Archives quotidiennes : 24-février-2013

La dette publique, une affaire rentable

La dette publique, une affaire rentable

Si aujourd’hui les Etats avaient conservé le pouvoir de création monétaire, nous pourrions financer, sans augmenter la fiscalité, et sans emprunter, tout ce qui serait possible de réaliser pour répondre à la situation : nous pourrions envisager une mutation rapide de nos modes de transport, en particulier en développant le rail des transports collectifs, qu’il serait possible de rendre gratuits ; nous pourrions nous engager plus massivement dans unepolitique de réduction de consommation d’énergie ainsi que dans le développement et la mise en service d’énergies renouvelables. Nous pourrions orienter rapidement notreproduction agricole vers des méthodes qui restaurent les terres et ne polluent plus les rivières et les sous-sols ; nous pourrions améliorer les services de santé, la justice, l’éducation… Au lieu de penser le monde au travers des moyens financiers que l’on estime possible de mobiliser, on pourrait enfin le penser en fonction des seules vraies questions qui se posent à nous aujourd’hui et nous focaliser sur les solutions dont les limites seraient uniquement fixées par :

-les ressources humaines d’une part :

en qualité : par manque de formation, mais cette adaptation là pourrait n’être qu’une affaire de quelques années dès lors que l’on sait ce que l’on veut et que les candidats savent que cela va déboucher,

en quantité surtout : car on peut imaginer qu’alors le plein emploi serait vite retrouvé et que l’on pourrait même manquer rapidement de personnels,

-les ressources naturelles d’autre part : 

-car dans ce grand chantier d’adaptation et de mutation, il faudrait, bien sûr, veiller à ce qui est entrepris par les uns et les autres, soit compatible avec les équilibres écologiques, sinon, tout cela n’aurait aucun sens.

Au lieu de cela et à cause de la privatisation de la monnaie :

– l’intérêt produit l’effet d’une pompe qui ramène l’argent, où qu’il soit déversé au départ, dans la poche des possédants. Il a pour effet de désertifier des espaces pourtant riches de potentiels et d’inonder d’autres espaces non productifs de richesses réelles.

– Des centaines de millions de personnes sont soit au chômage, soit occupées à des fonctions dont les conséquences sont plus nuisibles que bénéfiques à la société. Dès lors que la finalité économique se réduit à la seule recherche de maximisation à court terme du profit financier des entreprises privées et de leurs actionnaires, la Terre, ce qu’elle contient et la richesse du travail humain lui sont inféodés.

– Le montant des intérêts, qui n’est jamais créé avec le capital, place la population mondiale dans la situation où le montant global de sa dette est supérieur à la masse monétaire disponible. Pour cette raison et à leur insu, les êtres humains sont réduits à lutter les uns contre les autres pour trouver dans la poche des autres l’argent qui leur manque. Cela se traduit par l’élargissement de toutes les fractures sociales à l’intérieur des nations et entre nations, génératrices de toutes les violences, depuis le petit délinquant de quartier jusqu’au terrorisme international en passant par les guerres « saintes »… Les termes de démocratie, de solidarité, d’entraide, decoopération, de paix, ne sont que déguisements verbaux et effets de manche impuissants à cacher la réalité qu’impose la dynamique guerrière de l’argent privatisé. »

   André-jacques Holbecq & Philippe Derudder ( La dette publique, une affaire rentable )

http://diktacratie.com/la-dette-publique-une-affaire-rentable/

Je n’écrirai plus jamais d’artic

 

« Il n’y a que les poissons morts qui suivent le courant ».

Desneiges Dufour  ( Un envoie de J.F. Belliard) ( merci)  

 

Nous sommes comme la valse des prix des chaînes d’alimentations. Nous valons tous 2.99$. J  Nous nous alimentons aux fast-foods des infos de tous les jours, sans pouvoir être capable de faire un brin de résumé des situations de par l’intuition. La vérité est comme un poisson mort dans une rivière qui s’agite. En l’espace de 24 heures, je me fais insulter par un type qui me dit :

Laissez moi vous dire que personnellement, je trouve que votre texte n’est que de la mauvaise littérature, ne correspond à aucune réalité, et n’est même pas intéressant à lire.

Voilà que quelques heures plus tard – pour le même article- je suis un génie.

La mauvaise nouvelle est que je n’en suis pas un.

La bonne nouvelle est que je n’en suis pas un.

Et la pire est que je ne me considère pas comme un « intellectuel », mais comme un intuitif.

Pour tout dire, je déteste les intellectuels… Ils ont le tour de vous tricoter des bizarreries truffées de connaissances livresques avec un tournevis de l’esprit capable de démonter un Boeing 747.

La Vie n’a pas besoin d’un Boeing 747 ni d’un téléphone dit « intelligent ». Sinon, on se marierait avec un téléphone. Du moins, certains… Au moins, on communiquerait…

Des idées…

Des idées, chacun en a. L’Histoire de l’humanité en est truffée. Pour le reste, l’Alzheimer historique a fait sa route : nous avons oublié. Oublié le canevas d’un seul événement  n’est que le copier-coller des autres.

Si vous manquez d’idées, je peux vous en fournir une liste avec quelques adresses électroniques. Vous en aurez pour meubler vos nuits, vos cauchemars, et vous croire possesseur de « vérité ».

C’est le drame de tout ce qui se passe : à cultiver l’individualisme, on se sépare de l’autre, des autres, pour s’accaparer d’une vérité que l’on voudrait éternelle, mais qui n’est qu’une « mode »passante,  comme une note de musique dans le grand opéra de la venue sur Terre de la race humaine.

Une note!

Que chacun arrange à sa manière, inconsciemment – même s’ils se croient conscient

Do Ré MI

Don Rémi

D’or Émi

Etc,

Interaction

On flatte son égo comme on flatte un chat. Vouloir trop se différencier est une haine incapable de comprendre tout le jeu des interactions. Nous ne sommes rien si nous ne sommes pas la haine de l’autre. Nous nous croyons quelqu’un si nous rejetons l’idée de l’autre. Même le style. Et c’est dans ce jeu de miroirs fragmentés que se joue tout le jeu du drame humain.

La haine et l’amour dit humain sont des décisions inconscientes formatées par les éclats de connaissances. Il n’y a pas de vérité « arrêtée », il n’y a qu’un mouvement de savoirs qui doit bouger pour vivre et s’ouvrir à l’apparence dualité.

Cette dualité est nécessaire.

Mais il faut en comprendre la mécanique pour cesser de penser posséder la vérité. La vérité, c’est cet or de l’esprit des fous.

Quand chacun veut « la vérité » qui lui est propre, il croit se démarquer. Tout le système occidental de connaissances est basé sur ce principe de « vente de vérités et de singularités ».

En Occident, c’est une industrie. Les vérités et les sagesses d’antan n’ont pas de valeur puisque la « valeur » de l’un est de créer une vérité par le biais des diplômés. Les grands semeurs de thèses…

Vous payez pour être  « quelqu’un »…

Il n’existe pas de « quelqu’un ». Il y a la personne en vous, différente de par un jeu de chairs et d’âme, mais socialement, nous sommes tous pareils.

Quoique certains soient des dindes qui se farcissent elles-mêmes…

L’Artic Power, c’est le savon qui permet de laver à l’eau froide. Le pouvoir des articles de la toile pensent nettoyer la Terre des germes et des saletés.

Illusion.

On vous a vendu l’idée que le savon pouvait nettoyer… C’est l’eau qui nettoie… Le savon aidant un peu.

Je ne vends pas de savon ni de « Soap Opéra » avec des histoires d’amour. Nous voulons tous créer un monde meilleur, mais nous voulons tous en être le savon… Au fond, nous aimions davantage haïr qu’aimer. Haïr ne demande ni effort ni compréhension. Surtout pas de d’humilité. Qui donc a fréquenté une école enseignant l’humilité et la mécanique des rapports humains?

2.99$.

C’est à peu près le prix de nos « idées » si on ne les jumelle pas à celle des autres. Car « vos » idées – les miennes incluses – sont en provenance d’un tout.

Les enfants progressent parce qu’ils apprennent à parler à travers leur entourage.

Un fois adultes, ces enfants aux cheveux blancs deviennent vos dirigeants à langue de bois.

Ils ne veulent plus apprendre parce qu’ils croient avoir trouvé la « vérité » qui conduira le peuple vers l’épanouissement.

L’épanouissement de qui ou de quoi?

C’est maintenant le tour l’épanouissement du quoi – une idée ancrée, ferme, limpide – au profit de la fluidité et de l’enrichissement de l’être humain.

La force des océans réside à la multitude des gouttes.

Séparées, elles sont inefficaces. Elles ne peuvent même pas faire vivre le plus petit des poissons.

Attelées aux vents, elles détruisent des villages.

Si toutes les gouttes décident un jour de se faire nuage, de demeurer là-haut, l’océan s’assèchera.

2.99$

En québécois, il y a une expression : « On s’est fait passer un savon! ».

En termes de vie : il  y a trop de nuages qui s’accrochent au grand ciel de l’égo, de l’orgueil et de la vanité.

Si le « web » sert à quelque chose, vous remarquerez qu’il ne sert qu’à trouver des amours, des similitudes, bref, de la Vie. Du moins pour ceux qui ne sont pas des poissons morts…

Gaëtan Pelletier

24 février 2013