Archives quotidiennes : 19-mars-2012

Avion

J’espère qu’il  n’a pas soufflé tout ça…

Cliquer sur l’image.

Pharmacratie


Image ajoutée par le site “Nos Libertés”.

Sélectionné par Maurice, pour le collectif “Nos Libertés”, le 20 février 2011.

En 1974, Thomas Szasz, psychiatre américain de renommée mondiale publia “La Persécution rituelle des Drogués, Boucs émissaires de notre temps”. Un livre passionnant qui montre bien l’emprise du cartel pharmaceutique sur la gestion des drogues autorisées (vendues en pharmacie) et des drogues interdites par le cartel. Nous vous donnons quelques extraits de ce livre, que nous vous encourageons vivement à acheter.

Extraits :

« Il y a des milliers d’années, en des temps qu’il nous plaît de qualifier de « primitifs » (ce qui nous rend « modernes » sans avoir besoin de faire preuve d’une telle qualification), la religion et la médecin n’étaient qu’une seule et même entreprise ; elles étaient toutes deux étroitement liées au gouvernement et à la politique, ceux-ci étant soucieux de maintenir l’intégrité de la communauté et des individus qui en étaient membres. Comment faisaient les sociétés anciennes et leur prêtres-médecins pour sauvegarder la population de la famine et des calamités, des périls qu’impliquaient les affrontements militaires, et de toutes les catastrophes qui menaçaient les individus et les populations ? Ils y réussissaient en général grâce à la célébration de certaines cérémonies religieuses. Dans la Grèce ancienne (et autres lieux), l’une des cérémonies consistait en un sacrifice humain. Le choix, la désignation, les soins particuliers et, finalement, la destruction rituelle du bouc émissaire restaient l’intervention « thérapeutique » la plus importante et la plus significative que connaissait l’homme « primitif ». Dans la Grèce ancienne, la personne qu’on sacrifiait en guise de bouc émissaire s’appelait « pharmakos ». On voit donc que la racine de termes tels que pharmacologie et pharmacopée n’est point « médicament », « drogue » ou poison, ainsi que la plupart des dictionnaires le prétend à tort. La vraie racine, c’est le « bouc émissaire » ! »

[…]

« Quand les anciens voyaient un bouc émissaire, ils le reconnaissaient comme tel : c’était le « pharmakos », le sacrifice humain. Quand l’homme moderne en voit un, il ne le reconnaît pas comme tel (ou refuse de le faire) ; il cherche au contraire à trouver des explications « scientifiques », pour expliquer une fois pour toutes l’évidence même. C’est pourquoi, pour les esprits modernes, les sorcières furent des malades mentales ; les Juifs de l’Allemagne nazie furent victimes d’une psychose collective ; les malades mentaux non consentants sont des fous inconscients de la nécessité d’être soignés, etc. Parmi la liste des boucs émissaires, apparemment exigés par l’insatiable besoin de « pharmakoi », certains de ces boucs émissaires des temps modernes sont les consommateurs des substances prohibées qu’on dénomme « drogue », « dangereux stupéfiants » ou « narcotiques ». »

[…]

« L’homme ne peut vivre sans religion. Ce qui explique que les objets de sa foi et de ses pratiques religieuses aient subi une transformation et aient adopté un nouveau titre : à l’Est, on adore l’État communiste ; à l’Ouest, on voue un culte à la science et au « bien public ». »

[…]

« Nous mangeons du poulet et du bœuf, et parce que nous le faisons, nous nous sentons supérieurs aux gens qui n’en mangent pas. Nous ne mangeons ni chats ni chiens, ce qui nous fait sentir supérieur à ceux qui en mangent. Nos coutumes et nos habitudes culturelles sont un don de Dieu, elles sont naturelles, scientifiques et saines, tandis que celles des autres sont hérétiques, anormales, irrationnelles et malsaines. »

[…]

« Nous traitons des chefs spirituels comme s’ils étaient des administrateurs de la santé publique… Ce qui explique que nous rendions hommage et leur versions d’énormes salaires, aux psychiatres et autres travailleurs sociaux pour qu’ils combattent le « fléau » qu’est la drogue, comme s’ils étaient des médecins de bonne foi, alors qu’en fait ce ne sont que des prêtres drapés dans le manteau de la médecine, devenu la nouvelle soutane de l’ère scientifique. »

[…]

« Être en bonne santé implique de prendre des médicaments prescrits par les médecins (les nouveaux rabbins) et d’éviter ceux qu’interdit l’État (Dieu). Comme les lois diététiques juives engendrèrent la métaphore de la sainteté, accessible en absorbant des aliments propres et en refusant les nourritures impures, les règlements médicamenteux engendrent la métaphore de la bonne santé fondée sur les produits chimiques licites. »

« La pratique rituelle de l’alcool, du vin en particulier, est partie intégrante des religions judéo-chrétiennes. C’est la Génèse qui mentionne, la première, l’emploi du vin, lorsqu’elle nous dit que Noé avait planté une vigne et qu’il s’était enivré, le dénonçant donc, on peut le penser, comme le premier alcoolique de l’histoire et le premier « drogué ». C’est encore la Genèse qui mentionne sans équivoque, pour la première fois, l’emploi sacramental du vin. Melchisédek, roi et Grand Prêtre de Salem, l’utilise comme offrande à Abram. »

[…]

« L’utilisation cérémonielle de la marijuana est tout aussi ancienne. Hérodote décrit des populations habitant les Îles du fleuve Araxès, qui se retrouvent en groupe, jettent de la marijuana dans le feu, puis s’asseyent en cercle ; les fumées du fruit qu’on a jeté sur le feu, qu’ils aspirent, les intoxiquent, de la même façon que les Grecs s’enivrent avec le vin. »

[…]

« La destruction de « coutumes » et de cérémonies « étrangères » se déroule impitoyablement comme toutes les autres croisades, mais… c’est pour le bien des victimes ! Pour les habitants Yao de Nam Keung, petit village de huttes de bambou à toit de chaume, perché sur une colline au bord du Mékong, la controverse au sujet de l’opium apparaît incompréhensible et injuste. Pour eux, comme pour beaucoup des innombrables communautés ethniques du Laos, l’opium a toujours été le meilleur remède à tous les maux de la diarrhée aux douleurs menstruelles et à la tuberculose. “Nous sommes des gens pauvres et notre vie n’est pas facile”, dit Chao La, le chef du village, à la délégation officielle réunissant Laotiens et Américains. » […] Cette histoire symbolise bien le caractère dégénéré de la guerre que nous menons contre les stupéfiants. Elle donne une image parfaitement réaliste de cette guerre et elle révèle brutalement que le but d’un tel combat n’est pas seulement d’écarter « leurs drogues » mais de favoriser « les nôtres ». »

[…]

« Les Chrétiens brûlaient les mosquées et les temples pour répandre la parole de Jésus. Les drogophobes patentés brûlent les récoltes pour répandre la sainte parole de l’alcool. […] Cette croisade pseudo-médicale, que mènent aussi bien les pays capitalistes que les pays communistes, risque au bout d’un certain temps, de faire plus de mal à la cause de la liberté et de la dignité humaine que n’en ont fait tous les conflits armés de notre siècle. »

[…]

« Chez un grand nombre des grandes familles bourgeoises de Téhéran, on réservait une pièce spéciale dans laquelle les invités masculins se retiraient après le dîner et où les émanations douceâtres d’un opium de première qualité avaient vite fait de reléguer les dames dans le salon. […] La plupart des maisons de thé vendaient de l’opium et même le parlement iranien possédait un salon, qui sans être une fumerie en tant que telle, servait de lieu où les députés se réunissaient pour fumer l’opium. Le général qui mena la campagne contre cette honteuse passion des Iraniens se trouve être lui-même un Iranien, un médecin et, comme il se doit un médecin de formation américaine. C’est le docteur Jehanshaw Saleh, qui, en tant que ministre de la santé, persuada le Shah d’interdire la culture et l’utilisation de l’opium. Pour y arriver, il fut obligé de rebaptiser tous les utilisateurs d’opium avec l’étiquette « drogué ». »

[…]

« La nation iranienne s’est maintenue en tant que telle depuis deux mille ans ; sa population utilisait l’opium avec modération, surtout afin de supporter une vie dure et sans espoir. Pourquoi les Iraniens ont-ils subitement interdit l’opium en 1955 ? « La prohibition » écrit Kamm, « était motivée surtout par des raisons de prestige. Ce qui signifie, à l’ère de la modernisation, pour la majorité des pays en voie de développement l’imitation du modèle américain, on considérait que l’opium était le triste reliquat d’un sombre passé oriental, cadrant mal avec l’image que le Shah voulait créer d’un pays en voie d’expansion et d’américanisation. » Voilà bien la clé du problème : « l’imitation du modèle américain ». Une telle imitation suppose les démarches suivantes : substituer l’alcool à l’opium ; médicaliser certaines habitudes personnelles ainsi que les traditions culturelles, surtout celles que l’État cherche à interdire ; enfin introduire des méthodes médicales de contrôle social. »

LIRE LA SUITE SUR :

http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?post/2011/02/20/566

Ce dont la France s’ennuie…

Joseph Édouard Beaupré naquit le 9 janvier 1881, à Willow Bunch. Il décéda à l’âge de 23 ans à Saint-Louis, Mo., U.S.A., le 3 juillet 1904.

Édouard Beaupré se trouvait conservé dans une châsse vitrée, au département d’Anatomie de l’Université de Montréal. Après plus d’un demi-siècle, il était encore en très bon état, momifié. II ne mesurait plus cependant que 7′ 1 3/8″.

La plus grande curiosité du Musée d’Anatomie de l’Université de Montréal a été sans contredit le géant Beaupré. Il ne s’écoulait pas de semaines sans que de nombreuses personnes ne tentent de lui rendre visite.

Son père Gaspard Beaupré mesurait 5′ 8″ et sa mère Florestine Piché 5′ 4″; c’était une métisse. A sa naissance, Édouard Beaupré pesait 9 livres et présentait tous les aspects d’un bébé normal et florissant. Le père Pierre St-Germain, O.M.I., le baptisa le même jour à l’église Lebret de Willow Bunch. Et ses parrains furent Jean Louis Légaré et Florestine Piché.

Tout alla bien jusqu’à l’âge de trois ans. C’est alors qu’il commença à grandir d’une façon étonnante. Si bien qu’à neuf ans il mesurait près de 6 pieds, à douze ans il atteignait 6′ 6″ et à dix-sept ans 7′ 1″.

Sa jeunesse se passa à Willow Bunch où il fréquenta l’école que très irrégulièrement. Aussi son instruction demeura-t-elle rudimentaire. S’exprimant difficilement en anglais, il parlait et écrivait son français d’une façon lamentable. Au point de vue caractériel, il montrait une hébétude presque constante, un mutisme déconcertant. On alléguait même dans son entourage qu’il était aussi insignifiant que « long ».

Aussi insignifiant que long…

De Gaulle fascinait.

Sarko, face de niais…