Archives quotidiennes : 2-mai-2012

Obama Ben Laden

Mandel Ngan
Agence France-Presse
Base Aérienne de Bagram

Le président Barack Obama a promis aux Américains «un nouveau jour» après plus d’une décennie de guerre en Afghanistan, pays où il a effectué une visite surprise un an après l’élimination d’Oussama Ben Laden.

Lors de cette visite qui aura duré six heures dans la nuit de mardi à mercredi, M. Obama a aussi signé à Kaboul un accord de partenariat stratégique avec son homologue afghan Hamid Karzaï, encadrant les conditions d’une présence de soldats américains dans son pays jusqu’en 2024. Source 

M. Obama a affirmé qu’il allait anéantir Al-Qaïda…

Déjà trop tard, AQ est en train d’anéantir les États-Unis. Il semble – Canada, France, USA, que nous avons tous un avenir sans avenir réel. Le prix Nobel de la Paix… À force de tricoter des « bouts de guerre », la guerre de 1000 ans sera réinventée.

À se demander si à défaut de ne pas vendre suffisamment de F-35, on se livre maintenant à un étalement des « revenus » de la machine de guerre américaine: on leur vendra des mitraillettes, des pistolets et des Ford.

Et des bottes… En cuir de vaches alimentée par Monsanto pour le cuir. Pour ce qui reste de la vache, c’est du petit lait.

J’ai déjà dit que la Terre était une litière… On s’en va placer de la merde dans les grands sabliers…

Jusqu’en 2024… Et après?

Le sauveur « black » vient d’en prendre un coup. Tricoter des promesses… Avec le métier à tisser de Wall-Street et des grands producteurs d’armes.

On peut pas avoir la paix comme promesse? Il serait temps de sortir les cordes…  Ou alors, nous allons crever lentement et nous ramasser à chercher l’eau et les veilles boîtes de conserve.

Je suppose que les douilles mènent les andouilles?

Sincèrement, voilà un esclave des esclaves. À se questionner s’il n’a pas un pistolet sur la tempe….

La « personne » Obama est sans doute quelqu’un de bien… Quant à son rôle, c’est… un rôle.

Le père Noël est devenu plus crédible dans un monde d’adultes que par nos gouvernants supposément élus par le peuple.

La Terre est devenue un guichet automatique pour une flopée de psychopathes, mafieux, étrangers, sans pays…

Jadis, dans les bus, les noirs devaient s’asseoir en arrière… La liberté étasunienne est d’avoir mélangé les couleurs pour une teinte brunâtre.

Le 21e siècle est une lourde et pénible récession.

Échangeons des textos…

 

Cet accord, paraphé à trois semaines du sommet de l’OTAN à Chicago, ne prévoit pas de bases militaires permanentes en Afghanistan mais engage ce pays à donner «accès et jouissance aux forces américaines jusqu’à 2014 et au delà».

La loi du don

L’esprit méditatif

« La méditation est la mise en liberté complète de l’énergie. » Le monde occidental construit sur le mesurable, lequel est maya en Orient. Inutilité des écoles de méditation. L’énergie dépend de la connaissance de soi. Problème de l’observation de soi. Ne pas regarder avec « les yeux du passé ». Nommer. Ce qui est caché en soi-même. Les drogues. Le contenu caché et la question impossible. « La méditation est une façon de rejeter tout ce que l’homme a conçu de lui-même et du monde. » Une révolution intérieure radicale exerce une influence sur le monde entier. Que se passe-t-il quand l’esprit est tranquille? « La méditation consiste à voir le mesurable et à le transcender. » L’harmonie et une « vie totalement différente ».
Questions: – Intuition ; lucidité ; lucidité et sommeil ; instructeur et disciple.
Quand on voyage à travers le monde, qu’on observe nos effroyables conditions de vie et la misère, la laideur des relations régnant entre les hommes, on est convaincu de l’absolue nécessité d’une révolution radicale. Une culture différente s’impose. L’ancienne culture est moribonde, mais nous nous y cramponnons néanmoins. Les jeunes en révolte contre elle n’ont malheureusement pas trouvé un chemin ni des moyens de transformer cet élément essentiel de l’être humain, sa psyché. Une réforme périphérique n’aurait que peu d’effet, il faut une profonde révolution psychologique. Cette révolution – à mon sens la seule – est possible grâce à la méditation.
La méditation est la mise en liberté totale de l’énergie, et c’est ce dont nous allons discuter ce matin. La racine de ce mot signifie « mesurer ». Tout le monde occidental est fondé sur cette idée du mesurable, mais en Orient ils ont dit: « Le monde mesurable est maya, illusion, il faut par conséquent découvrir l’immesurable. » Et les deux ont suivi un cours différent culturellement, socialement, intellectuellement et religieusement.
La méditation est un problème complexe, il convient de le creuser lentement, de l’aborder sous des angles différents, sans jamais perdre de vue la nécessité absolue d’une révolution psychologique si un monde, une société différente doivent prendre naissance. J’ignore la force de vos sentiments à cet égard. Il est probable que la plupart d’entre nous, étant comme nous le sommes des bourgeois, à notre aise avec nos petits revenus, notre famille et tout le reste, préféreraient demeurer dans l’état actuel et ne pas être troublés. Mais, les événements, les progrès de la technique, tout ce qui se déroule autour de nous, tout cela transforme le monde extérieur, mais, intérieurement, nous demeurons pour la plupart tels que nous avons été depuis des siècles. La révolution, dont nous parlons, ne peut se produire qu’au centre même de notre être et exige une énergie abondante ; la méditation est la mise en liberté de cette énergie totale, et c’est ce dont nous allons parler.
Nous avons d’innombrables opinions sur ce qu’est la méditation, sur ce qu’elle devrait être. Tout cela nous vient de l’Orient et nous l’interprétons selon nos penchants religieux individuels: contemplation, prière, apaisement du mental, ouverture du mental – nous entretenons toutes sortes d’idées plus ou moins fantaisistes ; et plus particulièrement ces temps-ci, des gens sont venus de l’Inde propager des systèmes de méditation divers.
Premièrement, comment disposer de cette qualité d’énergie dépourvue de tout frottement? Nous connaissons une énergie mécanique, résultant d’un frottement mécanique, et aussi un frottement, un tirage psychologique qui engendre de l’énergie par suite de conflit, de résistance, de contrôle. Il existe donc une sorte d’énergie qui résulte d’un frottement mécanique. Existe-t-il une autre sorte d’énergie dépourvue de tout frottement, qui est, par conséquent, absolument libre et immesurable? Il me semble que la méditation est précisément la découverte de cette énergie. Faute d’en disposer en abondance, non seulement physiquement mais bien plus psychologiquement, nous ne connaîtrons jamais une action complète ; elle sera toujours génératrice de frottement, de conflit, de lutte. Si l’on considère les différentes formes de méditation, du zen, du yoga, venues de l’Inde, et les différents groupes contemplatifs de moines, etc., partout on retrouve cette idée de contrôle, d’acceptation d’un système, de formules répétées (les mantra), et différentes façons de respirer, le hatha yoga, etc. Tout cela, vous le connaissez sans doute.
Donc, disposons de toutes ces choses une fois pour toutes en les examinant à fond. Il ne s’agit pas d’accepter ces idées, mais de les creuser, de démêler ce qu’elles comportent de vrai ou de faux. Nous nous trouvons devant ces mots, ces phrases, ces mantra, leur répétition, formules qui vous sont confiées par un gourou, vous vous faites initier, et vous payez pour apprendre une ritournelle qu’il faut répéter en secret. Ce sont là des choses que certains d’entre vous ont probablement faites, et vous en savez long là-dessus. Tout cela fait partie de ce qu’on appelle le mantra yoga et nous vient de l’Inde. Je ne comprends pas pourquoi vous êtes prêt à payer le moindre sou pour répéter des mots qui vous sont donnés par un autre, lequel affirme: « Si vous faites tout cela, vous parviendrez à l’illumination, vous aurez un esprit silencieux. » Si vous répétez constamment une série de mots, que ce soit Ave Maria ou divers mots sanskrits, il est évident que votre esprit s’émousse quelque peu et que vous éprouvez un certain sentiment d’unité, de calme, et vous vous figurez parvenir à une certaine clarté. Voyez-en l’absurdité, car pourquoi accepter les avis d’autres personnes sur de tels sujets, moi-même inclus? Pourquoi accepter une autorité quand il s’agit du mouvement intérieur de la vie? Nous rejetons toute autorité extérieure ; si vous êtes intellectuellement lucide et politiquement observateur, vous rejetez tout cela. Mais nous acceptons apparemment l’autorité de celui qui affirme: « Je sais, j’ai réalisé. » L’homme qui prétend savoir ne sait pas. Dès l’instant où vous prétendez savoir, vous ne savez pas. Que savez-vous? Vous avez passé par certaines expériences, vous avez eu une certaine vision, une illumination. Je n’aime pas utiliser ce mot « illumination ». Ayant eu une expérience de ce genre, vous vous figurez être parvenu à un état extraordinaire ; mais cela c’est le passé, on ne peut savoir que des choses passées, et par conséquent mortes. Et quand ces gens viennent vous dire, sous prétexte qu’ils ont réalisé: « Faites ceci » ou « Faites cela », en échange d’une certaine somme d’argent, c’est absurde de toute évidence. Donc, tout cela est percé à jour, balayé, fini.
Nous pouvons aussi écarter toute cette idée de s’exercer à un système, une méthode. Quand vous pratiquez une méthode pour obtenir une illumination, ou la félicité, ou le silence de l’esprit, ou un état de tranquillité, ou toute autre chose, vous tombez de toute évidence dans le mécanique, vous ressassez et vous ressassez encore. Ceci implique non seulement la suppression de votre mouvement propre, de votre intelligence, mais encore vous impose un conformisme interminable et tout le conflit résultant d’un système auquel on s’exerce. L’esprit se complaît à un système parce qu’il se cristallise, et il est facile de vivre ainsi. Pouvons-nous donc, dès à présent, rejeter tous les systèmes de méditation? Mais vous n’en ferez rien parce que toute notre structure, toutes nos habitudes sont fondées sur ce besoin d’une méthode que nous pouvons suivre afin de vivre une vie monotone et routinière ; ne pas être dérangés, c’est là ce que nous voulons, et ainsi nous acceptons l’autorité.
Il faut découvrir par soi-même et non recevoir d’autrui. Nous avons subi l’autorité du prêtre pendant des siècles et des siècles, l’autorité des instructeurs, des sauveurs, des maîtres. Si vous voulez vraiment découvrir ce que c’est que la méditation, il vous faut rejeter toute autorité, complètement et totalement ; pas l’autorité de la loi, de l’agent de police – la loi, la législation, vous pourrez les comprendre plus tard quand, dans votre esprit, régneront l’ordre et la clarté. Donc, qu’est-ce que la méditation? Est-ce la maîtrise de la pensée? Et, dans ce cas, quel est celui qui maîtrise? C’est la pensée elle-même, n’est-ce pas? Notre culture tout entière, en Occident comme en Orient, est fondée sur le contrôle de la pensée et la concentration qui consiste à poursuivre une seule pensée jusqu’au bout. Mais pourquoi vouloir contrôler? Tout contrôle implique imitation, conformisme ; il implique l’acceptation d’un modèle dont on fait une autorité et selon lequel on s’efforce de vivre. Ce modèle est établi par la société, la culture, par quelqu’un qui, vous vous le figurez, a pour lui une science, une illumination, etc. Selon ce modèle vous vous efforcez de vivre, étouffant tous vos sentiments, vos idées, peinant pour vous conformer. Tout cela n’est que conflit, et le conflit est un gaspillage d’énergie.
Donc, la concentration, tant prônée par les aspirants à la méditation, est une erreur totale. Acceptez-vous tout ceci, ou bien écoutez-vous par ennui ou par lassitude? Parce que c’est une question que nous devons creuser, savoir si la pensée peut fonctionner là où c’est nécessaire, sans avoir recours à aucune forme de contrainte. La pensée peut-elle fonctionner quand c’est opportun en tant que savoir, et dans l’action, mais être complètement suspendue à d’autres moments? Tel est le véritable problème. L’esprit, encombré comme il l’est par les innombrables activités de la pensée, est par conséquent incertain et il cherche à établir une clarté dans cette confusion, s’efforçant de se contraindre lui-même, de se conformer à une idée ; ce faisant, il ne fait qu’accroître sa confusion intérieure. Je veux découvrir si l’esprit peut être silencieux et ne fonctionner que là où c’est nécessaire.
Le processus du contrôle, suivi du conflit qui l’implique, est un immense gaspillage d’énergie ; ceci est important à comprendre, parce que je sens que la méditation est une mise en liberté de l’énergie, une énergie où n’existe aucune trace de frottement. Comment l’esprit peut-il y parvenir? Comment disposer de cette énergie à laquelle tout frottement est étranger? Dans cette enquête, il faut se comprendre complètement, il faut qu’il y ait une totale connaissance de soi – une connaissance qui ne s’inspire d’aucun psychologue, philosophe ou instructeur, ni d’un modèle élaboré par telle ou telle culture – il s’agit de se connaître à fond, de connaître le niveau conscient aussi bien que les couches plus profondément enfouies – est-ce possible? Quand la connaissance de soi est totale, c’est la fin de tout conflit, et cela, c’est la méditation.
Or, comment se connaître? Je ne peux me connaître qu’à travers mes rapports avec les choses de la vie ; l’observation de moi-même ne surgit qu’en présence d’une réaction de ses rapports ; l’isolement absolu est une chose qui n’existe pas. L’esprit s’isole tout le temps dans toutes ses activités, s’entourant d’un mur afin de n’éprouver aucun inconfort, aucune souffrance, aucun trouble. Il s’isole continuellement par ses activités égocentriques. Mais je veux me connaître « moi-même » tout comme je veux savoir comment me rendre d’ici à telle ou telle ville ; c’est-à-dire clairement, observant tout ce qui est implicite en moi, mes sentiments, mes pensées, mes mobiles conscients ou inconscients. Comment est-ce possible? Les Grecs, les hindous, les bouddhistes ont dit: « Connais-toi toi-même. » Mais c’est apparemment une des choses les plus difficiles à faire. Nous allons découvrir, ce matin, comment nous regarder nous-mêmes ; parce que si vous vous connaissez complètement, il ne subsiste plus aucun frottement, et ainsi jaillit cette qualité d’énergie qui est totalement différente. Pour découvrir comment s’observer, il faut comprendre ce que c’est que d’observer.
Quand nous nous tournons vers des objets tels que des arbres, des nuages, des objets extérieurs, non seulement il y a l’espace entre l’observateur et la chose observée – l’espace physique – mais il y a aussi l’espace du temps. Quand nous regardons un arbre, ce n’est pas seulement à travers l’espace physique, il y a encore un espace psychologique. Il y a la distance entre vous et l’arbre, la distance due à l’image issue de votre savoir: c’est un chêne ou un orme. L’image dressée entre vous et l’arbre vous sépare.
Mais quand l’esprit de l’observateur est ainsi fait qu’il n’y a pas d’image, c’est-à-dire d’imagination, il existe alors un rapport tout autre entre l’observateur et la chose observée. N’avez-vous jamais contemplé un arbre sans qu’il y ait la moindre nuance d’attirance ou d’aversion, sans la moindre image? Avez-vous remarqué ce qui se passe? Alors, pour la première fois, vous voyez l’arbre tel qu’il est, vous en voyez la beauté, la couleur, la profondeur, la vitalité. Or, un arbre et même une autre personne sont encore assez faciles à observer, mais s’observer soi-même de cette façon, sans qu’il y ait un observateur, c’est beaucoup plus difficile. Il nous faut donc découvrir ce qu’est l’observateur.
Je veux m’observer, je veux me connaître aussi à fond que possible. Quelle est la nature, quelle est la structure de cet observateur qui regarde? Il est le passé, n’est-ce pas? Toutes les informations passées, recueillies et accumulées ; le passé étant la culture et le conditionnement. Tel est l’observateur qui dit: « Ceci est bien, ceci est mal, ceci doit être, ceci ne doit pas être, ceci est bon, ceci est mauvais. » L’observateur, c’est donc le passé, et avec ces yeux du passé, nous nous efforçons de voir ce que nous sommes. Puis, nous disons: « Je n’aime pas ceci, je suis laid » ou « Voici une chose à conserver ». Toutes ces discriminations et ces condamnations surgissent. Puis-je me regarder sans les yeux du passé? Puis-je me regarder en pleine activité, c’est-à-dire dans mes rapports quotidiens, sans aucun mouvement du passé? Avez-vous jamais essayé? (Je ne le pense pas.)
Quand il n’y a pas d’observateur, il n’y a que l’observé. Constatez ceci, je vous en prie: je suis envieux, ou je mange trop, ou je suis gourmand. A cela, la réaction normale est: « Je ne dois pas trop manger », « Je ne dois pas être gourmand », « Je dois supprimer », vous savez la suite. Il y a là l’observateur qui cherche à dominer sa gourmandise ou son envie. Maintenant, s’il y a perception de la gourmandise sans qu’il y ait l’observateur, que se passe-t-il? Puis-je observer cette gourmandise sans la nommer, sans parler de gourmandise? Dès l’instant où je l’ai nommée, elle est figée dans ma mémoire en tant que « gourmandise », et celle-ci dit aussitôt: « Il me faut la dominer, m’en débarrasser. » Existe-t-il une observation sans le mot, sans aucune justification ni censure? Autrement dit, puis-je observer cette chose que l’on nomme gourmandise sans qu’il y ait aucune réaction?
Observer ainsi est une forme de discipline, n’est-ce pas? Ne pas imposer un modèle d’aucune sorte, ce qui serait conformisme, suppression et tout le reste, mais observer toute la suite des actions sans condamner, ni justifier, ni nommer – observer simplement. Vous verrez alors que l’esprit ne gaspille plus aucune énergie. Il est lucide et dispose de toute l’énergie voulue pour traiter les phénomènes observés.

UNIS VERS…

On le regarde dormir, le soir

Tout piqué d’étoiles

Tissant ses toiles et ses toiles de lumière

D’une imagerie perdurable

Jamais d’avant, jamais d’hier

On ira  en voyage sur cet océan de micas et de plages où chaque grain est une planète, une maison, un chant, une vibrance de lumière.

On ira  tranquilles,  en braises.  dans une longue et chaude éternité. S’aimer pour s’aimer.

Retrouver  les chandelles éteintes, jour après jour, parties en voyage : nos amis, nos amours.

Et lorsque tous les vents auront emporté mes poumons, que je cesserai de chanter cette vieille,  que trop vieille chanson :

Comme au premier jour, toujours, toujours

Je revois le printemps, ce temps  charmant

Où sous les cerisiers,  tu me parlais d’amour

Tout comme au premier jour…



 

Rien n’aura tari, l’âme enfouie sous la tanière de nos chairs.

Il n’est pas un monde pour nous tuer. Il n’est rien  pour nous mourir.

Lorsque la pluie de nos misères aura noyé toutes les arches de Noé, les peurs, les enflures, les douleurs et les murmures, je te chanterai à jamais…

Comme au premier jour, toujours, toujours

Je revois le printemps, ce temps  charmant

Où sous les cerisiers,  tu me parlais d’amour

Tout comme au premier jour…


Je te révélerai que cette toile en braille d’un peintre aveugle, c’est nous qui l’avons tressée. Je te dirai que je t’aime sans rien dire. Les mots cesseront d’être des maux.

On soufflera sur l’incendie des corps, pour l’éteindre, la rallumer dans un feu plus grand encor.

Comme au premier jour où je chantais, chantais…

Comme au premier jour

Toujours

Toujours…

11 mars 2003