Archives quotidiennes : 18-juillet-2012

La productivité, version 2012

À l’exception de l’année scolaire 2005-2006, où une diminution de 100 cadres par rapport à l’année précédente est observée, le nombre de gestionnaires dans les commissions scolaires a globalement augmenté de 621 postes entre 2001 et 2011.

Pas moins de 6607 cadres sont donc répartis dans les 70 commissions scolaires du Québec, selon les derniers chiffres obtenus par Le Journal de Québec, une hausse de 9% en dix ans.

À l’inverse, le nombre d’élèves québécois a constamment diminué depuis, s’établissant à 1 105 385 jeunes en 2001-2002 alors que 987 000 jeunes étaient inscrits dans le réseau public en 2010-2011, une baisse de 11%.

Une situation «aberrante» selon la présidente sortante de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement, maintenant candidate caquiste, Chantal Longpré. «Je ne comprends pas qu’on se retrouve avec plus de personnel-cadre, c’est épouvantable.»

«C’est indécent, c’est rire des payeurs de taxe, ça, s’est-elle offusquée. La seule chose qui justifie les gestionnaires supplémentaires, c’est notre machine bureaucratique. Il est temps qu’on fasse le ménage.»

Le porte-parole péquiste en matière d’éducation, Sylvain Gaudreault, pointe aussi la bureaucratie, mise en place par le gouvernement libéral pour expliquer l’augmentation du nombre de gestionnaires.

«Depuis quelques années, il y a un alourdissement de la bureaucratie et les commissions scolaires répondent à ce besoin-là via l’embauche de cadre», a remarqué le député. «Il faut que le gouvernement fasse des efforts, mais les commissions scolaires aussi», a ajouté M. Gaudreault.

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L’Iran et la nouvelle pesée de l’humain

Manuel de Diéguez

Il est difficile de rendre la géopolitique intelligible sans descendre de plusieurs marches au-dessous du rez-de-chaussée ; mais comme la visite des caves prend beaucoup de temps et allonge le récit, j’ai imaginé de faciliter le voyage aux lecteurs pressés. J’ai donc indiqué par des écriteaux les séjours dans les souterrains et les lieux de promenade au grand jour.

1 – Le débarquement de la cyberguerre
2 – Pourquoi, pourquoi, pourquoi…
3 – La politique onirique de l’humanité
4 – Comment gérer la crédulité des peuples démocratiques?
5 – L’anthropologie comparée
6 – A cheval entre le réel et le songe
7 – Comment catéchiser la civilisation de la Liberté?
8 – Les truquages de la mort héroïque de l’humanité
9 – Une apocalypse polythéiste
10 – Les jeux de la peur avec la mort

1 – Le débarquement de la cyberguerre

Au grand jour de l’histoire

Sans nous en douter le moins du monde, peut-être assistons-nous à la révolution la plus décisive et la mieux cachée que la méthode historique aura connue depuis les origines de la science du passé ; car les vraies guerres entre les nations sont devenues industrielles et commerciales, mais elles se doublent d’ores et déjà d’une cyberguerre aussi secrète que féroce. Cinq des huit Etats détenteurs d’une apocalypse imaginaire affrontent un seul pays, l’Iran, désireux d’acquérir à son tour la maîtrise d’un songe militaro-biblique.

Passage par les souterrains

« En automne 2011, les Iraniens avaient trouvé dans leurs réseaux informatiques un virus espion, baptisé « Duqu », conçu pour voler des informations précieuses. Ces agressions n’étaient jamais revendiquées, mais, selon les experts, seul un Etat disposait des ressources humaines et des armes financières indispensables pour conduire à bien des programmes aussi innovateurs et aussi affinés. Les soupçons s’étaient portés sur les Etats-Unis et sur Israël.« 

Très vite on découvre qu’il s’agit d’un monstre de l’informatique: « Le décryptage de son logiciel » vous conduit « de surprise en surprise« . Dans sa version définitive, « le code de Flame pèse vingt mégaoctets – vingt fois plus que Stuxnet. Il s’agit d’un mode d’espionnage qui oeuvre en secret, donc sans perturber le fonctionnement des ‘ordinateurs qu’il espionne. » Les chercheurs le comparent à une grosse « boîte à outils« , pleine de « logiciels hautement spécialisés« . Flame est capable d’identifier et de copier n’importe quel type de fichier, de mémoriser chaque frappe sur le clavier, de procéder à des captures d’écran ou encore de réveiller le micro de l’ordinateur afin de lui faire enregistrer les bruits et les conversations dans son environnement. Il est même capable de « déclencher l’émetteur-récepteur sans fil Bluetooth et d’entrer en communication avec des ordinateurs miniaturisés ou avec des smartphones placés autour de lui. »

De plus, Flame est doté « d’une fonction « suicide« : quand il a achevé sa mission, il s’autodétruit. Sans doute dispose-t-il de fonctions encore à démasquer – l’analyse de ses capacités ne fait que commencer. Les chercheurs estiment qu’il a fonctionné pendant au moins deux ans avant de se trouver repéré.  » Mais il n’est pas question de découvrir les concepteurs et les commanditaires d’un « virus d’Etat« : « En théorie, ces enquêtes relèvent des tribunaux des pays concernés, mais la justice se heurte à des empêchements techniques, juridiques et diplomatiques insurmontables. » Et puis, le Président des Etats-Unis est devenu un tueur armé des foudres du Zeus de la démocratie mondiale: il extermine du haut de l’Olympe de la Liberté tout ennemi d’une Justice triomphante sur toute la terre; et les drones qui arment son royaume sont d’une précision insurpassable.

Au grand jour de l’histoire 

Cette situation ne semble pas entièrement nouvelle: à l’origine, la légitimité politique d’une massue était fonction de la musculature du justicier et il s’en servait sans crier gare, ce que nous avons appris tout enfants à la lecture de La guerre du feu de Rosny aîné. Mais la bombe d’Hiroshima a mis fin au règne du principe stratégique selon lequel les outils des guerres heureuses nous seraient fournis dans l’arène des lois universelles qui régissent les conflits entre les Etats. Comment validerait-on une discipline bien connue, mais subitement devenue étrangère aux règles en usage depuis des millénaires ? Tout savoir n’est capturable que dans sa propre enceinte. Celles de l’herboristerie ou de l’héraldique sont tellement immuables qu’elles transportent leurs méthodes dans un sac à dos inusable. Mais, depuis Hiroshima, nous avons commencé de déserter le cirque des méthodes éprouvées des ancêtres ; et nous tentons d’observer de l’extérieur et dès le plus jeune âge les combats inattendus de la logique guerrière. Du coup, nous circonscrivons un échiquier changeant. C’était rien de moins, pensons-nous, que son véritable champ d’exercice qui manquait aux stratèges d’autrefois. Maintenant, il s’agit de porter le regard d’Alexandre, d’Hannibal, du prince de Condé sur la fausse science qui commandait la guerre classique, maintenant, c’est cela qu’il faut enseigner aux grands galonnés du passé.

2 – Pourquoi, pourquoi, pourquoi…

Passage par les souterrains

Exemple: si vous observez à la jumelle la navigation tranquille de cinq mastodontes d’acier dont l’armada mondiale s’élève à huit unités et si vous constatez qu’ils tentent de mettre tout le poids de leurs cuirasses dans la balance d’une apocalypse de type onirique, vous découvrez que leur ambition se réduit à empêcher un tiers d’entrer en possession légale d’une arme mythique par nature, mais dont les agresseurs sont fiers de disposer tout seuls. Du coup, vous vous trouverez contraints non seulement de modifier toute la plateforme de validation de la force des glaives sur la planète des armes et des anges, mais de métamorphoser la méthodologie et la foudre séraphiques de l’humanité, tellement la problématique angélique qui régissait la connaissance rationnelle des ongles et des griffes des Etats d’aujourd’hui ne vous fournira plus les instruments d’optique adéquats à un examen réel ni de leur denture ni de leur théologie.

Au grand jour de l’histoire

Pourquoi serait-il interdit aux moralistes et aux savants de la Perse de demander à ses interlocuteurs fulminants de faire valoir à haute et intelligible voix et face au genre humain tout entier, leur titres à faire crisser les mâchoires de leur éthique? Quels sont les syllogismes irréfutables et assurément titanesques sur lesquels se fonde la prétention de leur civilisation du droit et de la justice de régner seuls sur tout le globe terrestre? Pourquoi la Chine et la Russie feignent-elles à leur tour de légitimer, mais seulement du bout des lèvres, le refus pur et simple des cinq molosses de l’excommunication majeure des modernes de partager avec l’Iran leur pouvoir hallucinogène – mais censé réel – d’exterminer le genre simiohumain le plus saintement du monde? Pourquoi cette autorisation doctrinale se trouve-t-elle assortie de la restriction catéchétique imposée aux assaillants selon laquelle tout recours à la guerre contre le récalcitrant serait discourtois? Pourquoi l’Iran et les huit Atlas du néant se gardent-ils d’exposer clairement et coram populo, l’évidente impossibilité cosmologique de jamais se servir d’un explosif dont la puissance trans-stratégique par définition se révèle totalement disproportionnée aux mensurations du globe terrestre? Pourquoi un seul Etat, le plus microscopique de tous, Israël, exerce-t-il l’autorité suprême de mettre en scène une mascarade ridicule, alors qu’un simulacre théologal de cette taille ne trompe que des aveugles volontaires? Pourquoi, sur les cinq continents, personne ne se livre-t-il à une réflexion sereine sur un escamotage-géant dont le trompe-l’oeil devrait faire écarquiller les yeux de tous les politologues de sens rassis?

3 – La politique onirique de l’humanité

Passage par les souterrains

En 2001 je soutenais déjà sur ce site que le cours naturel des évènements placerait immanquablement le cerveau schizoïde de l’humanité au coeur de l’histoire et de la politique des démocraties messianisées à l’école de leurs propres Ecritures. Aujourd’hui, qui ne voit qu’on ne saurait tenter de comprendre les coordonnées d’une réflexion anthropologique d’avant-garde sur notre dichotomie cérébrale sans observer en tout premier lieu les fondements para-bibliques de la politique de domestication de l’Iran. Pourquoi les Etats-Unis, l’Europe et Israël s’y acharnent-ils d’un commun accord?

Pour tenter de comprendre la psychobiologie qui les commande, il faut recourir, une fois de plus, à l’examen et à la pesée des rouages théo-génétiques qui commandaient l’excommunication majeure du Moyen Age; car les ressorts doctrinaux qui pilotent maintenant les tentatives d’excommunication nucléaire de la Perse sont construites sur le modèle des châtiments de la Genèse.

Au grand jour de l’histoire

Demandons-nous, un millénaire après l’échec d’une stratégie de l’épouvante religieuse que Grégoire VII (1020-1085) avait mise au banc d’essai de l’histoire de son temps, demandons-nous, dis-je, quelle serait aujourd’hui une politique universelle de la torture mise en oeuvre par un pape qui saurait aussi bien que son génial prédécesseur du XIe siècle qu’une apocalypse des châtiments éternels n’a jamais existé ailleurs que dans l’imagination barbare de ses congénères terrorisés, mais qui saurait également que les fulminations sauvages du Saint Siège d’autrefois ont perdu, dans l’esprit de tout le monde, le pouvoir de précipiter aux enfers la moitié crétinisée du genre humain. Mais si l’on a cessé de trembler ou de se réjouir dans une immortalité posthume, qu’en est-il maintenant de la géopolitique de l’effroi?

Assurément, un souverain pontife construit sur le modèle contemporain se dirait qu’après tout, la croyance en une mythologie de la dissuasion théologique fondée sur les feux et sur les rôtissoires d’un gigantesque camp de concentration souterrain demeure partagée par des centaines de millions de rescapés du règne animal. En Afrique, en Amérique du Sud et même au Portugal, en Espagne et en Italie, il serait bien sot de sacrifier tout soudainement un atout politique aussi précieux et de sa belle taille sur l’autel d’un progrès cérébral du genre simiohumain prétendument devenu irrépressible. De même, à la suite de l’hérésie d’un bon protestant, M. Michel Rocard, qui a demandé publiquement que la France renonçât d’un coeur léger à brandir une défense nucléaire purement et simplement devenue plus inutilisable encore que coûteuse, la République a proclamé à cor et à cri et par la voix de tous les partis subitement rassemblés que l’arme de la sottise thermonucléaire garantit un retard cérébral patriotique qui seul permet au pays de Descartes de siéger au Conseil de Sécurité, ce qui lui assure un poids décisif en Europe; et il a été redit haut et fort que la croyance nécessaire en une apocalypse stupidifiante serait demeurée rien de moins que l’assurance-vie des Gaulois.

4 – Comment gérer la crédulité des peuples démocratiques?

Passage par les souterrains

Mais les chefs d’Etat du monde entier se trouvent dans la situation embarrassante d’un pape dûment informé du statut fantasmagorique qui caractérise l’encéphale simiohumain depuis l’escapade partielle de cet organe hors du règne animal: et jamais aucune époque n’avait eu à résoudre un problème politique aussi vital que celui de la réfutation des formes nouvelles des frayeurs sacrées. On sait que notre espèce a quasiment cessé de se faire peur à l’écoute de ses idoles et qu’il n’était pas de levier plus puissant d’une obéissance sacrale des sociétés à leurs chefs divinisés que d’armer ces derniers des foudres exterminatrices du ciel de l’endroit, tellement toute autorité terrestre prenait appui sur des rois du cosmos aussi terrifiants que possible. Mais, encore une fois, comment un pape initié aux secrets anthropologiques de l’imagination religieuse déciderait-il heure par heure et au gré des circonstances de l’usage judicieux ou contestable qu’il ferait de la crédulité native de la créature? Aussi les chefs d’Etat de l’âge nucléaire se trouvent-ils en perdition – les voici livrés pieds et poings liés à une dramaturgie politique plus aporétique encore que celle d’un pape du XXIe siècle qui aurait lu Darwin et Freud en cachette et qui aurait appris au sortir du séminaire que l’histoire biblique de l’espace et du temps à trois dimensions a fait naufrage en 1905.

Au grand jour de l’histoire

Résumons: impossible de saluer bien bas les verdicts irréfléchis du suffrage universel, impossible de sa prosterner devant l’infaillibilité que s’attribuent désormais les majorités populaires, impossible de s’agenouiller devant la souveraineté changeante des nations, impossible d’entrer en prières devant l’autorité doctrinale des masses éclairées par la religion de la Liberté si, dans le même temps, il vous faudra cacher aux dévots d’une République du sens commun que la bombe nucléaire est inutilisable par nature et par définition et qu’une mythologie de l’apocalypse est cependant devenue aussi utile à la bonne gestion de l’abêtissement des encéphales que la théologie créationniste d’autrefois. Comment sauvegarder le prestige et le rang de la boîte osseuse de la France du sens commun cartésien sur la scène internationale?

5 – L’anthropologie comparée

Passage par les souterrains

Une anthropologie fondée sur un regard de l’extérieur sur une espèce livrée de naissance aux simagrées de ses magiciens et de ses sorciers de l’atome a pourtant apporté une réponse appropriée à une énigme politique tout ensemble mystérieuse et cousue de fil blanc. Assurément, une discipline de ce genre demeurera sacrilège, parce que, depuis la parution de l’Evolution des espèces de Darwin en 1859, toutes les sciences spécialisées dans la pesée en laboratoire de la boîte osseuse des expulsés bancals du règne animal demeurent fondées sur des méthodes d’observation et d’interprétation de l’évolution de notre encéphale dont l’inversion ferait l’effet d’un coup de tonnerre méthodologique : depuis cent trente trois ans, toute l’attention des observateurs des métamorphoses de notre squelette et du cubage en expansion de notre boîte osseuse n’a cessé de se focaliser sur les traits qui ont progressivement séparé à notre seul et exclusif avantage les caractéristiques de notre cervelle de celles du singe toisonné et quadrumane dont nous sommes malheureusement issus. Que se passerait-il si un examen,certes profanateur, mais fécond, nous autorisait à nous demander si le capital psychogénétique commun aux deux espèces serait demeuré vivant dans les souterrains de notre conscience politique et si cette propriété en indivision règnerait encore de nos jours entre le chimpanzé et ses descendants; car ceux-ci se montrent de plus en plus désemparés par le spectacle de ce qui arrive à leur os frontal.

Certes, depuis plus de deux millénaires, les écrivains visionnaires et les pauvres philosophes en apprentissage du génie de leur plume se sont exercés à conquérir une distanciation de plus en plus suréminente à l’égard de l’encéphale du chimpanzé – mais d’Homère à Sophocle, de Cervantès à Kafka, de Dante à Voltaire, de Platon à Freud, aucun champion de nos reculs cérébraux successifs n’est parvenu à protéger du regard d’un observatoire ultérieur sa distanciation momentanément triomphale à l’égard de notre boîte osseuse tombée en panne à Lilliput.

Quoi de plus traumatisant, n’est-il pas vrai, qu’une science historique devenue inconsolable, parce que fondée sur une pesée fiable de l’encéphale d’un animal dont nous serions demeurés tributaires, quoi de plus effrayant qu’une espèce capable d’ouvrir à une Clio prospective un champ de défrichage et de décryptage au détriment de nos neurones actuels, quoi de plus blessant que de conquérir un regard de l’extérieur sur la bestialité spécifique de notre politique!

Il y faudra une plateforme d’observation capable de filmer les exercices auxquels la pensée rationnelle encore titubante de nos ancêtres se livrait et qui leur permettait de franchir quelques pas insultants en direction d’une connaissance moins animale de leur propre animalité. Mais cédons avec courage à la tentation mortelle d’opposer des coordonnées simianthropologiques dangereuses à celles d’une scientificité du récit historique précautionneusement construite intra muros depuis Thucydide. Toute anthropologie comparée de notre cervelle et de celle du chimpanzé exigera une méthode d’analyse et de clouage au pilori de nos neurones d’autrefois qui rejettera la psychobiologie construite sur la demi- distanciation scientifique propre à l’Occident copernicien et galiléen. Mais afin d’éviter de produire seulement un document anthropologique aussi infirme que les précédents, commençons par disqualifier à son tour une lecture seulement inversée de l’évolutionnisme naïvement « ascensionnel ».

6 – A cheval entre le réel et le songe

Au grand jour de l’histoire

J’en prendrai un premier exemple. Si vous situez platement dans la postérité anthropologique traditionnelle de Darwin une histoire psycho-cérébrale des rencontres entre l’Iran et le quintette des cinq Goliath susdits – les Etats-Unis, l’Angleterre, la France, la Russie, la Chine – si vous vous contentez, dis-je, d’observer les non-dits, les dérobades, les silences embarrassés, les déclarations masquées ou tonitruantes et les criailleries des participants détoisonnés, vous vous apercevrez qu’il ne serait pas pertinent de projeter systématiquement sur des chamailleries gesticulantes de ce genre une évidence diplomatique bien connue et banale à souhait – à savoir que les négociateurs massifs et muets sont bien décidés à imposer leur carrure à un plus petit qu’eux-mêmes. Mais s’ils ne présentent aucun raisonnement à l’appui de la crue volonté de régner qu’affichent leur ossature et leur musculature, il conviendra de ne pas vous laisser égarer par une psychanalyse superficielle des stratégies semi-animales.

Observez plutôt – mais avec la plus grande attention – comment le simiohumain surajoute subrepticement sa tiare à l’animal laissé à sa nudité afin de manifester en douce et honteusement la puissance spécifique de la bête devenue imperceptiblement raisonneuse et vocalisée. Que signifie la timidité cachée de l’affichage de la force des démocraties, que signifient les dérobades feutrées ou tapageusement surarmées de la religion de la Liberté? Le masque simiohumain tente d’escamoter à la fois sa spécificité animale et l’impossibilité psychogénétique dont il souffre de faire disparaître entièrement le spectacle taraudant d’une dimension transanimale encore en herbe et demeurée tâtonnante.

Passage par les souterrains

Remarquez ensuite, avec M. de la Palice, l’évidence que le simiohumain n’est ni simien, ni humain. La connivence à décrypter entre les deux espèces, l’une achevée dans son ordre, l’autre inachevable par nature, les fait jouer à cache-cache entre l’homme virtuel et la bête; et ce jeu-là se place crûment au fondement même d’une simianthropologie potentiellement ambitieuse d’observer comment l’animal demeuré un animal et ses successeurs relativement dégrossis négocient en sous-main les atouts matamoresques dont ils se targuent les uns et les autres. Car les détenteurs de la foudre de Zeus se trouvent empêchés de présenter leur autorité guerrière à visage découvert. L’éthique embryonnaire de leur Olympe intérieur les tourmente au point de leur interdire la pleine et libre expression de leurs exigences seulement musculaires face à la montagne magique de l’humain qui commence de les habiter quelque peu. Qu’est-ce qui les tient par la bride face à une victime sans défense, alors qu’un claquement des doigts suffirait à mettre fin à la représentation?

Au grand jour de l’histoire

Deux faux-semblants de la civilisation spécialisée dans la mise en scène de son angélisme politique voudraient se soustraire au regard semi éthique et semi animal sur le monde qui les dichotomise de conserve: d’un côté, l’Occident théâtralisé par son mythe de la Liberté tente ouvertement d’asphyxier physiquement la Perse. Pour cela, il décide de frapper de plein fouet les exportations de pétrole de ce pays, puis de geler vertueusement ses avoirs en banque, puis d’exercer de saintes mesures de rétorsion à l’encontre des Etats demeurés indociles à collaborer avec la volonté des cinq Jupiter de la démocratie d’étrangler leur proie en silence.

Passage par les souterrains

On voit l’embarras théologique dont souffrent des justiciers de type simiohumain : une partie de la planète de l’orthodoxie refuse tout net de placer l’Iran sous le joug de la force, même masquée en séraphins de la liberté démocratique. De plus, la menace américaine de passer sans crier gare de la négociation apparente à la guerre déclarée se heurte à l’opposition doctrinale de la Russie et de la Chine. Mais l’autre faux-semblant confessionnel commence de dresser l’oreille: que se passerait-il si l’arme atomique se révélait décidément plus imaginaire encore que celle de l’excommunication majeure de Grégoire VII contre Henri IV d’Allemagne en 1077?

7 – Comment catéchiser la civilisation de la Liberté?

Au grand jour de l’histoire

Les « conflits de devoirs » au sein des relations difficiles que le sacré entretient avec la science médicale et la politique avec la raison – les théologiens romains se demandent, aujourd’hui encore, s’il est plus pieux de tuer la mère ou l’embryon dans les accouchements où le bistouri du chirurgien est condamné à choisir froidement sa victime – ce type de conflits entre deux assassinats, dis-je, engendre désormais une classe dirigeante de thérapeutes paniqués par le suicide imaginaire des nations. Quel est le degré de folie de l’humanité s’il est démontré qu’un Dachau souterrain est rien de moins que la pièce maîtresse de la théologie commune aux trois monothéismes? Mais, dans le même temps, l’heure a sonné de l’impossibilité, pour le genre simiohumain, de peser sérieusement son âme et sa cervelle sans en appeler à une connaissance anthropologique des antécédents religieux et guerriers confondus de tous les évadés de la zoologie.

D’un côté, la sainteté, la charité et la perfection chirurgicales supposées du créateur des vermisseaux du cosmos que nous sommes demeurés font encore bon ménage dans toutes les têtes pécheresses avec l’exterminateur vertueux de ses créatures. Or, ce modèle de chef et de sceptre trouve sa réplique la plus fidèle dans le culte que les peuples démocratiques rendent aux hommes d’Etat bien décidés, disent-ils, à rayer au besoin leur pays de la carte et dont la carrure imposante exige qu’ils adoptent en public une gestuelle copiée sur celle du bloc opératoire où le génocidaire du Déluge planifiait une apocalypse pluvieuse. On en voulait à M. Giscard d’Estaing de paraître dubitatif au chapitre d’une immolation collective de ce calibre, on admirait le Général de Gaulle pour sa virilité sacrificielle, on saluait en Fidel Castro un théologien de son île héroïquement vaporisée dans les plus hautes régions de l’atmosphère. Aussi seul le sang-froid des réalistes de la politique exterminatrice des modernes permet-il de situer la question sur son terrain véritable, celui de la double absurdité de retirer son honorabilité militaire à la folie atomique et de s’imaginer que la crédibilité d’une apocalypse vantarde sera durable au sein d’un polythéisme nucléaire.

8 – Les truquages de la mort

Passage par les souterrains

Analysons l’épouvante feinte du genre simiohumain et ses exorcismes fictifs de magiciens de la mort – et pour cela, appelons-en à une connaissance rationnelle des ensorcellements religieux des évadés de la zoologie. Car le double jeu d’une lucidité savamment truquée n’est pas un inconnu de l’atelier des contrefaçons auxquelles nos sciences humaines s’exercent dans nos écoles publiques. Tous les éducateurs ès simulacres savent que les pédagogies patriotiques jugées utiles ou nécessaires à la survie d’une espèce tombée en panne de son évolution sont demeurées empreintes de gravité et de toutes les apparences de la sagesse. L’instruction laïque fait encore un aussi large usage des défaussements religieux que la croyance.

Quand, en 2006, Benoit XVI prêche à la Sixtine, primo, que Jésus-Christ se serait rendu en majesté à la rencontre de la charpente impérissable de Jean Paul II, secundo, que le fils de Dieu aurait tenu à saluer solennellement l’ arrivée de l’ossature d’un si grand pape au royaume de l’immortalité de ses organes, tertio, que sa sainte mère, elle aussi, aurait décidé d’accompagner en personne sa progéniture jusqu’au seuil du ciel des foies et des estomacs, on découvre que le haut clergé catholique a su rôder des siècles durant un langage ajusté au cerveau, aux poumons et aux entrailles des petits enfants. Mais si les chefs d’Etats des démocraties infantilisées sur le modèle de la terreur nucléaire se trouvaient contraints de faire à leur tour l’apprentissage catéchétique d’une piété aussi puérile que celle de l’Eglise catholique des origines à nos jours, les embûches que rencontrera une initiation si tardive aux piétés vocales proclamées en 1789, une telle initiation, dis-je, à la théologie des idéalités républicaines se changera rapidement en un casse-tête d’une toute autre construction que celle des évangélisateurs cautionnés par une divinité. Outre les tourments dont la « conscience démocratique » évoquée ci-dessus se trouvera accablée, jamais l’éthique frétillante de la Liberté ne se rendra aussi élastique que les casuistiques moelleuses de la piété.

Au grand jour de l’histoire

Imaginons un instant les souffrances de la raison défaussée des prêtres de la démocratie idéalisée. Les peuples ont bel et bien été messianisés à l’école du salut républicain. A ce titre, ils se voient livrés à leur tour à un « Dieu de justice » censé s’accommoder de leur liberté. Mais le coût exorbitant d’une excommunication atomique dûment copiée sur les devoirs sotériologiques du peuple souverain ne demeurera pas impunément et aussi longtemps phonétisé que la théologie de Grégoire VII, parce que personne n’est allé constater que les damnés de l’époque étaient arrivés en masse sous la terre, alors que l’auto-foudroiement atomique plongera les accoucheurs des âmes et des méninges des démocraties eschatologisées par le mythe de la Liberté dans un chaos cérébral sans remède. Du recours précipité à un vocabulaire du salut de type nucléaire, il résulterait que la conscience politique pointilleuse des chefs d’Etat rédempteurs de notre temps souffrirait des remords sans rémission de la démocratie outragée. Comment se confondre en dévotions dans le temple d’une civilisation vertueusement placée sous le sceptre du suffrage universel si les organisateurs de l’infaillibilité des verdicts des peuples souverains se voient précipités à leur tour dans la géhenne de se contredire au chapitre de l’auto-pulvérisation héroïque de l’humanité?

9 – Une apocalypse polythéiste

Passage par les souterrains

Souvenez-vous des atouts de la foudre divine du XIe siècle: elle a bel et bien conduit à Canossa l’empereur des Germains, et ce malheureux s’est vu réduit à faire pendouiller au bout d’une corde non seulement un grand nombre de capitaines terrorisés de se trouver précipités dans les ténèbres éternelles d’un simple trait de plume du Saint Père, mais à y ajouter un quarteron d’officiers supérieurs décidément trop stupides pour ne pas tomber dans le piège. Les gibets de la sottise terrestre rivalisent en efficacité avec la simplesse des cuissons infernales.

Un millénaire plus tard, la crédibilité de la potence nucléaire soulève la question, anthropologique à souhait, de savoir si, de notre temps encore, une arme aussi magique que celle du Moyen Age, mais plus matamoresque que la précédente, va se rendre héroïquement crédible, donc durablement efficace ou si une révolution philosophique à l’échelle mondiale en résultera, ce qui entraînera un bouleversement de la problématique et de la méthodologie des sciences humaines.

Car, depuis la plus haute antiquité, trois psychophysiologies bien distinctes commandent le vaste territoire de la philosophie simiohumaine. La première ordonne à cette discipline de demeurer entièrement couchée devant un souverain tellement puissant et dont l’omnipotence se voulait à ce point solitaire qu’il n’existait pas encore de sceptre de la pensée rationnelle. Une seule tiare chapeautait le cosmos, une seule voix s’élevait dans le silence de l’immensité, un seul penseur enseignait sa foudre et son omniscience à la masse tremblante de ses créatures. On n’apprenait qu’à réciter, on n’écrivait que sous la dictée, nul ne songeait à cogiter motu proprio.

La seconde complexion des candidats à l’autonomie de leur réflexion installait les néophytes dans un fauteuil suspendu entre le ciel et la terre et leur accordait le rang de négociateurs et de médiateurs entre le joug du potentat suprême et la houe de la créature. Mais bientôt les diplomates du ciel et de la glèbe se sont changés les uns en fideicommis des nues, les autres en plénipotentiaires de leur poussière et de leurs terroirs, et toute la construction cérébrale déhanchée de la sorte courait à la ruine, parce que ni les pouvoirs d’une divinité resplendissante de tous ses feux, ni la pompe, les ors et les lumières des cours royales ne parvenaient à signer un accord satisfaisant entre deux monarchies rivales l’une de l’autre.

Le troisième type de mise à l’essai des relations de l’encéphale de l’humanité avec ses interlocuteurs et ses contractants accouchait de fantassins fiers de se tenir debout, mais raidis dans leurs uniformes et fort embarrassés par la brièveté de leur taille. Aussi ces soldats détachés en avant-garde et privés de capitaines se promenaient-ils seulement en long et en large dans leurs campements de fortune, ne sachant ni vers quel horizon, ni à quelle hauteur il leur était demandé de porter leurs regards.

Enfin la bombe enfanta une quatrième couvée de philosophes, la prométhéenne, qui apprirent à inspecter tantôt les ateliers des dieux, tantôt les outils des insectes grouillants sur la terre. Livrés au double péril de se brûler au feu d’en-haut et de se faire dévorer le foie par les vautours d’en-bas, ces héros furent les premiers buveurs d’un nectar qu’ils baptisèrent le pharmacon, d’un mot grec qui signifie à la fois le poison et le remède; et depuis lors on appelle philosophes les aventuriers de la raison empoisonnée et qui boivent cette ciguë guérisseuse et cette ambroisie dans une culasse bourrée d’explosifs.

Aux dernières nouvelles, Prométhée a découvert que les dieux ne sont jamais que des hommes un peu plus blasonnés et que, pour apprendre à se connaître soi-même, il faut autopsier le petit pois qui sert de cervelle aux écusionnés du ciel. Puis les voleurs du feu de Zeus apprirent à inspecter la carcasse des géants d’acier sur lesquels le feu du ciel s’est allumé, et ils ont mis au jour le cadavre d’un tueur suprême, que Pascal appelait le « boucher obscur » et nous, sa majesté l’atome.

10 – Les jeux de la peur avec la mort

Au grand jour de l’histoire

Au premier abord, la crédibilité politique d’un mythe religieux semble supérieure à celle de la bombe thermonucléaire, parce que l’imagination collective qu’alimentent l’épouvante sacrée d’un côté et, de l’autre, la vénération pour un bourreau mythique, ne s’usent que sous la meule patiente des siècles. De plus, les rares progrès cérébraux de l’humanité demeurent limités et toujours locaux en raison même de leur nature, qui les condamne de génération en génération à combattre non pas tellement les droits de la raison, mais ceux de la peur – et cet ennemi se révèle bien plus invincible que la sottise: « Nous ne sommes pas là par hasard », me disait un médecin pris de panique. Mais si, dans les religions, l’effroi triomphe de tous les raisonnements, il est beaucoup plus difficile en revanche, de perpétuer sottement sur la terre la fiabilité d’une apocalypse toute mécanique, parce qu’il s’agit d’une démence tangible, si je puis dire, donc réfutable à l’écoute des arguments du plus simple bon sens – un délire qui a perdu le soutien du fantastique et du sacré confondus ne résiste pas longtemps à la démonstration de son absurdité intrinsèque.

Certes, si un Etat moderne disposait du monopole de la guillotine atomique il s’amuserait un instant à jouer au bourreau de l’univers et à faire trembler les troupeaux de ses brebis. Un génocidaire isolé et qui s’auto-légitimerait à l’écoute de la sainteté de la démocratie mondiale mimerait sans doute l’exploit d’un Créateur pris d’une rage météorologique dans le silence de l’immensité. Mais quand huit décapiteurs furieux se disputent l’étoffe d’une éternité déjà rapiécée et déchirée en huit lambeaux et si le sang des pécheurs ne fait plus un seul torrent, dormez sur les deux oreilles, mes chers frères, parce qu’une apocalypse de type polythéiste ne sera jamais qu’un hochet politique.

Le 21 juillet vous observerez le jeu ridicule des fossoyeurs de leur propre sépulcre. Ces ouailles de Lucifer se verront réduites à brandir leur forfanterie; et nous verrons des bribes de l’encéphale des toisonnés d’hier et des détoisonnés d’aujourd’hui se mélanger, se superposer, s’embarrasser réciproquement et tenter de se sauver la face les uns aux autres, tellement la légitimation de la force réduite à elle-même embarrassait déjà les neurones de certains quadrupèdes, tel le loup, qui accorde la vie au vaincu qui lui tend sa gorge.

Le 14 juillet 2012

aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr

Les africains doivent se débarrasser de la cargaison de proverbes et des aphorismes philosophico-religieux qui leur permettent de justifier leurs souffrances » Komla KPOGLI

M. Komla Kpogli, Secrétaire Général du MOLTRA (Mouvement pour la Libération Totale et la Reconstruction de l’Afrique) a bien voulu répondre aux questions du Lynx. Ici, il nous parle de Guillaume Soro, Alassane Ouattara et de leurs maîtres Occidentaux. Fin connaisseur de la situation socio-politique ivoirienne, l’analyste politique regrette que les africains ne cernent pas encore les contours de l’impérialisme français : « L’internationale Socialiste n’a rien à avoir avec ce qu’imaginent certaines têtes africaines. On n’est pas là dans un groupe de fraternité ou une amicale où on défend de mythiques idéaux auxquels seuls des africains croient. La France y est pour défendre ses intérêts multiformes » martèle t-il. Un condensé du drame ivoirien dans une interview inédite. Lecture !
Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info le 14 juillet 2012

 

Lynx.info : Soro a été reçu par Claude Bartolone. Comment expliquez-vous que la France n’ait pas de problèmes à s’asseoir avec les officiels africains  fortement soupçonnés d’atteintes aux droits de l’homme ?
Komla KPOGLI : La seule raison qui explique ce soutien sans faille de la France aux tyrans africains est que ces derniers sont ses créatures. Ce sont des créatures qui travaillent pour les intérêts de la métropole. Nous sommes en pleine colonisation même si beaucoup, vraiment beaucoup d’africains ne s’en rendent pas compte ou font semblant de ne pas s’en rendre compte. Nous avons là, une « élite indigène », collaboratrice coloniale qui n’a d’autres tâches que de veiller à la conservation et au renforcement du système de protectorat colonial en Afrique. En retour la métropole se doit de lui apporter tout ce qu’il faut pour qu’elle mène à bien sa mission. Il n’y a donc rien d’étonnant dans cette rencontre Bartolone-Soro. C’est naturel que deux entités qui travaillent pour la même cause se rencontrent.
Pour ce qui est des droits de l’homme, il serait grand temps, pour les africains de se demander, en fonction des réalités et non de leurs vœux oniriques ou de leurs illusions noires, quels sont ces droits et quel est cet homme qui a ces droits. Dans le système de protectorat colonial, les seuls droits qui existent sont ceux de la métropole et les détenteurs de ces droits sont la « race blanche» et les entreprises commerciales qui s’implantent dans la colonie. Les habitants de la colonie ainsi protégée n’ont que des devoirs. Le reste relève du rêve.
Lynx.info : Guillaume Soro à Paris demande à Laurent Gbagbo de se confesser….
Les africains doivent savoir qu’une des lois de l’histoire est que ce sont les vainqueurs qui dictent les règles du jeu. Il ne s’agit pas de morale ou de sentiments. Les hommes qui animent les institutions coloniales ne perdent pas leur temps avec ce genre de notions. Donc, il est tout à fait normal que ce soit Guillaume Soro qui intime l’ordre à Gbagbo d’avouer ses fautes et non le contraire.  Les peuples et leurs dirigeants déchus se font diriger par les pires bouffons. C’est ainsi. Il ne s’agit pas de la parole de Dieu que des africains aiment tant ou de sagesse africaine. Malheur donc aux peuples vaincus et qui, dans la défaite, refusent d’en diagnostiquer les raisons pour espérer se redresser. Car, aussi longtemps qu’ils seront des vaincus, ces peuples sont destinés à payer la rançon de la défaite aux vainqueurs aussi criminels soient-ils.
Lynx.info : Guillaume Soro dit qu’il n’a pas donné l’ordre de tuer Ibrahim Koulibaly. Vous connaissez bien le drame ivoirien. Entre Guillaume Soro, Alassane Ouattara et la France, qui tue les Ivoiriens ?
Il y a une constance de l’histoire que nous, africains, refusons de cerner : lorsque des agresseurs étrangers veulent parvenir plus facilement aux desseins qu’ils se sont fixés, ils utilisent les maillons faibles, de véritables aliénés et véritables machines à détruire au sein du territoire cible. Ces maillons faibles, les agresseurs les sélectionnent, les forment, les outillent, les équipent et les mettent en mouvement. En Afrique, c’est beaucoup plus facile car l’école et la religion prédisposent une masse incroyable d’individus à défendre plus l’extraversion que l’endogène qu’ils connaissent à peine. Dans le territoire de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, Alassane Ouattara et leur cohorte de fantassins sont de ceux-là. Dans le territoire du Togo, par exemple, les Faure Gnassingbé, Bawara, Bodjona et leur race de caniches franco-africains sont ces maillons faibles. Dans les territoires des deux Congo, ce sont respectivement Kabila et Sassou Nguesso et leurs spadassins. A Djibouti, c’est Omar Guelleh et ses apôtres…Tous ces génies africains ont leurs ancêtres que sont les Houphouet-Boigny, Eyadéma Gnassingbé, Omar Bongo, Senghor, Gabriel Lisette, Blaise Diagne, Felix Eboué…Ces homme-liges habillés en préfets locaux ou en gouverneurs ont légué à leurs héritiers trois fonctions : 1) conserver et renforcer les structures d’exploitation et de désintégration de l’Afrique, 2) surveiller et réprimer les sujets que nous sommes et 3) renforcer l’intégration des territoires qu’ils régentent dans l’économie mondiale détenue par les tuteurs regroupés aujourd’hui au sein du G8.
Lynx.info : Voyez-vous encore Alassane Ouattara envoyé un de ses seigneurs de guerre à la justice ?
Le 05 décembre 2011 sur la fameuse France 24, Florent Geel, directeur Afrique de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH) avait fixé le nombre de celles et ceux qui devraient comparaître devant les tribunaux pour crime de guerre, notamment devant la CPI qui, il faut le rappeler n’est pas une cour de justice mais un tribunal politique car sélectionnant soigneusement ses inculpés, à 3 au minimum et au maximum à 7 personnes. Florent Geel avait précisé que toutes ces personnes sont, selon ses propres termes, « du camp Gbagbo ». Pour le reste, pris de bégaiements, le Monsieur Afrique du FIDH avait énoncé que les crimes commis par la France, l’ONU et leurs protégés locaux dirigés par le couple Ouattara-Soro « ne sont pas de même nature ». On peut donc conclure qu’en raison de leur caractère fixé par Florent Geel, il n’y a ni criminels, ni « seigneurs de guerre », pour reprendre vos mots, dans le camp franco-ouattariste.
Pour la stabilité du pouvoir franco-ouattariste, personne n’a intérêt à livrer qui que ce soit. C’est là que vous voyez le caractère purement politique de la justice dont on nous parle. Peut-être qu’il va y avoir quelques assassinats maquillés en accidents ou en maladies pour neutraliser des éléments dérangeants par des opérations spéciales ou des opérations clandestines des pays protecteurs de la satrapie de Ouattara. S’il n’est pas nécessaire d’éliminer physiquement certains autres éléments qui deviennent trop nuisibles non pas pour ce qu’ils ont fait et font contre les africains de Côte d’Ivoire, mais pour la tranquillité du système, eh bien, ils seront livrés à la justice franco-ouattariste pour « tentative de coup d’état » ou « atteinte à la sûreté de l’Etat ».
Lynx.info : …mais Hillary Clinton voudrait au moins que Guillaume Soro assiste comme témoin à la CPI…
Ce type de déclarations fait partie de la stratégie des puissances terroristes comme les Etats-Unis d’Amérique. Il n’y a rien de nouveau là. Il s’agit de se donner l’image d’un pays qui est impartial, qui veut la justice, qui est pour l’équité et pour la « démocratie » telle que les africains l’imaginent. Cette stratégie de déclaration fracassante voire menaçante a pour don de calmer les masses populaires victimes et de les attirer vers ces pays, de les conduire à fonder un espoir illusoire dans une mythique bonté et dans une légendaire assistance des gouvernements de ces pays qui sont, en réalité, les commanditaires des crimes dont il est question.
C’est exactement ce que fit François Mitterrand lors de la conférence de la Baule que les élites coloniales africaines incapables de lire le monde présentent comme La Rupture. Après avoir proclamé à la face du monde une chose (la France ne fera plus ceci ou cela, la France ne fera ceci ou cela que si…), Mitterrand, en fin colonialiste, dit et fait son contraire dans la réalité et dans les coulisses en rassurant son auditoire de tyrans obséquieux  sur un discours qui n’était qu’une communication nécessaire pour l’image de la France.
Lynx.info : Finalement c’est pas Guillaume Soro que nous savons que la CPI a émis des mandats contre Blé Goudé, Simone Gbagbo et Dogbo Blé. En Côte d’Ivoire c’est un seul camp qui a tué ?
Oui, c’est un seul camp qui a tué. C’est ce que nous disent la FIDH, la CPI, la France et l’ONU. Les ballets incessants des procureurs de la CPI dans les arcanes de la satrapie de Côte d’Ivoire sont des preuves supplémentaires que lorsqu’une certaine justice et le crime le plus crapuleux sont amis, ce dernier peut être certain de son impunité. Mais non seulement un seul camp a tué, surtout les massacres de l’autre camp que rien ne justifie au demeurant, sont immunisés d’office. Car, ce sont de bons crimes commis par des pupilles dont les tuteurs cumulent les fonctions de juges suprêmes. C’est cela l’histoire. Les vainqueurs ne s’avouent pas criminels.
Pour renverser cette tendance les peuples soumis doivent se donner la peine de se redresser. Ceci demande un travail permanent de prise de conscience, de mobilisation et d’organisation autour d’un leadership avisé et visionnaire qui doit naître au sein des soumis. Regroupés, formés et munis d’outils adéquats nous sommes appelés à vaincre. Dispersés et sans idées directrices ni leadership éclairé, nous sommes collectivement condamnés.
Lynx.info : Comment expliquez-vous la haine que vouait les socialistes français à Laurent Gbagbo ?
Ce qui caractérise les Etats, les vrais, c’est le nationalisme économique au nom duquel leurs élites politico-économiques se donnent les moyens pour aller prendre l’argent et les ressources là où ils se trouvent. C’est à dire que ces élites, qu’elles soient de gauche, de droite, du centre ou des extrêmes, sont mues par la défense des intérêts nationaux. C’est cela la mission que leur confient leurs concitoyens qui les élisent. L’internationale Socialiste n’a rien à avoir avec ce qu’imaginent certaines têtes africaines. On n’est pas là dans un groupe de fraternité ou une amicale où on défend de mythiques idéaux auxquels seuls des africains croient. La France y est pour défendre ses intérêts multiformes. Donc si, dans de tels regroupements un dirigeant veut s’opposer à ces intérêts, ne serait-ce que de la plus bénigne des façons, il est haï et lorsque les foudres de la métropole s’abattent sur lui, les socialistes français ne sont pas là. Au contraire, les socialistes français mettent les connaissances qu’ils ont pu acquérir sur ces valets indélicats dans l’Internationale au service de leur pays. Ils n’ont rien à foutre des amitiés auxquelles seules les africains croient. Ainsi quand le président Gbagbo ose toucher à des questions comme celles du franc CFA ou de la soumission totale de satrapes africains à la France ou encore lorsqu’il évoque le territoire de Côte d’Ivoire comme pas une sous-préfecture de la France, il touche le sacré. Les châtiments ne peuvent finir que par arriver sur fond d’une quasi-communion métropolitaine.
Quand l’Occident défend ses intérêts, la dissidence n’est pas de mise, c’est l’union sacrée. Sans même qu’on demande à tout le monde de se mettre en position, chacun sait la position qu’il doit tenir aussi bien dans les cafés, dans le métro que dans les médias. C’est cela l’esprit de peuple. Les africains l’ont perdu depuis belle lurette.
De plus, les socialistes d’aujourd’hui, qu’ils soient français ou d’autres nationalités, sont des capitalistes. Historiquement, ce sont les plus fervents défenseurs du colonialisme nimbé dans les oripeaux de missions humanitaires qui se signalaient déjà par leur double discours. Malgré tout ceci, il existe une bande d’irréductibles africains qui continuent par se convaincre que François Hollande est un cas à part et qu’il signera bientôt Le Décret sortant l’Afrique de l’orbite économique française.
Lynx.info : …. Dans une interview à Lynx.info, Odile Biyidi présidente de l’association Survie ne voit pas François Hollande faire mieux en Afrique. Vous êtes du même avis ?
Ce qu’il faut observer c’est que les français eux-mêmes disent que Sarkozy et Hollande c’est quasiment la même chose, c’est-à-dire la même politique, le même fond en quelque sorte. La seule différence, quand on écoute les français, entre les deux hommes se situe sur le terrain du comportement et du style. Ça, c’est ce que disent les français eux-mêmes. Mais, pour beaucoup d’africains forcés de croire en leurs rêves, c’est la fin d’une époque avec l’avènement de François Hollande. Cette attitude montre que nous ne sommes pas encore conscients de ce qui est la trame des relations que le monde extérieur, particulièrement la France, entretient avec l’Afrique.
Et, larmoyants, ne voulant pas tenter autre chose que ce que nous avons toujours fait, nous nous accrochons donc désespérément à nos pires ennemis croyant qu’avec le temps et par notre soumission et notre gentillesse extrême, ils entendront raison et nous délivreront du mal qu’ils nous infligent par un humanisme qu’ils auraient retrouvé.
Au fond, nous nous détestons et nous détestons nos enfants les plus lucides. Si nous nous gargarisons de Cheikh Anta Diop et d’autres dignes fils d’Afrique c’est souvent juste par mode, par commodité et pour l’affichage. Pas pour mettre en application ce qu’ils nous enseignent.
Quasi jamais d’accord sur l’essentiel, l’accessoire emporte notre adhésion et sur l’essentiel chacun fait à sa tête.  Bref, nous avons donc perdu la boussole et ne désirons la retrouver que tièdement.  Avec cet esprit tordu, pas étonnant que nous occupions le rang du peuple le plus colonisé de cette vallée humaine. Il n’est, en conclusion, pas étonnant en nous accrochant à la fictive bonté retrouvée de nos ennemis, que nous soyons l’unique peuple que n’importe quel individu pour peu qu’il soit d’une couleur de peau un peu plus claire insulte proprement et que nous occupions la place, la triste place de colonisés et de recolonisés par n’importe qui. Car, lorsqu’un peuple ne croit plus en lui-même, c’est la porte ouverte à tous les vents.
Lynx.info : …. Alors pour le développement de l’Afrique, droite comme gauche c’est blanc bonnet et bonnet blancs ? Que doivent faire les africains alors ?
C’est une évidence que beaucoup trop d’africains la tête dans le sable ou dans les nuages ne veulent pas accepter. La droite et la gauche et toutes leurs déclinaisons ne sont que des marqueurs électoraux destinés aux électeurs de leur pays. Ça n’est pas pour nous. Les dirigeants de chaque pays sont là pour une mission précise : servir les intérêts nationaux. Si, un peuple ou un groupe d’hommes naïfs et rêveurs attend que, parce que de gauche ou de droite, ces dirigeants viennent le décharger du poids de la soumission et du pillage, c’est tant pis pour lui.
Il faut donc que les africains prennent conscience massivement de ce qui fait problème. Les africains doivent se débarrasser des aphorismes, des sagesses populaires, des citations philosophico-moralistes et religieuses et de la cargaison de proverbes africains qui leur permettent de justifier leurs souffrances et leur refus de s’organiser. Que nous nous rassemblions dans des groupes organisés en nous départissant des identités coloniales dont nous sommes si fiers. Identités qui nous font passer pour des Togolais, des Maliens, des Camerounais, des Ivoiriens, des Gabonais, des Somaliens…peuples émiettés, compartimentés, enfermés dans des enclos coloniaux n’ayant rien en commun si ce n’est notre devoir de rester sous la coupe d’un colonialisme qui finira par nous sortir de notre misère naturelle avec l’aide d’un « Dieu » importé. En nous redéfinissant, nous nous donnons ainsi un des outils les plus importants à savoir l’outil psychologique ou mental pour la reconquête de notre espace. Car, l’outil psychologique est le père de l’outil matériel. Un peuple morcelé et colonisé qui prend conscience de son état, qui s’organise autour d’un leadership intelligent, responsable et muni de matériels adéquats pour lutter et qui décide de forcer le destin pour reprendre sa place qui lui est volée, voilà un peuple qui n’est pas loin de la résurrection et du retour. L’enjeu est de taille : il s’agit de regagner notre espace, le posséder effectivement, le transformer et le sécuriser définitivement. Ce n’est pas une mince affaire quand on sait ce que le camp adverse possède comme avantages sur nous. Donc si nous ne sommes pas capables tout au moins de faire preuve de discipline, d’intelligence et d’esprit de renoncement, c’est-à-dire de sacrifices, ce sera mission quasi-impossible. Déjà, pendant que nous essayons d’insuffler une nouvelle conscience, voici que des négro-africains armés de la bible et du coran cassent tout sous l’œil moqueur de « l’élite indigène ». Une pseudo-élite fièrement sortie de l’école coloniale et pour qui le plus grand service à rendre à l’Afrique consiste à s’approprier les parcelles du pouvoir sous sa direction, à servir les multinationales, à se faire recruter par des ONG et autres organisations internationales paralysantes avec le titre vide de fonctionnaires internationaux dont ils en raffolent.
Lynx.info : Finalement Alassane dirige la Côte d’Ivoire avec un parlement monocolore. Comment expliquez-vous que la communauté internationale ne se sente pas offusquée pour un pays qui sort de la guerre ?
Qu’est-ce que la communauté internationale ? N’est-ce pas les pays qui ont porté Ouattara au trône ? Pourquoi doivent-ils être mécontents de voir les éléments qu’ils ont portés au pouvoir dans le territoire de Côte d’Ivoire détenir toutes les rênes de l’administration coloniale? On n’a pas fait la guerre au peuple de Côte d’Ivoire pour que le pouvoir soit réparti suivant la force des parties en présence et dans l’intérêt des populations locales. La communauté internationale, alias les Occidentaux, n’a rien à foutre avec ces histoires de « démocratie » et de « justice » telles que nous les imaginons dans notre monde d’africains. Cessons donc de nous poser les mauvaises questions.
Lynx.info : Komla Kpogli : Je vous remercie
C’est nous qui disons merci au Lynx.

Imagine


Quand nous avons déménagé ici en forêt boréale à l’extreme nord du Lac St Jean, il y a …. quelques années maintenant (déjà ?), on se disait qu’on aurait la paix, dans la nature pour faire pousser une flopée de gamins et de chiens … pas très loin derriere notre terrain on a une rivière, une belle chûte d’eau , la forêt, le soleil du nord qui te cuit et te rougit, les roches ferreuses , la mousse, les loups, les ours, les orignaux, les couleurs, les senteurs, pas de voisineurs, pas d’inspecteurs, pas d’emmerdeurs.


Notre toute petite municipalité endettée a récemment vendu la chute d’eau à une compagnie qui va développer un barrage dont l’électricité va permettre d’alimenter une mine plus au nord… mine qui devrait fournir, bien évidement, du travail à la population locale maintenant qu’ils ont rasé / replanté / débroussaillé toute la forêt locale jusqu’au cercle artique pour la 3 ième fois en 40 ans, et que l’industrie du bois est en faillite et que les arbres sont sous l’attaque de la « tordeuse » vu qu’ils n’ont pas replanté en diversité mais juste mis aux 6 pieds du pin norvégien non adapté à notre place et donc plus enclin à attraper les maladies… bref , tout le monde est content, la municipalité va faire du bacon, les chômeurs vont miner, l’État subventionne à tour de bras pour remplir la boîte à vote aux prochaines élections, le journal local fait de beaux portraits de tout ce monde avec de belles dents blanches ben content, pis la nature, ben on s’en calisse, ça repoussera ben, pis on est tellement loin de tout , faut bouffer et payer les dettes, y a que les citadins pour brailler sur une chute dont tout le monde se calisse de toute façon , pis y en a d’autres des chutes de toute façon, back off le grano … ok.

Presque tous les matins quand je me réveille je me demande si je devrais écrire sur ce blog ou aller exploser ce foutu barrage.

Ceux qui sont au pouvoir ont réussi à rentrer dans la tête du monde de nous associer à eux, pour que nous fassions partie de ce ‘nous’ et devenions inséparables d’eux. De cette façon ils ne peuvent être mis en jeu, remis en cause ou renversés sans nous attaquer nous-mêmes. C’est le but ultime du nationalisme, de fusionner une nation entière dans un accord avec les dirigeants, de sorte qu’aucune action, et peu importe son obscénité, ne soit remise en question.

L’esclave ne peut arracher sa chaîne du mur de la démocratie, hey , c’est la majorité qui a décidé, majorité élue par le vote qui représente la preuve que tout va bien dans la bulle démocratique et qu’on a donc choisi , assume ton opinion bonhomme, t’as participé …. ils ont d’ailleurs piqué la pattern au chistianisme, pour qui vous êtes né du péché parce qu’Adam et Eve ont désobéi à Dieu. C’est incroyable d’ailleurs à quel point on peut étirer une fiction. Bref, cette vie est une punition, vous devez souffrir. Cette misère, cette souffrance, cette anxiété, vous les avez créées vous-même, et tout ce que vous pouvez faire, c’est souffrir patiemment afin d’être récompensé dans une vie future. En politique c’est pareil. T’as voté ? souffre, et attends la prochaine élection.

Peut-être que c’est pour cette raison, quand j’accuse le gouvernement, le capitalisme, le complexe techno industriel , la culture dans son ensemble ou les croyances et autres dogmes religieux et les -ismes, beaucoup de gens se mettent sur la défensive, comme si j’avais insulté leur mère.


Nous sommes donc le problème selon eux. C’est nous les incompétants. On leur fournit notre production, notre argent, notre vie parfois, et nos gestionnaires sont en train de nous dire que nous sommes coupables et responsables. J’utilise du papier toilette donc je suis responsable de la déforestation. Je conduis une voiture donc je suis responsable du réchauffement global. Et peu importe si je n’ai pas créé les systèmes qui en sont la cause et que ce soit eux qui aient crée ces multiples chaos. Je n’ai pas créé l’exploitation forestière industrielle. Je n’ai pas créé l’économie pétrolière. La civilisation détruisait la planète depuis bien longtemps déjà avant que je naisse, et continuera – à moins que moi et d’autres, dont le monde naturel, stoppent tout ça – après ma mort.

Nous tuons la planète, je dis. Bien, non, pas moi, mais merci de me penser si puissant. Parce que je prends des douches chaudes, je suis responsable de l’assèchement des aquifères. Et bien, non. Plus de 90% de l’eau utilisée par les humains l’est par l’agriculture et l’industrie. Les 10% restants sont partagés entre les municipalités (qui ont des terrains de golf à entretenir et un systéme de distribution défaillant) et les humains réels. Nous détruisons 107000 hectares de forêt par jour, et bien, non, je ne détruis pas. C’est sûr, je consomme du bois et du papier, mais ce n’est pas moi qui ai fait ce système. Quand je coupe un arbre j’en replante deux, des feuillus si possible. Si nous avons des troupes en Afghanistan, c’est pour protéger notre démocratie … et bien non, je vois bien que c’est pour leur piquer leur pêtrole avec tout un agenda économique derriere, d’ailleurs moi j’ai rien contre les afghans, j’irai bien fumer une pipe avec l’ancien du village. Si nous devons payer de nouvelles taxes au carbone, c’est parce que je conduis un pick up 4×4. Et bien non, comment se fait il depuis le temps que les compagnies de bagnoles n’aient pas inventé un moteur moins polluant ? quand t’habites icitte, tu ne drives pas une trotinette pour sortir d’un rang de 12 km en bouette ou en slush … Mon poele à bois fait un trou dans l’ozone ? mais que fait l’armée Us en Irak et ailleurs qui produit 75% des gaz à effet de serre ? du tourisme haut de gamme ? Si le gouvernement n’a pas d’argent pour monter un meilleur systéme d’éducation pour nos enfants ou aider des personnes agées survivant dans la misére , c’est parce que nous ne sommes pas assez taxés, y a pu de fric dans les caisses … Et bien non, je file déjà 30% de ma paye alors qu’il est prouvé que les plus riches en payent moins que moi en gagnant 100 fois plus que moi .. où est la partage du fardeau fiscal ? comment vous gérez nos impôts gang de tarlas aux salaires faramineux ? si le gouvernement donne des milliards qui étaient introuvables auparavant pour les écoles mais que là ils les ont pour sauver des banques c’est parce qu’elles sont trop importantes pour les laisser faire faillite après avoir joué au loto de la bourse, et bien non, je dis qu’elles nous ont déjà plumé assez, qu’elles crévent sacrament…

En fait, quel que soit le sujet, ceux qui prétendent gouverner nous remettent la faute sur le dos et payer les conséquences tout simplement parce que c’est plus payant que de rêgler la cause. Ça me fait vraiment penser à une multitude de mouches qui ne foutent rien à part tournoyer et te donner de la marde parce que ta bouse n’est pas assez grosse pour les nourrir …

Voici l’histoire réelle: Si je veux stopper la déforestation, je dois démanteler le système qui en est responsable.Point.

Plus nous laissons ceux au pouvoir nous convaincre qu’on peut nous blâmer pour nos actions, plus nous serons incapables de séparer ce que nous faisons de ce que nous sommes forcés de faire ou de ce que les dirigeants font en notre nom.

Je ne pense pas que la plupart d’entre nous, en dehors du monde réduit de la blogosphére, aient conscience de ce qui se passe réellement dans le monde. Et encore, on pourrait se demander ce que les « blogophages » font concrétement de l’info récoltée à part virer parano … La population lit les journaux, regarde la télévision, va à des causeries politiques ou religieuses, mais tout ce que cela leur fournit ce sont des explications superficielles. Comment rêgler les conséquences, jamais la cause. Ah Monsieur, qu’est ce qu’ils sont pourris les politiciens, mais à la prochaine élection, ça changera ! Mais si on peut aller au-delà de tout cela, en laissant de côté le superflu et en observant d’assez près, on voit à quel point l’humanité se détériore et dégénère. Travail, rythme de vie, éducation, nourriture, médicaments, pollution du corps et de l’esprit, technologies inutiles, zombie nation, atlantide bis, Pompei en attente, prenez vot billet , poussez pas derriere….

La dégénérescence survient quand on dépend totalement de l’extérieur, c’est-à-dire quand la matière – ce qui est matériel – est devenue le plus important.

Nous avons scindé la terre comme si elle nous appartenait – ton pays, le mien, ton drapeau, son drapeau, la religion d’ici et celle de l’autre, là-bas.
Le monde, la terre est divisée, en morceaux. Nous nous battons et nous disputons pour la possession, et les politiciens exultent de pouvoir maintenir cette division, sans jamais considérer le monde comme un tout. Ils n’ont pas l’esprit global sauf quand le fric rentre sous la bannière du commerce et des délocalisations. Jamais ils ne ressentent ni ne perçoivent l’immense potentiel de n’avoir pas de nationalité ni de division. Diviser pour rêgner est un des enseignements de Machiavel qu’ils ont bien retenu. Toi noir, moi blanc, toi chomeur moi payeur d’impôts, toi pédé moi hétéro, toi laid moi beau, toi « pov con » moi power.
Ils préférent ne pas se pencher sur la laideur de leur pouvoir, de leur position, de leur sentiment de supériorité, sur leur psychopathie. Ils sont comme vous et moi, mais ils occupent le siège du pouvoir avec toute la mesquinerie de leurs désirs et de leurs ambitions et les entorses à la morale qu’il a fallu faire pour enfin arriver au sommet. Ainsi, ils assurent la survivance d’un comportement « tribal » que l’homme a toujours eu à l’égard de l’existence. Australopithéques en chasse au mammouth ou ruée dans Wall-Mart un jour de soldes, même combat, sauf que l’Humain est maintenant devenu aussi obése qu’un mastodonte avec la merde qu’il ingurgite. Ils n’ont pas l’esprit libre de tout idéal ou idéologie, l’esprit qui dépasse les divisions entre les races, les cultures, et les religions que l’homme a inventées et soutenues pour perpetuer une élite au pouvoir et se replier dans la peur.

Les gouvernements seront nécessaires tant que l’homme ne sera pas sa propre lumière, tant qu’il ne mettra pas de l’ordre et de l’affection dans sa vie quotidienne, et qu’il ne portera pas un soin attentif à son travail, à ses observations, à son apprentissage. Il préfère être dirigé dans ses actes, comme il l’a été depuis toujours, par les anciens, les prêtres, les gourous, les économistes, les staticiens, les mathématiciens, les gratte-papiers et autres pousse crayons inutiles. Et il accepte les ordres de ceux-ci, leurs curieuses pratiques destructrices, comme s’ils étaient des dieux incarnés, comme s’ils connaissaient toutes les conséquences de cette vie si extraordinairement complexe.

Y a-t-il une différence entre ce qui arrive dans le monde extérieur et ce qui se passe à l’intérieur de nous ? Il y a, dans le monde, de la violence, une course en accéléré vers le précipice, une crise après l’autre, il y a des guerres, des divisions entre nationalités, des différences religieuses, raciales et communautaires, un ensemble de concepts systématisés se dressant contre un autre. Est-ce différent de ce qui se passe à l’intérieur de nous-mêmes ?
Nous voulons faire quelque chose dans le monde, avoir de meilleures institutions, de meilleurs gouvernements, etc., mais jamais nous n’admettons que nous avons créé ce monde tel qu’il est. Si nous ne changeons pas, il ne pourra changer.

Peut-on découvrir pourquoi on ne change pas ? Est-ce parce qu’on espère qu’il se trouvera quelqu’un d’autre pour mettre de l’ordre dans le monde et qu’on n’aura plus qu’à s’y glisser ? Pensez vous réellement qu’un politicien va soudainement surgir de ce systéme et en changer les paramêtres ? Qu’un nouveau jesus Christ ou une entité ou des Et vont soudainement débarquer et nous dire qu’il faut arrêter ? que 2012 va permettre de remettre les pendules à l’heure pendant que vous regardez les aiguilles de l’horloge en plein deni de la situation actuelle ? Est-ce parce que nous sommes indolents, psychologiquement paresseux, inefficaces ?

Nous sommes toujours des hôtes sur cette terre, avec l’austérité que cela implique. L’austérité est plus profonde que le renoncement des possessions ou une « simplicité volontaire » grand mantra des baby-boomers vieillissant du plateau et de sa culpabilité aux excés de jeunesse et de chemises fleuries à Woodstock qui les ont mené aux BMW et aux condos. Ce mot d’austérité a également été spolié par les religions… la mafia aime aussi l’austérité, surtout celle des caveaux de la banque du Vatican. Personne ne veut être austére, sauf ceux qui sont en bas de l’échelle sociale et qui la vivent sans pouvoir la nommer.

Pourtant, l’austérité n’avait pas de sens là-haut, dans la solitude de la Nature qui ne se comptabilise pas en ressources mais simplement en Être, en des multitudes de pierres, de petits animaux, de végétaux. Et dans le lointain, au-delà des collines, la grande mer des arbres brillait, étincelait des milles épines sous le gel et la rivière courait, courait, courait …..

Tiens, regardez ça et prenez un break du texte :
Ne restez pas assis sur le rivage à spéculer à propos de la rivière ; sautez dedans et suivez le courant de cette prise de conscience, et vous trouverez par vous-même à quel point sont extraordinairement limitées nos pensées, nos sentiments, et nos idées. Nos projections des dieux, sauveurs, maîtres – tout cela devient si évident, si puéril. La connaissance de soi est le début de la compréhension ; sans cette connaissance, les contradictions et les conflits existeront toujours. Et pour connaître le processus total de soi-même l’on n’a besoin d’aucun expert, d’aucune autorité. La soumission à l’autorité n’engendre que la crainte. Aucun expert, aucun spécialiste ne peuvent nous montrer comment comprendre le processus de notre moi. Chacun de nous doit s’étudier soi-même. Vous et moi pouvons mutuellement nous aider en en parlant, mais personne ne peut mettre au jour nos replis secrets, aucun spécialiste, aucun sage ne peuvent les explorer pour nous.

Là est la vraie Révolution selon ma perception.
Ce que vous êtes, le monde l’est.

Fin de transmission
Marc Lafontan

http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2010/12/imagine.html

Le Stade à pitounes

Un stade avec une toiture fermée est une ineptie totale. On ne fait plus de sport dans un lieu totalement fermé […] Aucun stade dans le monde n’est fait pour recevoir un toit en acier de 5000 à 6000 tonnes. C’est fait pour recevoir des éléments plus légers.

Roger Taillibert, Architecte du stade

La fierté des Jeux de Pékin, qui a accueilli les grandioses cérémonies d’ouverture et de clôture des olympiades devrait bientôt se transformer, au moins partiellement, en centre commercial pour financer des coûts d’entretien élevés. Aujourd’hui la Chine

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À moins d’un revirement de situation spectaculaire, le nouveau toit du Stade olympique attendu depuis des années sera rigide, fixe et conçu en acier.

La Régie des installations olympiques (RIO) souhaite à cet effet confier à la firme québécoise SNC-Lavalin le contrat de remplacement de la toile du stade, un projet d’environ 300 millions $ Cyberpresse

Le facteur sonne toujours trois fois

Coût du Parc des Princes ( Paris)  : $18 Millions.  Coût budgété – $12 Millions .

Facteur d’augmentation – 1,5

Stade Olympique : Coût budgété – $71.06 Millions (Stade seul) Facteur d’augmentation

17,5

Coût du Stade Olympique seul – $1,244.6 Millions

Nous en sommes à 1, 5 Milliards. Source: Claude Phaneuf, l’Ingénieur du stade

Le Stade et les cabanons

Des projets… On en connaît des projets à 300$ Millions  qui finissent à 600$ Millions.

L’acier pour le projet était fixé à 200$ la tonne et est passé à 900$ la tonne en 6 mois, lors de la construction du Stade.

Il coûte aux alentours de 20$ Millions par année à entretenir.

En passant, chez Rona, ils ne veulent même plus vous évaluer le coût d’un cabanon  au delà de deux jours… Essayez.

Pour finir de payer cette 9e merveille du monde, on a financé jusqu’à 2006 la « dette » avec une taxe de 19% sur le tabac. On n’a pas cessé de passer des pubs à la télé pour avertir les gens de cesser de payer.

Que les vicieux payent, s’est-on dit.

Le nombre de fumeurs étant passé à environ 25%, il faudrait alors trouver d’autres vicieux pour payer un nouveau toit.

Selon ce document, la toile nécessite des réparations, parce qu’elle se déchire de 50 à 60 fois par année. Elle a perdu 45 % de sa résistance. Radio-Canada

Il est plus dangereux d’aller au Stade que de fumer…

À la recherche de « vicieux »…

Si vous passez de temps en temps loucher vers les actualités, ce ne sont pas les vicieux qui manquent. On court les cent maîtres aux enveloppes  brunes en d’innombrables  domaines. Si on passait une taxe de 19% sur les escrocs à cravates, on aurait suffisamment d’argent pour se payer un Stade en 300  jours, un cabanon, et effacer la dette du Québec. Les affaires, c’est un sport extrême et on se dope aux enveloppes pour devenir champion  à la ligne d’arrivistes.

Je vais vous laisser faire la liste d’épicerie…

N’oubliez pas les grosses légumes. Comme dirait le Dr Béliveau : les choux c’est anti cancérigène. Je veux bien croire, mais si les graines viennent de Monsanto, vous risquez d’être centenaire à 35 ans…

L’Histoire des jeux olympiques

Ils prirent placent pour la première fois en 776 avant JC.

À cette date, les spectateurs sont déjà présents en nombre, formant un véritable village de tentes autour de l’enceinte sacrée. Les jeux sont en effet l’occasion d’une sorte de foire où les spectateurs peuvent se faire prédire l’avenir, acheter des babioles, admirer des tours de magie et des acrobaties[44]. Le public peut également contempler les œuvres de peintres et sculpteurs venus dans l’espoir de trouver des commanditaires, et écouter l’un des nombreux sophistes ou écrivains venant déclamer leurs dernières œuvres.(  Wiki)

Mais ça a grandement évolué depuis :

Mais sérieusement, là, honnêtement, y a-t-il une raison, une seule, pour garder le Stade en vie ? À quoi sert-il ? Il n’y a à peu près rien, dans les événements programmés au Stade, qui ne pourrait pas avoir lieu ailleurs, en ville. Au prix que ça coûte, entretenir la chose, la doter d’un nouveau toit aux (j’y vais au pif, ici) dix ans, j’ai beau fouiller, je ne vois aucune raison de ne pas le démolir…

Si au moins il servait à quelque chose. N’importe quoi. Si au moins, il y avait au Stade des événements qui, autrement, ne feraient pas escale à Montréal. Mais non. Même pas. Comme Rima le décrit, il sert de toile de fond aux photos de touristes. Ah oui, il y a un salon annuel de l’amour et de l’érotisme où on peut zieuter les plus récentes percées de la science dans le domaine du vibrateur. Méchant symbole… Ah, il y a la Coupe Grey, une fois de temps en temps, c’est vrai. Mais même là, est-ce une bonne raison de sauvegarder cette coquille vide ? Patrick Lagacé

Rocky 4  et les Happy Towns

Les jeux olympique d’antan étaient meilleurs… J’ignore ce qu’avalaient les athlètes pour arriver premier, mais étant donné qu’ils observaient la nature, ils devaient, selon toute logique, s’inspirer d’un animal qui est fort ou qui coure vite. Ou les deux…  Alors, ils mangeaient  des carottes. J’ignore s’ils couraient vite, mais ça devait donner une famille de 12 enfants…

D’une médaille, deux coups : du monde pour payer le stade.

Pour faire une parenthèse, il me semble avoir entendu à la radio qu’on avait offert à un joueur de hockey 10$ Millions par année sur 10 ans.  Aux premiers jeux olympiques, les femmes n’étaient pas admises. Maintenant, ce sont les pauvres… Ou les gens plus que bien nantis.

Je ne fais plus confiance aux « gladiateurs » actuels. Dans tous les sports, on fait appel aux tests anti-dopage. On en attrape quelques uns de temps en temps, ils se confessent, se repentent, passent au confessionnal CNN…payés.

Et que dire de tout l’appareillage sophistiqué derrière le sport? On en est rendu à passer les costumes des skieurs par des tests de souffleries comme ceux dont on se sert pour évaluer la friction de l’air sur les structures des avions.

Dans Rocky IV , Rocky affronte un géant russe et sa machine à faire des athlètes Pendant que le héros s’en va dans une cabane au Canada courir dans la neiges et traîner des pitounes ( des billots de bois) .

Quant à Tiger Woods, on a découvert des   pitounes , (Québec) (Parfois péjoratif) Belle fille ou jolie femme)    dans son sang.

Il devrait maintenant verser quelque 750$ Millions à sa « femme ». La moitié d’un stade…

Quel rapport?

Tiger Woods et Rocky s’entraînaient, point.

D’ailleurs, les bienfaits de l’activité d’une pitoune ou d’une autre, ont les mêmes effets :

  • Amélioration de l’odorat cardio-vasculaire
  • Perte de poids, amélioration de la forme
  • Meilleure résistance à la dépression
  • Meilleure résistance à la douleur
  • Baisse des cas de rhumes et de grippe
  • Meilleur contrôle de la vessie.
  • Meilleure dentition:
  • Une meilleure prostate

Source : Les bienfaits du sexe

Bien plus encore. Instruisons-nous avec une chronique style  la Sécrétion du Reader’s Digest.

Pitoune vient de l’anglais happy  town, l’endroit où les bûcherons allait voir de belles filles pendant leurs congés, à l’époque de la colonisation. Devenu « a pitoune » (une pitoune) à l’oreille des francophones.

En fouillant, un peu, toutefois, on peut dire que tout le système est entraîné pour confectionner des pitounes – sortes de péripatéticiennes ( quel beau mot, et poli en plus) mais une dérive malheureuse de la démarche  d’Aristote…

Et on leur donne un toit…

Que faire avec le stade?

Le dynamiter. C’est ce qu’on fait partout dans le monde… Le WTC Stadium aurait été démoli de cette manière…

Le vendre aux Chinois. Super! Le plus gros Dollorama du monde… On viendra pour admirer la structure et pour acheter des drapeaux canadiens fabriqués en Chine. En hiver? Laissez la neige entrer par l’ouverture et faites des glissades. Ou des concours de sculptures … Des  personnages de l’Histoire : comme Zeus et Bush.

En faire un OVNI : ( Objet de Voleurs Non Identifiés).

Mettre un moteur de Telsa et l’envoyer faire des « shows » dans tous les pays du monde.

Mais la meilleure solution est faire comme à Athènes : laissez-le décrépir pendant des milliers d’années. Et faites comme eux : investissez pour garder les ruines intactes afin d’attirer des visiteurs.

Quand je pense que le monde coure pour voir des ruines, en gardant le stade il n’y aura plus personne pour voir des ruinés.

Mais je me doute à quoi on pense : augmenter le nombre d’immigrants  pour redresser la pyramide des âges. Ainsi, nous aurons  suffisamment de jeunes pour faire vivre tous ces vieux qui « arrivent ».

Happy Town, Montreal!