George W. Bush, peintre

Un lecteur m’a envoyé un lien sur le nouveau passe-temps du « génie », George W. Bush.

Peintre… Un peu comme Hitler.  Mais à l’envers…

George Bush par lui-même.

George W Bush, par …lui-même.

Si le retour à la « vie civile » n’est pas facile pour un ancien président, George W. Bush, lui, semble avoir trouvé un nouveau passe-temps : la peinture à l’huile. En réalité, cette activité déjà plus ou moins connue du public. Ce qu’on ne savait pas, en revanche, c’est que l’ancien président était adepte des autoportraits dans sa baignoire. C’est ce trait de caractère de l’ancien président qu’a dévoilé un hacker, prénommé Guccifer, a révélé le 8 février, explique Buzzfeed. Il a pu accéder à la boîte mail du président, dans laquelle il a trouvé des informations strictement confidentielles, notamment sur l’état de santé de Bush père. On retrouve également ces photos, sur lesquelles on découvre l’ancien chef d’Etat en train de s’adonner à sa nouvelle passion.

1102-Bushpeinture1.jpgLes pieds de W. Bush par W. Bush.

1102-Bushpeinture3.jpg

 

La critique

Benfey perçoit le thème de la surveillance et de la culpabilité qui l’accompagne:

«On voit une tête se refléter dans le miroir. Et ne voit-on pas ici une autre qui sort entre ces pieds tournés vers l’intérieur? Pourquoi un président n’a-t-il pas droit à une vie privée? Vous êtes en permanence scruté, c’et comme dans Psychose. Je pense à ce poème de Rilke le torse acrhaïque d’Appolon: “car il n’y est point de point qui ne te voie. Tu dois changer ta vie.”»

Il n’y a pas que Benfey à avoir perçu ce sens profond du remords. Contacté par mail par Slate.com, le critique d’art du LA Times Christopher Knight voit dans ces peintures une tragédie shakespearienne:

«Est ce que George W. arrive enfin propre? Va-t’en, tâche maudite! Va-t’en!»

Michael Shaffer, sur The New Republic, y trouve les tourments encore latents des suite de l’ouragan Katrina (Bush avait été très critiqué pour avoir tardé à prendre en compte la gravité de la situation, et été accusé de racisme à cette occasion):

«Pensons à la composition du tableau. Le personnage central n’est pas vraiment sous l’eau. Physiquement, il est en retrait, son corps est encore sec. Dans le miroir, il voit la scène d’en haut, comme s’il était en avion, le regard un peu perdu».

«L’homme dans le bain», en revanche, c’est assez évident, dit-il, fait référence à une certaine technique d’interrogatoire extrême utilisé dans la guerre contre le terrorisme mené lors des mandats de W.:

«Pourquoi cette position pas très confortable d’être allongé dans une baignoire à moitié vide en attendant d’être recouvert par l’eau? La réponse est évidente: le remords à propos du waterboarding. Au dessus du mitigeur, il y a une serviette (En posant une serviette sur la bouche de la personne «interrogée», avec de l’eau qui coule dessus, on a l’impression d’être noyé, ndlr) qui va servir, c’est évident, à torture le prisonnier.» 

 

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Merci à Arthur pour l’envoi.

http://www.courrierinternational.com/breve/2013/02/11/les-etranges-tableaux-a-l-huile-de-george-w-bush

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