Archives quotidiennes : 8-mai-2012

L’éducation allongée

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) demande au gouvernement du Québec de réécrire l’entente de principe intervenue samedi pour mettre un terme au mouvement de protestation contre la hausse des droits de scolarité.

Selon la FEUQ, trop de zones grises demeurent dans l’entente et mènent à des interprétations diamétralement opposées.

Alors que les représentants étudiants affirment que la hausse des droits de scolarité sera compensée par une diminution des frais afférents, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, soutient que ce ne sera pas nécessairement le cas. Le Devoir

 

Bla! Bla!

Quand on a créé un problème de la taille d’un éléphant ce ne sont pas les souris grugeuses, bordées de menteries, la jupette en fru fru qui va rafistoler des décennies de bêtises.

L’éducation – Québec, Canada, France, et le reste- est soumise aux lois du marché : les étudiants sont des clients. Les universités des magasins à rayons et on y vend le vent des éculubrés qui ont grandis dans les livres… Et ceux qui dirigent ont grandit dans la finance, l’administration. Oui, l’administration. C’est la bible des sociétés modernes.

Les universités se font concurrence, les États se font concurrence et pour arriver à des critères pouvant tracer un portrait d’une société, il faut des résultats de « réussites bidon », peu importe… Les chiffres parlent.

Alors, pour satisfaire à la clientèle mondialiste, on a allongé les études avec cette foi que plus on étudie plus on est « compétent ». Et plus on a d’élèves, plus on a d’argent, et plus on a une cote, et plus.

La culture navet du « et plus »…

J’ai connu des « gratteux » de guitare, des « artisses » qui ont passé un vie à vouloir l’être…

On l’a ou on l’a pas…

Inutile d’insister à coups de milliards pour l’éducation.

Inutile de rafistoler la bagnole rouillée que l’on a construite pour les voyages en chaînes. On est tous victimes de la foi de quelqu’un qui nous cloue à sa croix. Croyez-moi.

On cherche des solutions pour financer l’éducation et empêcher les enfants de s’endetter?

Au lieu d’investir au bout du ratage, il faudrait investir dans les racines du « poussage ». Rien ne pousse si la terre est trafiquée…

La véritable solution, personne ne la veut : écourter le temps des études dans certains secteurs. Et, surtout, sabrer la « culture générale » vite oubliée des cégeps.

Des philosophes à 17 ans?

Des profs doctorisés qui ne savent pas écrire?

On en est rendus là. Le mélange du poivre et du sel où l’étudiant est un steak rougi par le grand feu du néolibéralisme. De la méthode? Non : des vendeurs de temples.

Illusion.

Personne ne travaille – en politique – pour améliorer véritablement nos vies. Ils ne comprennent rien à l’apprentissage et à l’humain. Du nazisme.

Et pourquoi donc envoyer les enfants à l’école avec une couche dans le derrière?

C’est la vie, ça?

La sottise est à faire chier par les deux bouts : éjecter son repas avant de l’envoyer bien stressé se fondre dans les latrines.

C’est comme ça, à force de se faire des bibles des discours, des « projets », de ces mollusques trempés dans leurs nombrils qu’on a fini par faire un monde où les enfants sont stressés, les parents sont stressés, et le monde de l’absentéisme coûte, au Canada seul, aux alentours de 50$ MILLIARDS .

De quoi se payer une trentaine de F-35…

C’est de l’ironie.
Le progrès réel qu’on a est une  carotte.

On serait des lapins de course… Et les investisseurs, des parieurs assis tranquillement dans les estrades. On dirait le monde romain en format Ipad.

Textons-nous!  C’est si beau le texto.

À côté, on vend des cours de relaxation…

La chimère est lustrée comme une porte astiquée frigo métallisé.

Vous l’ignorez, mais c’est une machine qui nous mène.

 

Gaëtan Pelletier

 

Le psychologue, le policier et le briqueteur

Isabelle Gascon – Mère de sept enfants, Trois-Rivières  5 mai 2012  Éducation

Deux contribuables amoureux – est-ce possible ! – allaient devenir parents. Et la fortune leur sourit car, d’un coup, ils n’eurent ni un ni deux, mais bien trois enfants !

Les géniteurs, pleins de bonté, accueillirent ces triplets ravissants, quoique bien différents.

 

Prêtant serment de les éduquer, chacun selon son tempérament, ils les baptisèrent Pierre, Jacques et Jean.

 

Bon… L’heure est grave – et le talent absent !

 

Au diable les rimes : allons droit aux idées ! S’ils avaient existé, les vers suivants auraient parlé de Pierre, garçon serviable et habile de ses mains, mais à ses études peu enclin. Et lorsque Pierre, à 16 ans, annonça à ses parents qu’il souhaitait se faire briqueteur, ces derniers auraient répondu en choeur : « Voilà un métier honnête qui sied bien à ta personnalité, et par lequel, on le souhaite, tu contribueras à la société. Sois briqueteur et sois-en un bon : toujours nous te soutiendrons ! »

 

Ici, j’eûs placé quelques statistiques – pas très poétiques ! Diplôme d’études professionnelles (DEP) : 1 an ; entrée sur le marché du travail : 18 ans ; salaire au début : 35 000 $; salaire à terme : 72 000 $. Et j’aurais conclu la section sur Pierre à peu près comme suit : « Bien qu’ayant automobile et cellulaire, et buvant même parfois de la bière, sa formation, les contribuables payèrent, conscients que, sans briqueteurs et gens de métier, une société ne saurait se développer. »

 

Puis, j’aurais suivi la même sente pour vous parler de Jacques, jeune homme vif et décidé qui, au sortir du secondaire, annonça qu’il souhaitait devenir policier.

 

Alors, ses parents auraient repris leur petite ritournelle – la répétition a quelque chose de charmant : « Voilà un métier honnête qui sied bien à ta personnalité, et par lequel, on le souhaite, tu contribueras à la société. Sois policier et sois-en un bon : toujours nous te soutiendrons ! »

 

Puis, bla, bla, les statistiques. Diplôme d’études collégiales (DEC) : 3 ans ; début d’emploi : 20 ans et, pour le salaire… l’équivalent de celui de Pierre !

 

Subtilement, j’aurais martelé encore : « Bien qu’ayant automobile et cellulaire, sa formation, les contribuables payèrent, conscients que, sans policiers et autres techniciens, une société risque ses lendemains. »

 

Commencez-vous à me voir venir ?

 

Finalement, j’aurais parlé de Jean, jeune homme intellectuel, chercheur de sens profond, qui passait des heures à faire ses leçons. Anticipant les sacrifices qu’il imposerait à ses parents, c’est honteusement qu’il leur avoua vouloir devenir psychologue.

 

Ses parents, justes et aimants, réitérèrent : « Voilà un métier honnête qui sied bien à ta personnalité, et par lequel, on le souhaite, tu contribueras à la société. Sois psychologue et sois-en un bon : toujours nous te soutiendrons ! » Les parents sont souvent naïfs, vous savez ?

 

Puis : neuf années d’études postsecondaires à la ville ; premier emploi à 26 ans ; parents un peu fauchés et, pour lui, dette de plusieurs milliers de dollars, pour aboutir à un salaire… tout à fait semblable à celui de ses frères !

 

Étrangement, pour Jean, je ne pourrais ajouter : « Bien qu’ayant automobile et cellulaire… » parce que, pour ce bouc universitaire, ce p’tit gâté, les citoyens en ont maintenant ras le bol de tout payer !

 

Alors, à l’intention de ces contribuables sans amour, j’aurais glissé une stance acerbe sur l’aveuglement d’un peuple pas même capable de se rendre compte que, sans ses universitaires, une société court aussi à la misère.

 

Finalement, dégoûtée, j’aurais conclu cette fable avec une morale du genre :

 

« Ou bedon, bons parents, ne faites pas aimer l’école à vos enfants ;

 

Ou bedon, bonne gens, élisez un gouvernement aimant. »
Voilà !

***

Source

Camp de bûcherons

Circa 1930: Cliquez pour agrandir.

Gaz: fortune partout dans monde…

Québec craint que le pétrole et le gaz contenus dans son sous-sol soient pompés par Terre-Neuve. Cette province songe déjà à exploiter le gisement de Old Harry, situé à 70 % en territoire québécois et à 30 % en territoire terre-neuvien. La compagnie Corridor Ressources a d’ailleurs déjà procédé à des levées sismiques la semaine dernière.

Dans une motion adoptée à l’unanimité mercredi, l’Assemblée nationale du Québec demande l’intervention d’Ottawa pour empêcher Terre-Neuve d’exploiter le gisement.

Avant qu’un éventuel forage aille de l’avant, Québec demande également à Terre-Neuve d’attendre les résultats d’une évaluation environnementale, qui doivent être publiés d’ici 2012.

Des milliards de dollars en jeu

Selon la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, l’exploitation de ce gisement pourrait rapporter des milliards de dollars au Québec.

« Old Harry représente un potentiel de 2 milliards de barils de pétrole, ou son équivalent en gaz. À une certaine époque, on a évalué des retombés pour le Québec de 7 milliards de dollars. Il faudrait mettre ces données à jour, mais ce qui est clair, c’est qu’avec une telle réserve, on pourrait peut-être devenir la Norvège de l’Amérique du Nord », a indiqué la ministre Normandeau.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/10/21/009-old-harry-ottawa.shtml

Le monde de Diego Arroyo

Publié par Saby
@ Diego Arroyo
Source

Saby, Des yeux pour voir