Archives quotidiennes : 16-janvier-2013

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Le piano zèbre

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Biopiraterie : Ong et peuples des quatre coins du monde réunis pour lutter contre ces pratiques illégitimes

Atelier au Sommet des peuples de Rio

Depuis une semaine, le Collectif pour une alternative à la biopiraterie est à Rio dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable et du Sommet des peuples organisé en parallèle. C’est dans l’enceinte de ce sommet que s’est tenu hier un atelier sur la biopiraterie, en présence notamment de Vandana Shiva et de Benki Ashaninka.

Durant toute une semaine, les membres du Collectif ont pu prendre part à des ateliers organisés dans l’enceinte de la Conférence officielle Rio 20 mais surtout dans celle du Sommet des peuples. Ces moments ont permis au Collectif de rencontrer de nombreuses organisations mobilisées sur des thématiques en lien avec la biopiraterie. La biopiraterie consiste en l’appropriation illégitime de ressources biologiques et des connaissances traditionnelles qui y sont associées. Elle est principalement mise en œuvre par les firmes cosmétiques, pharmaceutiques et agroalimentaires via le système des brevets, allant à l’encontre de l’intérêt des peuples autochtones détenteurs de ces savoirs sur ces ressources naturelles.

La biopiraterie concerne donc les peuples autochtones mais aussi les ONG de défense des biens communs, des savoirs traditionnels ou encore mobilisées contre le brevetage du vivant…Le Collectif a ainsi pu participer à la Conférence globale des peuples indigènes en début de semaine, évènement organisé dans le cadre de Rio 20. Mais nos membres étaient également présents sur le campement libre des peuples indigènes brésiliens au sein du Sommet des peuples, ou encore à la grande marche de mobilisation internationale du 20 juin.

Hier, jeudi 21 juin, le Collectif Biopiraterie a organisé un atelier d’information et de mobilisation au sein du Sommet des peuples de Rio, en présence notamment de Vandana Shiva et de Benki Ashaninka. Cet atelier visait à échanger, s’informer, débattre et trouver des alternatives concrètes à la biopiraterie. L’atelier a duré 2h30 et a réuni jusqu’à 250 personnes !

Dans un premier temps, Vandana Shiva et Benki Ashaninka ont pu évoquer les problèmes et enjeux globaux posés par la Biopiraterie. Vandana Shiva a ainsi défendu sa thèse selon laquelle la Biopiraterie est un pillage des ressources du Sud par les entreprises du Nord via le système des brevets et représente ainsi une nouvelle forme de colonisation. Le cas de Biopiraterie sur le Neem et le cas plus récent de l’aubergine modifiée et brevetée par Monsanto, ont pu illustrer ses propos. Vandana Shiva en a profité pour annoncer le lancement début octobre d’une grande campagne sur la souveraineté sur les semences avec de nombreuses autres organisations internationales (plus d’informations sur la seed freedom campaign sur le site Navdanya).

Benki Ashaninka, représentant du peuple Ashaninka de l’Etat d’Acre au Brésil, a ensuite pris la parole pour dénoncer le cas de biopiraterie sur le muru muru, plante brevetée par une entreprise brésilienne, malgré son utilisation traditionnelle par les peuples indigènes de la région.

L’atelier a ensuite été consacré à la présentation d’outils de prévention contre la Biopiraterie et d’alternatives concrètes et vertueuses. Ilko Rogovich est intervenu pour présenter le travail de l’Initiative ando-amozonienne de prévention contre le biopiraterie, mise en place par la SPDA au Pérou. Cette initiative fait écho à la création par l’Etat péruvien d’une Commission nationale de lutte contre la Biopiraterie, qui a déjà pu contrer avec succès 11 cas de biopiraterie, en partenariat avec des ONG, dont celui du Sacha Inchi breveté par Greentech et dont le brevet a été finalement retiré suite à l’action conjointe de la Commission péruvienne et du Collectif biopiraterie.

Lourdes Laureano, représentante de communautés rurales de l’Etat du Cerrado au Brésil et coordinatrice de l‘articulation Pacari, a présenté ensuite son travail sur les pharmacopées populaires comme alternative au brevetage par les entreprises, afin de valoriser et enregistrer les savoirs, pour une gestion par et pour les communautés.

Michael Schmidlemner, de l’ONG Amazon Link, a quant à lui présenté le  projet Aldeias Vigilantes (Communautés vigilantes) visant à sensibiliser les communautés aux enjeux liés à la Biopiraterie et aux outils pour y faire face. Cela passe entre autres par l’utilisation des techniques du théâtre de l’opprimé ou encore des formations sur les différences entre les lois de la communauté et les lois internationales les concernant…

Enfin, l’atelier s’est terminé par un débat avec la salle et les ONG mobilisées sur des thématiques connexes et des idées ont pu être échangées afin de renforcer le réseau international mobilisé contre ces pratiques illégitimes : le renforcement des liens entre les universités et les ONG, l’inclusion de la biopiraterie dans les enjeux centraux des mouvements sociaux ou des mouvements mobilisés contre l’agrobusiness, l’agrochimie, les OGM, les semences…

Les membres du Collectif Biopiraterie présents à Rio ont pu prendre contact avec une centaine d’organisations ou personnes intéressées pour développer des partenariats et joindre nos forces, suite à cette rencontre à Rio, pour lutter contre la biopiraterie.

mondialisation.ca

Inde : La Kumbhamelā

Imaginez 110 millions de personnes qui convergent vers un point gros de 5 km carrés … Les dates précises de la Khumbhamelâ sont déterminées par des méthodes astrologiques, basées sur les positions du soleil, de la lune et de Jupiter , la cérémonie  a lieu une fois aux 12 ans, dure 55 jours.

L’évènement le plus important de la Kumbhamela est l’immersion dans le fleuve au moment où ses eaux se transforment suite à la convergence des planètes en un point particulier ( le fameux 5 km carrés)  Les Hindous pensent que s’immerger complètement dans les eaux à ce moment-là les nettoiera, ainsi que leur ascendants sur 88 générations, de tous leurs péchés …Hormis l’immersion dans le fleuve, le pèlerinage  permet aux croyants hindous de recevoir la bénédiction des sâdhu, saints et autre yogis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Regarder les humains comme on regarde les arbres

Illustration; Tree of Life, Vladimir Kush

Si ce que vous apprenez vous tue ou vous apprend à tuer, vous fabriquez votre propre mort. Le tronc qui apprend à tuer la feuille ne sait pas qu’il tue l’arbre. (Gaëtan Pelletier)

Il n’y a pas de petites journées, il n’y a que de petits regards et des écoutes que trop infimes.

Il faut donc, pour comprendre et apprendre, regarder les humains comme on regarde les arbres.

Sans juger…

Qui donc jugerait un arbre?

Il le faut pour nous comprendre et nous accepter.

Il est étrange que nous nous haïssions parfois dans nos différences… Alors que ce sont elles qui font la beauté de cette humanité.

Nous avons tellement appris à juger que c’est devenu un réflexe aussi anodin que de se passer la main dans les cheveux.

Mais nous l’ignorons.

***

Je suis parti à vélo ce matin. Une heure. À la manière méditative. C’est-à-dire , dans une perspective de contemplation et non de jugement. Regarder les paysages filer… Ne rien attendre. N’aller nulle part. Sauf vers soi…

Vous savez, les enfants, quand ils vont à bicyclette, ils ne vont nulle part… Ils s’amusent.

Les adultes eux, se font des trajets.

À partir du moment où nous échappons à tout but, itinéraire, – tel que l’on nous l’a appris – nous ne parvenons qu’à un exercice physique, rivés à un BUT.

Découvrir est savoir qu’il n’y a pas de but à préparer, mais de se préparer à reconnaître les buts.

On laisse les paysages passer, comme au cinéma. On jette un œil sur les ombres, la valse des mouvements, la lumière, les craquelures de l’asphalte, les maisons, les couleurs, les murs écaillés.

***

Copier-coller aux humains

Assis sur une terrasse, il y a là de vieux couples, des jeunes bien « modés », et derrière un voilier qui passe sur le lac.

Vous regarder tout cela sans juger. Sans dire : « C’est une mode qui va passer ». La jeune blonde est une top modèle et son amoureux un parfait imbécile bien coiffé, avec son corps gribouillé de tatous, les biceps lustrés par le soleil.

On cultive son corps comme le plus âgés cultivent leurs « valeurs ».

Il n’y a pas de différences.

En décryptant la structure des modèles à travers les âges, simplement en les regardant, on finit par comprendre au moins une chose.

Chacun est un modèle.

Mais comment échapper aux modèles.

De fait, nous n’y échappons pas.

Il n’y a pas de différence entre le club des bronzés de 16 ans et les intellectuels tatoués aux savoirs universitaire.

C’est stéréoïdé à  l’orgueil.

Les jeunes changent de vêtements, parfois…

Les plus vieux passent souvent leur vie dans une mode intellectuelle, une foi, se déclarant athées – car la raison est un formidable outil.

Mais c’est aussi un tournevis.

La meilleure façon d’avoir une réponse sur le sens de la vie et sa compréhension est de ne pas se poser de question en usant de la raison.

C’est laisser l’intuition parler en faisant taire un peu ce babillage de l’esprit.

Si les schizophrènes entendent des voix, les gens « normaux » aussi…

Sauf qu’elles sont dictées d’en bas.

Et on risque d’y rester

Gaëtan Pelletier

27 juillet 2012