La route vers soi (4) : le croisé des âmes

On ne sait ce qu’on cherche… Jusqu’à ce que nous trouve que ce que nous cherchions était  futile. Futile pour certains, douteux pour les autres.  Car une vie nous ramène parfois aux amusoires libres. Aux petits détails en apparence insignifiants,  comme ceux auxquels s’attardent les  enfants. Ces enfants qui s’arrêtent sur une herbe verte qui danse au vent.

Les émerveillés.

On passe une grande partie de sa vie, en guerre contre tout, en guerre contre plusieurs, sans savoir que l’on est en guerre contre soi. Comme après un long repas à gober de la complexité.

Voilà la  simplicité nous appelle,   parfois, comme un petit ruisselet où chaque goutte est un tracé de chapelet. Tout être est une prière qui cherche son chemin. Comme une herbe verte, un brin dansant au moindre souffle du vent. Enfant.

La tranquillité.

Elle arrive un jour, après les grands  volcans. On a appris à aimer  le tumulte! Voilà qu’on se retourne vers la candeur toute berçante de ne rien attendre. De ne rien faire. D’être seulement… Décompliqué.

C’est là, en vous, et l’autre en vous…

Il n’y a pas de hasard…

Il y a ceux qui pensent conduire leur vie et ceux qui croient que la vie les amène tranquillement vers autre chose. On ne peut pas être quelque « chose » de stagnant sans ce passage à une vision de la mouvance.

Le cerveau a les yeux trop petits pour nos êtres. On pense être nourris  de ce que nous bâtissons. C’est la Vie qui nous bâtit. Dans un mouvement intérieur. Dans un invisible qui nous échappe. Comme si la goutte de la rivière, emportée, est incapable de voir les courants et le grand dessin des rapides qui se tricotent par la douleur due à la friction des pierres. Et pourtant, c’est ce qui en fait la beauté.

Et si chaque âme avait une mission? Et quand elle l’a accomplie, elle renoue lentement avec ce qui l’a amenée ici. Elle fait la retrouvaille tranquille d’un monde qualifié « d’autre »…

La matière est l’ombre d’une projection.

La douleur est comme un ciseau de sculpteur. Et la peur, le mouvement…

Nous sommes simplement malhabiles dans l’art de vivre. Et de moins en moins habile quand nous délaissons la part importante en nous pour nous centrer simplement sur la mécanique de la matière.

En fait, nous ne sommes ni l’un ni l’autre, ici.

Un mélange.

Gaëtan Pelletier

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