Le bramement des Éloïs

les Éloïs, descendants des oisifs, hédonistes et décérébrés de la « surface », et les Morlocks, avatars dégénérés des esclaves désormais adaptés à leur habitat souterrain. Dans les deux cas, l’humanité paie l’immoralité de la structure sociale d’une régression intellectuelle et morale irréversible. Les deux races côtoient dans l’indifférence de somptueux édifices publics en ruine, métaphore classique (on pense à Gibbons) de la décadence de la civilisation.

On voit là un écho de ce que l’élite littéraire de gauche d’alors déplorait dans cette Angleterre en plein essor économique : fortes inégalités sociales, mécanisation croissante des grandes villes, entassement de l’habitat, villes souterraines, architecture métallique, etc. Le film de George Pal a imaginé, pour les décors du futur, un style de construction et une décoration contemporains de l’époque, c’est-à-dire très « années 60 ». Une plus grande fidélité à la pensée de Wells aurait consisté à s’inspirer d’édifices tels que leGrand Palais, la coupole du Printemps Haussmann ou la verrière du siège de la Société Générale. La machine à explorer le temps 

Les serviles des serviles des serviles des serviles… La chaîne et ses maillons délirants 

Réunions des Morlocks du Management . L’homo-cravatus.

Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites. Jamais maladies, accidents du travail, souffrances physiques et psychologiques n’ont atteint un tel niveau.
Des histoires d’hommes et de femmes chez les psychologues ou les médecins du travail, à l’Inspection du Travail ou au conseil des prud’hommes qui nous révèlent combien il est urgent de repenser l’organisation du travail.  Jean-Robert Viallet

Travail 1

Travail 2

Source : Psychanalyse; management et dépendance au sein des organisations 

L’homme robotisé, contrôlé, déchiré, cherche dans le travail « les valeurs » qui vont faire qu’il  « se réalise ». Le travail valorisé et valorisant est une invention du 20e siècle en accordant à ce nouvel esclave une fausse participation au pouvoir. Car le pouvoir réel des occidentaux, ayant été, pendant un certain temps, un pouvoir politique gangrené, il est passé au deuxième rang derrière la grande armée des cravatés.

Les dirigeants – et ce principe de « tête dirigeante » des compagnies privées a été repris par les états dans leur formule de rangs semblables à ceux des forces armées.

Mais personne ne participe réellement à la production, au travail « réel ». Car les sommes dites investies ou réinvesties le sont davantage au profit des petits et grands investisseurs. La persistances des « petits » est due à la volonté et à la foi de pouvoir passer  à un rang supérieur … pour ne plus avoir à travailler.

Et leur « réussite » est montrée en exemple.

Ils se pavanent, affichent leur richesses, pendant que les autres, tentant de suivre le troupeau s’endettent et deviennent de plus en plus esclaves.

Gaëtan Pelletier

30 novembre 2012

À l’usine de Papiers White Birch, les retraités ont notamment dû encaisser des pertes de 30 % à 40 % de leurs régimes de retraite.

Les ex-travailleurs d’AbitibiBowater et de Papiers White Birch à Québec, Saguenay, Donnacona et Clermont ont également amorcé la formation d’une coalition pour sensibiliser les politiciens à leur situation. Source: Radio-Canada 

2 réponses à “Le bramement des Éloïs

  1. excellent article montrant le coté délirant de l’espèce humaine dont les Socialistes Suisse on dû s’inspirer

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