Archives quotidiennes : 1-avril-2012

Des yeux pour le ciel…

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Kamouraska, village

Je ne sais trop... Et c'est bien de ne pas trop savoir

Saint-Pacôme

Photos: Gaëtan Pelletier, 2010

Le Plan Nord: la science fiction à la portée de tous

Le Plan Nord risque de s’avérer une nouvelle de SF version années 50.

Le dernier budget de Monsieur Bachand  comporte des « investissements » dans le Plan Nord.

Traduction : prendre l’argent des contribuables pour engraisser des compagnies volatiles qui viennent prendre des bouchées de vos sols, en extraire l’or, le cuivre, et autres métaux pour fabriquer des gadgets en Chine qui, une fois obsolètes, seront jetés quelque part dans le monde, dans des pays pauvres… qui en ont sous leurs pieds.

Plus les moyens des souliers neufs? Le ministre change ses lacets.

Toujours critiqués, décortiqués, analysés, nous voilà avec un violon monocorde qui grince quand tous les orchestres des partis politiques viennent de passer vous faire le concert de « L’Avenir ».

Il y a 20 ans, l’avenir c’était aujourd’hui…

Ramasser de la brume à la poignée pour faire de l’eau

Le Plan Nord est un ramas de « peut-être » dans un monde de « peut-être ». C’est le puzzle du Titanic monté à coups de marteaux sur les pièces parce que l’Iceberg n’est pas inclus.

Les budgets sont des leurres. La preuve? Après une enfilade de budgets, la dette du Québec, qui était de 173$ milliards de dollars – avec 25 millions d’intérêt par jour – vient de « s’endetter » de 10$ milliards. Encore… D’autres l’estiment à 192$ milliards.

Quand on ne sait pas ce que l’on doit, imaginons ce qu’est la réalité de « l’avoir futur ».

Le Plan Nord n’est qu’un nom suite à un collage  de projets en développement avec une carte d’un monde pas encore violé.

C’est la carte postale électronique d’un avenir incertain et douteux.

Parallèlement à cela, le gouvernement a annoncé mardi qu’il soutiendra le développement d’infrastructures gazières, électriques et ferroviaires, des projets qui ne permettront cependant pas à Ressources Québec d’obtenir des actions des entreprises qui en profiteront.

La société Gaz Métro recevra un soutien de 30 millions $ pour réaliser une étude de faisabilité pour un gazoduc sur la Côte-Nord, un projet de 750 millions $.

Hydro-Québec investira cette année 10 millions $ pour étudier le prolongement du réseau de transport d’électricité vers le Nunavik, au nord du complexe La Grande, ce qui profiterait aux entreprises minières et aux communautés locales.

La Caisse de dépôt et placement du Québec s’associera aussi au Canadien National (CN) pour la construction d’un chemin de fer de 800 km entre le port de Sept-Îles et le secteur au nord de Schefferville, où se trouvent plusieurs gisements.

Le montant de la participation de la Caisse à ce projet de 20 milliards $ n’est pas spécifié, mais le budget indique qu’il s’agira d’une réalisation du secteur privé.

Par ailleurs, à compter du 1er janvier prochain, le gouvernement réduira le crédit d’impôt dont bénéficient les sociétés minières. Source: Cyberpresse

La culture du « mal-faire »

Le Plan Nord est une menterie. Et tous les budgets qui passent sont des calfeutrages de nid-de-poule des manières de faire qui sont désuètes et passées date.

On ne peut pas faire un budget qui nous appauvrit sans cesse en ne modifiant pas les modèles des appareillages gouvernementaux, y compris l’éducation et la « santé ».

Les intouchables!

Ah!

On a enlevé 1% des budgets dans certains secteurs… Aussi bien se couper les cheveux quand on souffre d’obésité.

Toujours les vieilles recettes dans les mêmes marmites : la multiplication des mécanismes de gestion.

Ce qui signifie… davantage de gestionnaires.

C’est génial! On coupe d’un côté et on rallonge de l’autre.

On peut toujours rêver du Plan Nord et des budgets à venir. Qualifiés de responsables…

Si on ne connaît pas l’avenir, on peut au moins connaître le passé : les « responsables » nous ont endettés.

Le Québec est riche. Comme le Congo. Là où on a planté pendant des décennies des régimes de dictateurs toujours et encore disposés  par les rongeurs étatsuniens.

Le résultat est le suivant :

L’intention cachée des États-Unis en Ouganda, en Afrique centrale et dans la Corne de l’Afrique est la conquête du pétrole et des ressources minérales stratégiques. La poursuite de Joseph Kony et la protection des enfants ougandais ne sont qu’un écran de fumée, un prétexte pour une « intervention humanitaire » dans une région où les « guerres civiles » soutenues par les États-Unis (Soudan, Rwanda, République démocratique du Congo, Somalie, Éthiopie) ont fait plus de huit millions de morts au cours des 20 dernières années. Mondialisation.Ca

Vous me direz que ce n’est pas la même chose…

Ah!

Non. Nous n’avons pas 6 millions de morts de guerres intestines. Mais dans une continuation de manière de faire, nous avons tous le syndrome de la Grèce.

Le Plan Nord est un gros miroir pour les sauvages que nous sommes.

Pendant qu’en arrière, les vautours sans âmes s’apprêtent à profiter de la manne lancée par un facturier qui encage notre richesse humaine et sociétaire dans un calcul borgne et discutable.

Mais nous aimons bien discuter… D’un budget à l’autre. D’un projet à l’autre.

Pendant ce temps, les rats dévorent nos richesses collectives.

Chaperon rouge: « Comme vous avez de grands yeux! »

« C’est pour mieux te manger mon enfant »

Gaëtan Pelletier

Mars 2012