Archives quotidiennes : 5-décembre-2012

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Les maladies du capitalisme

Photo: SUFFERING FROM CAPITALISM

Interprétation

fer1972:

 

Chaque matin…

Chaque matin
Chaque matin est une vie
Et dormir n’est que partir un peu
Sans regrets..
 
Chaque jour
Chaque jour est une éternité
Il suffit de voir
D’écouter
Aimer
Comprendre
Saisir
Avoir les yeux grands comme des soleils
Alors, la passion prend le charme des frissons
La vie n’attend rien
Le silence est une main d’accueils des sons
 
Et chaque matin
Chaque matin
Il faut se dire que c’est une vie qui commence
Et chaque matin est une éternité devant soi
 
Il faut apprendre à vivre par le mur de la mort
Et chaque matin
On doit voir le mur
Et chaque soir, on doit voir la mort
Et c’est ainsi que chaque réveil est une vie…
 
Gaëtan Pelletier
5 décembre 2012
 

Elvis, et les canaris huppés

canaris huppés

canaris

***

En temps de paix, les fils ensevelissent  leurs pères ; en temps de guerre, les pères ensevelissent leurs fils.

Hérodote

Le malheur est à l’art ce que le fumier est à la culture maraîchère.

San Antonio

King Creole affiche

Ayant raté l’obtention du diplôme pour la deuxième fois et ayant besoin d’argent pour soutenir son  désagréable (et  au chômage) père, Danny Fisher prend un emploi en tant que chanteur dans la discothèque King Creole. Batailles au King Creole

 

La Terre commence à ressembler à une grosse partouze où se bagarrent les « grands de ce monde », à la manière des avocats, dans des structures énormes pour discuter et tenter de cuisiner un nouvel ordre mondial dans  un  olla-podrida mondialiste.  

La recette a trop de cuisiniers… Et trop d’avocats. Pendant qu’on se bagarre, et ce depuis des décennies, la Terre prend un coup de chaleur. En l’espace de 325 mois, la chaleur n’a cessé d’augmenter. Et pourtant, l’industrie automobile tente de produire une voiture « intelligente », comme elle a produit un téléphone « intelligent ». Tous les jours, des offres « irrefusables » nous sont offertes. L’auto, c’est le bijou sur quadra caoutchouc.

Le galop de l’exponentieldette américaine

La dette étasunienne :

Mais il y a plus : ce qui est réellement et dangereusement exponentiel, c’est la lenteur de l’exécution vis-à-vis  les multiples menaces… à venir.

La Syrie est à feu et à sang. La Palestine rétrécit comme une paire de jean au lavage, et l’hyper soldat Obama parle d’armes chimiques. La ligne à ne pas franchir…

Ah! Et l’agent Orange?

La fébrilité et – en même temps – le combat des renards mêlés aux coqs- font en sorte que nous sommes en quasi position stationnaire.

Alors, les problèmes ne se règlent pas.

Les autochtones du Territoire du Nord, au Québec, doivent « discuter » du Plan-Nord.

La politique- et ce dans tous les pays – est devenue une armée sur papier. On dirait la sixième armée d’Hitler prise dans la boue de novembre à l’approche de l’hiver russe.

La chaleur nous tue.

Mais la froideur de la paperasse nous tue plus encore.

Pour le réchauffement climatique, si vous faites une recherche à l’aide de  Google, vous verrez que les lézards sont en danger, Les Mayas, les autochtones de tous les pays, le  cerf d’Amérique, les phoques, les ours polaires, le léopard des neiges, l’Afrique,  et 100 millions de morts d’ici 2030.

On ne dit pas où…

Tout ça pour dire qu’à force de se batailler avec du papier, des interminables discussions à l’eau embouteillée, de créer des guerres pour « alimenter » l’économie, de mousser les luttes internes des partis « démocratiques », le soi-disant progrès vient de faire trois pas en arrière.

L’Homme sait courir, mais il ne sait plus marcher.

On a le sentiment amer de devenir des Elvis Presley condamnés à aller chanter et faire chanter les dirigeants pour avoir une qualité de vie égale au prix que nous payons en impôts et en taxes de toutes sortes.

Tout est exponentiel : la pauvreté, la dette, les luttes intestines, les « à gauche » mous, les « à droite » tricheurs-menteurs, et les centristes impuissants.

L’échec est une réussite

Style  Orwell, oui, je sais…

Mais nous sommes assez bêtes pour y croire.

Vous savez, pas besoin d’être savant, d’avoir passé par Harvard pour constater l’échec lamentable de nos sociétés.

Regardez alentour de vous…

Les campagnes se vident de la jeunesse. C’est le grand et triste syndrome d’un monde toujours recroquevillé par la matière fécale des compagnies qui n’ont plus de respect pour le genre humain.

Regardez votre petit coin de pays. On aspire les peaux roses vers les « grands centres », et les vieux crèvent dans des « centres d’hébergement »,  congelés avant de mourir, dans un concept qui rappelle la froideur de l’acier.

Un lecteur vient de m’envoyer un courrier dans lequel il m’indique que dans son pays, on a remplacé la femme de ménage par un robot nettoyeur…

Ah!

Comment avoir une relation humaine avec un robot?

On n’a qu’à voter…

Le point culminant

Ne comptez pas sur personne pour vous donner le point culminant de tous ces facteurs « désassembleurs ».

Le point culminant est la rencontre d’une armée de spécialistes incompétents, en vision de couloir, – souventes fois travesties à la bonté -, forgeant un monde où le vautour peut aller chercher de ses griffes votre chien. Car il est haut, à bon œil, et est puissant.

Nous sommes dans une culture de vautours qui planent au-dessus du genre humain. Le plus grand des problèmes – et il est encore exponentiel -, est qu’il a le pouvoir et la méchanceté de créer des vautours par un appétit vorace pour l’avoir et la gloire.

C’est l’arrivée, et ce depuis quelques décennies de l’homme « mono ». On lui a fait oublier que c’est de la Terre qu’il est né, de ses ancêtres qui l’ont bêchée…  Il se croit né du papier, des organigrammes, des grandes causes, des grands projets, et de la « vérité ».

La vérité ne se dessine pas : elle se vend à ceux qui veulent bien en acheter.

C’est un produit.

Comme l’automobile qui vous parle et vous dicte votre route…

Comme les guerres inventées et nourries aux « vérités » des puissantes nations.

Après, il faut créer et revamper de grosses machines… Qui ralentit le réel progrès humain. Car il n’est point de progrès s’il n’est pas humain.

Le reste est un miroir sophistiqué qui nous aveugle.

 ***

P.S. : Si les « mous »  continuent leurs batailles juridiques, je pourrai faire pousser des bananes en 2025 dans mon jardin.

Tout ça à cause de la culture de singes… Et des oiseaux qui chantent et chantent  le même air.

La même culture…

Gaëtan Pelletier

5 décembre 2012