Archives quotidiennes : 27-décembre-2012

Le mythe du « QI »

© Inconnu

Qu’est-ce qui fait qu’une personne intellectuellement plus capables que les autres? Pouvez toute la distribution de l’intelligence humaine s’expliquer par un seul facteur général?Est pris en charge par l’intelligence d’un seul système neural? Ici, nous donner une idée de l’intelligence humaine qui prend en compte la façon dont les capacités générales ou «facteurs» reflètent l’organisation fonctionnelle du cerveau. En comparant les modèles de facteurs de différences individuelles dans les performances avec les modèles factoriels de l’organisation fonctionnelle du cerveau, nous démontrons que les différentes composantes de l’intelligence ont leurs analogues dans les réseaux cérébraux distincts. Grâce à des simulations basées sur des données neuro-imagerie, nous montrons que le facteur d’ordre supérieur « g » est représenté par des tâches cognitives corecruiting plusieurs réseaux. Enfin, nous confirmons l’indépendance de ces composantes de l’intelligence en les dissociant en utilisant les variables du questionnaire. Nous proposons que l’intelligence est une propriété émergente des systèmes cognitifs anatomiquement distincts, chacun ayant ses propres capacités.

Faits saillants

► Nous proposons que l’intelligence humaine est composée de plusieurs éléments indépendants ► Chaque composante comportementale est associée à un réseau cérébrale fonctionnelle distincte ► L’ordre supérieur « g » facteur est un artefact de tâches multiples réseaux qui recrutent ► Les composantes de l’intelligence se dissocient en corrélation avec variables démographiques


Les figures et les tableaux de cet article:

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Figure 2.  Localisation des corrélats fonctionnels-anatomiques DE LA COMPOSANTE verbale when LA TACHE Composantes des charges versez Le facteur verbal de l’analyse comportementale were used normalisées et Comme un Indicateur de DANS L’activation le cerveau Entier, non latéralisée à gauche du Réseau une rendue été, y compris la gauche et le gyrus frontal Inférieur régions du lobe temporal bilatéral (p <0,05 FDR corrigé for the masse du cerveau entier).

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Tout ça ne signifie rien. La question est la suivante:

OUI! OUI! OUI!

Intelligence-bonheur2

Eh! bien c’est faux. L’imbécile heureux est « intelligent ». Ci-joint, la photo de son cerveau…

Gaëtan Pelletier

29 décembre 2012

Un monde sans humains

XXIe siècle. Les machines sont devenues omniprésentes. Des applications robotiques aux nanotechnologies, elles envahissent notre espace. Mais ont-elles pour seul but d’améliorer notre existence ?

Depuis une quinzaine d’années, l’accélération du progrès technique a permis de réaliser des prouesses impensables. Refaire marcher des personnes amputées grâce à une prothèse bionique ou passer un entretien professionnel face à un robot ne relève plus de la science fiction. La technologie est partout. Elle régit nos rapports sociaux et va s’immiscer jusque dans nos corps. Mais jusqu’où laisserons-nous encore aller nos machines ? C’est cette question récurrente, à l’origine de nombreuses oeuvres utopiques, que pose ici Philippe Borrel.

« Aujourd’hui, la technologie augmente considérablement les capacités de l’humain. » Hugh Herr

Nos consciences sur disque dur

Basé sur une idée originale de Noël Mamère, ce documentaire met en scène les débats controversés qui opposent des philosophes et certains scientifiques aux partisans du courant « transhumaniste ». Les adeptes de ce mouvement de pensée, né aux États-Unis, voient dans les techno-sciences un moyen de créerun homme plus que parfait, bardé d’implants, dont les maladies et autres imperfections physiques seraient gommées grâce aux innovations technologiques. Les plus fervents vont même jusqu’à évoquer la possibilité de se jouer de la mort en sauvegardant nos consciences sur disque dur.

« Dire que nous allons évoluer au delà de l’humain est quelque chose d’assez évident. » John Smart

Derrière l’objectif de Philippe Borrel, des savants et des experts prônent l’avènement d’une société dans laquelle des hommes hybrides seraient connectés en réseau et se verraient remplacer par des cyborgs pour les tâches pénibles. Sortis des universités les plus prestigieuses, les plus exaltés affirment que cette nouvelle ère surviendra dans seulement quelques décennies, tandis qu’une partie de la communauté scientifique tire la sonnette d’alarme et met en lumière les enjeux politiques et économiques que cache ce scientisme acharné. Exosquelettes décuplant la force des soldats ou logiciels capables de déceler nos émotions et nos goûts, sont autant d’inventions contre lesquelles ils nous mettent en garde. Ce documentaire lève le voile sur un univers futuriste, plus réel et imminent qu’il n’y paraît.

« Nous n’avons pas encore les connaissances nécessaires pour vivre infiniment.» Ray Kurzweil

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Haïti-États-Unis: les vampires à pays

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Haïti était pauvre. Haïti est pauvre. Certains pays dans le monde vivent une richesse « provisoire » sous le joug de certaines nations riches ainsi que d’investisseurs qui gobent des terres.

Le palme.

De l’essence bio… etc. De la monoculture avec du « cheap labor ».

Pour un temps.

« De nombreux mouvements tels que la Confédération paysanne, Peuples solidaires, le Réseau action climat ou Oxfam, dénoncent les agrocarburants. Du Brésil à l’Indonésie en passant par le Sénégal, petits paysans et communautés locales sont expropriés et nombre de forêts rasées pour faire place aux millions d’hectares de plantations de palmiers à huile, de soja ou de jatropha. Le Brésil est, depuis trente ans, en pointe dans la production d’éthanol à base de canne à sucre. Il est aujourd’hui le deuxième producteur d’agrocarburants derrière les États-Unis. » Nadia Badjali, Bastamag

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Ce qu’on cache délibérément à l’aide de cette comparaison c’est le rapport véritable qui s’est établi en plus d’un siècle entre la « création de richesse » aux Etats-Unis et la pauvreté d’Haïti. C’est là un rapport basé sur l’usage de la force à la poursuite des intérêts prédateurs de l’impérialisme américain dans un pays opprimé au cours de l’histoire.

Si l’administration Obama et le Pentagone réalisent les plans rapportés dans la presse de déployer un corps expéditionnaire de Marines à Haïti, ce sera la quatrième fois en quatre-vingt quinze ans que les forces armées américaines auront occupé cette nation appauvrie des Caraïbes. Cette fois-ci encore, l’objectif principal d’une telle opération militaire sera de défendre les intérêts des Etats-Unis et de se prémunir contre ce que le Times appelle la « propension à l’insurrection », plutôt que d’aider le peuple Haïtien.

La nature de ces relations remonte à la naissance d’Haïti en tant que première république noire indépendante en 1804 et qui fut le résultat d’une révolution d’esclaves dirigée par Toussaint Louverture et de la défaite ensuite d’une armée française envoyée par Napoléon.

Les classes dirigeantes du monde n’ont jamais pardonné à Haïti sa victoire révolutionnaire. Haïti fut soumise à un embargo international dirigé par les Etats-Unis qui craignaient que l’exemple haïtien n’aille inspirer une révolte similaire dans les Etats esclavagistes du Sud. Ce ne fut qu’avec la sécession du Sud et la Guerre civile que le Nord reconnut Haïti – quelque 60 ans après son indépendance.

Au début du vingtième siècle, Haïti passa sous la domination des Etats-Unis et des banques américaines, dont les intérêts furent défendus par l’envoi des Marines et une occupation de plus de 20 ans, maintenue au moyen d’une répression sanglante de la résistance haïtienne.

Les Marines ne quittèrent l’île qu’après avoir réalisé une « haïtianisation » — comme le New York Times l’appela à l’époque – de la guerre contre le peuple haïtien en construisant une armée vouée à la répression interne.

Par la suite, Washington appuya la dictature des Duvalier qui dura trente ans et commença avec l’arrivée au pouvoir de Papa Doc en 1957. Des milliers d’Haïtiens moururent aux mains de l’armée et des redoutés Tontons macoute mais l’impérialisme américain considérait cette dictature meurtrière comme un rempart contre le communisme et la révolution dans les Caraïbes.

Depuis les soulèvements de masse qui ont entraîné la chute des Duvalier en 1986, des gouvernements américains successifs, républicains comme démocrates, ont cherché à reconstituer un Etat satellite fiable et capable de défendre les marchés et les investissements de sociétés américaines, attirées par des salaires de famine, et la propriété et la richesse de l’élite dirigeante haïtienne. Cela voulait dire empêcher tout défi lancé à un ordre socio-économique maintenant 80 pour cent de la population dans une pauvreté extrême.

Cet effort continue à ce jour sous la tutelle de Bill et Hillary Clinton – respectivement représentant spécial des Nations Unies pour Haïti et secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis – et qui ont tous deux du sang haïtien sur les mains.

Washington a appuyé deux coups d’Etat et a par deux fois envoyé des troupes en Haïti ces vingt dernières années. Les deux coups d’Etat furent montés pour renverser Jean-Bertrand Aristide, le premier président haïtien à être élu par un vote populaire et sans l’approbation de Washington. Les coups d’Etat de 1994 et 2004 ont fait 13.000 victimes haïtiennes. Lors du renversement du gouvernement en 2004, Aristide fut transporté de force hors du pays par des agents américains.

par Bill Van Auken – Article original, WSWS, publié le 15 janvier 2010.

DGuimond, News of Tomorrow