Archives quotidiennes : 16-décembre-2012

Les enseignements du Pâle

[Note perso ]  Voici une partie de l’histoire du Clan du Feu extrait d’un bouquin que j’ai à la maison …
Voir également :
Squaws
Pow wow boréal
Ils étaient les héritiers de la Terre
Femme bison blanc
Portraits d’amérindiens
Ours blanc raconte l’histoire des Hopis

Selon notre tradition, nous Cherokee ou Tsalagi, nous nous appelons Ani Yun Wiwa, au sens où notre philosophie de la création et nos rêcits font référence à notre devoir sacré d’instiller la Lumière, de manifester le bien dans l’intérêt de tous les êtres.

Nous faisons remonter nos origines aux étoiles que vous appelez Pléiades, et que nous appelons les 7 Danceuses. La lignée Ywahoo des Tsalagis a vu le jour il y a 2860 ans grâce à un gardien des Mystéres, le Pâle, un grand maître dont le nom n’est prononcé qu’au cours de cérémonies. Ses enseignements ont été confiés à 27 Ywahoos, qui ont la responsabilité des méthodes de stabilisation du mental en période de confusion. Ainsi, ces enseignements ont été maintenus pendant 27 générations, ils m’ont été transmis à moi, Dhyani Ywahoo par mon grand père, Eonah Fisher qui les a reçu lui même de mon arrière grand père, Rain Cloud.

Pour les êtres humains, les époques d’obscurité sont fertiles en occasions de comprendre les cadeaux de l’esprit et le potentiel créateur de notre pensée, de corriger nos conditionnments et donc nos actions, de faire les bons choix et de parcourir le Sentier de la Beauté.

En 873 avant Jc, alors que mon peuple commençait à oublier certains de ses sages enseignements, revint dans les Smoky Mountains, chez nous, le peuple Tsalagi, celui que nous appelons le Pâle . Il avait le teint pâle, et était né d’une femme qui n’avait pas connu d’homme; sa grand mère rêvait de miracles depuis quelques temps, et les deux femmes attendirent, et elles virent que la petite fille portait un enfant , même si elles vivaient seules. Elles savaient que c’était une grâce particulière, que l’enfant serait une semence d’étoiles qui revenait afin de hâter l’effet des bonnes relations dans le coeur de tous . Un grand nombre d’êtres célestes vinrent célébrer la naissance de cet enfant, et il fut reçu avec beaucoup de grâce et de bienveillance, et élevé d’une manière particulière.

Le Pâle ralluma les feux sacrés et réaffirma les principes fondamentaux de la création, afin que nos temples reflètent de nouveau la lumière du clair esprit et que les gensvivent en harmonie avec la Terre et les uns avec les autres. Il laissa de nombreuses prophéties et des enseignements. Certaines de ses prophéties font référence à cette époque ci, appelée dans notre calendrier tasalagi le neuvième et dernier stade de la purification. D’après ce calendrier ancien, nous nous trouvons à la fin du cinquième monde , et nous nous préparons à entrer dans le sixième , un monde de relation claire et de juste compréhension, où chacun prendra soin de l’autre pendant des troubles, et où le son sacré précipitera l’avènement de ce dont les gens auront besoin.

Maison de feu anasazi

En attendant ce jour là, chacun de nous a le devoir de se défaire de ses doutes, d’écarter son ignorance et de réaliser à nouveau que l’étincelle du clair esprit , le principe créateur, le grand Mystère, est en nous mêmes. Ce mystère est un potentiel non manifesté, le vide, indiqué par le glyphe ovale qui est au centre de notre calendrier sacré. C’est aussi le zéro. Avec la compréhension du zéro revint la claire relation au pouvoir de l’esprit – car du vide émerge votre rêve , c’est à dire votre réalité, et grâce au vortex du son, à L’énergie de la volonté, au pouvoir de la claire intention, à la sagesse de l’équanimité et de la compassion, à l’action juste qui construit et améne les choses à une claire conclusion. Ces trois feux créateurs existent en chacun de nous, comme des spirales d’énergie en mouvement perpétuel, faisant perpétuellement apparaitre les fruits de notre intention et de notre désir. Ils sont la grâce d’Asga Ya Galunlati, l’Être Créateur , et circulent en nous, vivifiant l’esprit, animant la forme.

Le Pâle rappela aux gens comment vivre en harmonie avec ces vérités fondamentales. Il leur enseigna les 5 rituels sacrés que partagent les peuples amérindiens, ces rituels étant des façons de garder un esprit pur.
Les offrandes fumée clarifient l’esprit et le climat; en fumant, on consacre ses prières dans tous les mondes. le Pâle a donné des instructions particulières sur l’offrande du tabac et du cèdre. Les rituels de jeune et de sudation sont des offrandes destinées à purifier le corps et l’esprit , à soulager les gens de l’ignorance et de la souffrance. Par la vigile sacrée, on cultive le feu de la sagesse, on implore une vision. on appele le courage et la compassion pour parcourir le Sentier de la Beauté dans l’intérêt de tous. Nos pratiques religieuses favorisent une communion avec les puissances et les éléments naturels, y compris les Adawee, ces êtres angéliques qui sont les gardiens des directions, des portes de la conscience, et des cérémonies fondées sur les cycles solaires et lunaires, de même que les mouvements des étoiles.

Ainsi , le Pâle a donné sept aide-mémoires, afin que tous puissent se rappeler et honorer l’unité du cercle :

1 – Ce qui marche, nage, vole ou rampe est en relation; les montagnes, les ruisseaux et les vallées, tout est relié à votre pensée et à votre action.
2 – Ce qui se produit autour de vous et en vous reflète votre propre esprit et vous montre le rêve que vous êtes en train de tisser.
3 – Trois principes de l’esprit éveillé guident l’action éclairée : la volonté de voir le Mystère tel qu’il est, l’intention de manifester son but dans l’intérêt de tous, et le courage de faire ce qui doit être fait.
4 – La générosité de couer et d’action apporte la paix et l’abondance à tous ceux qui font partie du cercle.
5 – Le respect des ancêtres, du clan, du territoire et de la nation inspire des actes accomplis en harmonie avec la loi sacrée des soins appropriés aux cadeaux reçus.
6 – L’action dans l’intérêt du territoire et des gens pour 7 générations forme la conscience du Gardien Planétaire, qui rêve de ceux qui ne sont pas encore nés, et est perpétuellement attentif au déploiement de la Vie.
7 – Être en bonne relation, transformer ses patterns de séparation, pacifier les émotions conflictuelles, c’est faire l’experience de la sagesse intérieure, et calme le lac du Mystère.

Quelques 700 ans après le Pâle, un autre maître est venu chez nous les Tsalagis, nous rappeler les instructions sacrées et la façon de les remplir. Il s’appelait Wotan. Il fut conçu de façon miraculeuse, et enfant de la Promesse il fut élevé dès son jeune âge au temple, où il atteignit un niveau de prêtrise élevée comme maître du Vent.

Pendant longtemps il médita à l’intérieur de la caverne d’un volcan inactif. A un certain moment il y fut brûlé, et il perdit la pigmentation de sa peau, puis par la suite il porta un masque. A cause du niveau élevé d’accomplissements et de sa pâle couleur de peau de Wotan, on peut trouver différentes dates attribuées à la venue du Pâle alors qu’on parle de deux maîtres différents .

Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est une des prophéties réalisée. ceux qui croient en la primauté de la matière cherchent encore à manipuler et à réduire l’intensité de la flamme de la clarté de l’esprit et d’âme. L’esprit de séparation et l’esprit de domination ont enegndré des génocides à travers le monde, destructions de terres et de cultures, et inventions d’armements suffisament puissants pour tuer 20 fois tous les habitants de la Terre.
Suivant nos enseignements, toutes ces souffrances sont inutiles. Elles résultent de l’orgueil, de l’idée qu’on est meilleur ou plus important que l’autre. En réalité, dans le cercle de la juste relation, il n’y a ni haut ni bas, ni dedans ni dehors, mais tous ensemble dans le cercle sacré.

Tiré des enseignements des Indiens Tsalagi , Dhyani Ywahoo, édition le Jour.

 

Psychologie des foules

Psychologie des foules

La foule est conduite presque exclusivement par l’inconscient. Ses actes sont beaucoup plus sous l’influence de la moelle épinière que sous celle du cerveau. Les actes exécutés peuvent être parfaits quant à leur exécution, mais, le cerveau ne les dirigeant pas, l’individu agit suivant les hasards des excitations.

Une foule est le jouet de toutes les excitations extérieures et en reflète les incessantes variations. Elle est donc esclave des impulsions qu’elle reçoit. L’individu isolé peut être soumis aux mêmes excitants que l’homme en foule ; mais comme son cerveau lui montre les inconvénients d’y céder, il n’y cède pas. C’est ce qu’on peut physiologiquement exprimer en disant que l’individu isolé possède l’aptitude à dominer ses réflexes, alors que la foule ne la possède pas.[…]

Rien ne saurait être prémédité chez les foules.
Elles peuvent parcourir successivement la gamme des sentiments les plus contraires, mais elles seront toujours sous l’influence des excitations du moment. Elles sont semblables aux feuilles que l’ouragan soulève, disperse en tous sens, puis laisse retomber.
Cette mobilité des foules les rend très difficiles à gouverner, surtout lorsqu’une partie des pouvoirs publics est tombée entre leurs mains. Si les nécessités de la vie de chaque jour ne constituaient une sorte de régulateur invisible des choses, les démocraties ne pourraient guère durer. Mais, si les foules veulent les choses avec frénésie, elles ne les veulent pas bien longtemps. Elles sont aussi incapables de volonté durable que de pensée.[…]

Errant toujours sur les limites de l’inconscience, subissant aisément toutes les suggestions, ayant toute la violence de sentiments propre aux êtres qui ne peuvent faire appel aux influences de la raison, dépourvue de tout esprit critique, la foule ne peut qu’être d’une crédulité excessive. L’invraisemblable n’existe pas pour elle, et il faut bien se le rappeler pour comprendre la facilité avec laquelle se créent et se propagent les légendes et les récits les plus invraisemblables.[…]

Les déformations qu’une foule fait subir à un événement quelconque dont elle est témoin devraient, semble-t-il, être innombrables et de sens divers, puisque les individus qui la composent sont de tempéraments fort différents. Mais il n’en est rien.
Par suite de la contagion, les déformations sont de même nature et de même sens pour tous les individus. La première déformation perçue par un des individus de la collectivité est le noyau de la suggestion contagieuse. Avant d’apparaître sur les murs de Jérusalem à tous les croisés, saint Georges ne fut certainement aperçu que par un des assistants. Par voie de suggestion et de contagion le miracle signalé par un seul fut immédiatement accepté par tous.
Tel est toujours le mécanisme de ces hallucinations collectives si fréquentes dans l’histoire, et qui semblent avoir toutes les caractères classiques de l’authenticité, puisqu’il s’agit de phénomènes constatés par des milliers de personnes.
Il ne faudrait pas, pour combattre ce qui précède, faire intervenir la qualité mentale des individus dont se compose la foule. Cette qualité est sans importance. Du moment qu’ils sont en foule, l’ignorant et le savant sont également incapables d’observation.[…]

Les observations collectives sont les plus erronées de toutes et que le plus souvent elles représentent la simple illusion d’un individu qui, par voie de contagion, a suggestionné les autres.
Les événements historiques les plus douteux sont certainement ceux qui ont été observés par le plus grand nombre de personnes. Dire qu’un fait a été simultanément constaté par des milliers de témoins, c’est dire le plus souvent que le fait réel est fort différent du récit adopté.
Il découle clairement de ce qui précède qu’il faut considérer comme des ouvrages d’imagination pure les livres d’histoire. Ce sont des récits fantaisistes de faits mal observés, accompagnés d’explications faites après coup. Gâcher du plâtre est faire oeuvre bien plus utile que de perdre son temps à écrire de tels livres. Si le passé ne nous avait pas légué ses oeuvres littéraires, artistiques et monumentales, nous ne saurions absolument rien de réel sur ce passé. Connaissons-nous un seul mot de vrai concernant la vie des grands hommes qui ont joué les rôles prépondérants dans l’humanité, tels que Hercule, Bouddha, Jésus ou Mahomet ? Très probablement non. Au fond d’ailleurs, leur vie réelle nous importe fort peu. Ce que nous avons intérêt à connaître ce sont les grands hommes tels que la légende populaire les a fabriquésCe sont les héros légendaires, et pas du tout les héros réels, qui ont impressionné l’âme des foules.[…]

L’histoire ne peut guère éterniser que des mythes.

La simplicité et l’exagération des sentiments des foules font que ces dernières ne connaissent ni le doute ni l’incertitude. Le soupçon énoncé se transforme aussitôt en évidence indiscutable. Un commencement d’antipathie ou de désapprobation, qui, chez l’individu isolé, ne s’accentuerait pas, devient aussitôt haine féroce chez l’individu en foule.
La violence des sentiments des foules est encore exagérée, dans les foules hétérogènes surtout, par l’absence de responsabilité. La certitude de l’impunité, certitude d’autant plus forte que la foule est plus nombreuse et la notion d’une puissance momentanée considérable due au nombre, rendent possibles à la collectivité des sentiments et des actes impossibles à l’individu isolé. Dans les foules, l’imbécile, l’ignorant et l’envieux sont libérés du sentiment de, leur nullité et de leur impuissance, que remplace la notion d’une force brutale, passagère, mais immense.[…]

Les foules ne connaissant que les sentiments simples et extrêmes ; les opinions, idées et croyances qui leur sont suggérées sont acceptées ou rejetées par elles en bloc, et considérées comme des vérités absolues ou des erreurs non moins absolues. Il en est toujours ainsi des croyances déterminées par voie de suggestion, au lieu d’avoir été engendrées par voie de raisonnement. Chacun sait combien les croyances religieuses sont intolérantes et quel empire despotique elles exercent sur les âmes. N’ayant aucun doute sur ce qui est vérité ou erreur et ayant d’autre part la notion claire de sa force, la foule est aussi autoritaire qu’intoléranteL’individu peut supporter la contradiction et la discussion, la foule ne les supportent jamais. Dans les réunions publiques, la plus légère contradiction de la part d’un orateur est immédiatement accueillie par des hurlements de fureur et de violentes invectives, bientôt suivis de voies de fait et d’expulsion pour peu que l’orateur insiste. Sans la présence inquiétante des agents de l’autorité, le contradicteur serait même fréquemment massacré.[…]

L’autoritarisme et l’intolérance sont pour les foules des sentiments très clairs, qu’elles conçoivent aisément et qu’elles acceptent aussi facilement qu’elles les pratiquent, dès qu’on les leur imposeLes foules respectent docilement la force et sont médiocrement impressionnées par la bonté, qui n’est guère pour elles qu’une forme de la faiblesse. Leurs sympathies n’ont jamais été aux maîtres débonnaires, mais aux tyrans qui les ont vigoureusement écrasées. C’est toujours à ces derniers qu’elles dressent les plus hautes statues. Si elles foulent volontiers aux pieds le despote renversé, c’est parce qu’ayant perdu sa force, il rentre dans cette catégorie des faibles qu’on méprise parce qu’on ne les craint pas. Le type du héros cher aux foules aura toujours la structure d’un César. Son panache les séduit, son autorité leur impose et son sabre leur fait peur.

Toujours prête à se soulever contre une autorité faible, la foule se courbe avec servilité devant une autorité forte. Si la force de l’autorité est intermittente, la foule, obéissant toujours à ses sentiments extrêmes, passe alternativement de l’anarchie à la servitude, et de la servitude à l’anarchie.

Ce serait d’ailleurs bien méconnaître la psychologie des foules que de croire, à laprédominance de leurs instincts révolutionnaires. Leurs violences seules nous illusionnent sur ce point. Leurs explosions de révolte et de destruction sont toujours très éphémères. Les foules sont trop régies par l’inconscient, et trop soumises par conséquent à l’influence d’hérédités séculaires, pour n’être pas extrêmement conservatrices

Abandonnées à elles-mêmes, elles sont bientôt lasses de leurs désordres et se dirigent d’instinct vers la servitude. Ce furent les plus fiers et les plus intraitables desJacobins qui acclamèrent le plus énergiquement Bonaparte, quand il supprima toutes les libertés et fit durement sentir sa main de fer.

Il est difficile de comprendre l’histoire, celle des révolutions populaires surtout, quand on ne se rend pas bien compte des instincts profondément conservateurs des foules. Elles veulent bien changer les noms de leurs institutions, et elles accomplissent parfois même de violentes révolutions pour obtenir ces changements ; mais le fond de ces institutions est trop l’expression des besoins héréditaires de la race pour qu’elles n’y reviennent pas toujours. Leur mobilité incessante ne porte que sur les choses tout à fait superficielles. En fait, elles ont des instincts conservateurs aussi irréductibles que ceux de tous les primitifs. Leur respect fétichiste pour les traditions est absolu, leur horreur inconsciente de toutes les nouveautés capables de changer leurs conditions réelles d’existence, est tout à fait profonde. Si les démocraties eussent possédé le pouvoir qu’elles ont aujourd’hui à l’époque où furent inventés les métiers mécaniques, la vapeur et les chemins de fer, la réalisation de ces inventions eût été impossible, ou ne l’eût été qu’au prix de révolutions et de massacres répétés. Il est heureux, pour les progrès de la civilisation, que la puissance des foulesn’ait commencé à naître que lorsque les grandes découvertes de la science et de l’industrieétaient déjà accomplies. »

                        Gustave Le Bon (Psychologie des foules, livre I chap 2)

Source

Tuerie au Connecticut : la culture de Superman

Superman 2

Oui, nous avons le cœur brisé…

Oui, nous cherchons la « raison »…

C’est bien le constat  actuel du monde occidental qui répand sa plaie jusqu’aux subconscients des âmes humaines : chercher une « raison ». Comme s’il n’y en avait qu’une…

La machine de guerre humaine, de par ses armées, de par ses armes sophistiquées, n’a inventé qu’une chose : tuer le plus possible, le plus de gens possible, en moins de temps possible. Fini les duels à l’épée sur les bords d’une rivière, la chevalerie!

C’est l’ère de la boucherie, des muscles atomiques…

Nous savons : M. Obama a pleuré. Les grandes causent divisent les êtres en parties : les   enfants d’ailleurs, victimes collatérales des drones, ont une  « raison de mourir ». C’est une raison de vision mondialiste, de la suprématie et de la « mission » étasunienne. Ce n’est pas nouveau : les Alliés ont bombardés des villes pendant la guerre 39-45, simplement pour attester leur supériorité.

Les États se vantent de leur armement, de leur capacité de tuer. Puis elles offrent  des guerres préparées sournoisement par les « défenseurs  de la liberté ». Inconsciemment, de par l’apprentissage subliminal auxquels nous sommes tous soumis, tuer, se venger, se délester d’une frustration, dans un monde où l’égo est un monstre à nourrir,  n’est pas si surprenant qu’on veut nous faire croire. C’est le résultat de sociétés déviées qui cultivent une image. Et l’image est celle de la puissance de l’égo.

 Il n’y a pas de « raison » puisque nous vivons dans un monde qui ne cultive que la « raison ». Et si c’était ce tronçonnage de l’être humain qui était en cause? Qui donc est né de la raison? Nous sommes nés de l’amour de nos parents, de leurs frissons face à la vie et à son mystère.  Car tout est fait par amour dans le « plan » de la Vie. Tout est dévouement, tout  n’est pas « compréhension » mais acceptation. Et tout est loin d’être « logique » et doucement accommodant. La misère fait partie de la Vie. Suffit-il alors de s’abonner au crédo que la richesse apparente est une réussite?

Il est assez déroutant de voir tous ces analystes penser qu’une régulation des armes à feu automatiques règlera le problème. Le problème se situe dans les fondements même de l’Histoire. Dans les profondeurs des sociétés elles-mêmes devenues « folles », distribuant leur « folie » sans en comprendre les fondements. Si vous enlevez une paille ou une poignée de pailles à un amoncellement d’un mètre de pailles, vous ne changerez rien au tas de paille. Les « ingrédients » ayant mené à cet acte sont les résultats d’un curriculum vicieux auquel nous nous sommes habitués. Ces « ingrédients » sont multiples, complexes, étendus sur une durée si longue que le choix d’une ou deux, voire trois solutions ne règlera pas le problème.

À chaque fois qu’on évoque ces drames, on parle d’une petite communauté tranquille et sans histoire. Les communautés « tranquilles et sans histoire » ne le sont qu’en apparence, car elles sont également liés maintenant à toute l’effervescence de la planète, à toutes les cultures et à tous les « troubles » quotidiens que nous giclent chaque jour les médias.

De fait, nous vivons dans un monde qui n’est pas différent du « tueur ». Il ne s’est pas « fait lui-même », il est le résultat du bon et du mauvais des sociétés.

Des réussites technologiques douteuses, parfois inutiles, du constat des endettements, et du pays « des surhommes » glorifiés, que peut-on espérer comme résultat? Qu’il en sorte des saints et des méditant assis, désirant trouver et répandre autre chose que  la lèpre de la réussite individuelle et des faibles?

Non.

Le petit jardin rond s’adonne à l’élevage de « Superman ». Et nous y sommes tous abonnés. Nommez-moi des pays où l’on encense la fraternité, la compréhension par l’amour, la vision cosmique?

Les guerres ne font pas de saints… Les armes ne font pas d’humains…

Elles ne font que des victimes.

Et peu à peu, Superman est confus et il « décide » de faire des victimes.

Les guerres sourdes entre les individus ne sont pas différentes des guerres entre les pays.

Incrédule?

Jetez un œil attentif sur « l’état » du monde. Vous verrez que les Superman eux-aussi sont un peu confus : Utiliser les armes pour être le héros d’une cause est une situation familière et journalière. Les utiliser pour transformer ou améliorer le monde n’est pas si différent d’un petit frustré d’une communauté « tranquille ». Et plus elles sont énormes et efficaces, plus elles sont des produits de vantardises.

Parce que la planète, vu d’un certain angle par les dizaines de borgnes élus, elle aussi est une communauté parfaite et tranquille.

L’élu au pouvoir a la même culture que le simple citoyen. S’il croit par la raison rétablir la paix, – ou par les armes,- le résultat est le même mais ratifié par une communauté internationale. S’il croit avoir le pouvoir divin de le faire pour «anéantir » le mal, le simple citoyen n’a de choix que d’anéantir ce qui lui est invisible par la même raison – puisqu’il est élevé à la « raison » – que le Superman élu.

S’il croit échapper aux émotions à distance, c’est son droit.

En ce sens il n’est pas plus « intelligent » qu’un tueur d’enfants d’une communauté tranquille.

Dormons tous! La tranquillité et la défaillance de la prise de conscience humaine n’a pas d’échelle.

Les gens trop élevés n’ont plus la vue intérieure pour voir les craquelures et les failles.

Sauf qu’ils en ont le pouvoir, et de par celui-ci, ils croient avoir acquis la sagesse de perception.

Gaëtan Pelletier

16 décembre 2012