Archives quotidiennes : 2-août-2012

Rupture d’anévrisme

Le capitalisme prospère sur le mythe de la classe moyenne : faire croire à un prolo qu’en bossant toute sa vie pour acquérir son clapier, il a les mêmes intérêts de classe qu’un rentier.

EjectIl ne m’a fallu que quelques rayons de soleil pour repartir à la rencontre du monde qui marche, qui croit et qui espère. Des bouts de route et des embrassades, de longues discussions sur l’état du monde, l’œil rivé sur le paysage de Gascogne en trichromie printanière : le vert quasi irlandais des collines qui ondulent jusqu’à la barrière bleu pâle des Pyrénées qui ourle un ciel de nuages noirs et ventrus. Il y avait foule pour le premier mai finalement. Toujours les mêmes, plus quelques autres, encore portés par l’élan d’une campagne électorale qui s’est effondrée au soir du premier tour, rattrapé par la lourdeur d’une époque, et qui les laissent un peu orphelins, un peu sans souffle et sans avenir. Et puis, à chaque fois, un discours différent, des envies différentes, des arguments différents, mais tous concentrés sur un seul but : me convaincre de voter Hollande parce que l’idée de voir Sarkozy cinq ans de plus leur est intolérable.

Le pire, dans tout ça, c’est que je ne suis même pas sûre qu’ils y croient plus que moi. Nous sommes au bord de la falaise, scrutant l’abîme insondable qui s’ouvre presque sous nos talons, le dos au mur qui se rapproche et ils veulent bien faire :

  • Prends ce bout de papier à cigarette pour te faire un parachute
  • Non, mais, sérieusement, tu vois bien, ça ne va pas le faire, ce n’est juste pas possible ! Le problème n’est pas dans le fait d’avoir un parachute, il n’est même pas dans le fait qu’il soit visiblement sous-dimensionné, le problème, c’est le gouffre et ceux qui nous poussent dedans.
  • Oui, mais prends quand même, c’est toujours mieux que rien.

Sauf que là, franchement, même avec un grand effort de concentration, je n’ai pas assez la foi pour croire que cela va changer quoi que ce soit.

Le moins pire. Même pas. Le saut de la foi. Qui va faire « plaf » en arrivant en bas. Avec le petit bruit mouillé de la pastèque bien mûre qui explose au sol.
Ce n’est plus un vote, c’est un référendum. Pour ou contre Sarkozy.
Voilà à quoi s’est réduite la démocratie. Voilà ce à quoi j’ai le devoir de participer :pour ta purge libérale, pour ta politique de récession, tu préfères que le véto soit sympa ou pas trop ?
Comme d’habitude depuis l’enterrement de la volonté des peuples de 2005, la question ne porte plus jamais sur nos choix de société, mais uniquement sur les modalités d’application du programme unique de restriction massive d’accès aux ressources. Chacun étant, bien sûr, persuadé qu’il arrivera à prendre bien moins cher que son voisin.

La seule chose notable, par rapport aux autres fois, c’est l’unanimité de la résignation : tout le monde m’a l’air bien convaincu que nous n’avons plus aucune manière d’échapper au grand rouleau compresseur, on accepte donc d’en être réduit à choisir l’intensité et la brutalité avec lesquelles on va nous faire mal. Tout en espérant qu’en choisissant bien, le coup tombera plus souvent sur le dos du voisin. Plus personne n’espère que ça change. Plus personne ne veut vraiment que ça change. Juste ne pas avoir trop mal. Juste un petit serrage de ceinture en attendant que ça passe.
Sauf ceux qui n’ont plus rien à perdre, mais ceux-là, pour l’instant, sont encore bien minoritaires, bien inaudibles, bien invisibles, bien méprisés par tous les autres, tant des années de stigmatisation des perdants du capitalisme ont bien porté leurs fruits pourris.

Quand j’y pense : que les plus riches aient réussi à désigner les plus pauvres à la vindicte populaire en les présentant comme des privilégiés, des profiteurs, des parasites ! Que les rentiers aient pu régurgiter sans cesse leur amour immodéré pour la valeur travail, la grande valeur travail, à laquelle ils prennent bien soin de ne jamais toucher. Que l’on ait pu nous vendre le mythe de la France des proprios, un peu comme celui de la France des entrepreneurs : tous rentiers, tous patrons, tous autoexploités, tous soumis à la loi de la banque, de la dette et du moins-disant !

Et ensuite, ils font mine de ne pas comprendre le vote FN ! Un demi-siècle qu’on marchandise tous les aspects de la vie humaine ! Un demi-siècle que l’on clôture, que l’on possède, que l’on délimite par les barrières de l’argent. Un demi-siècle, c’est ce qu’il leur a fallu pour que nous trouvions tous totalement normal et indépassable l’idée que tout, absolument tout se vend et s’achète. Y compris et surtout nos besoins primaires. Il n’y a plus de biens communs, plus de bois où glaner de quoi se chauffer, plus de sources où s’abreuver, plus de recoins où chier en paix. Tout appartient à quelqu’un. Ils ont même commencé à prendre des options sur des astéroïdes ! Comment justifier un droit de propriété sur un bout d’astéroïde ? Comment justifier l’idée que l’eau, la ressource la plus vitale, ne soit plus qu’une denrée, c’est-à-dire que son accès dépend uniquement de notre accès à l’argent ? À qui appartient l’eau ? Y a-t-il eu une OPA sur les nuages ?
Il faut de l’argent pour tout. L’argent est devenu le fluide du corps social : ne pas en avoir, c’est mourir. Et ils n’ont eu de cesse de raréfier l’argent. En créant des barrages, des retenues, des points d’accumulation en aval desquels il devient de plus en plus dur de survivre. Et cela devrait s’amplifier. Parce qu’ils vont fermer encore plus les robinets. Ils appellent ça la nécessaire rigueur et ils sont tous d’accord pour nous l’infliger. Des milliards d’euros en plus vont être retirés de la circulation : gel des dépenses, coupes dans tous les dispositifs de redistribution, restrictions salariales au menu, déconstruction du Droit du travail pour un rapport de forces encore plus déséquilibré.

Le corps social se meurt de n’être plus correctement irrigué. Il est perclus des anévrismes des plus riches et ils parlent d’une nouvelle saignée. Et ils nous demandent de choisir l’outil qu’ils vont nous plonger dans l’artère! Nous n’avons jamais été collectivement plus riches qu’en ce moment et jamais plus convaincus que plus rien n’est possible : ni une bonne santé, ni une bonne éducation, ni une bonne retraite, ni rien de ce qui fait une bonne vie !
Nous n’avons jamais été aussi riches et jamais nos imaginaires sociaux et politiques n’ont été aussi pauvres, aussi réduits, aussi mesquins, aussi médiocres.

Tout ceci n’est qu’un vaste mensonge, une sale mise en scène, la pire des revanches de classe depuis le 19e siècle.
Il est l’heure de se réveiller.
Il est temps de se remettre à exiger.

Le courage de la non violence

La non-violence n’a jamais été de la résistance passive. Cet essai ressuscite le cheminement de Gandhi, de la « non- violence des faibles » à la « non-violence des forts » qui fut capable d’ébranler l’Empire britannique.

Face à la « civilisation moderne » ; dont Gandhi nous avertissait qu’elle était gangrenée par la violence dans ses fondements juridiques, éducatifs, technologiques et même dans sa médecine, cette arme reste d’une actualité totale.

La non-violence exige toujours intrépidité et courage, elle aiguise l’autonomie ou « gouvernance de soi » et force l’attention à « cette petite voix intérieure qui ne se trompe jamais » : la conscience.

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INTERVIEW DE JEAN-PIERRE BAROU

Compagnon de Sartre, Jean-Pierre Barou a vécu les années 60-70 autour des maos et des révoltes sociales. Loin de révoquer le passé, l’auteur témoigne avec enthousiasme de l’effervescence intellectuelle et du combat légitime des mouvements ouvriers de cette période. Rencontre avec un écrivain pour qui liberté rime avec insoumission et fraternité.

Comment avez-vous rencontré Sartre ?

À cette époque, je milite aux étudiants communistes où j’écris mes premiers articles pendant la guerre d’Algérie. Avant Mai 68, je crée une revue littéraire engagée : ATOLL. Le premier numéro est consacré à Paul NizanSartre a aimé cet article et me propose de faire la publicité de mon journal dans Les Temps modernes en échange d’une publicité de son journal dans ATOLL. Arrive Mai 68. Ingénieur à la caisse des dépôts et consignations, je disparais sans prévenir personne. Je fréquente Clara Malraux grâce à qui je rencontre l’équipe de L’Idiot international de Jean-Edern Hallier. Il y avait un organe très radical qui étaitLa Cause du peuple mais il fallait un journal plus modéré, afin d’attirer des individus moins concernés par la vie militante. Face au refus catégorique de Jean-Edern d’être récupéré, les maos créent un équivalent de L’Idiot international qui va s’appeler J’accuse et que je vais rejoindre spontanément. On y trouve alors GodardSartreBeauvoirGlucksmann, etc. Malheureusement, le journal va avoir une vie très brève et la décision de fusionner La Cause du peuple et J’accuse apparaît évidente.

Votre livre s’intitule ’Sartre, le temps des révoltes’. Comment se définissent-elles ?

Ce qui va caractériser le début des années 70, c’est des conflits spécifiques. Des conflits qui ne relevaient pas du programme commun de la gauche ni des méthodes syndicalistes. C’est l’époque des grandes séquestrations. On retient de force un patron dans son bureau pour dialoguer avec lui ; on l’oblige à travailler à la chaîne pour qu’il prenne conscience de la difficulté du rythme de travail ; dans les mines de charbon, on empêche les cadres de remonter à la surface. Je me souviens de conflits où l’on n’accordait que deux minutes aux patrons séquestrés pour aller aux toilettes.C’était en réalité le temps accordé aux ouvriers pendant le travail à la chaîne.

C’est ce que vous appeliez les actions illégales mais légitimes ?

Tout à fait. Illégales au sens où la législation du travail ne les prévoie pas et les condamne. Le monde syndical, qui est plutôt légaliste, ne les approuvait pas non plus. Ce qui pouvait justifier d’une certaine manière l’appellation de syndicats « collabos ». Légitimes sur le plan moral ou éthique. Il était légitime de renvoyer les patrons, calfeutrés dans leurs bureaux, à la dure réalité de la vie ouvrière.

Seulement, l’action pouvait devenir violente ?

Il y a des risques pour que la violence devienne effective mais Sartre, par exemple, considérait qu’elle était l’expression d’une « souveraineté populaire ». On avait affaire à des pères de famille responsable qui prenaient des décisions concrètes et faisaient entendre leurs voix. Un des grands slogans, que j’ai entendu lors d’une grève de femmes, était : « Pour gagner sa vie faut-il la perdre ? » La perdre ça veut dire une usure prématurée que j’ai connue dans mon enfance quand ma mère sur son lit de mort m’a dit : « J’ai eu une vie naïve. »Je voyais bien que ces conflits faisaient écho en moi. En réalité, Mao je m’en foutais. C’était la référence idéologique, mais ce qui se référait à mon histoire c’était de voir des hommes et des femmes essayant de desserrer l’étau du monde du travail et qui revendiquaient la justice, le respect de soi-même, de son corps, de sa conscience. On était sur un terrain que Sartre, philosophe de la liberté, n’attendait pas voir un jour être pris en compte par des masses soi-disant « passives ».

Il y avait aussi les tribunaux populaires…

Oui, ça c’est le grand pas ! La grande affaire de Lens où, après un coup de grisou faisant de nombreux morts, la direction s’en remet à la fatalité. Sartre va faire quelque chose d’extraordinaire. Il se rendra sur les lieux, enquêtera et fera apparaître les négligences de la direction quant aux mesures de préventions. Il va interpréter le rôle de procureur du peuple et entreprendre un réquisitoire, une démonstration implacable de la responsabilité de l’encadrement. Pourquoi ils n’ont pas privilégié la sécurité ? Pour assurer le rendement. C’est très fort de la part de Sartre qui démontre la légitimité du tribunal populaire. C’est la Raison contre la raison d’Etat, la justice populaire contre la législation. Sartre faisait ainsi la guerre contre la guerre que l’on fait aux hommes. Le tribunal populaire de Lens, pour Sartre, s’inscrivait dans la continuité du tribunal international de Nuremberg.

La comparaison était excessive ?

Il faut savoir différencier les choses, sinon on rentre dans une sorte de confusion qui tend à relativiser la gravité d’un fait. Mais sans faire d’amalgame, sans oublier ce qu’était la Shoah, on peut accepter l’idée qu’il y a une filiation. Je préfère l’idée de filiation qui n’engage pas une confusion. On ne superpose pas le tribunal populaire de Lens à la solution finale, mais pour Sartre les conditions mêmes qui sont imposées à l’homme dans le travail étaient une guerre contre l’homme, donc un crime contre l’humanité. Il n’est pas normal pour gagner sa vie, de devoir la perdre. À Lens, il y a eu complicité de l’Etat, de la justice, de la science. Mais on peut comprendre la vigilance à l’égard des comparaisons excessives.

Y a-t-il une contradiction entre le Sartre qui écrit Flaubert et le Sartre s’engageant concrètement avec les maos ?

Il est possible de répondre par une phrase de Sartre, de 1971:« Mes recherches sur Flaubert et les mouvements sociaux se confondent. » Il veut montrer qu’un individu a une protohistoire, par la famille, l’éducation. Il en déduit ainsi l’existence d’une liberté aliénée. « Les hommes sont libres d’agir mais ils ne le savent pas », dit-il dans ‘Les Mouches’. Nous sommes prédestinés à certains rôles. Au contraire, les mouvements sociaux, c’est la liberté souveraine. On peut à tout instant dans une existence outrepasser sa liberté aliénée pour une liberté souveraine. Flaubert le fera, aux yeux de Sartre, en écrivant ‘Madame Bovary’.

Comment expliquer alors que la plupart des maos ne sont pas restés rivés à leur origine bourgeoise ?

C’est le miracle de Mai 68. Ca a contribué à remettre en cause l’intellectuel classique. Une génération comprend qu’un intellectuel ne peut pas se contenter de signer des pétitions. Il doit se mouiller, réveiller la classe ouvrière qui est dans un sommeil bureaucratique. C’est une génération qui a transcendé sa liberté originelle. Glucksmann vient de déclarer récemment dans le Figaro, qu’il avait honte de ses années maos parce qu’il se référait à la Chine de Mao. Moi je n’ai pas honte, si par honte j’éprouve un sentiment. Je n’éprouve pas cette honte, ce qui ne veut pas dire qu’intellectuellement j’approuve les atrocités du maoïsme. Cette utopie maoïste ne m’a jamais trop intéressé. Je n’étais pas là pour ça. Ce qui m’intéressait c’était la charge du secteur Renault dont j’étais responsable. Je respecte ce qui dit Glucksmann, mais dans mon vécu ça ne me concernait pas vraiment. Sa position de philosophe, puisqu’il était le théoricien des maos, est peut-être plus dure à assumer. Moi je partageais simplement la souffrance des ouvriers.

Finkielkraut parle de gloire pénitentielle de Sartre (1) pour dire la mauvaise conscience de l’intellectuel. Qu’en pensez-vous ?

Sartre pensait que par son statut, l’intellectuel a en charge l’universel, mais qu’en réalité il est au service d’une classe. C’est ce déchirement entre la portée théoriquement universel de son savoir et le particularisme d’une classe qui est à la base d’une espèce de mauvaise conscience. Quoi qu’il en soit, Sartre pensait qu’il fallait arrêter de travailler en dehors de la classe ouvrière pour, au contraire, fusionner avec elle. Il voyait la classe ouvrière s’emparer de la question de la liberté. C’est finalement son idée un peu folle, selon laquelle le philosophe serait un homme quelconque. Est-ce que l’ouvrier peut être aussi le philosophe de sa situation ? Oui ! S’il se pose aussi cette question métaphysique : « Qu’est-ce qu’un homme ? »

Comment en arrive-t-on à un Sartre parlant de l’immortalité avec un Benny Lévy ?

Ils se rendent compte de l’impasse du tout politique. Dans leurs dialogues, ils remontent à la Révolution française, aux hérésies pour retrouver, en fin de compte, Levinas. Avec lui, ils pénètrent dans les chemins de l’éthique afin de construire une troisième morale. Quand Sartre évoque, dans le texte publié au Nouvel Observateur (2), la résurrection des morts, il ne voit pas les tombes s’ouvrir et les justes sortir. Il s’intéresse surtout à la constitution sur terre de la cité des justes, c’est-à-dire l’achèvement de la morale transcendant l’histoire. Il comprend que cette morale n’est pas un code de conduite mais l’interaction des consciences. La morale, c’est la présence de l’autre. Mais comment articuler une conscience libre avec la responsabilité morale ? Voilà leur véritable sujet de réflexion. En définitive, le salut pour Sartre est la constitution d’une morale sur terre.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la société ?

C’est une faillite. Je crois que la liberté a reculé car notre imaginaire s’estompe. On n’a jamais été autant prédestiné. Et puis, il y a l’absence évidente d’éthique. Quant au pouvoir politique, il suffit de voir l’état moribond de la gauche, proprement à vomir, pour prendre conscience du recul de certaines valeurs fondamentales.

Etes-vous nostalgique ?

Je n’ai aucun regret. Les maos sont la fidélité à mon enfance. Une chose, peut-être, le fait scandaleux que tous les textes des années maos de Sartre soient introuvables en volumes. Avec, par exemple, cette phrase remarquable : « Nous sommes des honnêtes gens parce que nous nous sommes résignés et eux sont des voleurs parce qu’ils se sont rebellés. »

SOURCE

Un vieux produit de la SAQ : le Brandy(t) Al Capone

Copyright image: banditisme et Gaëtan Pelletier. ( J’ai eu un mal de chien à la monter).

Il est formellement interdit de ne pas utiliser cette image sous peine…

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Commerce:Sorte de transaction à traverslaquelle A dépouille B des biens de C et en compensation de laquelle B soulage des poches de D de l’argent de E.
Le Dictionnaire du Diable (1911)
Citations de Ambrose Bierce

Capitalism is the legitimate racket of the ruling class

Al Capone

La SAQ a englouti au moins 14 millions de dollars dans la construction de son site web saq.com, a appris La Presse. Une partie importante de cette somme a été dépensée en pure perte, notamment à cause de caractéristiques et de technologies inadaptées aux besoins.

Documents détruits, coûts réels inconnus, chiffres de vente secrets, technologie restrictive, etc., le site web de la SAQ traîne un historique chaotique mêlé de ratés.

Dès 2000, la société d’État avait voulu donner un nouveau souffle à son site internet, lancé en 1996, en y intégrant un volet transactionnel destiné au grand public ainsi qu’aux commerçants titulaires de permis. Des 14 millions consacrés à cette métamorphose, les trois quarts ont été versés à deux sociétés: Cognicase, acquise plus tard par le Groupe CGI (7,6 millions), et Nurun, une société de Quebecor Media (2,6 millions). Cyberpresse

Entrée : quand 4 pneus et deux policiers courent après un pneu télépathe

Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence. Rubber, le film ( Ça n’a rien à voir avec le texte, sauf que dans un monde étrange, les policiers auraient mieux à faire que de poursuivre un pneu « télépathe ». )

Économie 101 : série présentation barils

Vous avez deux tirelires-baril : impôt provincial et impôt fédéral. Vous y glissez chaque semaine vos sueurs pour que l’État gère vos avoirs. Ça tombe goutte à goutte. On ne cesse de vous dire que le baril est vide  et qu’il faudra emprunter encore pour nourrir ces caisses apparemment sans fonds.

Sans compter les multiples participations, dont les taxes « provisoires » TPS TVQ.

Vous nourrissez les barils et les administrateurs de barils. Et par ricochet les amis des amis.

Une vraie famille. Les frères Ponzi. C’est comme les amis de Facebook. Pour embrasser Karine en Australie, il vous faut plus qu’un cou de girafe.

La fortune passe par un brin de connaissance et une multitude de reconnaissances.

La reconnaissance invisible est la base de la chaîne de Ponzi, des rapports politiciens et « amis ».

Il va falloir un milliard de dollars pour réélire Obama aux États-Unis.

Les tirelires en format poupées-russes. On investit pour élire. Même les pauvres… Où pensez-vous que les riches prennent leur argent?

Les briques de leurs châteaux sont collées à la crazy glou!  Et glou! Et glou!

De l’autre côté, il  y a les déguisés retors qui vident votre cargaison n’importe où.

Les souliers de la SAQ

Dans le film The adjustment bureau, le politicien finit par parler franc : il prend un de ses souliers et avoue qu’un « spécialiste » a fabriqué le concept pour  7,500 dollars  rien que pour en atténuer  le vernis pour ne pas déplaire à la populace et en laisser assez pour ne pas déplaire à Wall-Street.

En langage universitaire, on nomme cela une opération mitoyenne.

La SAQ est verte… Si vous n’avez pas votre sac,  elle vous sacre dehors avec votre flacon de gin vert forêt. Comme une punition. « Tu veux pas être vert? T’auras pas de sac, ni de plastique, ni de papier.

Le syndrome de la blanchisserie grise… Je ne sais   si vous la saisissez… Il en est qui prennent des cuites  aux idées reçues… Et au pouvoir. Mais c’est le peuple qui paye la traite.

***

Un site à 14 millions de dollars?  Il y a des administrateurs qui boivent les goûtes d’impôt des contribuables. Finalement, on est  les  bouts  des alambics des frelatés du système.

Des travailleurs de l’état, dits au service du peuple.

Les gangdidos des États

Pour certains, Elvis est encore vivant,  par déni, et pour les plus délurés,  Al Capone ne fume plus le cigare et  il est au service de l’État.  Il s’est épuré du tabac, et blanchi.

La théorie des univers parallèles commence à se matérialiser : il y a le bureau et la vie.

Plus tu sues pour produire, plus tu nourris des  les requinets  élevés dans des aquariums.

Des bureaux vitrés… Et des têtes d’eau… Des branchies et des débranchés.

Montréal (International), le 7 juin 2011 – BARBIE, le jouet le plus célèbre du monde, est impliquée dans la déforestation des forêts tropicales en Indonésie. C’est ce que révèle une enquête menée par Greenpeace International dévoilée aujourd’hui.

Les études de Greenpeace nous apprennent que la poupées modèle ne montre pas l’exemple lorsqu’il s’agit de son emballage. L’icône des poupées est empaquetée de carton qui contienne de la fibre issue des forêts tropicales humides de l’Indonésie, une forêt qui constitue l’habitat essentiel d’espèces menacées comme le tigre de Sumatra.

La SAQ veut conquérir le monde. Al fait maintenant partie de Greenpeace. Le voilà en train de sermonner la poupée, ayant sans doute un peu trop bu de son produit.

Maintenant , tout se tient. Al est un bon gars…. Il aura sa tête sur une bouteille de Brandy.

Good!

La loi du silence

Délit d’opinion… Ça prend un avocat pour trouver une formule pareille et la transformer en « crime ».

La SAQ punit deux employés pour « délit d’opinion »
Par Guy Cardinal, le 17 mars 2006

Sylvain Toutant n’aime pas être critiqué

Deux employés de la SAQ ont été suspendus sans solde pour avoir publié leur opinion peu favorable au président Sylvain Toutant.

Un employé ayant 31 ans de service, Pierre Roy, 56 ans, perdra six mois de salaire pour avoir rédigé une lettre au journal Le Devoir questionnant la gestion de la Société d’État.

La SAQ s’explique en affirmant que la loyauté envers l’employeur a préséance sur la liberté d’expression.

On l’accuse également d’avoir enfreint la politique de sécurité informatique en se servant d’un ordinateur de la SAQ pour expédier sa lettre aux médias.

Un autre employé, John Brewster, a aussi été suspendu sans salaire: trois mois, dans son cas. Il avait donné son opinion sur le site internet Cyberpresse.ca. (Source: Echo-Actu)

La tribune du verbe

Le type a utilisé un ordi de la SAQ pour envoyer sa lettre… Sécurité informatique? La poupée est devenue plus futée que M. Capone.

Les raisins de la légère : variation sur un roman de John Steinbeck

L’autobus du P.Q.

Il faut se souvenir que les débuts de saq.com ont été laborieux. Les ventes ont à peine atteint 500 000$ de novembre 2000 à fin janvier 2001, alors que l’objectif était de 3 millions à la fin mars 2001. On avait invoqué la complexité du processus pour obtenir un NIP, le manque de convivialité du site et les problèmes de livraison.

Lors de sa comparution devant le comité des finances publiques en mai 2001, la ministre péquiste Pauline Marois avait été malmenée par le libéral Jacques Chagnon à propos du site saq.com et des zones grises qui l’enveloppaient. L’opposition remettait en question l’attribution du contrat à Cognicase, la rentabilité du site et même la véracité des statistiques de ventes en ligne divulguées par la SAQ. Selon M. Chagnon, la SAQ et Mme Marois avaient gonflé de jusqu’à 50% le nombre de commandes passées en ligne en y intégrant des achats fictifs réalisés par Cognicase et un autre «prête-nom» (sic) lors de tests du système, ce que Mme Marois avait nié. Lien

On n’a pas de preuves.

Comme dirait le sympathique Cabanel avec ses proverbes africains : «  L’aveugle peut bien dire : je ne crois que ce que je vois… »

P.S. : le coût d’un site internet tel que celui de la SAQ  est  évalué à environ 1 million de dollars.

Comme dirait le sage zulu « Plus il y a de la graisse qui descend dans le tuyau , plus il en colle sur les parois. »