Archives quotidiennes : 14-avril-2012

Le méga-barrage de Dilma Rousseff condamne les Indiens du Brésil

Le chef de la tribu, Raoni, toujours coiffé de ses plumes jaunes et noires et avec son disque de bois dans la lèvre ne pourra pas cacher longtemps sa désillusion.
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L’Organisation International du Travail (OIT), affirme que le gouvernement brésilien manque à ses devoirs concernant les droits fondamentaux des peuples indigènes.

L’OIT affirme qu’en ne consultant pas les Indiens sur la construction du méga-barrage de Belo Monte, le Brésil viole la Convention 169 de l’OIT relative aux droits des peuples indigènes et tribaux, que le pays a ratifiée.

Belo Monte sera la troisième plus grand barrage au monde. Le gouvernement brésilien a autorisé la construction de celui-ci malgré la condamnation unanime des Indiens, des communautés riveraines, de scientifiques, du ministère public brésilien et de la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

Le projet de méga-barrage avait été initié par l’ancien président Lula Da Silva, et c’est son successeur Dilma Rousseff en personne, ancienne ministre de l’Énergie et actuelle présidente du Brésil, qui a imposé le démarrage du chantier en janvier 2012 malgré la forte opposition.

Les populations d’Indiens isolées -qui tirent leur subsistance, leur alimentation et leur médecine uniquement de la forêt qui sera détruite par la construction du barrage- subiront les plus graves conséquences.

Le barrage implique la création d’un lac artificiel de 500 km2, qui engloutira le territoire du peuple Kayapo. Pour fonctionner durant la saison sèche, il aura besoin d’un réservoir nécessitant de submerger une zone supplémentaire de 6 140 km2, inondant les territoires des peuples Araweté, Igarapé Ipixuna, Koatinemo, Arara, Kararaô, et Cachoeira

Au total 20 000 à 40 000 Indiens seront contraints d’ici 2015 de quitter leur habitat. Lorsque les Indiens sont expulsés de leurs terres, ils finissent souvent au bord d’une route ou dans des réserves surpeuplées où la violence, la malnutrition, la maladie et le suicide sont monnaie courante, indique l’ONG Survival. Ayant peu d’immunité face aux maladies extérieures, l’afflux de migrants pendant la construction du barrage met leur vie en danger.

Le Ministère public brésilien et la Commission interaméricaine des droits de l’homme ont ordonné au gouvernement de suspendre la construction du barrage tant que les droits des Indiens ne seront pas respectés, mais le chantier continue avec le consentement des plus hautes autorités brésiliennes.

Les organisations de défense des droits des peuples autochtones dénoncent le risque de génocide des peuples indiens du Brésil, dont le gouvernement multiplie les atteintes aux droits fondamentaux en violation de ses obligations nationales et internationales [1]

Les Amérindiens du bassin de Xingu sont victimes d’une véritable guerre économique parce que les sous-sols des terres où ils vivent recèlent des richesses convoitées par des multinationales, notamment le Niobium, un minerai utilisé pour la fabrication d’aciers hautement résistants utilisés dans la fabrication de pipelines. Alors qu’il est présenté comme un projet visant à alimenter la population brésilienne en électricité, le méga-barrage est en réalité principalement destiné à fournir l’énergie nécessaire à l’extraction de bauxite dans l’État du Pará et à sa transformation en aluminium pour l’exportation. En d’autres termes, les Indiens du Brésil sont sacrifiés par le gouvernement de Dilma Rousseff au profit d’une économie spéculative globale, dont les profits ne bénéficieront pas aux Brésiliens.

[1]Les droits des peuples autochtones inscrits dans la Constitution brésilienne.

La Convention de l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux (1989) ratifiée par le Brésil en 2002.

La mesure conservatoire 382/10 accordée en 2011 par la Commission interaméricaine des droits de l’homme en adoptant des mesures concrètes, notamment pour protéger la vie, la santé et l’intégrité physique des membres des communautés indigènes du bassin du Xingu en isolement volontaire, pour protéger l’intégrité culturelle de ces populations ainsi que leurs terres ancestrales contre les intrusions et l’occupation par des non-autochtones et contre l’exploitation ou la détérioration de leurs ressources naturelles.

voltairenet.org

Titanic: la catastrophe

La CATastrophe.

Bon! tout un jeu de mots! Vive San-Antonio

Le monde était un rein, le voici un Ipad

Gillian Wong
Associated Press
PEKIN

Les Chinois s’inquiètent de l’influence de la société de consommation sur les jeunes, après l’affaire d’un lycéen de 17 ans qui a vendu son rein pour s’acheter un iPhone et une tablette multimédia iPad, selon l’agence de presse officielle Chine nouvelle.

Cinq personnes ont été inculpées de blessure intentionnelle à Chenzhou pour avoir organisé la transplantation du rein du jeune homme, désigné par le seul nom de Wang, a précisé Xinhua vendredi soir. Parmi les suspects se trouvent un chirurgien, un prestataire hospitalier et deux intermédiaires qui auraient cherché des donneurs sur Internet et loué la salle d’opération.

Quelque 1,5 million de personnes attendent un don d’organe en Chine alors que seules 10 000 transplantations sont réalisées chaque année, selon l’agence de presse. La pénurie alimente le trafic d’organes.

D’après Chine nouvelle, l’un des suspects du nom de He Wei, ayant contracté des dettes de jeu, avait chargé l’un de ses co-accusés de chercher des donneurs d’organes dans des forums de discussion en ligne et un autre de trouver une salle d’opération. L’intervention s’est déroulée en avril 2011.

He Wei a été payé 220 000 yuans (environ 26 000 euros; 35 000 dollars) pour la greffe, en a donné 22 000 (2660 euros; 3500 dollars) au jeune homme et a partagé le reste avec ses co-accusés ainsi que le personnel médical impliqué dans l’opération, selon Xinhua.

Mais quand Wang est rentré chez lui, sa mère lui a fait avouer comment il avait pu s’offrir un nouvel iPhone et un iPad, précise l’agence de presse.

Le quotidien Southern Daily avait fait état le mois dernier d’autres cas de personnes ayant vendu un rein ou les deux ou ayant sérieusement envisagé de le faire pour rembourser des dettes, acheter un téléphone de haute technologie ou payer l’avortement de leur compagne.

«Sans être confrontés à la misère totale, ces jeunes gens nés après les années 1990 ont pris des décisions irréfléchies. À choisir entre leur corps et le matérialisme, ils ont résolument opté pour le second», avait commenté le journal officiel du Parti communiste au pouvoir, le Guangming Daily. «Dans la société d’aujourd’hui où les désirs sont infinis et les exigences sans fin (…), la course aveugle à l’acquisition des technologies dernier cri va progressivement ruiner des vies», prédisait-il.