commence à penser que l’on se croit vieux : on visite les rubriques nécrologiques… Un peu comme pour se trouver une moyenne de longueur de vie après la visite…

C’est ce qui m’arriva un jour. Je  notai, éberlué, que les religieuses avaient une espérance de vie hors de l’ordinaire. Raison ? Je pense qu’elles bouffent du dimanche plus que tous les autres jours de la semaine. Et ce n’est pas niais. Elles passent leur temps à égrener des chapelets. Des études ont démontré que la prière a les mêmes effets sur le cerveau que la méditation transcendantale : elle abaisse les ondes alpha, ralentit le rythme cardiaque et stabilise la pression artérielle.

Je sais bien que personne ici n’ira se cloîtrer pour vivre plus longtemps… Dans nos vies affolées – dérobés des dimanches – on essaie de trouver une solution rapide à nos maux : pas de temps à perdre.

On peut se précipiter chez son médecin qui a une panoplie de couleur de ces rafistoleurs (sic) d’âmes en peine, épuisées, la langue pendue sur celles de leurs espadrilles…

Le bon Dieu est dans le détail. ( Gustave Flaubert)..

Le commerce de détail, on dirait… D’après une étude, 50% des gens veulent que les commerces ouvrent le dimanche, et 50% non. Ça varie de quelques points…

Maintenant qu’on s’est converti au thé vert pour sauver son corps, il reste au moins d’autres solutions vertes pour ravoir nos dimanches : louer des chats.

De plus en plus de Japonais stressés par la crise ont trouvé un remède pour se détendre. Ils vont passer une heure ou deux dans des «cafés à chats»! Les félins sont disponibles pour se faire caresser ou même pour jouer avec les clients.

7 euros, consommation non comprise… ( La Presse)

La folie des animaux de compagnie bat toujours son plein au Japon. Il y aurait plus de 20 millions d’animaux domestiques dans l’archipel nippon. Mais, les conditions de vie des Japonais ne leur permettent pas toujours d’avoir un animal chez eux. Qu’importe, ils peuvent désormais prendre un verre avec des chats où louer un chien. Aujourd’hui le japon

Ça ne nous ramène pas nos dimanches d’antan, sauf que c’est devenu un investissement : pas besoin de prendre le chapelet, suffit d’éviter  Lacroix .

Tant qu’à y être…  Aussi bien essayer de grossir ses revenus par une autre avenue…On peut toujours chercher à gagner sa vie avec tous les éclopés de la société de consommation en inventant des jeux qui rapportent de l’argent, mais qui dénaturent l’homo érectus ( homme dressé droit), devenu d’un aplatventrisme qui le ramène sur ses quatre pattes.

C’est en passant devant la photo de nos enfants, un peu vieux déjà, que j’y ai pensé…

On dit qu’il en coûte pas loin de $200,000 pour mener un enfant à «terme»….

Gageons que dans peu de temps, il y aura un de ces crétins qui trouvera le moyen de louer des enfants à des «endommagés affectifs» , ou parents qui veulent se pratiquer avant d’en avoir :

–          Bon ! On vous les loue pour Noël, ramenez-les-nous au jour de l’an.

C’est peut-être un peu fort… Revenons à nos chats.

Quand ma femme est revenue à la maison – j’avais regardé nos deux chats pendant des heures, en me disant que  – peut-être que… J’ai tout simplement imaginé le scénario :

–          Et si on louait les chats ?

Je ne la vois pas tout de suite  emballée, sauf que au prix qu’ils nous coûtent et au prix qu’ils pourraient nous  rapporter…

–          Tu… Tu pourrais aller magasiner…

–          LOUÉS SOIENT LES CHATS !

Sapré Sarko ! Moche en politique , mais pour les femmes, il est doué.

Mystère

Qui  sait si c’est une  rivière
Car on ne sait si c’est l’eau
Au tourbillon des torrents
Que comprend la goutte,  de l’eau?  
 
 
Tout a l’air de ces beaux dimanches  
L’Univers  s’est joliment paré
D’une cape d’un dieu, à la messe de la beauté
Il a brodé sa voilure  de froids et chauds coloris
Laissant valser les glaces  d’une étoffe épaissie
 
Mystère! Mystère!
 
 
J’ai des yeux en rodeurs de  planètes
Un murmure  d’âme codée dans  mon corps
Des passions arbalètes, qui volent  encore
En attendant, en attendant le sommeil d’or
 
 
Mystère! Mystère!
 
J’ai le regard d’un œil chapelet
Qui épelle ses points d’interrogations
Et je reste muet
Et muet, je reste…
 
 
 
Gaëtan Pelletier
Mars 2008