Archives quotidiennes : 17-mars-2012

L’inconnu

La pensée de la pensée

La route vers soi, 7: Les « intelligences infinies »

Au moment de votre naissance, vous arrivez sur Terre avec deux formes d’intelligences : l’intelligente « consciente », en partie représenté par les capacités mécaniques du cerveau, et l’inconsciente – ou intuitive- qui est une sorte pouvant tout saisir. Elle vous nourrit sans que vous le sachiez. En fait, elle forme une sorte de lien invisible avec l’entièreté du cosmos, sans toutefois tout contenir, puisque tout est en mouvement.

Cette « intelligence » permet à ceux qui choisissent de vivre une vie simple « d’amasser » autant de connaissances que les prétendus savants qui décortiquent la vie avec les morceaux choisis qu’ils ont. Pour ces savants, ce  qui leur est invisible les préoccupe peu.

Mais personne ne part d’ici « ignare » au sens de connaissances. La vraie « religion » est d’être simplement attentif à cette « ailleurs » oublié qui risquent d’enterrer certains sous la seule existence matérielle.

Ils nomment cette intelligence, logique. C’est celle qui racle la surface, comme on épluche une pomme, avec les 5 sens et une capacité d’abstraction souvent qualifiée de géniale.

Entre les deux se trouvent certaines créatures humaines qui ont un équilibre entre les deux et réussissent à faire passer de « ce côté » des bribes de l’intelligence intuitive en créant de nouvelles connaissances « ici ». Dans tous les domaines, nous avons assisté, depuis la naissance de l’Humanité à cette forme de connaissance de plus en plus cultivée. Ce fait est dû à plusieurs facteurs : une certitude de compréhension par la saisie de certains mécanismes de la Vie et l’ère dite scientifique. La science applaudit ses découvertes et ses inventions. Elle rejette parfois l’autre forme d’intelligence sous des prétextes de « preuves » ou la qualifie  d’ésotérique. Pourtant, les découvertes – nommées souvent et à tort inventions – sont toutes issues de la source qui les nourrit.

Toute forme de foi est peut être un facteur paralysant pour plusieurs. Elle l’est quand on s’attache à la structure fixe des religions.

L’Univers ne présente pas de structures fixes même dans des dimensions qui nous échappent.

***

L’intelligence dite du cœur,  est une forme d’intelligence ouverte car liée au tout, donc qui relie  chacun des humains, des créatures, bref, de la nature entière dans la vision cosmique.

Tout est lié.

Dieu est partout. Nous sommes des dieux. Et la déité anime toute forme de vie.

C’est là la même formule présenté d’une manière différente.

L’évolution personnelle est basée sur la connaissance et l’amour. Pour connaître, il faut s’ouvrir. Et cette ouverture doit être permanente, prête à accepter des changements, mieux, à les cultiver pour progresser.

Il faut entrer dans le royaume des cieux avec les yeux d’un enfant. Cette phrase a un sens profond : la totale ouverture à l’aventure de la Vie.

Pour cerner un peu la notion d’intelligence, disons que l’intelligence « matérielle » , parfois confondue avec celle de la logique se rapproche de la photo.

L’autre est comme le cinéma…

Chacun attrape les images qu’il a…

Et certains y restent emprisonnés.

Nous aborderons dans le prochain chapitre les dangers et la fonctionnalité de ces intelligences imbriquées.

Le grand danger de la coagulation… par la foi.

P.S. : Les intelligences multiples découvertes récemment en pédagogie  ne sont qu’un brouillon des jeux différent et innombrables, « encagées » en quelques domaines. Bref, du ficelé de bribes arrachées ici et là, étalées. Cette reconnaissance des intelligences multiples n’est qu’un tronc de celles qui peuvent exister. Mais étant donné qu’elles ne sont jamais fixes, personne ne pourra définir entièrement l’intelligence d’un être humain. La combinaison des formes d’intelligences – en pièces et ajoutées au bouillonnement continu – en fait une impossibilité de figer dans un moment ou dans une structure immuable l’intelligence humaine.

Gaëtan Pelletier

Mars 2012

La vie après les biscuits électroniques

Gaëtan Pelletier

Le mot salaire vient du latin salarium ou « salarius »:

rétribution en sel, qui avait cours à Rome3 . Wiki

L’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue.

Nietzsche

Le silence est un bruit dans le ventre de la mère vérité.

Gaëtan Pelletier

A)    TOME 1 : NON

La pelote de laine du pouvoir économique et politique

Maintenant, si vous voulez jouet à la pelote de laine ou au phentex – dénouer tous les nœuds du pouvoir réel – allez fouiller dans les épitases  de la grande pièce de théâtre du monde des affaires, vous devrez travailler fort pour éclaircir une vitre un peu sale pour voir ce qui se passe réellement dans le monde.  Nouer, dénouer, nier, dénier…

C’est le jeu.

Ce serait fascinant, si c’était pour s’amuser un soir de pluie. Sauf qu’il en est de nos vies, de notre futur, de la classe moyenne, de la survie même de ladite liberté individuelle dans un monde de marché libre. Si libre qu’il est une filature de pauvres. Comme ces clandestins des petites usines souterraines, sans papiers, payés au salaire minimum.

Heureusement qu’on a de petits vantards qui ne peuvent s’empêcher de vendre la mèche. Mais la mèche est encore une plote de laine à fouiller.

Le président Sarkozy, qui a séjourné au domaine Saagard de la famille Desmarais au Saguenay, a décerné en février 2008 la grand-croix de la Légion d’honneur — la plus haute distinction honorifique, qui n’a jamais été décernée à un autre Québécois — à Paul Desmarais père. Le premier ministre Jean Charest était aussi à Paris, mais à titre officieux. Le président Sarkozy avait alors déclaré: «Si je suis aujourd’hui président, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais. Le Devoir

Un peu plus compliqué…

Il  retracer les « placements » et les liens de cet argenterie noble pour retrouver la « raison » d’une amitié qui fait autant sourciller.

Le sniper économique

Le Québec est un petit État. La France est un moyen État. Les États-Unis sont un mélange de petits États pour faire un gros tas d’États.

On constatera que les meilleurs États sont ceux qui prétendre vivre de l’entreprise privée alors que ce sont maintenant les entreprises privées qui vivent de la sueur des petits x.

Le 20e siècle aura été sans doute le plus beau tour de magie de l’Histoire : on a assisté en direct au grand retour d’une royauté hypocrite qui n’a plus de châteaux apparents, ni de bourgeoisie à gratifier,   mais elle  sait savamment se camoufler sous un voile immense de propagande mensongère.

On pense vivre une petite vie tranquille alors qu’on est  ceints de snipers.

La lutte des classes, version 2.00

Les liens entre la famille Desmarais et le gouvernement québécois ont été mis en relief quand Québec a défendu, même avant les audiences publiques du BAPE, le projet Rabaska. Le consortium qui pilotait ce projet réunissait Enbridge, Gaz de France-Suez et Gaz Métro. Les groupes Gaz de France (GDF) et Suez — fusionnés avec la bénédiction de l’Élysée — possèdent 17 % des actions de Gaz Métro, une société québécoise qui appuie aujourd’hui de tout son poids le développement des gaz de schiste au Québec.

Quant au groupe GDF-Suez, il est contrôlé par le financier Albert Frère et le groupe Desmarais via le groupe Bruxelles-Lambert et Pargesa, deux sociétés aussi contrôlées par le tandem Frère-Desmarais.
Total S.A., ajoute la note diplomatique, a investi 6 milliards dans l’exploitation des sables bitumineux et prévoit ajouter 20 autres milliards dans cette industrie dans les 20 prochaines années.
Le Devoir

A)    TOME 2 : NON

« D’abord ils vous ignorent, puis ils vous ridiculisent

avant de vous combattre et, enfin, vous remportez la victoire. »

Ghandi

La réalité dans tout ça, est que les peuples vivant dans une supposée démocratie viennent de se réveiller. Mais on la vend partout dans le monde. Le modèle dit idéal.

La lutte, c’est le peuple contre l’État bidon et son verbiage de pantomine. ( De pantominos, qui imite tout) .

Rien de nouveau…Enregistrez 10 à 20 heures des « discours » de tous les politiciens depuis l’élection 2011, vous vous rendrez compte que la cassette est un ruban monoformulaire  : on pourrait enrouler  la planète en trois segments de milliers de kilomètres.

Et pour la « révolution »?

Les blogues sont inondés de dénonciations du pervers qui ronge l’âme humaine.

Justement, c’est sans doute une révolution à la Ghandi et sa marche du sel… Sous un autre format… Voilà que la presse libre commence enfin à dévoiler les sous-couches du réel pouvoir.

Sommes-nous en train de refaire la marche  de Ghandi?

Le 15 février 1930, Gandhi annonce qu’il a décidé de choisir pour objectif de la campagne de désobéissance civile l’abrogation de la loi sur le sel. « En dehors de l’eau, affirme-t-il, il n’y a pas d’article comme le sel dont l’imposition permet à l’État d’atteindre les millions d’affamés, les malades, les infirmes et les pauvres sans aucune ressource. Par conséquent, cet impôt constitue la taxe la plus inhumaine que l’ingéniosité de l’homme puisse imaginer. (…) La conséquence nécessaire du monopole du sel a été la destruction, c’est-à-dire la fermeture des ateliers dans des milliers d’endroits où les pauvres fabriquaient leur propre sel. (…) L’illégalité, c’est qu’un gouvernement vole le sel du peuple et lui fasse payer très cher pour l’article volé. Le peuple, quand il deviendra conscient de son pouvoir, aura le droit de prendre possession de ce qui lui appartient.[3] »

Le 2 mars 1930, Gandhi adresse une lettre au vice-roi, Lord Irwin, dans laquelle il lui lance un ultimatum en le prévenant que s’il ne satisfait pas les revendications essentielles du peuple indien, il organisera, à partir du 11 mars, une campagne de résistance civile en violant délibérément la loi sur le sel. « Si l’Inde, écrit-il, doit vivre comme une nation, si on veut arrêter le processus qui conduit son peuple à mourir lentement de faim, il faut trouver immédiatement un remède qui puisse le soulager. La question n’est plus de convaincre avec des arguments. Le problème trouvera lui-même sa solution par l’une des deux forces qui s’affrontent. Face à des arguments convaincants ou pas, la Grande Bretagne défendra son commerce et ses intérêts en Inde en utilisant toutes les forces dont elle dispose. L’Inde, par conséquent, doit accumuler une force suffisante pour qu’elle puisse se libérer elle-même de l’étreinte de la mort. »

Mais le vice-roi répondra à cet ultimatum par une fin de non-recevoir. Gandhi décide donc de passer à l’action. Bien qu’il ne renonce pas à son ambition de convertir les Anglais, la campagne de désobéissance civile qu’il envisage vise à contraindre le gouvernement britannique à satisfaire les revendications des Indiens. « Supposons, affirme-t-il le 10 mars, que dix personnes dans chacun des sept cents mille villages de l’Inde décident de fabriquer du sel et de désobéir ainsi à la loi, que pensez-vous que ce gouvernement pourra faire ? Même le pire dictateur que vous puissiez imaginer n’arriverait pas à disperser des régiments de résistants civils pacifiques en faisant parler ses canons. Pour peu que vous décidiez de vous mobiliser, je vous assure que vous serez capables de fatiguer ce gouvernement en très peu de temps.[4]« 

Le mercredi 12 mars 1930 à 6 heures trente du matin, Gandhi quitte l’ashram de Sabarmati à la tête de soixante-dix-neuf marcheurs. Il appelle alors tous les Indiens à faire preuve de déloyauté à l’égard du régime colonial : «  »Ce système de gouvernement, affirme-t-il, est ouvertement basé sur l’exploitation sans merci de millions innombrables d’habitants de l’Inde. (…) C’est pourquoi c’est un devoir pour ceux qui ont conscience du mal terrifiant fait par le système de gouvernement de l’Inde, d’être déloyaux et de prêcher ouvertement la déloyauté. Vraiment, la loyauté envers un État aussi corrompu est un péché et la déloyauté est une vertu. »

Le 6 avril 1930 , à 8h 30 du matin, Gandhi s’approche du bord de l’océan, se baigne puis revient sur la plage où il ramasse un peu de sel abandonné par les vagues. A partir de ce moment, il devient un rebelle à l’Empire britannique. Il lance alors le mot d’ordre de la désobéissance civile à tous les Indiens, en leur demandant de se procurer illégalement du sel. le 9 avril, dans un message à la nation, il affirme : « Aujourd’hui, tout l’honneur de l’Inde est symbolisé par une poignée de sel dans la main des résistants non-violents. Le poing qui tient ce sel peut être brisé, mais ce sel ne sera pas rendu volontairement. » La marche du sel, Ghandi

B)    TOME 3 : NON

Non, on ne coulera pas… Il y a des signes de reprises économiques, mais des petites rebellions à mater.

L’économie est insubmersible.

Titaniquer

Il faut marcher pour dénoncer  le gaz de schiste,  la corruption, les mensonges,  les citoyens dévalisés, les banquiers véreux, les Pinocchio, les fabulateurs.

Sinon, déjà appauvris, soumis aux tensions de cette lutte du peuple contre son propre gouvernement, nous risquons tous de souffrir du syndrome des « dettes inventées ». Et de couler…

Actuellement, les compagnies pétrolières engrangent des profits faramineux. 150% de plus pour le raffinage depuis 2008. Il faut des fonds pour se payer un autre scandale à la BP. Qui paye les « amendes » de BP ou autres compagnies « condamnées »?

Un sel noir…

La Plan-Nord du Québec

Avec le nébuleux Plan-Nord, encore une vente aux enchères des richesses du peuple, il faudra plus que l’indépendance du Québec,  mais un renouvellement et,  sans doute, des cellules isolées de petites communautés qui décideront d’échapper à cette folie d’engranger ce qui n’est pas comestible et productif.

Il est temps que s’achève ce monde de galériens qui rament vers un « nowhere land ».

Contentons nous de ce que nous avons… Tel est le discours du politicien. « Ça pourrait être pire ».

Le cauchemar climatisé

Le livre d’Henry Miller n’a jamais été autant d’actualité.

C’est un monde fait pour des monomaniaques obsédés par l’idée de progrès… mais d’un faux progrès qui pue. C’est un monde encombré d’objets inutiles que, pour mieux les exploiter et les dégrader, on a enseigné aux hommes et femmes à considérer comme utiles. »( 1945)

TOME 4 : NON

Personne ne dort.

Tous dodomisés

Quand on aura mangé des biscuits électroniques à satiété, – ces miroirs pour les « sauvages » du 20e siècle -,  qu’il ne restera rien dans le frigo, mais que tout sera chiffré dans une banque, qu’on nous aura plumé jusqu’à l’os, il sera trop tard.

Pour l’instant, Dieu vaut 1500$ l’once…

Oui, tout à l’air beau. Tout rutile.

Le « sauvage » se voit dans un miroir truqué.

La vie artificielle est fascinante… Au point d’avoir perdu tout sens du réel. Pire  encore, la réalité de l’être humain dans une perspective cosmique et à jeter un œil un peu plus loin que celui de son cercueil. Car d’autres suivront…

L’arnaque futée est de  voler l’essentiel et le   vital du  peuple  pour enterrer les   rameurs  d’objets fascinants mais inutiles.

On se fait « démunir » et endormir

Viva!  les dodomisés!

Ne reste plus qu’à rêver au retour à certaines sources dont nous ne pouvons échapper.

Pour l’instant, la lutte réelle et efficace contre ce monde de falsificateurs médaillés, de prix Nobel dubitables, des singes à cravates, se résume à ceci :

Conserver et protéger ce que nous avons de réel : la terre, l’air, l’eau, et les ressources.

Car une fois tout cela transformé en billets de banque, ou en argent électronique, les esclaves, pour survivre, devront devenir une servitude moyenâgeuse.

Retour à la case départ.

Après les biscuits électroniques, la médecine chimique, l’économie « artistique », la nourriture plastique, les mensonges étatiques, les guerres illusoires pour des changements factices, il ne restera …rien.

TOME 5 : NON

( en construction)

Qui sont les « terroriches »

Ce mot, « terroriche » découvert sur la pancarte d’un manifestant, lors d’une manif sur la réforme des retraites, évoque avec pertinence l’un des responsables de notre situation.Un livre de Vincent Drezet et Liêm Hoang-Ngoc pose les questions qui dérangent : « Il faut faire payer les riches » (le seuil)

Les auteurs exposent les principes d’une authentique réforme fiscale qui rééquilibrerait enfin l’inégalité flagrante qui existe aujourd’hui entre les pauvres et les nantis.

Ils proposent entre autres de remplacer l’ISF par un IGP (Impôt Général sur le Patrimoine) dont la vocation serait d’être plus lisible.

On est loin des propositions gouvernementales qui, astucieusement, se proposent de supprimer le bouclier fiscal, en même temps que l’ISF.

Après la droite décomplexée de Sarközi, verrons-nous enfin émerger en 2012 une gauche décomplexée ?

D’autant que d’après le journaliste du Monde, Hervé Kempf dans son livre « comment les riches détruisent la planète », (éditions 2007) ils ne méritent pas notre indulgence. lien

Soumis à la menace « terroriche », cette famille riche de plus de 700 000 millionnaires en France, le citoyen hésite entre deux solutions : rejoindre par tous les moyens le clan des privilégiés, quitte à échouer, ou préférer que s’instaurent des charges égalitaires entre les moins favorisés, et les nantis.

Un millionnaire sur onze dans le monde est Français.

La sécurité sociale à perdu 67 milliards de recette suite aux 64 dispositifs d’exonérations mis en place en 2010 par le gouvernement. lien

Les cadeaux faits aux millionnaires et aux grosses entreprises se montent à 172 milliards d’euros.

C’est en toute lettre dans le rapport de la cour des comptes (lien) et dans la synthèse du rapport du Conseil des Prélèvements obligatoires. (lien)

La France est considérée à l’étranger comme une terre privilégiée pour les riches, tant les charges qui leur sont appliquées sont légères.

Aujourd’hui, malgré les avantages qui sont les leurs, ils sont 600, soumis à l’ISF (impôt sur la fortune), qui quittent chaque année le territoire national, pour ne pas payer.

Alors que le gouvernement Sarközi a choisi la déchéance de nationalité pour les délinquants qui s’en sauraient pris aux forces de police, ne serait-il pas plus judicieux qu’il dirige sa colère vers ces mauvais citoyens qui ont planqués leur fortune ailleurs pour échapper à l’impôt ? lien

Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de France est suspectée, dans des enregistrements clandestins validés par la justice, d’avoir planqué au moins 78 millions d’euros en Suisse. lien

L’argent sale continue d’être blanchi impunément dans les paradis fiscaux, malgré les fanfaronnades de Sarközi, et on continue à trouver sur le net des appels d’offres affriolants de paradis fiscaux. lien

Ils représentent 55% du commerce international et concentrent près de 10 000 milliards de dollars d’actifs gérés. lien

Fort heureusement, il reste des millionnaires qui, conscients des avantages que le gouvernement actuel leur consent, restent en France.

Jacques Marseille à trouvé une méthode pour connaitre les villes, ou villages français ou s’est concentrée la richesse.

Il est allé visiter le site internet du Ministère de l’Economie et des Finances, puis ouvert la rubrique « documentation », accédant ainsi à la fiche « statistiques », ce qui lui a permis de découvrir dans « impôts des particuliers » les eldorados bien cachés en France. lien

Tourves, en Provence, par exemple, 21 foyers fiscaux ont déclaré en moyenne plus de 600 000 euros de revenus pour l’année 2006.

Saint Pantaléon-de-Larche, petit village de Corrèze abrite 18 foyers fiscaux ayant déclaré 1 million d’euros en 2006.

Bien moins éloignés que St Barth ou Hong Kong, il existe en France 150 communes ou le revenu moyen des riches est supérieur à 300 000 euros annuels.

Neuilly, l’ex ville de Sarközi n’est pas oubliée, avec plus de 6000 foyers qui ont déclaré ensemble 2 milliards d’euros en 2006. lien

Mais c’est au sein de nos grands élus (députés, sénateurs, conseillers régionaux, ou généraux) qu’il y a aussi une évidente inégalité, sans oublier les salaires mirifiques des ministres, et des avantages qui vont avec.

La justice sociale ne doit-elle pas aussi en tenir compte, et remettre plus d’égalité dans tout çà.

En Côte d’Ivoire, Félix Houphouët Boigny avait appelé en 1990 Alassane Ouattara à son secours (ce même Ouattara candidat aujourd’hui à la présidentielle Ivoirienne). lien

Ouattara avait donc quitté son poste de directeur du FMI et appliqué un régime draconien diminuant par 2 le salaire des ministres, et leur enlevant leurs voitures de fonction.

Résultat, en quelques mois, il a redressé la situation économique de la Côte d’Ivoire. lien

Pourquoi ne pas appliquer à nos « chers » élus cette cure d’amaigrissement ?

Un député coute à l’état, (c’est-à-dire à nous) 2384 € par jour, et un sénateur encore plus (2557 €).

Le salaire du député s’élève à 5400 euros, auxquels il faut ajouter l’indemnité de résidence (162 €), l’indemnité de fonction (1390 €), l’indemnité représentative des frais de mandat (6278 euros brut).

Au total, le budget consacré aux 577 députés s’élève à 113 millions d’euros, dont 64 millions pour les charges sociales. lien

Pourquoi ne pas calculer leur salaire en fonction des jours de présence ?

Il y aurait de sérieuses économies possibles.

Bien sur des sanctions sont prévues en cas d’absence prolongées, mais par le système des clés, un député peut très bien les actionner pour d’autres, lorsqu’ils sont absents, lors d’un vote.

Un collectif « regards citoyens » a mené une étude sur le sujet, affirmant que les sanctions pour absentéisme pourraient représenter près de 250 000 euros. lien

Mais seront-elles prises ? On peut en douter.

La retraite de ces élus est pleine de surprises car pour un euro cotisé, ils recevront 6 euros.

De plus l’Etat, c’est-à-dire nous, consacre pour leur retraite 52 millions d’euros annuels. lien

Le 3 septembre 2010, 4 députés verts avaient proposé un amendement (le n° 249) afin d’atténuer ces inégalités.

Il a été rejeté. lien.

Il est d’usage qu’outre leurs salaires, les ministres aient plusieurs voitures de fonction.

Sarközi a un nouveau jouet (air bus 330). Il aura couté 176 millions d’euros, et l’heure de vol coutera 20 000 euros (contre 8000 pour un appareil ordinaire. lien

Il faut ajouter à cette flotte Elyséenne, un Falcon 50 (10 millions d’euros) et un Falcon 900 (15 millions d’euros). lien

Ne parlons pas du gros doublement de salaire que notre petit président s’est généreusement attribué, (de 8300 € à 19 000 €) (lien) ni des 280 000 € de fleurissement annuels pour 300 mètres carrés de salons à l’Elysée. lien

Et puis les 1000 employés de l’Elysée sont-ils vraiment tous nécessaires ?

On sait que le budget de l’Elysée est 9 fois plus important (32 millions d’euros) aujourd’hui que sous le gouvernement Chirac, et plus de deux fois que l’actuel budget de la Maison Blanche. lien

D’autant que le député René Dosière écrivait dans son livre « l’argent caché de l’Elysée » (éditions Seuil-2007) « déjà sous Chirac, la progression des dépenses avait déjà augmenté de 798% ». lien

On voit que de substantielles économies pourraient être réalisées, et permettraient de ralentir la progression de la dette publique qui s’affiche en temps réel sur ce lien.

Au-delà des économies qui pourraient être faites sur le salaire des « grands élus », certains envisagent la mise en place d’un « salaire maximum ».

Mais en 2012, la gauche décomplexée sera-t-elle capable de le proposer ?

Franklin Roosevelt a eu ce courage, en 1942.

Les effets ont été radicaux : en 40 ans, les inégalités sociales ont chuté aux Etats-Unis.

C’est d’ailleurs Obama qui a repris à son compte la même initiative. lien

En mars 2009, Xavier Bertrand, lors du grand rendez vous » sur Europe 1 avait déclaré :

« les écarts de salaire sont parfois complètement extravagants, l’UMP fera des propositions de loi pour qu’il n’y ait plus d’excès (…) les patrons vont devoir gagner des sommes beaucoup plus raisonnables à l’avenir. Il faut en finir avec ces bonus extravagants. C’est une question de meilleure répartition des richesses (…) il faut éviter un divorce entre les salariés et les dirigeants, entre les salariés et les entreprises ». lien

On attend toujours.

(C’est d’ailleurs le même qui, en mai 2007, s’était donné deux ans pour parvenir à l’égalité salariale entre hommes et femmes. lien)

Aujourd’hui, il existe des revenus qui correspondent à 900 fois le smic.

(en 2006, c’était 540 fois le smic. Lien)

Bernard Arnault gagne 1,4 millions d’euros mensuels, suivi par Lagardère, 1,1 million, Henri de Castries (PDG d’axa) 608 000 euros, etc. lien

Heureusement Xavier Bertrand a promis de veiller au grain, et il va bientôt (quand ?) sévir.

Comment pourrait-on en douter, puisqu’il l’a promis, en 2007, il y a 41 mois.

Car comme dit mon vieil ami africain : « mieux vaut donner sans promettre que le contraire ».

L’image illustrant l’article provient de « sauvonskesruoges.fr »

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Olivier Cabanel, 2010