Archives quotidiennes : 3-novembre-2012

Partons la mer est belle

J’avais oublié la matière unique de chanter de Fabienne Thibeault.  Il y a de nombreuses chanteuses, et la tendance est « aux voix fortes ». Mais l’art du chant est le ton unique qui fait qu’à chaque fois nous avons affaire à un instrument nouveau,  une sorte de magie à toucher les cordes vocales…  Tout ça touche davantage,  l’âme…

Amis partons sans bruit, la pêche sera bonne
La lune qui rayonne, éclairera la nuit
Il faut qu’avant l’aurore, nous soyons de retour
Pour sommeiller encore, avant qu’il soit grand jour

Partons la mer est belle, embarquons-nous pêcheurs
Guidons notre nacelle, ramons avec ardeur
Aux mats hissons les voiles, le ciel est pur et beau
Je vois briller l’étoile, qui guide les matelots

Ainsi chantait mon père, lorsqu’il quitta le port
Il ne s’attendait guère, a y trouver la mort
Par les vents par l’orage, il fut surpris soudain
Et d’un cruel naufrage, il subit le destin

Partons la mer est belle, embarquons-nous pêcheurs
Guidons notre nacelle, ramons avec ardeur
Aux mats hissons les voiles, le ciel est pur et beau
Je vois briller l’étoile, qui guide les matelots

Je n’ai plus que ma mère, qui ne possède rien
Elle est dans la misère, je suis son seul soutien
Ramons ramons bien vite, je l’aperçois là-bas
Je la vois qui m’invite, en me tendant les bras

Partons la mer est belle, embarquons-nous pêcheurs
Guidons notre nacelle, ramons avec ardeur
Aux mats hissons les voiles, le ciel est pur et beau
Je vois briller l’étoile, qui guide les matelots
Je vois briller l’étoile, qui guide les matelots

Austérité économique: Quand les capitalistes se font subventionner leurs propres Crimes.

par Camille Loty Malebranche

De la plus précise des définitions, l’austérité est la nocuité aveugle du capitalisme dans son agression des peuples, selon la toxicité parasitaire des classes du pouvoir économique assouvissant leur insatiable vénalité.

Austérité, crime de dédain politique des gouvernements larbins malsains et félons à la solde de quelques-uns, contre les peuples qui les ont élus. Aberration criminelle qui fait payer à la société globale, les excès avaricieux des quelques bouffis de l’oligarchie financière des États, trop arrogants et trop « surhumains » pour daigner assumer leur propres abominations de séquestreurs d’État, selon leur statut autorisé de prédateurs économiques légaux des nations…

Pathologie parasitaire du capitalisme qui préfère toujours infecter tout le corps social de ses maux en accusant tous, plutôt que de se résorber et d’accepter sa nocuité, son dysfonctionnement, l’austérité tend à restaurer le temps du travailleur esclave et du serf au cœur de l’actuel moyen-âge néolibéral de l’économie.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

oulala.info

De l’Empire (partie 2 : l’axe du mal)

De l’Empire (partie 2 : l’axe du mal)

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Pour légitimer leur ambition impériale les américainsdonnent l’illusion qu’ils sont le centre du monde par la protection qu’ils lui offrent en attaquant des adversaires faibles présentés comme « l’axe du mal ».
Emmanuel Todd écrit à propos, dans son livre Après l’Empire, que «pour maintenir sa centralité financière l’Amérique se bat, mettant en scène son activité guerrière symbolique au cœur de l’Eurasie, tentant ainsi d’oublier et de faire oublier sa faiblesse industrielle, ses besoins d’argent frais, son caractère prédateur».

Rajoutons que cette soif de profit coïncide opportunément avec un pillage systématique des terres impérialisées : c’est l’obsession pétrolière du complexe militaro-industriel américain qui dicte toute la stratégie prétorienne auProche Orient, et ce depuis plus de 50 ans. La survie et le développement de ces sociétés industrielles dépendent de leur accès à cette région, dont l’Irak est le pays d’intersection. Ainsi les Etats-Unis, insiste le célèbre démographe français, « mettent sous embargo des pays incapables de se défendre et bombardent des armées insignifiantes. Ils conçoivent et produisent des armements de plus en plus sophistiqués et appliquent en pratique à des populations civiles désarmées, des bombardements lourds digne de la Seconde Guerre Mondiale ».

Le journaliste Thierry Meyssan précise cet accablant procès-verbal en étudiant courageusement les barbouzeries de la domination impériale américaine. Il dénonce en premier lieu, à l’instar d’un Michel Collonl’intoxication médiatique occidentale. Une propagande généralisée présentant de faux désordres sociaux, de fausses dictatures et donc de faux prétextes d’émancipation des peuples. Meyssan détaille ainsi « comment sont provoquées les guerres civiles pour faire éclater les Etats et comment sont redessinées les frontières de sorte qu’aucun Etat ne soit plus en mesure d’opposer de résistance ».

Par ailleurs, il développe la théorie effroyable qu’un complot issue d’une faction du même complexe militaro-industriel serait à l’origine des attentats du 11 septembre. L’imposture aurait d’abord permit de lancer unecroisade évangéliste contre l’Islam en instaurant une forme de régime militaire dans les pays alliés, et aurait facilité l’exploitation des plus importantes réserves de pétrole et de gaz planétaires.

Chocs stratégiques

A propos du 11 septembreNaomi Klein parle d’un choc utile, sans pour autant se prononcer sur la possibilité ou non d’un complot interne. « L’idée d’envahir un pays arabe et d’en faire un Etat modèle se répandit au lendemain du 11 septembre et quelques noms circulèrent : l’Irak, la Syrie, l’Egypte ou l’Iran ».

L’administration Bush profita de la peur suscité par les attentats non seulement pour lancer sans délai la guerre contre le terrorisme, mais aussi pour faire de cette dernière une entreprise presque entièrement à but lucratif, une nouvelle industrie florissante qui insuffla un dynamisme renouvelé à une économie chancelante ».

La journaliste canadienne dénonce une méthode d’expansion des idées néolibérales par des chocs propices – souvent provoqués – à des réformes économiques impopulaires, fondées sur la doctrine de Milton Friedmann. Théorie dans laquelle ce Nobel de l’économie américain explique que la réduction du rôle de l’Etat dans uneéconomie de marché est le seul moyen d’atteindre la liberté politique et économique. « Pendant plus de trois décennies, Friedmann et ses puissants disciples avaient perfectionné leur stratégie : attendre une crise de grande envergure, puis pendant que les citoyens sont encore sous le choc vendre l’Etat, morceau par morceau, à des intérêts privés avant de s’arranger pour pérenniser les « réformes » à la hâte. »

Lieux de ce capitalisme du désastre ? Tous les continents sont touchés.
Du Chili de Pinochet dans les années 70 au Sri Lanka post tsunami en 2004, en passant par le Royaume Uni de Thatcher, la Bolivie des années 80, la Pologne post chute du mur, la Chine post Tiananmen, l’Afrique du Sud post Apartheid ou enfin la Russie de Eltsine. Résultat de cet expansionnisme ultra libéral : les populations finissent toujours par sombrer dans la misère et les élites continuent de s’enrichir.