Archives quotidiennes : 5-juillet-2012

Fleur et abeille

À se demander, parfois, ou tout le temps, si la fleur ne siffle pas l’abeille par son odeur? On peut bien « connaître » le boson de Higgs, ça ne rétrécit pas le grand mystère mouvant de l’Univers, de la vie, ni de ce « Dieu ».

Les « grandes découvertes » n’ajoutent rien à notre qualité de vie. Alors, ce ne sont pas de grandes découvertes…

Du domaine de l’illusion, de l’infime. C’est beau!

Si nous n’avons pas compris le rapport entre la fleur et l’abeille, si nous n’avons pas compris pourquoi nous sommes si pauvres sur un planète aussi riche,

* si nous n’avons pas  compris pourquoi on saigne et continue de fabriquer des esclaves dans un cauchemar climatisé…

si…

Si nous cherchons « Dieu » dans une particule, mais pas dans un chat ou un moustique.

Nous n’avons rien compris.

Pas compris que l’ignorance que nous traînons depuis des millénaires et que le micas de quelques découvertes ( comme le méson) ne sont pas « utiles », c’est…inutile.

Vous direz que cela apporte une certaine compréhension à cet Univers dans laquelle nous vivons?

Soit!

Quand à chaque seconde un enfant meure de faim…

Je m’interroge à « savoir » si nous ne devrions pas placer notre luxe en regardant la Nature.

Je me fous carrément de qui est Dieu! Je sais qu’on est ici et que probablement on ira ailleurs. Mais ça, c’est une autre histoire…

Une fois l’abeille détruite, la fleur que nous sommes ne servira plus à rien…

Une fois la fleur détruite, l’abeille que nous sommes ne servira plus à rien…

Elle ne pourra même pas songer à trouver la particule de « Dieu ».

Étrangement, les Amérindiens l’avaient compris bien avant.

Nous sommes en mode survie.

Les destructeurs de ruches sont bien plus nombreux que les abeilles…

Beau drame!

Gaëtan Pelletier

5 juillet 2012

L’avis après la vie…

J’avais trouvé une belle photo pour illustrer l’article. Mais… Les gens qui prennent des photos se pensent des artistes et s’octroient des droits d’auteurs sur les images.Ils photographient une fleur et nous demandent des droits d’auteurs. Vous n’avez qu’à aller jeter un oeil dans les commentaires. Ils prennent la photo d’un homme et vous demandent des droits d’auteur sur « l’image ».

Alors, je vais mettre une de mes images.  Ça n’a aucun rapport avec le texte, mais c’est gratuit.

Prenez et mangez…

Photo: Gaëtan Pelletier ( En hiver, ( 16h53)  j’ai pris cette photo d’un coucher de soleil sur un église ou près de, pendant que je pratiquais du ski de fond dans un champ.  Elle est à vendre. 2,000,000$.

Ça n’a pas été facile: j’ai dû placer l’église, ensuite le soleil, courir vers l’Ouest et coller tout ça avec un appareil de 45 Euros (59$).

Quand j’ai ouvert l’image sur le PC, ma femme m’a dit:  » C’est bon pour Flickr. Tu vas faire fortune avec ça. »

Je remercie l’Univers d’avoir mis un poêle qui nous chauffe dans le ciel, et la religion catholique qui a bâti une église à la hauteur de ses prétentions.

Avec un coq au bout du clocher et du Vatican.

Je tiens également à remercier la Chine et ses travailleurs parfois un peu esclavagés, mais géniaux, de m’avoir fourni cet appareil sans zoom. Sinon, j’aurais vraiment été tenté de grossir l’image pour l’avaler et la vendre deux fois plus cher.

Comme disait Picasso, qui un jour, vendit une oeuvre rapidement faite, répondit à la dame qui trouvait la facture salé pour le 5 minutes qu’il avait pris: « Madame, ça m’a pris 80 ans à la concevoir ».

Imaginez! Une fleur! Ouah!  On ne l’a pas fabriquée, on l’a avalée à l’aide d’un capte-images.

 

C’est de la TECHNOLOGIE.

L’Homme s’obstine à inventer l’Enfer dans un monde paradisiaque.
 
Jacques Massacrier

Quand on a fini de nourrir des patrons, des administrateurs, des compagnons ou compagnes de travail bouffis d’orgueil, engraissées à grosse palettes d’idées reçues, on a envie de reprendre le temps qu’on a perdu. En plus des jours tranquilles, dans le farniente des canicules, on arrache des bouts de nuit ici et là. On veille tard… Le petit syndrome de l’urgence avec d’aller plonger dans le « six pieds ». Au grand plaisir des entrepreneurs de pompes funèbres qui vous vantent leurs vaisseaux spatiaux à poignées d’or. Comme si « Dieu » aimait vous voir arriver en carrosse…

Rien de triste dans ces propos. Juste le temps de prendre conscience que dans un monde plastifié où on vous dit de vous « ménager », on prolonge votre beau séjour dans le monde du travail. Vous finissez  avec une montre, mais il ne vous reste plus bien des heures. Ce doit être l’œuvre d’administrateurs qui vous donnent matériellement ce que vous n’avez jamais eu. C’est souvent plaqué or. Et, aussi fou qu’eux, on l’enferme souvent dans son écrin pour la montrer aux autres.

La meilleure foi est de ne croire en rien, sauf en l’instinct que vous entretenez et écoutez de temps en temps. Une foi stable est une mort dans une recherche, car tout est mouvant.

C’est comme courir après son ombre en la cherchant au loin, alors qu’elle est à vos pieds.

Dans l’instinct- ou intuition -,  il y a tout l’invisible, et la somme infinie de « morceaux » de l’existence qui n’est pas calculable. Tout le caché, les connaissances à venir,  qui elles également ne seront jamais fixes. C’est l’esprit qui cherche à fixer le grand cinéma de la création de par son esprit scrutateur.

Dans  un monde où la vie est toute calculée, l’humain est un chiffre de chair dans une comptabilité entretenue par des tueurs à gages.  On vend de l’assurance pour tout, mais rien pour la certitude. On cultive la peur et l’on vous vend des « parapeurs »… C’est de la finance, pas de la vie. Les chiens enterrent les os pour « plus tard », et les humains  séquestrent tout leur avoir. Ils se décident à le bouffer au moment où ils n’ont plus de dents.

Ne reste qu’à profiter de la belle richesse qui reste : la simplicité et la passion de vivre.

C’est pour ça que de temps en temps, quand j’ai fini d’écrire, les oiseaux commencent à chanter. Le voisin a des arbres encore plus beaux et plus habités que bien des livres. Il n’est jamais trop tard pour se coucher tôt… Surtout l’été, quand la nuit a des grillons d’étoiles pour les yeux, et le silence : la méditation noire, papillotante de broderies des mystères qui se laisseront peu à peu dévoiler. Comme si la chair – dans son amour pour la grandeur du cosmos, son émerveillement, son exaltation et sa fièvre – déshabillait jusqu’à l’infini, l’infini qui ne se déshabille pas.  Comme le sexe, toute connaissance n’est que préliminaire à une attente d’orgasme cosmique que l’on veut créer : c’est l’âme qui a soif, mais c’est le corps qui – frustré – accumule les ersatz.

L’occidental doit probablement emmagasiner ses objets pour échapper au vacuum de son âme. Il se gorge l’estomac au point de courir les antiacides et autres produits dérivés. Ça ne doit pas se vendre en Somalie… C’est le déséquilibre du déséquilibre. La psychopathie entre la faim de l’estomac et celle de l’âme. L’un tente de survivre à la Terre, l’autre aux questions résultant du manque d’intérêt de son estomac.

Ce doit être une opulence  d’occidental que de se coucher à l’heure où tout le monde dort. Il y a comme une essence de naissance, absence de bruit, et on peut sans doute attraper tous les rêves de ceux qui dorment. Car je me suis demandé souvent si le sommeil  n’était pas qu’un repos, mais une nécessité de calmer un peu  ce cartésianisme cultivé et laisser tout le cerveau accéder à des combines bien plus savantes et des informations bien plus étendues.

Je pense que Dieu dort la nuit et le diable profite du jour pour essayer de bousiller dans la lumière  ces mondes qui nous échappent.

Rêver sans dormir c’est un art…  Pour apprécier un peu la lumière, il faut s’attarder aux noires  et aux blanches.  À 3h30, les oiseaux sont des claviers sonores dont les pianos ne sont qu’une pâle imitation.  Bach avait raison… Et Mozart devait être un oiseau de nuit…

C’est la grande lézarde qui divise  les humains : ceux qui essaient de comprendre le vol des oiseaux, et ceux qui s’attardent à les écouter.

L’art de rêver est de ne pas trop dormir. C’est pour ça que de temps en temps, il vaut la peine d’entendre les matins vous livrer un peu votre commencement de vie. Car chaque jour il faut réapprendre à voir le soleil se pointer  en faisant éclater les bulles de rosée. Comme les joues que vous aviez quand vous étiez enfant. Si vieillir, c’est mourir un peu, la plus triste des morts est celle de ceux qui ferment les yeux des signes de l’invisible et ouvrent tout grands qu’ils sont à leur vie coagulée.

On passe sa vie à fouiller des morts pour ne trouver que quelques survivants à ce piège qu’est la matière. Car le danger est d’être enterré bien avant d’être déclaré mort.

Gaëtan Pelletier

La fabrique à gratin moisi

Photo: Jacques Pharand

Je suis passé devant la télé, et Jean Leloup était là. Un gamin de 51 ans… Avec un talent fou, pour ne pas dire un génie. Le génie est d’ailleurs dans tous les enfants. On le tue après par ce qu’on nomme « éducation » : i.e. niveler tout le monde et sabrer l’imagination.

Un troc pour la « raison », cet étouffoir si « merveilleux ».

À se demander si le grand meurtre occidental n’est pas de celui de détruire cette enfance. Peu résistent à cette torture journalière et lancinante et finissent par sécher dans leur coin, avec leur maison cossue – toutes pareilles – leur vie intérieur incendiaire… Les embourgeoisés ont de belles étoffes pour se vêtir, mais pour le reste, ils sont affectés du syndrome de la pelouse. Un beau vert pauvre, uni, mais conformiste jusqu’à la moelle.

Alors, rien ne change. On avale des formules monocordes…

JEAN LELOUP/LECLERC

En 1990, Jean Leloup enchaîne avec un second album, L’amour est sans pitié. Après des débuts modestes, l’album connaît des ventes importantes à la suite du lancement d’une chanson intitulée 1990, qui ne figure pas sur l’album original. Elle y est ajoutée au pressage suivant. 1990, qui fut un succès de l’année 1991, avait été composée lors du déclenchement de l’offensive alliée en Irak, ce qui constituait la première guerre du Golfe. Un clip, tourné par le DJ montréalais James Di Salvio, contribua au succès de la pièce, qui fit même son chemin jusqu’en France et dans certaines discothèques aux États-Unis. L’amour est sans pitié contient plusieurs succès, tels la pièce titre, Cookie, Rock and roll pauvreté, Nathalie et Isabelle. Cette dernière est appuyée par un autre vidéoclip remarqué, réalisé par Di Salvio, tourné en partie à New York et mettant en vedette le comédien Julien Poulin. Wikipedia  

1990

Rien n’a  changé. La formule du « terrain de golf » mondial fonctionne toujours.

La chanson pourrait avoir été écrite le 4 juillet 2012…

C’est le même refrain…(sic)…

1990

Rien n’a  changé. La formule du « terrain de golf » mondial fonctionne toujours.

Mesdames et messieurs attention
je vais vous faire une chanson
le sujet en est ambitieux
de mon image je suis soucieux
en 1990
c’est l’heure des communications

depuis le début de ce siècle
nous avons vu l’apparition
du moteur Ford à explosion
puis de l’avion à réaction

mais de toutes les inventions
c’est sans doute la bombe à neutrons
qui nous laissa le plus baba
au cours du célèbre hiroshima
mais 1990 devrait nous laisser tous pantois
devrait nous laisser tous gagas

il y a des missiles patriotes
dirigés par ordinateurs
sony fuji et macintosh
se culbutent dans les airs le rush
la guerre technologique fait rage
c’est un super méga carnage
attention voilà les avions
qui tirent
c’est l’heure de l’émission
en 1990
c’est l’heure de la médiatisation
en 1990
c’est l’ère de la conscientisation

fini les temps maudits du sport
du jogging et de la cigarette
la preuve en est nos beaux soldats
américains qui sont là-bas
bronzés à la vitamine D
nourris aux fibres équilibrées
les mort qui seront faits là-bas
seront en bonne santé je crois

les impôts du contribuable
n’ont pas été payés en vain
la preuve en est il est possible
de ne jamais rater sa cible
si on connaît le vidéo
si on se pratique le coco
bientôt disponible bientôt
koweit irak en nintendo
en 1990 c’est l’ère de la socialisation
en 1990 c’est la démocratisation

j’en était à ces réflexions
quand tout à coup je me sens con
assis par terre dans le salon
je ne fous rien je suis un con
heureusement que ma copine
a soudain l’idée de génie
de me toucher le porte-avion
vite fait je lui sors mon canon
ça va chauffer oui mon amour
je pointe mon radar à ions
en plein dans ta sortie de secours
je vais larguer mes bombes attention
en 1990 j’ai mis ma participation
en 1990 j’étais dans la coalition
en 1990 (bis)
hier soir dj a sauvé mon âme avec cette chanson (bis)

La chanson pourrait avoir été écrite le 4 juillet 2012…

C’est le même refrain…(sic)…

Gaëtan Pelletier

05 juillet 2012

Héritiers de la terre

 

C’est une illusion de croire que tous les êtres humains sont de la même espèce. Juste parce qu’un certain groupe devient fou furieux en se comportant comme si ses membres étaient les seuls à exister ne signifie pas que c’est la vérité. Cela ne veut pas dire que nous sommes tous les mêmes. C’est une grosse erreur que d’être fasciné par un tel spectacle extérieur d’ignorance et d’arrogance et de croire que nous sommes tous comme cela. Notre identité authentique s’étend au delà de notre apparence actuelle, de notre comportement, des circonstances de notre vie et bien au-delà de l’image limitée de nous-mêmes dont nous sommes nourris par ce monde « moderne ».

Bien sûr, nous sommes tous  » Un », comme les doigts d’une main. Chaque doigt est cependant différent et possède son unique raison d’être. Ce n’est pas parce que l’index est le plus actif que cela signifie que toute la main est composée d’index. Dans cette perspective, ce n’est pas parce qu’une espèce particulière d’humains se comporte comme si sa manière de faire est la seule qui importe qu’il en est ainsi. Notre situation actuelle est que toute la main est en évolution et les doigts qui ne saisissent pas ce changement et n’y participent pas consciemment vont tomber et disparaître, peu importe l’importance qu’ils estiment avoir.
Il faut être aveugle, sourd et muet tout en vivant dans un déni complet pour ne pas réaliser que nous sommes entrés dans une expérience de transformation planétaire irréversible. Ou alors nous devons être si obsédés, concernés et illusionnés par nous-mêmes, que nous avons ‘brûlé les rétines’ de nos rétrospectives, de nos prévisions et de nos intuitions.
Même s’il est encore possible que beaucoup d’entre nous se comportent comme si rien ne changeait, comme si tout pouvait être maintenu en place en fonction de ce que nous croyons pouvoir nous rendre heureux, l’augmentation des changements évidents au sein de la nature défie cette position. Le comportement de plus en plus chaotique de la nature ne peut être dissimulé ou contrôlé. Les nouvelles sélectives diffusées sur les ondes et l’ensemble des médias sont impuissantes car « le climat est général », il reflète à présent quotidiennement la transformation planétaire grandissante même si nous continuons de prétendre que nous n’en sommes pas conscients. La nature ne peut en aucun cas être complice en soutenant les programmations de nos esprits étroits. Nous ne pouvons corrompre les éléments ni marchander avec eux ; ils sont des disciples dévoués honorant une voie qui ne vénère pas les illusions humaines.
Il est temps de se réveiller et de sentir le chaos.
Heureusement, tous les humains ne sont pas perturbés par cette augmentation du désordre. Beaucoup d’entre nous ont attendu patiemment cette période magnifique. Nous avons vécu tranquillement, cachés depuis des centaines d’années, notre œil intérieur fixé sur l’horizon, sachant que cette aube viendrait nous réveiller de la réactivité inconsciente vers la responsabilité consciente. Tous, nous avons attendu patiemment tandis que les animaux inhumains et sans cœur devenaient fous furieux, étalant leur soi-disant intelligence et prétendant que le multivers pourrait être consommé, contrôlé et violé par des programmations produites à la chaîne. Nous le savons, ce règne de l’inconscience doit passer tout comme passent les saisons.
Nous qui regardons tranquillement ce spectacle extérieur
Nous sommes d’une espèce différente ;
Nous vivons dans une forme humaine et non pas inhumaine.
Nous sommes des humains ayant pris une forme.
Nous avons attendu pendant que même nos propres frères et sœurs s’auto-envoûtaient avec ce charme, s’oubliant complètement eux-mêmes et se joignant à la montée de la folie. Pas un seul d’entre nous n’a été à l’abri des résonances de cette folie ; à un moment donné, au cours de nos nombreuses dernières incarnations, chacun de nous a glissé dans ce sommeil inconscient et s’est comporté comme s’il y avait vraiment quelque chose à gagner en divisant la terre pour en tirer profit. Nous avons tous eu nos moments où nous avons été consumés par l’idée hypnotique que nous sommes uniquement là pour « avoir et prendre ». Nous avons tous à un moment donné bêtement glissé dans la croyance que le multivers est sous nos ordres.
Heureusement, nous sommes assez nombreux à être restés éveillés à travers ces âges sombres pour garder les phares de la conscience allumés afin que nous ne cédions pas tous complètement à une telle folie des grandeurs. Enfin, nous sommes maintenant à l’orée de cette nuit obscure. Nous entrons à présent dans le moment le plus froid, celui juste avant l’aube où la seule chaleur qui puisse nous soutenir doit émaner depuis l’intérieur de notre propre cœur. Nous rentrons maintenant dans le cœur du sujet.
Beaucoup d’entre nous sur cette planète parlent souvent « d’extraterrestres », d’êtres ou d’entités qui ont soi-disant pour origine d’autres galaxies ou dimensions. Nous regardons « là-bas à l’extérieur » en espérant voir des vaisseaux, des aéronefs, des réponses, des sauveurs et des sauveteurs. Dans notre recherche extérieure désespérée, il nous est toujours montré de manière trompeuse exactement ce que nous croyons rechercher, mais jamais ce que nous recherchons vraiment : nous-mêmes.
Nous sommes déjà ici.
Nous sommes ici depuis si longtemps que l’histoire ‘inhumaine’ de l’humanité ne peut contenir la source de nos origines. Nous sommes pure conscience. Nous connaissons les marées du temps et les cycles du multivers. Nous travaillons avec les courants ‘multiversels’, non pas en en étant séparés. Les flux et les changements de nos saisons se prolongent bien au-delà des cycles de trois mois, nous honorons des cycles de 13 000 ans, des cycles de 26 000 ans voire même des durées beaucoup plus étendues encore. Nous ne sommes pas liés par un corps physique qui dure moins de 100 ans, nous sommes alignés avec la conscience immortelle qui transcende toutes les limitations physiques. Nous n’avons pas de commencement ni de fin. Tout comme les marées de l’océan, nous savons que toutes les expériences vont et viennent, au-dedans comme au-dehors. Nous avons vu de nombreuses espèces arrogantes venir et repartir. Au cours du temps, nous aussi nous sommes manifestés de manière arrogante et ignorante.
Les côtes sombres et sans cœur de cette planète sont traversées par des expériences qui sont des courants apportant avec eux un environnement propice à la formation d’espèces qui vivent dans une illusion destructrice – semblable à une infestation de parasites. Nous savons qu’il est vain de lutter contre l’océan lorsqu’une telle marée rouge se lève et traverse cette terre en étouffant tout sur son passage. Une telle expérience est également une expression du multivers. Nous n’avons pas à comprendre « pourquoi  » pour le savoir.
Lorsque de telles circonstances se déroulent, nous attendons patiemment et silencieusement, pendant des milliers d’années s’il le faut. Nous savons qu’à chaque fois que la marée monte, elle se retirera également. Nous sommes dans un tel moment. Il n’y a rien que nous ne devions faire à présent que de permettre aux événements extérieurs du monde inhumain de suivre leur cours. La marée de l’arrogance et de l’ignorance est à présent en train de se retirer, se dévorant méticuleusement elle-même dans le conflit qu’elle a elle-même enflammé.
Nous sourions intérieurement, sciemment et avec compassion à ceux qui cherchent à « sauver le monde ». Il s’agit d’une noble intention, mais elle est erronée. Pourquoi voudrait-on sauver l’arrogance et l’ignorance ou quoi que ce soit qui a été construit sur leurs fondations, à moins que l’on ne soit arrogant et ignorant soi-même ? Nous sommes reconnaissants de voir mourir ce monde. Nous sommes reconnaissants de voir émerger le chaos qui va dévorer le chaos. Nous ne sommes pas attachés à la personnalité transitoire manifestée dans la forme. Nous sommes reconnaissants de laisser cette fréquence d’insensibilité inconsciente se dévorer et se neutraliser elle-même.
Cette époque sans cœur dont la mentalité est le contrôle et l’endormissement est presque terminée. Elle a servi son objectif. Pas même les armes les plus puissantes ne peuvent être une protection contre les inévitables mouvements extérieurs de ces marées temporelles car toute arme fait partie intégrante de sa propre décadence. De nombreux mondes inhumains de ce genre ont fleuri sur cette terre et sont simplement redevenus poussière dans le vent. De telles fréquences lorsqu’elles partent, laissent toujours une terre qui se retrouve paisible et comblée lorsqu’elle se réveille. Ceux qui tentent de s’agripper à ces manières arrogantes auront immanquablement leurs membres arrachés et saigneront jusqu’à la mort. Essayer de sauver un tel monde, c’est comme essayer de mettre un pansement sur une jambe de bois.
Il n’y a pas de bunker assez profond dans lequel fuir l’état de notre propre cœur. Il n’y a aucun endroit sur terre assez reculé pour échapper aux conséquences de l’accumulation de nos pensées, de nos paroles et de nos actes.
C’est ainsi que la marée purifie et emporte avec elle toute l’arrogance, l’ignorance et l’égoïsme : elle déclenche l’impact total et sans compromis de « La Loi des conséquences ». Il n’y a aucun « Juge » qui se positionnera au-dessus de n’importe lequel d’entre nous autre que les conséquences de l’accumulation de nos pensées, de nos paroles et de nos actes. La seule manière d’arriver à flotter pendant que les eaux de la transformation engloutissent le monde est donc de nous regarder nous-mêmes avec honnêteté et d’assumer la pleine responsabilité de la qualité de notre expérience. Toute la douleur, la colère et la peur que nous avons semé dans notre expérience est gravée comme un tatouage sur notre cœur. Ce n’est qu’en prenant la responsabilité de cet état énergétique et en étant prêts à en ressentir toute l’étendue que nous sommes guéris, transformés et libéré grâce à elle.
Maintenant plus que jamais, si nous ne posons pas consciemment notre attention vers l’intérieur en ressentant l’état authentique de notre propre cœur, nous manifestons inconsciemment le reflet de notre tristesse, de notre colère et de notre peur dans le monde qui nous entoure. Si nous agissons ensuite extérieurement à partir de ce reflet, notre forme sur le plan physique est détruite par le conflit qui s’en suit, conflit grandissant nourri par nos illusions. Nous ne pouvons ancrer notre prise de conscience ou faciliter notre éveil à la conscience vibratoire sans cette forme sur le plan physique. Si nous perdons notre corps, nous ratons le train et continuons à dériver inconsciemment comme les algues sur les marées du temps.
Ceux d’entre nous qui sommes prêts et disposés à réaliser la transition vers la conscience vibratoire savent qu’ « il n’existe aucun moyen de passer au-dessus ou de contourner quoi que ce soit », nous ne pouvons que passer « à travers ». Nous allons à présent devoir nous confronter à tout ce à quoi nous avons résisté, à tout ce que nous avons jugé, méprisé, mal interprété, manipulé et considéré comme étant imparfait.
Qu’est-ce qui n’est pas Dieu alors que Dieu est tout ce qui a été créé ?
Si nous continuons à demeurer fidèles à notre douleur, notre colère et notre peur, ces dysfonctionnements affectifs se manifestent extérieurement par des présences menaçantes, des entités démoniaques et des situations chaotiques se déroulant apparemment de manière extérieure à nous. Cette situation se manifeste déjà à travers le spectre de l’homme. Cette extériorisation de notre état intérieur non intégré est la graine de tous les conflits et de la misère humaine. Tandis que cela nous arrive, si nous ne sommes pas conscients de ce qui se déroule, notre réactivité inconsciente nous amène de force à combattre les fantômes de notre passé non résolus et ceux de notre futur que nous projetons dans la crainte. C’est une bataille que nous ne pouvons gagner. Les morceaux de verre qui éclatent après que nous ayons attaqué ces reflets qui nous sont renvoyés provoquent toujours des lacérations fatales. C’est ainsi que se déroule avec précision le processus de purification de l’arrogance et de l’ignorance de l’humanité.
Toutefois, cette situation difficile ne signifie pas notre fin : si nous choisissons plutôt de percevoir tous les défis, le chaos et les conflits qui se produisent comme étant des opportunités délibérées pour nous libérer de nos illusions personnelles et pour surmonter nos comportements perturbés, toutes ces rencontres se révèlent alors comme divines, orchestrées de manière angélique et des portails vers un émerveillement mêlé de respect envers la conscience immortelle.
Notre seul choix se trouve À PRÉSENT entre le drame et le Dharma.
Nous pouvons voir actuellement ce scénario se dérouler dans le microcosme de nos vies personnelles ainsi que dans le macrocosme de l’ensemble du spectre politique, commercial et religieux. Les membres d’une famille, les amoureux, les religions, les entreprises commerciales et les pays se regardent les uns et les autres et observent la danse des souvenirs du passé et les fantômes de leurs projections sur le futur, ils s’attaquent de manière réactive non pas les uns aux autres, mais à ces illusions fantomatiques.
La réaction nourrit toujours plus avant la confusion, le déséquilibre et l’autodestruction. Tous ceux qui rentrent dans les duels inconscients extérieurs de leurs mémoires non intégrées au lieu de les traiter intérieurement et consciemment, déclenchent un inévitable chaos autodestructeur. C’est « la purification du Kali Yuga ». Cependant, tous ceux qui embrassent de façon responsable les reflets extérieurs de leur mémoire non intégrée comme étant un portail vers la conscience du moment présent, pénètrent dans des expériences de joie, d’abondance et de santé qui augmentent de façon exponentielle.
Désormais, l’intensification de notre expérience personnelle s’accélère dans un sens ou dans un autre. Soit nous entrons dans l’escalade du conflit,
soit dans un calme grandissant.
L’ensemble de l’espèce humaine ‘inhumaine’ est sur le point de mourir tout comme la peste est éradiquée ou comme le doigt inutile tombe de la main en évolution. Ce procédé d’élimination, cette extinction volontaire, défient toutes les forces armées, le génie médical ou scientifique et les manigances politiques. Ce moment de transition est plus puissant que les fondements sur lesquels la conscience de la mortalité a construit son empire. Cette vague d’énergie évolutive ne consulte ni nos plans, ni nos calendriers, nos comptes bancaires, nos projections ou nos superstitions religieuses.
La réalisation du Divin commence à poindre et
Dieu ne prête pas attention à ce à quoi nous croyons.
La lumière ne fait pas de discrimination envers les ténèbres, elle traite l’obscurité comme si elle était invisible, car dans la vue d’ensemble, elle n’est pas visible.
Tout être humain qui croit pouvoir trouver un lieu de sécurité en contrôlant sa situation extérieure doit se préparer à recevoir un choc. Le climat et les conditions géographiques sur Terre sont les forces de première ligne de cette transformation et démontrent de plus en plus la futilité de toute résistance. L’espèce ‘inhumaine’ qui croit que l’argent, le pouvoir, l’identité religieuse ou le positionnement politique peuvent faire toute la différence est sur le point d’être horrifiée. La seule chose qui peut à présent créer la différence est l’état de notre cœur car le cœur ne ment pas, peu importe la façon dont nous essayons de faire barrage, physiquement ou mentalement, à l’état authentique de notre conscience.
Ne créez pas la peur, ressentez la peur.
N’infligez pas la colère, ressentez la colère.
Voir ceci comme une « fin », c’est passer à côté de l’ouverture. Ce passage par l’expérience transformatrice par laquelle tous doivent passer est une invitation divine offerte à tous ceux qui savent qu’ils sont des gardiens authentiques de la conscience immortelle, invitation à participer dans le dévouement à leur travail intérieur en avançant en silence, tranquillement et en étant présents. Ce travail intérieur est la véritable invasion de ce qui semble être une menace « extraterrestre » pour le monde arrogant et ignorant qui se meurt. Personne ne peut empêcher ce changement car personne ne peut arrêter ce qu’il ne peut percevoir ; tout travail intérieur authentique est invisible. Personne ne peut comprendre ce qui se passe à moins qu’il n’y participe consciemment.
La beauté intrinsèque de ce moment, c’est qu’il n’y a rien à « faire ».
Notre espèce humaine ‘humaine’ sait que tout ce dont nous avons besoin est donné librement et est reçu sans effort en incarnant un état d’être : être ici, maintenant, conscient, vigilant et responsable. Il n’est nul besoin de craindre le résultat de notre évolution extérieure incontournable car elle est une conséquence de notre transformation intérieure inévitable. Cette planète surmontera et s’épanouira dans toute sa gloire une fois que la poussière conséquente d’un tel processus d’évolution sera retombée. Nous nous éveillerons pleinement à nouveau du chaos et de cet apparent désastre sans fin, dans la conscience de l’immortalité et dans sa résonance : « aucune difficulté n’est trop difficile à surmonter ».
Grâce à cet état d’esprit ouvert aux miracles illimités « le Jardin » revient ; les rires montent depuis la désintégration de la marée rouge ; les enfants naissent de nouveau dans un monde dans lequel ils sont aimés pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’on attend qu’ils deviennent, la nourriture redevient notre médecine et toute activité notre joie ; tout se révèle être une expression Divine tandis que la conscience de Dieu est reconnue comme étant La Source de toute chose. Cette vision qui se déploie est inévitable ; elle aussi est une marée montante et descendante. Maintenant est venu pour elle le temps de monter à nouveau.
Pour tous ceux qui ont attendu si longtemps le retour de la marée de la conscience humaine, ce sont à présent les moments les plus difficiles. Les courants qui émergent du chaos planétaire en sont le signal. Le désordre social et la décadence sont les nombreux phares qui révèlent un rivage imminent au-delà de la mer incertaine de la misère humaine. Notre tâche au sein de ces moments de transition est de chevaucher avec ténacité la certitude inébranlable de nos connaissances intérieures. Ne laissons pas les autres nous entraîner vers le bas dans les eaux glacées du désespoir avec leur mentalité apocalyptique fataliste. Il nous faut maintenant être plus grand que nous ne nous sommes autorisés à nous percevoir jusqu’à présent. Nous devons nous permettre de ressentir notre passé et notre futur infinis qui s’étendent dans toutes les directions. Grâce à un travail intérieur nous pouvons avancer gracieusement au-delà de la mainmise des conflits extérieurs, dans l’étreinte éternellement accueillante de la tranquillité et du silence.
Nous ne devons prendre aucun parti, mais plutôt prêter attention intérieurement.
Le seul endroit sûr à présent est le calme tranquille d’un cœur équilibré.
C’est ainsi que notre espèce humaine se doit d’attendre patiemment, de manière invisible et sans avoir besoin de se défendre. Ceci est la magnificence grandiose de cet âge : l’obscurité se dissout sans effort dans la lumière tandis que l’arrogance et l’ignorance sont englouties dans un conflit qui ne sert qu’à dévorer les conflits. Nous n’avons rien besoin de faire que d’être attentifs, patients et prêts à « tout ressentir pour tout guérir ».
Tandis que cette transformation se déploie et que nous attendons tranquillement notre temps au cœur de son courant universel, les autres peuvent être amenés à croire extérieurement que nous sommes passifs. Nous ne le sommes pourtant pas ; nous sommes les héritiers de la terre.
Ne blessez pas les autres, ressentez le chagrin.