Archives quotidiennes : 22-janvier-2013

Les « Matrices d’opinions » éléments noyaux de la désinformation

 

télévision

En réponse à un commentaire, je me suis laissé emporter par le sujet, …

Merci à mon enfance sans télé… ou si peu, je n’ai pas été accoutumée et pourtant je ne me suis jamais ennuyée. Je vois tellement de parents qui collent leurs mômes devant la télé le matin pour avoir un peu la paix, sans visionner eux-mêmes ce dont ils gavent leurs marmailles… puis il y a ceux qui se donnent un peu bonne conscience en leur passant un “bon” film… dans pleins de foyers l’écran fait partie intégrante de la vie quotidienne, allumé en permanence… même dans les montagnes.

Je crois qu’on devrait analyser plus profondément l’effet télé dans les histoires d’enfants tueurs, dans les phénomènes de « bandes », dans la délinquance comme issue à la misère… Parce que dans le discours de beaucoup de délinquants, parfois difficile à déchiffrer quand il est écrit, il est question de guerriers et « d’hommes d’honneurs », toute une mythologie – qu’ils ont apprise avec la télé  et les jeux vidéo un autre fléau-  qui donne l’impression à des jeunes qui n’ont aucun espoir de s’intégrer à la société de gravir les échelons d’une autre hiérarchie. Encore que « autre », il y a assez de « fictions » qui mettent en scène la corruption du système pour que nul ne puisse ignorer la fusion d’intérêts entre le monde des affaires, les mafias et les “administrateurs” de l’état (depuis que la politique a été évacuée). Les mythes de Bandits de Valeur ne manquent pas dans le panorama Hollywoodien !

J’ai pleins de petites anecdotes, de moments où je me retrouve confrontée à ce monde de fiction en complet décalage avec mon entourage. Il y en a une qui plus que d’autres m’interpelle.

Un petit village de montagne en Catalogne, je vis en ermite au bas du village, deux fois je vais aller faire quelques emplettes au bar-épicerie du village, à six semaines d’intervalle. Deux fois la même scène,… le bar, quelques consommateurs qui sirotent leur bière, j’attends que le taulier m’amène la commande, la télé, écran en hauteur est allumée. Deux fois ce sont les mêmes scènes de torture d’Irakiens par des militaires étasuniens. Mes voisins sont imperturbables, même pas affectée pour un sous. Moi je repars malade et je ne m’en suis jamais vraiment remise au sens où quelques chose d’irréversible c’était produit, il y avait le monde d’avant dans lequel de telles choses étaient impossible, et celui d’après dans lequel elles étaient devenues réalité quotidienne. Je n’étais pas naïve au point d’ignorer que la torture existe. Je connaissais déjà une partie de l’histoire de l’Amérique Latine et de ses bourreaux. Mais à l’époque de tels actes devaient être soigneusement dissimulés à l’opinion publique. Lorsque de témoins, des chercheurs, de vrais journalistes d’investigation mettaient en lumière de tels fait, les gens étaient non pas indignés mais scandalisés, en colère, compatissants aussi. Alors que la torture devienne un spectacle publique donné en pâture au peuple ou la mort de Saddam Hussein ou l’assassinat de Kadhafi, et que la conscience populaire soit à ce point blasée ou blindée ou pire pour certains –friande de – pour pouvoir le contempler sas sourciller, cela me parle d’un autre monde que celui dans lequel j’ai grandi. Et cela me fait peur, non pas tant pour moi-même, que pour l’avenir de ma région, de l’Europe. « Quelque chose c’est passé qui a changé les mentalités en profondeur » La plupart des gens ne pensent plus, mais mimétisent ce qu’ils voient à la télé. Ils sont devenus experts par procuration et manient des arguments qui sont calqué sur ceux des dénommés « experts » pour les besoins de la cause du Système. Ils ne voient pas que leur arguments tournent en rond dans des cadres imposés dont il n’est plus question de sortir sans se faire stigmatiser… délirant, utopiste, rouge-brun, facho devient plus rares depuis qu’une partie de la population est en train de virer sa cuti et de se dire que « Hitler et tout cela c’était finalement pas si mal… vous voyez bien le merdier du « complot juif international » ». C’est aussi absurde que de dire que la France a été un pays collabo pendant la seconde guerre mondiale parce qu’il y avait Pétain et effectivement beaucoup de collabos.

Cette matrice là non plus n’est pas innocente… je n’ai pas les tenants et aboutissants mais quelques fils et beaucoup d’indices comprobants : la croissance de la composante nazies dans les populations y compris le nazisme islamiste est indispensable au devenir du système qui l’instrumentalise dans des buts peu avouables.

Et là aussi la télé et autres médias jouent un rôle ambigu, créant à la fois des matrices d’opinion pro-Israël et d’autres profondément antisémites… comme si Israël avait besoin de toutes les « menaces » d’un antisémitisme ouvertement déclaré pour justifier ses politiques belliqueuses. Je ne puis m’empêcher de penser qu’il y a quelque délire paranoïaque là-dessous… Les paranos ont tendance à se fabriquer des ennemis pour justifier leurs délires et aujourd’hui les médias appartiennent à des membres de cette clique parano qui se fabriquent des ennemis à tour de bras… ce qui arrange ceux d’entre eux ou leurs potes marchands d’armes et ceux spécialisés en reconstruction et mainmise qui débarquent après destruction d’un pays et de ses habitants, surtout les plus rétifs à la colonisation.. Rappelez-vous de Dresde, rien ne justifiait sa destruction en février 45.

C’est pourquoi j’aime bien cette notion de microfascisme de Deleuze. J’espère ne pas le trahir en traduisant cela par « Le microfascisme est tout ce qui en chacun d’entre nous rejette ce qu’il ne comprend pas par peur de l’inconnu. » Après viennent la haine, et le désir de destruction, après viennent les noyaux d’inconscient collectifs qui regroupent toutes ces peur…j’ai l’image d’un groupe qui marche dans les rues d’une ville entouré de protecteurs armés pour faire face à toute éventualité… j’ai l’image des chariots de l’invasion du far west, j’ai l’image de tribus primitives qui ont leurs « police » qui veille pendant les déplacements et autour des camps. Ce sont des instincts très primitifs qui remontent à la surface.

Et puis les matrices d’opinion viennent agiter tout cela, désignent des boucs émissaires à la vindicte populaire. Et de la défense on passe à l’attaque. Je n’ai aucune sympathie pour les mouvements de masses quels qu’ils soient. Cela ne veut pas dire que je n’en ai pas pour des personnes qui les composent. Combien de fois le témoignage de personnes qui se ressaisissant après une émeute, un lynchage et se  tapent la honte de ce qu’elles ont fait : « Je n’étais plus moi-même ».  Un monde meilleur se construit avec des personnes conscientes, déterminées, qui ne se laissent pas emporter par leurs émotions et qui peuvent dire après l’action « J’étais pleinement éveillée au meilleur de moi-même »… et si l’action était de guerre, cela n’exclut pas les larmes et les regrets.

Les pacifiques ne peuvent que regretter d’avoir dû en arriver à répondre à la violence par la violence et ne peuvent que le regretter amèrement…  mais faut-ils rester sans réaction quand des groupes paramilitaires débarquent pour vous assassiner parce que vos terres et les recherches qu’elles recèlent intéressent leurs maîtres ? C’est de cette violence-là dont je parle. Il y a des situations qui ne donnent d’autres choix aux agressés que de prendre les armes. Et cela m’interpelle, parce que si nous n’en sommes pas là, contrairement à ce qu’en pensent certains, un seuil est en train d’être franchi dans la violence par des  polices de plus en plus formées aux techniques de contre-insurrection mise au point par les « Forces d’Opérations Spéciales » étasunienne. En France le projet conjoint s’appelle projet Scorpion… et la torture au moins de « basse intensité » en fait partie. Des centaines de pacifistes blessés parfois gravement à Notre Dame des Landes posent un choix…. Je me tire parce que c’est trop chaud pour moi ici… après viendra la question d’où aller quand le territoire est confisqués. Je me range du côté des pacifistes et pour que cela ne soit pas trop douloureux je me joins (ou non) à un groupe comme les désobéissants qui pratiquent les formes collectives de résistance passive ? Je réponds à la violence par la violence. Mesurée…réponse de défense et protection. Et le risque toujours présent de la spirale de la violence ou de son détournement à des fins qui nous échappent. Une de ses fins est que cette explosion démesurée est voulue et encouragée par le système pour d’obscures raisons de contrôle global. Et nous retombons sur ces matrices d’opinions crées non seulement par les médias du système mais également toute une série de petits Trolls aux ordres qui viennent polluer le Web, y semer la zizanie et/ou la confusion.

Quelques scandales viennent d’éclater en Bolivie, Equateur, des personnes mal intentionnées avaient créé de faux comptes tweeter aux noms des Morales et Correa dans un but d’intoxication. Ceci pour dire que l’élément noyau n’est pas tant la télévision ou les médias que « la matrice d’opinion » qui se crée par les médias mais aussi par l’enseignement,  par les clubs qui cultivent l’idéologie du système(CFR, Siècle… ce genre de Club), par des noyautages d’organisations (syndicats, groupes d’opposition), par des instrumentalisations du réels en opposants des masses à d’autres masses, des forces de répression au peuple…

Nous avons des médias appropriés par quelques groupes qui en ont expulsés les vrais journalistes, et les influences qu’ont ces groupes sur la qualité de l’enseignement et même sa nature fait qu’on ne forment plus aujourd’hui de journalistes au sens ancien de ce terme… et c’est valable pour l’ensemble de l’enseignement supérieur, il n’est plus question de connaissance mais bien d’orientation vers les besoins du marché. Une bonne partie de l’enseignement importé dans les pays colonisés était de cette nature. On ne venait pas apporter la connaissance aux petits africains mais bien les formations qui leur permettraient de participer à l’exploitation de leur territoire. L’université à présent forme les étudiants dans le cadre imposés par ces matrices, le peu d’espace de liberté qui y subsiste sera totalement annihilé par leur privatisation. Voir l’article publié par Chien Guevara au sujet de la formation des énarques dont on pourrait dire qu’elle consiste à désapprendre à penser en général et surtout par soi-même.

Une éducation qui ne cesse de réaffirmer les limites dans lequel penser est permis… et surtout ni créativité ni innovation. Comme si on vous fournissait en kit la liste des arguments autorisés, à vous de trouver les moyens de les articuler… et en fonction de l’évolution des contingences, de nouveaux petits kits complémentaires d’arguments autorisés sont mis en circulation. C’est complétement inintéressant en soi. Cela ne nous pose question que parce que cela fait du dégât dans nos vies.. et qu’il faut bien nous interroger sur qui sont ces médiocres qui dépècent nos pays avec des petits airs de sainte nitouche.

Les Universités ont longtemps échappé à ce formatage, elles ont été un vivier qui permettaient aux « révolutionnaires du monde » d’échanger des idées, de participer à des actions communes, de nouer des liens d’amitiés. Certains professeurs – les meilleurs – dans leur pratique encourageaient vivement cela. Quand ils ont disparu ceux qui les ont remplacés n’étaient pas de la même trempe. C’est toute une culture, culture proprement européenne, ouverte et syncrétique, critique et émancipatrice que j’ai vu s’éteindre doucement pendant que s’y substituait insidieusement l’acculturation de la colonisation yankee.

Il reste en Europe quelques porteurs de flambeau mais beaucoup  se font vieux et supportent mal la douleur qui résulte du spectacle de la transformation du monde et de toutes ces souffrances et destructions qui auraient pu être évitées. Effacement des mémoires, une grande opération d’effacement de nos mémoires collectives a eu lieu et se perpétue à vitesse accélérée. Il s’agit de détruire les musées d’Irak, ce patrimoine de l’humanité et d’installer « Disney world » à Bagdad, en bousillant un parc public comme il a été projeté de le faire. Comment s’appelle l’équivalent du génocide quand il s’agit de destruction des mémoires, de destruction d’idées qui ne cadre pas avec le système, y compris par l’élimination physique de ceux qui en sont les porteurs ?

Des pratiques déjà très chères à l’Inquisition qui en connaissait déjà un sacré bout en matière de torture et de cruauté et surtout de conditionnement des consciences par la terreur. Mais les catholiques ne sont pas des chrétiens, le droit d’usure crée un hiatus infranchissable entre les deux religions. Quant à l’Inquisition on en a perfectionné depuis et pas qu’un peu, les méthodes et techniques y compris celle de conditionnement mental des masses pour mieux les asservir ! Et la télévision a joué un rôle clé pour banaliser tout cela. Ce n’est pas l’invention de la télévision en soi qui est en cause, la preuve c’est que depuis l’invention d’Internet des (combien ?) millions, dizaines de millions, centaines de millions de personnes seules ou collectivement… partent en exploration à la recherche d’informations pertinentes et une partie de ceux-là, en plus la relaye ou la crée.

Ce qui est en cause ici, c’est l’utilisation de la télévision comme cheval de Troie de la culture d’entreprises (économiste et militaire), et du divertissement (stupide) qui en fait partie. On a bien travaillé, on a payé ses impôts, on a voté… on a gagné le droit de se divertir et de se bourrer le crâne de fiction sans intérêt qui vident la tête de contenus plus dynamiques. Et tous cela baigne dans des images de guerre, de violence, de cruauté où se mêlent réalité et fiction jusqu’à l’indiscernable, les plus pures horreurs peuvent alors être diffusées dans la plus grande inertie et indifférence du public.. Pourquoi on réagirait puisque c’est (devenu) NORMAL !!!

Anne

Source: Les États d’Anne

Gaz de schiste : un rapport censuré aux Etats-Unis sous la pression de l’industrie

Transparence ?

Sophie Chapelle

L’Agence américaine de protection de l’environnement est sous le feu des critiques, accusée d’avoir censuré un rapport sur les dangers de la fracturation hydraulique. Cette technique, nécessaire à l’extraction des gaz et pétrole de schiste, constituerait bien une menace directe dans l’approvisionnement en eau potable. Les organisations écologistes reprochent à l’Agence américaine d’avoir plié sous la pression de l’industrie.

L’Agence de Protection Environnementale des Etats-Unis (EPA) a t-elle censuré un rapport mettant en cause la fracturation hydraulique, sous la pression de l’industrie gazière et pétrolière ? C’est ce qu’assure l’agence Associated Press qui s’est procuré le rapport de l’EPA révélant que la fracturation hydraulique, technique nécessaire à l’extraction des gaz et pétrole de schiste, constitue une menace directe dans l’approvisionnement en eau potable.

Des bulles dans l’eau, « comme du champagne »

L’affaire débute en 2010 à Weatherfod au Texas. La famille Lipsky constate que l’eau« potable » de la maison commence à « faire des bulles comme du champagne ». « Au début, l’EPA a estimé la situation si grave qu’elle a émis une ordonnance d’urgence fin 2010 établissant qu’au moins deux propriétaires étaient en danger immédiat du fait d’un puits saturé de méthane inflammable », écrit l’Associated Press (AP). La compagnie Range Resources, propriétaire de plusieurs puits de gaz au Texas, dont l’un situé à moins de deux kilomètres de la maison des Lipsky, est pointée du doigt.

L’agence environnementale ordonne à la société de prendre des mesures pour nettoyer leurs puits et fournir de l’eau sûre aux propriétaires affectés. Range Resources menace alors de ne pas prendre part à une étude menée par l’EPA concernant le lien entre la fracturation hydraulique et la contamination de l’eau, ni d’autoriser les scientifiques du gouvernement à accéder à ses sites de forage. Sans explication officielle, l’EPA opère en mars 2012 un revirement en retirant son ordonnance d’urgence et en décidant de mettre fin à la bataille judiciaire.

Preuves dissimulées ?

L’Agence états-unienne ne rend pas non plus public le rapport commandé quelques mois plus tôt à un scientifique indépendant, Geoffrey Thine. Après avoir fait analyser les échantillons d’eau prélevés dans 32 puits, le chercheur conclut que le gaz présent dans l’eau potable de la famille Lipsky pourrait bien provenir de l’opération de fracturation hydraulique. « Je ne peux pas croire qu’un organisme qui connait la vérité sur quelque chose comme ça, ou dispose de telles preuves, ne les utiliserait pas », a déclaré Lipsky auprès de l’AP. Cet habitant est désormais contraint de payer 1 000 $ par mois pour avoir de l’eau potable acheminée jusqu’à sa maison. Les autorités de l’État ayant déclaré que Range Resources n’était pas responsable, la compagnie a cessé ses opérations de nettoyage des puits.

« Il est inadmissible que l’EPA, qui est en charge de la protection des ressources vitales de notre pays, se replie sous la pression de l’industrie gazière et pétrolières’insurge la coalitionAmericans Against FrackingCette affaire montre que la fracturation hydraulique ne peut être réglementée de manière sûre quand l’industrie du pétrole et du gaz peut user de son influence considérable pour contourner les règles en sa faveur. » La coalition demande l’interdiction de la fracturation hydraulique. En 2012, 200 mesures locales visant à interdire la fracturation ont été prises à travers les États-Unis.

Sophie Chapelle

[@Sophie_Chapelle] sur twitter

Photo Une : Food and Water Watch

bastamag.net

Le SDF mondial

Nous voilà des SDF mondialisés

On attend au coin des rues d’État

Les bien lavés, les bien rasés

Ils nous jettent leur monnaie

Ce qui reste, comme la mélasse après le sucre blanc

Délavés, écorchés, yeux océanés, salins

Je suis le repas d’un vorace bas

Un requin élimant, allongeant ses dents

Dans ma petite barque de pauvreté

J’ai les os comme des mannequins de société

Un chien m’enterrerait si j’avais une terre pour me faire manger

Là où je suis, là où nous sommes

Une âme entre deux pains blancs

Sandwich de calculs sociaux

Blanchis à la chaux

Dachaux

Da

Il n’y a plus de mots pour les amours

Les déchirés, les tours des tourneurs de tours

Je m’ennuie de Brel, de Ferrat, de Baudelaire

En Rimbaud déchiqueté et solitaire

Je suis-nous sommes- déjà mort and more

Fricassée broyée, biscuit vert

Laissez vos âmes à la maison

Apportez vos bras, vos cerveaux, votre raison

C’est la danse des connards, plouf! plouf!

Sur la rue-Terre, toute asphaltée

On détruit de par les guerres

Les enfants déchirés

Plus de pays, plus d’âme

Nous sommes une ration riche sans nation

Partout, un écran plat,

SDF

Sous Des Fous

6,999 milliards de sauvages à traiter

Comme une peau bien rincée et séchée

En corps et encore

Dans la bijouterie du futur bien orné

Puis un jour, un jour de pluie, un jour de puits

On nous jettera comme un plastique de sac

À la mer du cosmos, trop grand pour la boîte à outils d’un gamin désâmé

Continuons de danser, nous somme les pieds

De ceux qui ont la tête bien arrachée

Dansons, dansons, les souliers sont fournis

Chaussés aux dents déchaussés

Riant, affriolés, dormeurs de Vals

À force de fleurir les balles

Nous dormons, ZZZZZZZZZZZ

Tout va bien

La cérémonie est belle

La Terre est une tombe ronde

Bientôt la beauté sera enterrée

Et les assassins avec celle-ci

Tout est beau! Tout est beau!

C’est écrit dans les journaux

Gaëtan Pelletier

22 janvier 2013

Le Mali et la ruée vers l’Afrique : Une nouvelle vague de Barbarie

L’intervention militaire française au Mali qui a débutée vendredi, la seconde intervention de la France en deux ans dans une ex-colonie africaine, est rapportée être “secondée” par les Etats-Unis. Ceci ne doit pas être une surprise lorsque l’on considère l’intensification de la pénétration du Pentagone en Afrique.

D’après le centre de commandement étasunien en Afrique, AFRICOM, le Pentagone prévoit de déployer des soldats dans quelques 35 pays africains différents en 2013. Comme le rapporte NPR, environ 4000 soldats étasuniens vont prendre part « à des manœuvres militaires et entraîner les troupes africaines dans des domaines allant de la logistique au tir en passant par l’organisation des soins médicaux. » (de plus, l’officier malien responsable du coup d’état en mars dernier venait juste de recevoir une formation militaire par les Etats-Unis.)

Bien entendu, l’armée US a déjà une présence de terrain très significative en Afrique. Par exemple, la « base de drones Predator, la plus active en dehors de la zone de guerre d’Afghanistan » avec 16 vols de drones par jour, est localisée au Camp Lemonnier à Djibouti.

Mais comme le note la revue Army Times : « La région à bien des égards représente la dernière frontière militaire » et afin de rassasier l’appétit des États-Unis pour une « projection de sa puissance mondiale », aucune frontière n’est laissée non conquise.

Ainsi, un rapport de juin dernier du Washington Post révélait que les tentacules préliminaires de l’armée américaine s’étendaient déjà à travers les États-Unis. Comme le journal le rapportait, la surveillance aérienne étasunienne s’exerce actuellement depuis des bases clandestines au Burkina Faso, en Mauritanie, en Ouganda, en Ethiopie, à Djibouti et au Kenya, avec un plan contingent d’ouvrir une nouvelle base au sud Soudan.

Le Post expliquait plus en disant que: « le pentagone dépense 8,1 millions de dollars pour moderniser une base aérienne opérationnelle avancée en Mauritanie, sur la côte ouest du Sahara. La base est proche de la frontière avec le Mali touché par les troubles. »

Avec de tels avantages déjà en place, le Pentagone était en position non seulement de « seconder » la France dans son intervention au Mali, mais, comme l’a rapporté le New York Times (NdT: La voix officielle de la CIA dans la presse écrite étasunienne), de peser “sur un bon nombre d’options pour aider les efforts français, ceci incluant un soutien accru dans la logistique et dans le partage optimisé du renseignement”.

Pour mieux mettre en lumière ce qu’un soutien étasunien pourrait éventuellement devenir au Mali, J. Peter Pham, le directeur de l’Atlantic Council’s Africa Center de Washington et un chef conseiller stratégique de l’AFRICOM a commenté: « Les attaques de drones ou de l’armée de l’air ne vont pas restaurer l’intégrité territoriale du Mali ou défaire les islamistes, mais elles peuvent être de moindres maux. » Un signe plutôt de mauvaise augure, quand on sait que « cette option du moindre mal » a déjà coûté le massacre de centaines d’innocents dans la campagne d’assassinat des Etats-Unis par les drones.

Bien sûr, tout comme avec la campagne de drones, la poussée du Pentagone en Afrique est devenue partie intégrante par extension de l’emballage acidulé de la “guerre contre la terreur”. Un rapport de Juin d’Army Times notait: « L’Afrique en particulier, a émergé comme la plus grande des priorités pour le gouvernement américain parce que des groupes terroristes y sont devenus une menace de plus en plus grande pour les Etats-Unis et la sécurité régionale. »

Mais quelle intervention n’a t’elle pas été justifiée en employant quelque variante que ce soit de la toujours très utile rengaine de la « guerre contre la terreur » ? Comme le président français François Hollande l’a déclaré vendredi dernier: « Les terroristes devraient savoir que la France sera toujours là quand les droits d’un peuple, ceux du Mali qui veut vivre librement et dans une démocratie, sont en danger. »

« L’idéologie de notre temps, du moins lorsqu’il s’agit de légitimer la guerre, est un certain discours sur les droits de l’Homme et la démocratie », a écrit Jean Bricmont dans son livre “L’impérialisme humanitaire“. Et nous pourrions même ajouter, un certain discours cynique de combattre la terreur.

Naturellement, la notion même que le renouveau d’intérêt de l’Occident pour l’Afrique soit ancré dans un désir altruiste d’aider les états africains à combattre le terrorisme et d’établir la démocratie est complètement absurde. Ce fut l’alliance de l’OTAN, moins une nation, qui s’est si avidement alignée avec les combattants salafistes pour renverser Mouamar Kadhafi en Libye. De plus, c’est la même alliance militaire qui encourage les salafistes en Syrie, tout en les bombardant dans la région AfPak (Afghanistan/Pakistan), en Somalie, au Yémen et maintenant au Mali.

Clairement, seuls ceux qui pratiquent la double pensée ont une chance de comprendre le terrain en permanence mouvant de la « guerre contre la terreur » menée par l’Occident.

De fait, pour une fois, le voile de la « protection de la démocratie » et de « combattre la terreur » est levé et le visage impérialiste est dévoilé.

Ainsi, l’impératif qui motive le renouvellement de l’intérêt occidental en Afrique, comme l’a expliqué Conn Hallinan, est la course pour sécuriser les vastes ressources et richesses du continent.

« Les Etats-Unis reçoivent actuellement environ 18% de ses sources d’énergie de l’Afrique, on prévoit que ce chiffre grimpera à 25% à l’aube de 2015, l’Afrique aussi fournit environ un tiers des besoins énergétiques de la Chine, plus du cuivre, du platine, du bois et du minerai de fer », écrit Hallinan.

De plus comme l’affirme Maximilian Forte dans son Slouching Towards Sirte : « Les intérêts chinois sont perçus comme entrant en concurrence avec ceux de l’Occident quant à l’accès aux ressources et aux influences politiques. AFRICOM et quelques autres initiatives du gouvernement étasuniens sont faits pour prendre en compte et contrer ce phénomène. »

Ceci explique l’aventure de l’OTAN de 2011 en Libye, qui a éliminé du pouvoir un leader panafricain borné qui menaçait de frustrer l’expansion d’AFRICOM dans cette “dernière frontière” militaire. Ceci explique aussi l’intervention française, soutenue par les Etats-Unis au Mali, qui sert au renforcement des intérêts occidentaux plus avant en Afrique.

L’intervention comme nous le voyons appelle l’intervention. Comme Nick Turse nous avait prévenu en Juillet: « Le Mali n’est sûrement que le début et bien malin qui peut dire comment cela va se terminer. »

Une chose est certaine, nous allons vers une nouvelle vague de barbarisme alors que la course effrénée pour l’Afrique s’accélère.

Ben Schreiner

Article original en anglais :

Mali and the Scramble for Africa, A New Wave of Barbarism, Global Research, le 13 janvier 2013.

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Ben Schreiner est un écrivain free lance qui couvre la politique étasunienne et internationale. Il est actuellement étudiant en Masters de journalisme à l’université du Wisconsin-Madison.

Contact via email at bnschreinergmail.com. workingleft

mondialisation.ca

U.S.A. Le veau d’or en raquettes assermentées

Rassemblement 21 siècle

« Personne n’a plus intérêt à un monde en paix que le pays le plus puissant »

Barack Obama

 

Citant le texte de la déclaration d’indépendance face à plusieurs centaines de milliers de personnes rassemblées devant le Capitole, le 44e président américain a affirmé à ses compatriotes : « Notre voyage ne sera pas terminé » tant que ces questions ne seront pas réglées. « Maintenant, plus encore que jamais, nous devons faire tout cela ensemble, comme un seul pays et un seul peuple », a-t-il lancé sous les acclamations de la foule.

 Le monde

Il y a des animaux qui se fondent dans la nature, au point où on ne les voit pas…

Il doit exister, ou il faudrait l’inventer, une loi de la gravité qui stipule que plus la cérémonie est féérique et gonflée comme les muscles d’Arnold –jadis-, plus il ya des anguilles qui s’agitent sous roche.

Dommage que l’on ait pu créer et entretenir un monde où la jeunesse s’est faite Alzheimerisée au grand total par des systèmes « d’éducations » dans lequel l’étudiant est une marchandise à vendre à l’État. Si la vie n’était pas une série d’échecs et d’expériences, nous ne pourrions rien apprendre de nos erreurs. C’est comme ça, qu’à la « fin », on devient un peu plus savants et sage. C’est une loi qui égale celle de la gravité… On tombe de haut, alors que jeune, on pensait voler…

Mais…

Voilà le mais… L’Histoire, et ses tricotés du grandiose, a fait en sorte que se perpétue cette saleté d’ignorance. Car l’ignorance, c’est l’oubli. Ne pas trop se gaufrer de savoirs comme le Big Mac ou le poulet  « triché » à la Kentucky… On meure tous d’une indigestion de la vie… Alors, pour les amateurs de « règne de mille ans », comme je le disais, il faudrait des psys pour les peuples. Le gras et le sel servent d’appât pour les amateurs de fast food.  C’est une partie du cerveau qui, jadis, avait besoin de faire des réserves pour survivre. Mais de quoi donc se nourrissent les peuples?

De cette délectation  enrobée d’une couche de « dieux »… Le veau d’or? Ça ne vous dit rien?

Le symbole de l’idolâtrie…

« Pendant l’ascension du mont Sinaï par Moïse, pour recevoir les tables de la Loi, les Hébreux, nouvellement libérés du joug du Pharaon, pressèrent Aaron de leur construire une idole d’or, en fondant les bracelets et colliers qu’ils avaient réussi à prendre avec eux. Il construisit un veau d’or qu’ils adorèrent à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte. »

Nous vivons maintenant dans un monde dans lequel nous nous fondons tous pour satisfaire l’appétit des dieux qui passent et repassent dans l’Histoire. À la queue leu leu…

À la queue leu leu..  (Vieilli) Jeu d’enfants [1] [2], ainsi appelé parce qu’à ce jeu on marche à la suite les uns des autres, comme marchent les loups, qu’on appelait autrefois leux dans certaines régions du nord de la France.

On fond l’or et les humains pour des causes putrides dont les odeurs se répandent partout sur la planète.

Qui donc peut « croire » aux vertus de ce nazisme rose?

Obama discours

Des mots, des signes, des croyants…

Face au président de la Cour suprême, John Roberts, Barack Obama a ensuite levé la main droite et posé la gauche sur deux Bibles, tenues par son épouse Michelle : celle d’Abraham Lincoln, sauveur de l’Union et émancipateur des esclaves, et celle de Martin Luther King dont, coïncidence, la mémoire est honorée lundi aux Etats-Unis. Le monde

Deux bibles?

Pourquoi pas quatre? Pourquoi pas dix?

L’authenticité et l’ouverture sur le reste de la planète, de la simplicité et de la beauté de l’unicité de chaque être humain ne fait pas partie du « plan » des États-Unis. Les États-Unis ont un « plan » pour le monde…

Tous les mots, toutes les bibles, toutes les religions n’amélioreront en rien ce monde si nous ne pratiquons pas ce que nous lisons et si nous n’avons pas un esprit critique sur les veaux qui nous mènent à l’abattoir.

Billy Pèlerin avait le pouvoir de voyager dans le temps et de mener plusieurs existences à la fois. Il se trouvait, dans une bulle de verre, sur la planète Tralfamadore auprès de la belle Montana Patachon. Mais il est, en même temps, en février 1945, au fond d’un abattoir de Dresde sous le plus terrible bombardement aérien de la Seconde Guerre mondiale. Pendant que les savants de Tralfamadore observaient son accouplement avec Montana, Billy se trouvait également dans son magasin d’optique d’une petite ville des États-Unis et, toujours au même instant, dans une colonne de prisonniers américains en Allemagne. Le futur de Billy Pèlerin faisait partie de son passé et il lui restait encore à vivre les événements dont il gardait déjà le souvenir. Abattoir 5, ou la croisade des enfants

De la science fiction…

Qui nous apprend une chose : si nous ne savons pas voyager dans le temps de par nos connaissances, notre savoir, notre attention, nous allons faire en sorte que se reproduisent les veaux d’or.

On s’arrachera la peau comme des grands brûlés…

À queue l’eau l’eau… Pour s’éteindre quand il sera trop tard.

Depuis la mort de « Dieu », il n’y a plus personne de méchant : il n’y a que des grandes causes qui, elles, persistent.

Nous sommes tous des dommages collatéraux d’une guerre de croyants et de fanatiques,  nourris par une sorte de nourriture hypocrite intraveineuse, ou intra-cervicale.

Peu importe… Nous vivons le résultat.

L’autruche a un gros derrière mais la tête dans le sable…

Cultivons nos gros derrières. On est dans le sable. Mais on est beaux à en pleurer. Sang et eau pour Wall-Street et les Compagnies à numéros.

Vous valez plus que ça… C’est juste qu’on vous a fait croire que vous ne valez rien sans l’État-Dieu et son veau brûlé que vous élisez.

Vous avez échangé votre être pour un autre « monté pièce par pièce », irréel, en imagerie concoctée savamment (sic).

Jésus a multiplié les poissons et le vin… Aux noces de Cana.

Da.

Donnez votre vieillesse à l’État, vos reins, votre sueur, votre bravoure, vos nerfs, votre tranquillité, votre bonheur.

Les cordes de l’État, c’est l’argent. Il a les moyens de se sculpter un Pinocchio qui parle.

Ou une bonne raquette…

La raquette à neige, appelée plus communément raquette, est un instrument qui permet de marcher sur des couches épaisses de neige molle.

C’est comme un amas de moutons, mais congelés…

Gaëtan Pelletier à

22 janv. 13

Tamiflu: on est tous cocus…

Ottawa et les provinces devront bientôt dépenser des dizaines de millions de dollars pour renouveler leurs réserves de Tamiflu, ce médicament qu’on a stocké au coût de plus de 100 millions, en cas d’une pandémie de grippe.

Mais le Tamiflu est au coeur d’une controverse concernant son efficacité et ses effets secondaires. L’émission Enquête de Radio-Canada a découvert que plusieurs experts qui conseillent nos autorités de santé publique au sujet de ce médicament sont en situation de conflit d’intérêts.

Une efficacité contestée

Certains disent que ce médicament peut sauver des vies, mais d’autres croient que c’est un gaspillage de fonds publics.

« Nous avons trouvé que le Tamiflu avait un effet très modeste sur les symptômes de la grippe, que c’était une différence d’une journée au maximum », explique Barbara Mintzes, de l’Université de la Colombie-Britannique.

De plus, des centaines de cas d’effets secondaires neuropsychiatriques ont été rapportés chez des patients qui ont pris du Tamiflu, particulièrement chez les jeunes.

Le manufacturier, Roche, dit qu’il s’agit d’effets causés par la grippe elle-même.

Raidio-Canada

La grippe porcine

Pas certain qu’elle soit porcine. On devrait la nommer le virus tumaflu. Cette espèce de clef passe-partout pour certaines variétés de virus a une belle efficacité sur la bourse davantage que sur les humains.

Se pourrait-il qu’il y ait eu mensonge politique et désinformation médiatique concernant la pandémie porcine? Il semble bien que ce soit le cas puisque plusieurs médias se sont rétractés, vu l’exagération de la menace.

La salve des virus de la grippe porcine, aviaire et de la bêtise humaine François Marginean, Les 7 du Québec.

Selon un article de Serena Tinari, paru en 2006, Tamiflu, un remède pour les «pigeons», il ne serait efficace que pour activer la fièvre boursière.  Fortune écrit (novembre 2005) : « Grâce à la peur d’une pandémie, les actions de Gilead sont passées en six mois de 35 à 47 dollars. Le chef du Pentagone nous a offert un million de dollars ».

C’était il y a … longtemps.

Jusqu’à l’arrivée de la grippe aviaire, le Tamiflu vendait peu – tellement peu que dans les salons de l’industrie pharmaceutique mondiale on murmurait que Roche pensait à le retirer du marché. Les tests effectués avant la commercialisation indiquent, en fait, qu’Oseltamivir, en jargon technique « inhibiteur de la neuraminidase » agit sur les souches « A » et « B » de la grippe – souches que seul un examen approprié peut repérer avec certitude. Absorbé dans les 48 heures suivant l’apparition des premiers symptômes, Tamiflu peut réduire la durée de la grippe d’un jour et demi. ,

Dans toute cette confusion, une chose est claire : Hoffman-Roche fait du fric à la pelle. En 2005, le chiffre d’affaires du Tamiflu a dépassé le milliard d’euros et la multinationale a réalisé un chiffre de plus de 22,5 milliards d’euros, le meilleur résultat de son histoire.Tamiflu, un remède pour les «pigeons»

Peu efficace pour l’humain, mais très efficace pour la bourse :

resultats-payants1

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Ma sorcière bien aimée

 

Elle n’a pas une belle bouille la sorcière.  La dernière que j’ai vu dans un film était laide, n’avait qu’un œil, les cheveux en en poil de balai, et parlait d’une voix rauque. Laide comme sa recette :

Filet de couleuvre de marais
Dans le chaudron bous et cuis
Œil de salamandre, orteil de grenouille,
Poil de chauve-souris et langue de chien
Langue fourchue de vipère, dard de reptile aveugle,
Patte de lézard, aile de hibou
Pour faire un charme puissant et trouble
Bouillez et écumez comme une soupe en enfer  La sorcière ( Wiki)

Heureusement, il y a le progrès : on a poli l’image du sorcier moderne avec un coiffeur, une maquilleuse, et un beau sarreau avec une cravate bien rivée au cou. Et un poste de haut placé….

Mon sorcier mal aimé


Vous allez me dire qu’on a fait du progrès dans les recettes?

 

De janvier 1997 jusqu’à ce qu’il devienne le 21e secrétaire à la Défense en janvier 2001, Donald Rumsfeld était président du conseil d’administration de Gilead Sciences qui a développé le Tamiflu, utilisé dans le traitement de la grippe aviaire. D’après le magazine Fortune, M. Rumsfeld possède entre 5 et 25 millions de dollars d’actions dans la société.[2] À la suite à cette révélation, le journal Libération rapporte qu’il a indiqué avoir déjà pensé vendre ses actions en début d’année, lorsque la question d’une pandémie possible commençait à se poser. Puis, après avoir consulté le Comité d’éthique du Sénat, les services juridiques de la Maison Blanche et le département de la Justice, il avait décidé de ne pas vendre et, mardi, de s’abstenir de toute participation aux décisions concernant la grippe aviaire. La moindre des prudences quand on sait que le Pentagone a déjà commandé pour 58 millions de dollars de Tamiflu pour les soldats US dans le monde.Donald le canard (Wiki).

Le Canada vient de renouveler son stock périmé. 100 millions de dollars. Il faudra jeter … 100 millions de dollars de stock périmé.

L’autre effet indésirable du Tamiflu enregistré au Japon concerne le psychisme : il y a eu des modifications du comportement et suicides chez des très jeunes patients qui l’avaient pris. Selon Roche, ce sont des données faussées parce qu’ « en présence de forte fièvre, il est facile que les conditions psychiques d’un patient empirent ». Par précaution, en mai 2004, les autorités japonaises ont ajouté à la liste des effets secondaires possibles du Tamiflu « troubles neurologiques et psychologiques : altération de la conscience, comportements anormaux et hallucinations ». En novembre 2005, l’Emea, l’autorité européenne qui surveille la sécurité des médicaments, après avoir reçu deux signalements de suicide, a demandé à Roche de lui fournir toutes les données cliniques disponibles quant aux effets sur le psychisme.Tamiflu, un remède pour les «pigeons»

C’est sûrement un effet secondaire de la grippe: altération de la conscience, quelques suicides possibles… Chez les enfants traités au Tamiflu, 15% souffrent de vomissement contre 9% chez les enfants non traités.

C’est ce que dit le fabricant…

En fin de compte, si les vomissements sont des effets secondaires de la grippe, si on prend du Tamiflu, on a davantage « d’effets secondaires de la grippe ».

Pour en arriver là, il faut que la « science » couche dans le même lit que la « vente »…

On est tous cocus…